La décroissance, cette gauche qui a renoncé au progrès

Les innovations techniques qui ont permis d’utiliser moins de ressources matérielles et humaines pour produire plus ont non seulement inventé l’agriculture moderne, mais libéré des populations entières.

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La décroissance, cette gauche qui a renoncé au progrès

Publié le 24 juin 2020
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Par Frédéric Mas.

Extinction Rebellion a lancé ce mardi sa nouvelle campagne de sensibilisation à son message écologique radical en s’en prenant aux grilles du ministère de l’Intérieur, à Paris.

Les militants, tout en dénonçant la préférence des gouvernants pour le tout sécuritaire sur les enjeux liés au climat, se sont évertués à attirer l’attention sur la nécessité d’une véritable réflexion sur l’autonomie alimentaire.

Le happening de la poignée de militants surmédiatisée s’est déroulé sur fond de débat national sur les propositions de la convention citoyenne sur le climat. La radicalité nettement anti-humaniste des militants écolo a pour origine le même discours apocalyptique sur la nécessité de la décroissance pour sauver l’Humanité, au prix de la liberté et de la prospérité des citoyens.

Les ressources sur Terre sont finies, donc la croissance économique et technologique est elle-même finie et destructrice des ressources disponibles, chantent en chœur ces décroissants, inspirés par certaines vieilles théories héritées des années 1970.

À défaut d’être vrai, le message passe dans l’opinion.

Résignation de la gauche

Comment ne pas voir cependant dans la popularisation de ce long lamento la résignation d’une certaine gauche devant la pauvreté et la stratification des inégalités grandissantes ?

Incapable de proposer un message optimiste d’émancipation, c’est-à-dire d’amélioration des conditions de vie et de mobilité sociale fondée sur l’excellence et le talent pour tous, la gauche écolo se résout à vendre de la morale : le renoncement à la consommation, l’ascétisme pastoral et le retour à la terre autrefois vantés par les franges les plus réactionnaires, pour ne pas dire primitivistes, du spectre politique deviennent ses nouveaux chevaux de bataille. Le renoncement oui, mais pour le peuple, pas vraiment pour eux, ricanent certains commentateurs.

Il est en effet possible de s’agacer des injonctions morales des stars, des politiciens professionnels qui prennent le temps de sermonner la France qui « fume des clopes et roule en diesel » entre deux déplacements en avion.

S’agit-il de mauvaise conscience ou d’hypocrisie pure et simple ? Le moralisme écolo signe le divorce entre des élites « éclairées » écoconscientes et le reste d’une population, certes sensible à l’environnement, mais rétive à renoncer aux bienfaits de la société de consommation.

Il y a derrière ces mouvements décroissantistes une volonté commune de « sortir du capitalisme », c’est-à-dire de renoncer aux deux siècles de progrès social et économique qui ont tiré l’humanité de la trappe à pauvreté dans laquelle elle s’était enfermée depuis le Néolithique.

Aux yeux des idéologues décroissantistes la civilisation industrielle n’est qu’une longue période de déclin de l’humanité, de « productivisme » la plongeant dans la misère, et cela au rebours de toutes les analyses du sujet, qui témoignent de l’amélioration extraordinaire des conditions matérielles de l’Homme depuis ce « grand enrichissement ».

La contre-révolution agricole

Réclamer l’autonomie alimentaire, comme le fait Extinction Rebellion, revient à vouloir effacer d’un trait de plume la seconde révolution agricole qui est à l’origine de la civilisation moderne. En ce sens, c’est un projet réactionnaire stricto sensu, qui ne peut aboutir qu’à un retour aux aléas de production qui sont encore aujourd’hui le lot commun des pays minés par l’extrême pauvreté et à l’hétéronomie politique radicale.

Les historiens distinguent en général deux grandes révolutions dans le domaine de l’agriculture. La première nous vient de la révolution néolithique survenue 10 000 ans avant notre ère, la seconde de l’Angleterre à partir du XVIIe siècle jusqu’au XIXe siècle.

