Pour une croissance infinie

À l’opposé de la doxa des Verts, favoriser la décroissance du PIB dans un but écologique est un véritable contresens.

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Pour une croissance infinie

Publié le 28 novembre 2020
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« Une croissance infinie n’est pas possible dans un monde fini » nous disent les Verts.

« Un raisonnement fini et simpliste ne résoudra pas un problème infiniment complexe » devons-nous leur répondre.

L’acte fondateur de ce mantra remonte au rapport Meadows de 1972. Appuyé par le club de Rome, ce rapport montre une corrélation entre croissance et épuisement des ressources. Divers scénarios ont été modélisés et tous conduisent plus ou moins rapidement à un effondrement de notre société. La conclusion est cinglante : il faut mettre fin à la croissance pour sauver l’Homme. Aujourd’hui certains ajoutent que tous ceux qui pensent autrement seront responsables de la catastrophe annoncée.

Depuis les années 1970, les quantités de CO2 accumulées dans l’atmosphère continuent de croître inexorablement. Ce phénomène a été observé de manière rigoureuse. L’effet de serre dû à la concentration de CO2 dans l’atmosphère est une vérité que personne ne conteste plus et qui explique de manière assez précise le réchauffement climatique.

Certains vont se servir de ces faits établis comme d’un cheval de Troie pour faire passer d’autres idées. Plus les chiffres de concentration de CO2 et d’élévation de la température sont alarmants et plus certains raisonnement deviennent délirants.

Comme si la gravité de la situation offrait une ouverture à certains écologistes pour dire n’importe quoi. Des maires écologistes récemment élus se sont lâchés en accusant le tour de France d’être une manifestation machiste et polluante, en tentant de faire interdire le sapin de Noël ou en lançant des croisades anti-5G dénuées de tout argument scientifique.

Ces postures anti-croissance, anti-technologie, et pro-étatique participent du même principe qu’il convient de dénoncer, non seulement pour le plaisir de la démonstration, mais aussi pour montrer qu’elles peuvent même amplifier le problème qu’elles comptent résoudre. Nous nous concentrons dans cet article sur le rejet irraisonné que les Verts ont de la croissance.

Une boussole nommée croissance

La croissance est la mesure de la variation du Produit Intérieur Brut, qui lui-même est la mesure de l’ensemble des richesses produites sur une année dans un pays. Il existe plusieurs approches de calcul du PIB : le calcul par la production, par les revenus ou par la consommation.

Trois approches qui permettent, en théorie, d’obtenir le même résultat et qui, dans la pratique, permettent de valider par leurs convergences les résultats obtenus. Nous allons nous intéresser au calcul par la consommation. Il s’agit d’additionner toutes les dépenses réalisées par les citoyens, les administrations publiques, les institutions sans but lucratif, ainsi que les investissements réalisés par les entreprises. Et pour être complet, on ajoutera le différentiel entre les importations et les exportations pour finalement obtenir le PIB.

Cette approche met en avant le fait que seules les dépenses réalisées par les citoyens sont la mesure du PIB. Les dépenses des administrations publiques et des institutions sans but lucratif y sont ajoutées car leurs services étant fournis gratuitement aux citoyens elles sont valorisées selon leurs coûts et non pas selon la dépense des citoyens, laquelle est de zéro, car le service public est payé en amont par les impôts.

On applique le principe des marchés concurrentiels et efficients qui conduit à dire que les citoyens payent le juste prix, puis le modèle de l’homo economicus qui veut que les citoyens choisissent rationnellement leurs achats afin d’optimiser leur bien-être.

Et on en conclut que le PIB est une bonne mesure du bonheur matériel de la population. Ainsi ce raisonnement pousse les gouvernements à utiliser la croissance du PIB comme boussole de leurs actions.

Un raisonnement un peu simpliste, comme on va le voir.

