Macron : encore une intervention totalement inutile

Qu’avait à dire Emmanuel Macron de plus que son Premier ministre aurait pu dire, ou même son ministre de la Santé ?

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Emmanuel Macron, président de la République by Mutualité Française on Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

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Macron : encore une intervention totalement inutile

Publié le 26 novembre 2020
- A +

Par Olivier Maurice.

 

C’est donc maintenant officiel : après la pluie, viendra le beau temps. Après la crue, la décrue. Après le confinement, le déconfinement. Nous voici rassurés. Nous n’en attendions pas moins, étant donné que les chiffres d’hospitalisation pour Covid-19 diminuent depuis le 4 novembre, depuis trois semaines.

Mais qu’avait à dire Emmanuel Macron de plus que son Premier ministre aurait pu dire ? Qu’avait à dire Jean Castex deux jours plus tard que le président n’avait pas déjà dit ?

Qu’avaient-ils à dire que n’importe quel médecin ou étudiant en première année de médecine, voire même que n’importe quel internaute sachant où trouver les chiffres officiels n’aurait pu dire sur le vrai sujet, c’est-à-dire le développement de la maladie ?

Rien. Il n’y avait rien à dire d’autre qu’une explication laborieuse sur ce que serait l’agenda des Français dans les deux prochains mois.

Rien sur la maladie, mais énormément sur la crise gigantesque, économique, sociale, politique, même juridique et institutionnelle qu’a engendré la stratégie du pire qui a été choisie il y a maintenant 10 mois.

Bienvenue dans le meilleur des mondes

Dix mois, c’est le temps qu’il a suffi pour nous faire passer d’un régime politique certes un peu exotique et critiquable, la Cinquième République révisée en quinquennat, à un régime politique bien plus simple. Depuis dix mois, le gouvernement nous dicte chaque jour ce que nous devons faire et il n’y a plus trop à réfléchir…

Donc on écoute, on obéit et on ne réfléchit plus.

Comportement étonnant dans un pays où sur une l’échelle de respectabilité, on placerait volontiers les hommes politiques à mi-chemin entre les voleurs de poules et les idiots du village. On pouvait s’attendre à davantage de réactions.

La France déteste l’autorité. Les Français détestent les puissants. Les Français n’en ont absolument rien à faire de la politique, des beaux discours et des promesses qui ne seront jamais tenus.

Mais les Français détestent encore plus les ennuis.

Donc mardi soir, après 7 minutes et 32 secondes d’interminable attente à écouter des explications sur la situation du pays entrecoupées de tirades d’autosatisfaction et de motivation des troupes, la France entière a eu enfin l’information qu’elle attendait, la seule que l’on voulait entendre.

Le lapin est soudainement sorti du chapeau sous un torrent d’applaudissements devant la foule en liesse : nous allons pouvoir passer Noël en famille !

Ce n’était pas une si mauvaise journée après tout. On a connu pire.

La France s’occupe

Emmanuel Macron aura beau faire, il aura beau raconter tout ce qu’il veut, tenter d’expliquer par les chiffres comme la dernière fois ou s’essayer au lyrisme unificateur comme cette fois-ci, tout cela glissera sans mouiller.

Le monde des Français s’est radicalement simplifié en dix mois. Savoir si c’est un bien ou un mal est une autre question.

D’un côté, il y a les choses interdites. Police, menottes, prison. Ou plutôt ausweis, police française et 135 euros pour ta pomme. Choses pour lesquelles il est absolument, totalement, complétement, définitivement et inexorablement inutile de chercher à trouver une quelconque logique ou justification.

C’est comme ça. Même si c’est complément stupide, inutile, idiot, incohérent et ridicule, ça ne sert absolument à rien de râler ou même de se poser des questions, encore moins d’émettre des doutes ou de critiquer.

Donc on oublie et on passe à autre chose.

D’un autre côté, il y a toutes les failles que le système n’a pas encore trouvées, celles qu’on peut contourner, interpréter, ignorer. Ou pas. Mais ça n’empêche pas de continuer à chercher.

Il y a le click-and-collect. Ok, ça ne remplace pas ces délicieux moments de consumérisme à tourner dans les rayons pendant des heures et à se faire embobiner avec délice par le vendeur à la jolie cravate ou la vendeuse discrètement tatouée au poignet. Mais bon, ça permet de résister, de remonter le compteur à transgressions, de se persuader qu’ils ne nous auront pas.

Il y a Amazon, parce que franchement, les petits commerçants, ils sont bien gentils, mais faut pas exagérer quand même !

Et il y a aussi le magasin de spécialités suédoises au bout de la rue piétonne. Lui il a le droit de rester ouvert, parce qu’il vend du gravelax et de la confiture d’airelles, et aussi des pulls et des jouets en bois (mais en click-and-collect avec la tablette qu’il nous prête pour l’occasion). Il faut aller le soutenir, c’est vrai, c’est dur pour les petits commerçants à cause de ce gros méchant Amazon !

Et puis faut bien passer le temps, et samedi tout ce petit jeu du chat et de la souris sera derrière nous : nous pourrons passer à autre chose, calculer comment partir en week-end en faisant des sauts de puces de 20 kilomètres, par exemple.