La première a vu l’effacement des bandes de chasseurs cueilleurs au profit des premières cultures fondées sur l’agriculture, la seconde une explosion de la productivité et de la démographie mondiale.

La première est le point de départ des grandes civilisations, la seconde inaugure la fin d’une agriculture intermittente qui mobilisait l’ensemble de la population pour éviter la famine et perpétuait un système politique inégalitaire et corporatiste.

Archaïsme agricole et domination politique

Comme le rappelle l’historienne Joyce Appleby : « L’obsession de l’ordre à l’époque prémoderne s’enracinait dans un ordre économique limité qui dominait toujours. Les craintes inspirées par la récolte annuelle de céréales étaient la principale justification du contrôle que le gouvernement exerçait sur la plupart des aspects du quotidien. Nul ne contestait la légitimité de ce contrôle, surtout pas les possédants. La production alimentaire limitée n’était pas conçue comme un problème à résoudre, mais plutôt comme un des éléments de l’ordre cosmique, comme une caractéristique inaltérable de la vie humaine1. »

Les innovations techniques qui ont permis d’utiliser moins de ressources matérielles et humaines pour produire davantage ont non seulement inventé l’agriculture moderne, mais libéré des populations entières.

La généralisation des droits de propriété et l’invention d’un marché anglais qui permettait aux fermiers de vendre leur production et d’acheter en cas de nécessité a fait disparaître la famine d’Europe. Pour toujours.

C’est cette ambition moderne, héritée de l’esprit progressiste des Lumières, que la gauche décroissantiste a perdu. Elle s’est résignée et a baissé les bras. C’est pourtant ce projet d’émancipation de l’humanité qui génère l’espoir et qui est en train d’éradiquer très concrètement l’extrême pauvreté.

  1. Joyce Appleby, Capitalisme. Histoire d’une révolution permanente, p.70.
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  • Rien de nouveau ni d’étonnant : le but avoué et revendiqué par les « écologistes », depuis leurs origines, est la destruction du capitalisme.
    On voit bien que les partis ou mouvements « verts » recyclent la majeure partie de l’extrême gauche soixanthuitarde.

    • le capitalisme…. j’ai un neveu qui voit dans le fait de faire son marché, un acte de resistance à l’économie de..marché..

      ce qui les fait adhérer à cette soupe c’est l’idée des « grosses » sociétés capitalistes qui font plein de profit… voire du profit.. mais c’est toujours « trop de profit »..

      donc les gens adhèrent sur des idées essentiellement fausses ou simplistes.

      • » ce qui les fait adhérer à cette soupe c’est l’idée des « grosses » sociétés capitalistes qui font plein de profit… »

        C’est assez marrant de lire souvent sur les réseau sociaux ce genre de discours écrits avec des appareils ( smartphones pC ordinateurs ) produits par des multinationales capitalistes qu’ils ont acheté en participant à ces profits qu’ils dénoncent. Si votre neveu à un smartphone comme la majorité des anti-capitalistes, ils est totalement incohérent comme ses semblables.

        J’espère que vous lui ferez remarquer qu’il ne fait finalement pas ce qu’il prétend faire.

  • la plupart des ces décroissants écolos donneurs de leçons ne s’appliquent pas les préceptes qu’ils veulent imposer aux autres. Si les journalistes étaient consciencieux ils enquêteraient sur tous ces donneurs de leçons :
    – le décroissant Yves Cochet, qui vit grassement des ses retraites payées par les autres
    – le ministre Hulot qui par faire du Kite Surf sur une ile privée à l’autre bout du monde, lorsqu’il n’astique pas sa collection de voitures
    – le donneur de leçons Noel Mamère qui prétend se déplacer à vélo devant les caméras, alors qu’il vient juste, devant les mêmes caméras, sortir d’un taxi
    – le fou furieux décroissant Aurélien Barrau, qui prédit la fin du monde dans quelques années, mais arbore fièrement une Rolex au poignet
    Des exemples comme celui la, il y en a à la pelle pour qui veut bien chercher

    • « Les ecolos pastèques sont comme tous les marxistes … »

      En fait, ce sont des néo-communistes. Le plus grave est qu’ils considèrent que le peuple a failli dans l’instauration du socialisme et qu’il doit être puni.