Une boussole nommée décroissance

Les adversaires de l’économie de marché ont trouvé dans la menace du réchauffement climatique un allié pour combattre cette croissance trop capitaliste à leur goût. Le raisonnement est le suivant : toute production de biens ou de services nécessite de l’énergie.

Davantage de production, c’est plus d’énergie consommée. L’énergie la plus pratique et la moins chère étant d’origine fossile et donc émettrice de CO2 qui était stocké sous terre depuis des millions d’années, il est conclu que croissance va de pair avec augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Et donc la seule voie salutaire serait la décroissance.

Un raisonnement un peu simpliste, comme on va le voir.

La décohérence

Une note d’espoir est apportée par les « décohérents » qui espèrent le meilleur des deux mondes, c’est-à-dire la croissance mais sans l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Ils espèrent que peut s’opérer une décohérence entre la courbe de la croissance et la courbe de consommation des énergies fossiles. Malheureusement, la décohérence est souvent utilisée comme un paravent pour cacher l’inaction face au défi climatique.

Un raisonnement qui inverse les causes et les effets et qui donne trop d’importance à la croissance, comme on va le voir.

Est-ce que la croissance est un levier ?

Lorsqu’on entend qu’il faut de la croissance pour faire diminuer le chômage, on sous-entend qu’en agissant sur la croissance cela aura pour conséquence de faire diminuer le chômage ; la croissance est donc le levier qui provoquera la diminution du chômage. Certains montreront une courbe de la croissance du PIB en augmentation et une courbe du chômage diminuant pour prouver leur propos. Mais un mathématicien vous dira que corrélation n’est pas causalité.

La réalité est que ce n’est pas la croissance qui crée de l’emploi, mais c’est la création d’emplois qui produit la croissance.

Le PIB n’est qu’une mesure, ce n’est pas un levier d’action. On ne peut pas décider d’augmenter ou de diminuer le PIB. On peut agir sur certains paramètres économiques comme les taux d’intérêts, la masse monétaire, les prélèvements obligatoires, la fluidité du marché de l’emploi, etc.

Cela aura ensuite un effet sur le PIB. Prôner la décroissance est un vœu motivé sans doute par le rejet du modèle économique actuel, ce n’est pas un moteur pour agir. Ceux qui veulent imposer la décroissance comme une solution à l’enjeu climatique prennent l’équation à l’envers. Ils feraient mieux de se demander que faire pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

Est-ce que la croissance est une bonne boussole ?

Introduit en 1934 aux États-Unis, par Simon Kuznets qui obtiendra le prix Nobel d’économie en 1971, le PIB a pour premier but de mesurer les conséquences de la Grande Dépression. Kuznets lui-même met en garde à l’époque contre la tentation de détourner le PIB afin de mesurer une forme de bonheur matériel.

Cet indicateur traverse le XXe siècle avec succès, en mesurant les ravages de la guerre puis en guidant les efforts de reconstruction, mettant en évidence les Trente glorieuses puis les chocs pétroliers qui ont suivi.

C’est dans les années 1990 que les critiques commencent à se faire entendre. Le PIB ne mesure pas les activités non rémunérées comme le travail domestique ou bénévole, il valorise positivement des activités négatives (accidents de la route, reconstructions après une catastrophe naturelle) et ne comptabilise pas les effets et les coûts à long terme de la consommation des ressources naturelles.

Et finalement, il fait l’hypothèse d’une parfaite concurrence (les prix payés sont justes), de l’optimum des moyens de production (pas de pertes, pas de dépenses inutiles), de l’efficience des marchés (offre et demande sont à l’équilibre) et que cela vaut aussi pour les administrations publiques. On peut douter de l’efficacité et de la productivité des services de l’État qui pèsent pour plus de 20 % du PIB !

Voici trois exemples concrets pour illustrer les critiques que soulève cet indicateur.

Dans la catégorie inefficacité : imaginons que je demande à un terrassier de creuser un trou sur mon terrain. Je paie une facture de 1000 euros. Je m’aperçois que c’était mieux avant. Je repaye 1000 euros pour reboucher le trou. Conclusion : ce sont 2000 euros pour le PIB, mais la contrepartie obtenue au final est nulle. Je retrouve mon terrain comme avant, mais le PIB a augmenté de 2000 euros, bien que sur le montant j’étais convaincu de mes choix. On peut parler de mauvaise croissance car je n’en ai pas eu pour mon argent.

Certaines dépenses sont contraintes : lors de l’introduction d’une nouvelle norme ou réglementation cela crée des dépenses et donc de la croissance, sans que l’on soit convaincu que la valeur ressentie par le citoyen soit à la hauteur de la dépense. Cela alimente le PIB, augmente les prix, mais les produits ne sont pas ressentis comme meilleurs en proportion du surcoût.

Concernant l’innovation et l’optimisation : lorsqu’une innovation est créée, le coût de la propriété intellectuelle est souvent très faible par rapport aux gains réalisés. Le coût des airbags d’une voiture est faible par rapport aux économies de frais médicaux, sans parler des gains non-financiers en évitant les blessures.

Autre exemple, l’introduction des voitures autonomes permettra une optimisation des dépenses de transport incroyable donc une diminution du PIB. Toute optimisation permet de réduire les coûts à production identique. Il s’agit donc de bonne décroissance.

Au début de l’année 2008, Nicolas Sarkozy déclara que le PIB était inapte à représenter les évolutions économiques et sociales, et qu’il était urgent d’élaborer d’autres indicateurs de croissance. Il chargea deux prix Nobel d’économie, Amartya Sen et Joseph Stiglitz, de constituer une commission pour proposer des alternatives au PIB.

Bien d’autres initiatives ont tenté de remplacer le PIB, avec parfois l’ambition de mesurer rien moins que le bonheur. À noter le cas du Bhoutan qui a défini le BNB (Bonheur National Brut) et l’a inscrit dans sa constitution en 2008, ce qui soulève un débat sur l’influence des décisions économiques sur la vie privée. Tout ceci n’empêche pas le PIB de continuer à être la boussole des politiques économiques, à l’exception du Bhoutan donc.

PIB et écologie

À l’opposé de la doxa des Verts, favoriser la décroissance du PIB dans un but écologique est un véritable contresens. Cela revient à considérer le PIB comme un levier d’action et considérer que toute croissance a un impact négatif sur l’environnement.

Il faut au contraire investir dans des énergies moins carbonées, optimiser nos processus de production, améliorer la sécurité, produire des produits de qualité, favoriser l’enseignement à tous les niveaux et tout âge, faciliter l’accès à l’information, investir dans la recherche, préférer les produits plus respectueux de l’environnement, optimiser le fonctionnement de l’État.

Ces mesures créeront de la croissance, de la bonne croissance, de manière infinie. C’est possible en respectant l’environnement et en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. L’inverse serait un désastre, un désastre Vert.

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  • En fait, plus que les ressources naturelles, le PIB est LA ressource finie dans laquelle il est possible de puiser une part destinée aux améliorations écologiques.
    Viser la décroissance du PIB limite donc la part qu’on pourra y puiser.
    Si le PIB se contracte jusqu’à passer en économie de survie, l’écologie sera complètement oubliée.

  • « L’effet de serre dû à la concentration de CO2 dans l’atmosphère est une vérité que personne ne conteste plus et qui explique de manière assez précise le réchauffement climatique »
    Curieuse affirmation sans fondement autre que les présentations du GIEC. Cette « vérité » est au contraire contestable et contestée par de nombreux scientifiques d’horizons variés (spécialité et nationalité).

    • J’ai arrêté de lire après ce paragraphe.

    • la locution même est tout fait bancale en effet, la modification des transferts radiatifs est incontestable sur le plan théorique ..ses conséquences secondaires sont déjà affaire de spéculations et tout à fait contestables..
      la quantification est vaste le fameux 1,5 à 4,5, essentiellement hypothétique, et assez difficile à même comprendre en terme « probabiliste »..