    • « le fou furieux décroissant Aurélien Barrau … »

      Entre lui et Nagui, je ne suis pas certain que les « gueules de zombi » soit une vitrine pour le veganisme.

      Mais bon, jamais personne n’a jamais trouvé rien à redire à la gueule de Cyborg sur-amphétaminée de Schartzy …

      Je sais bien qu’il ne faut pas attaquer les gens sur le physique, mais ces gueules sont-elles bien « naturelles » (pour des apôtres de l’état de nature) ?

      • « Schartzy » ? Schwarzy pardon, alias « Connard le Barban ».

        • N’empêche que les collectifs ‘racialistes’ voudraient que Schwarzenegger change de nom !

          Mais il ne sait pas s’il doit enlever ‘Schwarz’ ou ‘ Negger’ ?

          • LOL !

            Pour nous, germanophone du dimanche, c’est un drôle de nom. Je pense que cela doit vous faire bien rire qu’on ne sache pas décomposer correctement Schwarzen-egger.

            Connaissez vous l’histoire de la famille Truc (nom assez courant) qui a émigré plusieurs fois entre la France et l’Allemagne, et où à chaque fois les Allemands ont traduit le nom et les français l’ont francisé :

            Mr Truc est devenu Herr Wache
            Herr Wache est devenu Mr Vache
            Mr Vache est devenu Herr Kuh
            Herr Kuh est devenu Mr Cul …

            • Je connais la version de Germain Muller qui commence par la famille Lagarde se transformant en « Wache » en 1871, la suite est la même…

              🙂

    • A la décharge du dernier cité, il faut reconnaitre que la Rolex est une montre particulièrement fiable, donc durable.
      [En espérant qu’il ne s’agisse pas d’une contrefaçon chinoise]

    • Le problème c’est que nombre de milliardaires de la silicon valley adhèrent également à ce type d’idéologie / religion…résultat, les gens qui pensent différemment se voient déréférencés ou se voient attribuer des étiquettes « fake news »…comme le président Trump quand il demande simplement que les gouvereurs démocrates appliquent les lois fédérales en vigueur aux USA depuis leur création…

      •  » Le problème c’est que nombre de milliardaires de la silicon valley adhèrent également à ce type d’idéologie  »

        Quand on est milliardaire c’est pas un problème d’adhérer à ce type d’idéologie. Ils savent qu’ils ne manqueront jamais de rien. Par contre ils feront moins les malins si ce type d’idéologie venait à prendre le pouvoir aux Etats-Unis. Ils finiront tous à la Silicon goulag.

  • Ce qui est remarquable, c’est les préconisations auto-centrées de tous les idéologues. Non seulement ils n’ont que faire de la pauvreté dans le monde ou de l’aspiration d’autres peuples ou même de leurs concitoyens à une vie moins pénible, mais ils s’imaginent en plus qu’ils vont imposer leurs volonté à ces peuples ou que notre frugalité va leur servir d’exemple ?!?

    Même les « élites » un peu moins extrémistes ne sont pas en reste. Comment expliquer l’obnubilation des media sur les USA et Trump. Pour moi, ce n’est surement pas le bien-être de la population américaine qui les inspirent, mais le fait qu’ils osent essayer d’autres voies que la notre. Le grand danger en effet n’est pas que la Chine ou les USA se plantent, mais qu’ils réussissent. Si nos politiques bobo-constructivistes nous précipitent dans le gouffre, ce sera la faute à « pas de chance », mais si d’autres réussissent ça fait désordre.

  • pour ces andouilles, la liberté de ceder à la tentation est une contrainte…

    je les ai entendu me dire que si ils n’avait pas de voitures électriques c’est qu’elles étaient trop chères..et que c’est CONTRE leur gré qu’ils avaient des voitures thermique, pareil pour les visites au supermaché…
    et en m^me temps ces êtres sans colonnes vertébrales se jugent plus éclairés que les autres..

  • J’adhère globalement à votre vision de l’histoire, y compris en ce qui concerne les dérives d’une grande partie de la gauche vers un écologisme sommaire et très politicien. Cette gauche antihumaniste est proche des extrémistes du racialisme percevant l’Occident dans son ensemble comme une civilisation dominante à faire tomber au plus vite et par tous les moyens. On l’a bien vu récemment avec l’affaire Floyd, honteusement récupérée en France par une partie de la gauche.
    Il n’en demeure pas moins que votre vocabulaire (les « décroissants ») relève lui aussi d’une approche idéologique qui semble vouer un culte à la croissance économique. C’est l’intelligence et la raison qu’il convient de magnifier, la destruction créatrice schumpétérienne n’en étant qu’un élément. Tout porte à croire en effet que la croissance, qu’il s’agisse de la production ou de la population, va considérablement diminuer au 21e siècle. Tous les spécialistes sont d’accord sur ce point. Le thème écologiste d’une croissance infinie dans un monde fini est d’ailleurs à examiner. Peut-il y avoir une forte croissance immatérielle très faiblement consommatrice de ressources ? Personnellement, je le crois et c’est la raison pour laquelle je ne me range pas parmi ceux que vous qualifiez de « décroissants ».
    Voir sur ce point l’article d’un de vos auteurs, Patrick Aulnas, sur son site :
    https://www.rivagedeboheme.fr/pages/politique/etudes/la-grande-question-economique-de-l-avenir.html

    • Tous les spécialistes sont d’accord sur le sujet? Comme sur le RCA? La consommation ne diminuera pas, puisqu’elle est directement liée à nos emplois et notre niveau de vie. Si elle diminue ce sont la création de richesses et nos feuilles de paye qui diminuent, ainsi que le budget de l’état qui dépend de l’activité économique. Nous avons déjà 6 millions de chômeurs, plus les nouveaux à cause du Covid. Il faut en créer des richesses pour payer leurs indemnités ou un RMI.

    • Amusante archéologie économique chez le comique Piketty, malheureusement reprise sans recul. Par exemple, il faudra que Piketty nous explique comment, lorsque la population augmente deux fois plus rapidement que la croissance, la croissance par tête pourrait être nulle.

      Si on peut être d’accord sur un point, c’est que la croissance par tête est le facteur clé pour nous, en tant qu’individus, mais pas pour les Etats qui ne s’intéressent qu’à la croissance brute. Autrement dit, du point de vue individuel, la démographie n’a aucune importance.

      La théorie de la stagnation séculaire est farfelue. Il y a simplement le poids de la collectivisation dans la plupart des pays développés, jusqu’à la caricature en France, provoquant l’attrition progressive de la croissance. La collectivisation n’est pas inéluctable. Elle est réversible.

      Quant à être décroissant, chacun fait comme il veut. La décroissance personnelle des escrologistes indiffère. Mais qu’ils ne cherchent pas à nous imposer leurs lubies malthusiennes, sinon ça va mal finir pour eux.

      •  » Quant à être décroissant, chacun fait comme il veut. La décroissance personnelle des escrologistes indiffère. Mais qu’ils ne cherchent pas à nous imposer leurs lubies malthusiennes,  »

        Je pense comme vous. mais malheureusement les décroissant sont persuadés que ce qui est bien pour eux l’est forcement pour les autres et essaie de plus en plus nous l’imposer à nous tous sous couvert de la survie de la planète et du climat.