    • Il me semble qu’aujourd’hui les contestations se concentrent principalement sur les modélisations* et les propositions/mesures politiques qui s’en suivent, en gros le catastrophisme (qui m’agace aussi).

      C’est intéressant de voir l’évolution de l’argumentaire des réchauffistes et non-réchauffistes pour approcher de la vérité.

      *comme le dit V. Courtillot « l’influence du Soleil a été sous-estimée et celle du CO2 surestimée dans les modèles. »

    • Tout comme Philippe Charliez ( voir lien :https://www.contrepoints.org/2020/11/27/385340-une-transition-energetique-raisonnee-pour-une-croissance-raisonnable ),
      Philippe Mosching considère le CO2 unique responsable du ( bien modeste ) réchauffement.
      Ce qui décridibilise quelque peu son propos.
      On croit à l’effet néfaste du CO2, on considère indispensable le développement des énergies « propres » ; et on ignore forcément l’impossibilité de la neutralité carbone en 2050, sans passer par un effondrement total de l’économie et ses conséquences sur le niveau de vie, la pauvreté, l’impact environnemental, …..
      S’il croit vraiment à la catastrophe climatique, il devra s’y faire et s’y adapter, car appliquer la fameuse transition écologique pour sortir de cette catastrophe, relève de l’utopie. Rien de plus !
      Climatiquement vôtre. JEAN

    • Merci pour ce document ! Belle démonstration.

  • « Il faut au contraire investir dans des énergies moins carbonées, optimiser nos processus de production, améliorer la sécurité, produire des produits de qualité, favoriser l’enseignement à tous les niveaux et tout âge, faciliter l’accès à l’information, investir dans la recherche, préférer les produits plus respectueux de l’environnement, optimiser le fonctionnement de l’État. »

    comment dire…pas d’accord pour investir à priori dans des énergies moins carbonées ,sauf à se placer dans la position ou le CO2 est la seule mesure d’un impact environmental..

    et pour le reste que dire.. qui s’oppose à cela ..à par les décroissants..

    or les décroissants c’est qui?
    les « que de la gueule » ?
    ou les » vrais » ? ceux qui renoncent vraiment à des trucs..? et qui sont ceux qui décident de produire moins de richesses?

    le jour où les gens seront des « décroissants » et bien le monde le sera….en attendant je ne vois que des envieux..

    • «comment dire…pas d’accord pour investir à priori dans des énergies moins carbonées ,sauf à se placer dans la position ou le CO2 est la seule mesure d’un impact environmental..»

      Bonjour Jacques
      Pardon mais votre raisonnement est binaire : on investit dans le décarboné parce qu’on croit au RCA et vice versa. En fait la réalité est, encore une fois, beaucoup plus nuancée. La Chine, les USA et la norvège sont de gros producteurs et/ou utilisateurs d’énergies carbonées et dans le même temps, de gros producteurs ou utilisateurs d’énergies décarbonnées. Le Texas investit massivement dans le solaire et l’éolien sans être militant du RCA. Il le fait parce que les conditions locales permettent le déploiement de ces énergies.

      Si vous êtes un pays sans ressources en énergies fossiles comme le pétrole ou le gaz, vous avez tout intérêt à investir dans d’autres formes d’énergies, sans faire n’importe quoi non plus, c’est à dire supprimer les énergies fossiles.

      Par ailleurs Tesla a fait son trou, de nouveaux concurrents apparaissent et tous sont plesbicités par les investisseurs.

      Il y a comme un changement d’ère qui se produit, qui se déconnecte doucement de la nécessité du RCA, le mouvement est de plus en plus indépendant des convictions et des incitations. Mais comme au 19ème, l’ancien et le nouveau se chevaucheront longtemps en fonction des évolutions techniques, économico-sociales et sociétales.