        Un jour ils vont bien trouver un truc pour nous expliquer que ne pas être vegan c’est être raciste.

        • C’est déjà le cas avec l’anti-spécisme. Nous ne le savions pas mais nous nous sommes découverts spécistes un beau matin.

    • Se choquer d’une croissance infinie dans un monde fini n’a pas de sens. Le temps est infini, l’univers est infini, et une croissance peut très bien être infinie tout en respectant une limite finie. De plus, c’est la croissance de quoi ? D’un ratio, donc il suffit que le numérateur croisse plus vite que le dénominateur. Vouloir faire décroître le dénominateur, le nombre d’habitants, plus vite que ne décroîtrait alors la richesse, matérielle et immatérielle, est d’une prétention sans égale. Mais en supposant qu’on en soit effectivement capable, comment imaginer qu’on ne soit pas capable, alors, de continuer à faire croître la richesse plus vite que la population ? Il suffit de regarder ce qui s’est produit ces dernières décennies : quelle est proportion de l’humanité qui ne mange pas à sa faim, et quelle était-elle il y a un demi-siècle ?

      • Tant qu’à faire on doit sûrement pouvoir réduire génétiquement la taille des êtres humains jusqu’à celle d’une souris; les ressources, y compris l’espace, redeviendront abondantes. Et tout le monde pourra manger à sa faim, surtout les chats.
        Si on demandait à chacun d’assumer sa progéniture au lieu de recourir au pillage « redistributif », le problème de l’inflation démographique ne se produirait pas.

    •  » Le thème écologiste d’une croissance infinie dans un monde fini est d’ailleurs à examiner.  »

      Toute ressource n’est pas forcement finie. La production agricole est un éternelle recommencement chaque année et ll y a consommation de l’eau qui est aussi un élément éternellement recyclable. Sur ce dernier j’incite pas au gaspillage d’eau potable et à sa pollution.

       » Peut-il y avoir une forte croissance immatérielle très faiblement consommatrice de ressources ? Personnellement, je le crois.  »

      Vous avez raison d’y croire. Un smartphone ou un PC permet de se passer d’un poste radio, d’une télévision, d’un appareil photo, d’une caméra, d’un enregistreur, de CD, de DVD, de support papier etc… Et on en est qu’au début de ce type de technologie.

  • « Les ressources sur Terre sont finies »

    Toute l’histoire de l’humanité, des sciences et des techniques a prouvé que c’est totalement faux !
    Partant de là, tout le reste ne peut être qu’un tissu d’âneries.

    • Tout le problème est de définir correctement ce qu’est une ressource économique, l’erreur fondamentale étant la confusion entre ressources et matières premières.

  • Le génie de l’idéologie écologiste est sa vision horizontale, tout le monde est concerné, du plus riche aux gueux. Dès lors, la contestation sociale pour plus de pouvoir d’achat, donc plus de consommation, passe à la trappe, avec en prime, une culpabilisation de bon aloi.
    Bien sûr, les penseurs et militants du premier rang ne sont pas trop concernés par cette « décroissance »: rien que de penser que les gueux aspirent à vivre comme eux leur donne des cauchemards.

    • En fait c’est cela qui les effraye, c’est l’égalité qu’ils ne cessent de promouvoir, comme Piketty, mais en espérant qu’elle n’arrive jamais car cela serait le signe qu’ils ne font plus parti de l’élite. La Rolex de ce Tartuffe de Barrau trahit bien sa mentalité, quand Bill Gates porte une montre électrique à 50 euros. Combien de millions Piketty a gagné avec ses droits d’auteurs?

  • Inexact. C’est pas juste des « vieilles théories des années 70 », c’est plus vieux que ça : c’était déjà théorisé par Orwell, par Tolstoi, par Stendhal, ou Carlyle, par exemple… Certes, des esprits simples, sans doute primitivistes , certainement gauchistes, mais globalement en phase avec leurs contemporains, qui n’ont accepté le « progrès » que parce qu’ils n’avaient pas le choix : sans les États autoritaire d’alors pour protéger les intérêts de la bourgeoisie, les moissonneuses auraient généralement fini dans la flotte… À l’époque, je vous rappelle qu’on ne votait pas, on faisait des barricades et c’était l’armée qui tirait dessus.
    Sinon, c’est vrai, les historiens distinguent effectivement deux grandes révolutions dans le domaine de l’agriculture : la révolution néolithique, qui a entrainé une nette diminution du niveau de vie biologique chez les nouveaux sédentaires, liée à l’augmentation du travail et à la proximité bactériologique de l’élevage, et la révolution industrielle qui a entrainé une diminution systématique de l’espérance de vie d’au moins deux générations, pour des raisons assez similaires. Je vous mets d’ailleurs au défi de trouver un historien qui expliquerait une famine, depuis le 16ème, qui serait la conséquence d’un problème technique et non politique.

  • Pas besoin de vouloir chercher midi 14 heures. La décroissance c’est un caprice de personnes vivant dans des pays riches le ventre plein. Ce sont des combats d’arrière garde d’une idéologie irrationnelle qui n’a jamais accepté sa défaite lors de la chute du mur de Berlin et qui persiste dans le déni le plus total.

    Ils ne font que de remplacer la lutte des classe par l’urgence climatique ou la lutte des races. Mais au final il ne gagneront à nouveau pas. Car on ne change pas la nature humaine et les droits naturelles ne se confisquent que par la contrainte.

  •  » ce qui les fait adhérer à cette soupe c’est l’idée des « grosses » sociétés capitalistes qui font plein de profit…  »

    C’est assez marrant de lire souvent sur les réseau sociaux ce genre de discours écrits avec des appareils ( smartphones pC ordinateurs ) produits par des multinationales capitalistes qu’ils ont acheté en participant à ces profits qu’ils dénoncent. Si votre neveu à un smartphone comme la majorité des anti-capitalistes, ils est totalement incohérent comme ses semblables.

    J’espère que vous lui ferez remarquer qu’il ne fait finalement pas ce qu’il prétend faire.

  • Ces nouveau marxistes anti-capitalismes adeptes de la décroissance n’ont rien compris que c’est leur idéologie qui nous amènera dans le mur par le gaspillage de masse et des pénuries de tout.

    La production de bien et de services demande un besoin de ressources et d’énergie. Ces deux dernières sont des charges d’exploitation pour les entreprises capitalistes. Quand on veut faire du profit on commence déjà par essayer de diminuer la consommation d’énergie ou de matière première par l’innovation les nouvelles technologies et le management.

    Les sociétés communistes ont toujours été productives en bien de consommation mais avec d’énormes gaspillages au point de vue énergétique et au niveau d’ énormes gaspillages des biens produits résultant au final des pénuries alimentaires.

    Alors que le capitalisme pour être le plus rentable possible essaiera toujours d’éviter le gaspillage des biens qu’il produit autant pour les matières premières et l’énergie qui sert à la production de biens.

    Le capitalisme étant imparfait parce que l’^homme étant lui-même imparfait ne produira jamais avec zéro gaspillage. Mais le capitalisme au moins ne créée pas de pénuries de bien de première nécessité comme le communisme, le marxisme et ses nouveaux dérivés.

  • La révolution néolithique a eu lieu il y a dix mille ans, soit huit mille avant notre ère, et pas dix mille ans avant.

    A part ça, on se demande pourquoi on entend ce type, Barrau, qui n’a aucune compétence à parler de ces sujets, c’est un illuminé et un inculte total en économie. Qu’il se contente de ses sujets.
    Deirdre McCloskey est un des grands esprits de notre temps, par contre, lire sa trilogie, fabuleusement éclairant.

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