      • bonjour, tout est dans le » ne pas faire n’importe quoi non plus »..

        on peut ramener la question à un truc qui pourrait être simple..

        la question à mille francs ..que me coutent les emissions de CO2…?

        trop d’idéologie..
        je ne suis ni pour ni contre les voitures électriques ou panneaux solaires ou éoliennes..

  • Un grand merci pour votre article qui remet les choses en place surtout lorsque vous dites : « La réalité est que ce n’est pas la croissance qui crée de l’emploi, mais c’est la création d’emplois qui produit la croissance ».
    Cela dit on ne peut exclure une croissance quasi nulle en raison de la fin des gains de productivité annuels et du ralentissement de la croissance démographique. Je m’appuie notamment sur le constat de Gordon. Avec ces deux hypothèses, on ne peut exclure une économie en équilibre cad en plein emploi et sans inflation.
    – Je vous invite à lire le paragraphe : Vers une nouvelle croissance zéro ? dans :
    http://theoreco.com/le-numerique-c-est-l-economique.pdf

  • 2 commentaires soit-disant « en attente de modération »… C’est bon je n’insiste pas, au fond pour l’utilité que cela peut avoir…..

  • Donc on n’a pas le droit à une croissance nous menant au niveau de la Suisse pour sauver la planète ?
    Les pauvres doivent être plus pauvres sans doute dans ce nouveau monde pour que quelques imbéciles heureux se la coulent douce aux Maldives.

    • Et la classe moyenne, sortie de la pauvreté au XIX-XXe siècles, doit y retourner pour que l’establishment (Nomenklatura en russe) puisse continuer de vivre dans l’opulence!

    • « les riches, c’est fait pour être très riches, et les pauvres, très pauvres » (la Folie des grandeurs).

  • D’abord le monde n’est pas fini. Il suffit de voir les images de l’espace interplanétaire et au delà …

  • Au lieu de lamentations il vaudrait mieux accentuer la recherche et la découverte technique et scientifique et même exiger des résultats des organismes du secteur.

    • On peut exiger des résultats de la recherche technologique : ça marche ou pas, c’est rentable et utile ou pas.

      Mais pas de la recherche scientifique : on ne publie des études que si elles sont positives. Et même des études positives allant à contre-courant sont difficiles à faire passer. La pression par le financement biaise donc la connaissance en gardant sous silence ce qui ne fonctionne pas (alors que c’est aussi de la connaissance), en orientant la recherche là où on est sur d’obtenir un résultat (exploitation des filons plutot que prospection) et en favorisant la recherche d’une conclusion déjà établie de façon empirique (biais).

  • Il faut d’urgence cesser de s’égarer. Le PIB ne trouve sa source ni dans la production de biens ni dans les emplois. Les échanges volontaires sont la source unique de toute richesse nouvelle. Tout le reste n’est que conséquence de l’échange volontaire.

    Le lien entre PIB et consommation d’énergie est indirect et accessoire. C’est d’abord la vie qui a besoin d’énergie. Réduire la consommation d’énergie revient à condamner la vie. A ce titre, l’écologisme est un anti-humanisme majeur, potentiellement génocidaire.

    • Il suit de ce qui précède que, les échanges volontaires étant par nature sans limite, si ce n’est par l’effet notre propre volonté, il n’y a pas de lien entre la croissance et les contraintes physiques du monde. La croissance peut donc être infinie dans un monde fini et il n’y a pas à douter un instant qu’elle le sera effectivement à l’avenir. CQFD.

      Les théories de la décroissance sont criminelles.

      • « La croissance peut donc être infinie dans un monde fini. »

        Tout à fait. La croissance provient en grande partie de la connaissance donc le développement n’a pas de limites à part l’action des idéologues obscurantistes. L’étendue de ce qu’on ne sait pas dans tous les domaines est bien supérieure à ce que l’on sait.

        Les schtrouphfs bricoleurs qui nous gouvernent ont autant de chance de parvenir à un résultat qu’un électronicien qui souderait des composants au hasard sur une carte pour faire joli : probabilité d’obtenir un résultat néant, risque de mettre le feu très élevée.

      • Merci ! Tout est dit en 2 phrases, BRAVO !
        Je rajouterai, pour nos amis bureaucrates (macro-économistes notamment), que la volonté est … inchiffrable, incalculable.

  • La croissance ne peut pas être mesurée de façon matérielle : elle implique et dépend du niveau de communication et des échanges (intellectuels et matériels) entre les individus et de richesses qui ne sont qu’en partie matérielles.

    La richesse matérielle ne se mesure pas non plus au poids des biens ni au nombre d’heure de travail nécessaire à leur élaboration : elle dépend bien plus de la technicité permettant leur élaboration et même de l’expérience de leur utilité. La valeur d’une puce de silicium n’a aucun rapport avec sa taille ni même sa complexité : elle tend même a avoir plus de valeur grâce à sa finesse, sa programmation et son adéquation à une solution spécifique.

    Conclusion : tout est faussé. Les projections sont sans valeur, les conclusions sont biaisées, les actions n’ont pas l’effet attendu, les conséquences sont incalculables car il n’y a pas de corrélation directe mais des interactions multiples, sans compter que le monde n’est pas homogène et que ce qui est vrai localement ne l’est pas globalement.

    La consommation de matières premières, d’énergie et la production de déchets sont un problème. Mais en aucun cas ils ne peuvent être directement rattachés directement à la croissance : ils n’en forment que la partie visible d’une part et leur réduction technologiquement choisie (et non par idéologie) fait partie de la croissance si et seulement si elle est basée sur l’efficacité.

    Rapport Meadows, Club de Rome, Ecologisme : même n’importe quoi dont l’histoire des peuples (et non l’histoire de l’humanité) est une longue litanie.

  • Contester le rapport meadows, fallait le faire. C’est le seul qui est vérifié depuis 40 ans. Depuis que l’on lance des ballons sondes pour étudier l’atmosphère, on constate une diminution de la température dans les hautes altitudes et un réchauffement au niveau du sol, les infrarouges lointains réémis par le sol se dissipent dans le co2 près du sol et chauffe moins en altitude. Un soleil plus chaud réchaufferai plus la haute altitude donc le GIEC a raison. Le pétrole est fini, 80% de notre énergie et sans lui rien n’est possible, depuis l’extraction des minerais, la transformation, le transport, la distribution, tout passe par lui, même les nouvelles technologies. Or depuis les années 80 nous consommons plus que nous trouvons, nous sommes même dans les rendements décroissants, toujours plus d’énergie et de métaux pour obtenir la même chose. Ne parlons pas de l’agriculture ou tout se disperse (100 litres de diesel par ha) pour les grains et dans 20 ans nous allons commencer à manquer de phosphate, sans substitution. Moins de production, moins de service. On est dirigé par des économistes qui n’ont jamais intégré l’énergie et les quantités dans leur modèle, donc tout ce qu’ils racontent est faux.

    • Entre pic pétrolier et pénurie de phosphate, l’imagination des écolo-catastrophistes et autres décroissants n’a décidément aucune limite. Le pétrole fossile est peut-être fini (encore plusieurs milliers d’années devant nous) mais les hydrocarbures bio et les carburants de substitution sont infinis. Quant au phosphate sans substitution, vous pouvez toujours demander aux producteurs de guano ce qu’ils en pensent.

      • « Le pétrole fossile est peut-être fini (encore plusieurs milliers d’années devant nous) »

        Vous ne tenez pas compte du Taux de retour énergétique L’EROEI.

      • 200 millions de tonnes d’engrais, combien de guano ? Combien de phytosanitaires tous dépendants du pétrole ! Sans ordre de grandeur c’est n’importe quoi !!!!

    • « Contester le rapport meadows, fallait le faire. »
      .
      On voit effectivement que tout s’est arrêté vers les années 90.
      Sans rire, on nage dans le pétrole et la nourriture, les famines ont quasi disparues sauf zone de conflit, l’extrême pauvreté a été réduite de manière spectaculaire et nous avons pour au moins 200 ans d’énergie fossile garanti.
      .
      Tous les continents ont effectués leur transition démographique, sauf l’Afrique qui est le seul à n’avoir quasi aucune industrie ni système capitaliste soit-disant « exponentiel ».
      La Corée du Sud détruite en 1953 produit presque autant que les 54 pays africain réuni et c’est là ou ça devient extrêmement comique: contrairement à ce que disent les pastèques verte-rouge, SI l’Afrique avait eu le même développement capitaliste que la Corée sa démographie serait maintenant stabilisée.
      .
      On pourrait presque dire que les problèmes vont être résolu POURVU qu’on ne laisse surtout pas les verts s’en mêler.
      .
      « et dans 20 ans nous allons commencer à manquer de phosphate »

      Oui oui, ça fait 100 ans que des clowns nous prédisent des pénuries « pour dans 10 ou 20 ans » et toujours rien…
      Pareil côté catastrophe.

  • Tout l’article disserte sur le comment réduire les émissions de CO2. Croissance, décroissance, diminution des populations, technologies … ? Il manque un premier paramètre : la diminution des émissions de CO2 est-elle une nécessité et même l’humanité est-elle responsable de son augmentation ? Sur ce dernier point, on attend avec impatience les relevés de CO2 pour 2020 à mettre en parallèle à la diminution des émissions anthropologiques due au coronavirus. Des premiers éléments semblent montrer que le rythme d’augmentation de la teneur en Co2 de l’atmosphère s’est poursuivi pareillement. Or, de fait, les émissions humaines ont diminué en proportion de la diminution de la consommation d’énergie fossile. D’où vient donc le surplus ?

  • Philippe Mösching

    « Autre exemple, l’introduction des voitures autonomes permettra une optimisation des dépenses de transport incroyable donc une diminution du PIB. Toute optimisation permet de réduire les coûts à production identique. Il s’agit donc de bonne décroissance. »

    Vous avez n’avez pas envisagé l’éventualité d’un effet rebond.

    La réalité est que ce n’est pas la croissance qui crée de l’emploi,
    mais c’est la création d’emplois qui produit la croissance.

    C’est peut-être les deux je ne suis pas économiste ? Causalité bidirectionnelle: A cause B et B cause A.

    « il faut au contraire investir dans des énergies moins carbonées, optimiser nos processus de production »

    L’avenir nous le dira à ce que j’ai lu ici ou là la seule énergie qui peut se substituer aux énergies fossiles serait la fusion nucléaire.

    https://www.les-crises.fr/quest-ce-que-lequation-de-kaya-par-jean-marc-jancovici/

  • le smog de Londres décembre 1952 plus de 100.000 malades, plus de 12000 morts, dut a une pollution atmosphérique lié a une utilisation intense du charbon

  • @Guillaume P
    Même les Polonais en parlent
    https://pulaski.pl/18683-2/

  • Bien d’accord avec vos conclusions affirmées dès les premières lignes. Malheureusement, les lignes suivantes contiennent une phrase qui ont interrompu ma lecture, sans doute définitivement : « L’effet de serre dû à la concentration de CO2 dans l’atmosphère est une vérité que personne ne conteste plus et qui explique de manière assez précise le réchauffement climatique. » Arrêtez ces ânneries. Cette théorie est fausse entièrement. Elle est contestée par de nombreuses personnes de manière extrêmement documentée. Que les ennemis du progrès s’en servent, passe encore, mais vous ! Vous devriez sérieusement réexaminer cette question, à mon humble avis.

  • Je suis d’accord avec cet article sauf sur:
    « L’effet de serre dû à la concentration de CO2 dans l’atmosphère est une vérité que personne ne conteste plus et qui explique de manière assez précise le réchauffement climatique »
    C’est faux, cela est contesté par de nombreux scientifiques, qui n’ont pas le droit de s’exprimer dans les medias.

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