Caramba, encore raté

Il reste quand même une question qui trotte dans la tête. Comment va donc finir toute cette histoire ?

Quiconque aura passé plus de dix minutes sur les réseaux sociaux et sur Internet sait qu’il y a grosso modo deux scénarios :

  • Soit ce sont les Français et leur comportement qui sont à l’origine de la propagation du virus : ils ne lavent pas les mains, ne portent pas de masques, font la fête chaque nuit en petite tenue et sortent faire leurs courses cinq fois par jour quand ils sont mourants au lieu de prendre du paracétamol et d’appeler le SAMU pour être transportés en réanimation.
  • Soit l’épidémie est incontrôlable et vit sa vie.

Dans le premier cas, la réponse est très simple : l’épidémie prendra fin quand l’immunité collective sera atteinte, puisque de toute façon, quelles que soient les mesures prophylactiques imposées à grands coups de culpabilisation et de procès-verbaux, les Français ne les respectent pas.

Dans le second cas, la réponse est encore plus simple, puisqu’elle est exactement la même que pour le cas précédent.

Le président Macron inutile

Emmanuel Macron voulait gouverner autrement. Il le fait, on peut au moins lui reconnaitre cela.

Il utilise le budget de l’État comme s’il était rempli de billets de Monopoly. Ce n’est absolument pas ce que l’on reprochait à François Hollande.

Il semble vouloir s’occuper de tout, jusqu’au moindre détail. Ce n’est absolument pas ce que l’on reprochait à Nicolas Sarkozy.

Il gouverne comme on joue au billard à trois bandes, tout en faisant la morale aux Français. Ce n’est absolument pas ce que l’on reprochait à François Mitterrand.

Il agit de façon technocratique. Ce n’est absolument pas ce que l’on reprochait à Valéry Giscard d’Estaing.

On peut effectivement lui reconnaître qu’il n’est pas général, qu’il ne boit de Corona ou ne mange pas de tête de veau.

Le divorce entre les Français et le gouvernement ne date pas d’hier. Et ce ne sont sans doute pas les hommes, ni Emmanuel Macron, qu’il faut blâmer, mais le système tout entier, de la Constitution à la structure de l’administration, en passant par les grandes écoles, des années d’histoire et un certain marigot dans le monde des idées.

Le mal est bien plus profond et en y réfléchissant bien, c’est sans doute à cause de cela que l’on n’attendait rien des discours de l’exécutif.

Pourquoi l’État ?

Ce que nous ont annoncé Emmanuel Macron et Jean Castex ne vient pas d’un long et laborieux travail de consensus et de discussion, d’un douloureux processus de synthèse et de prises de décisions longuement discutées, ni même du résultat de rapports d’études tarabiscotés fruits du travail acharné d’une armée de consultants, d’experts et de hauts fonctionnaires.

Tout a été décidé dans l’obscurité du huis-clos du conseil de défense, puis raccommodé quand on s’est rendu compte des plus grosses coquilles.

Il n’y a pas eu de briefing officieux ou officiel de la presse et des piliers de la vie politique avant l’intervention de mardi : il n’y en avait pas besoin. Tout le monde s’attendait à ce qui allait être dit et qui pouvait plus ou moins être résumé ainsi : voilà ce qui a été décidé et voici pourquoi c’est la meilleure décision possible.

Personne n’attendait rien de ce discours, parce que cela fait longtemps que tout le monde, au fond, a compris qu’il ne faut rien attendre de la politique, du gouvernement ni des services publics. Rien d’autre que l’accomplissement des missions qui sont les leurs : soigner pour l’hôpital, faire appliquer la loi pour la police, rembourser les dépenses de santé pour l’assurance maladie, etc. et pour lesquelles ont peut également se poser pas mal de questions.

Tout le problème de ce pays se résume à cette question très simple : pourquoi l’État ?

On en vient à ne même plus perdre son temps à essayer d’aligner des arguments pour exprimer son mécontentement ou son désaccord, vu que c’était exactement comme pour les attestations de sortie dérogatoires : ça ne sert peut-être absolument à rien de les remplir, comme ça ne sert probablement à rien non plus de ne pas les remplir, mais ce n’est absolument pas la question : le seul choix, la seule raison concrète est de décider de risquer une amende, ou pas.

C’est comme ça. Nous passerons Noël en famille et après nous verrons.

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  • Bonjour.

    Je pense que toute la politique que nous subissons est l’application d’un plan anti-virus imaginé il y a 10 ans à la suite du SRAS, Ebola et autres MERS.
    Ces virus sont hautement mortels avec une létalité de 30%-50% et on peut imaginer des solutions extrêmes.
    Mais le SRAS nov2 est 100 fois moins létal que ces autres virus. On a donc un plan surdimensionné que les politiques ont appliqué, bêtement..
    On suit le plan, chef.

    • Parce qu’en plus, ils avaient un plan ?

      • Non, le 9 janvier c’est l’explosion ( et peut-être même avant). Je doute que, vu l’ambiance calamiteuse de ces fêtes de fin d’année,les français ne comprennent pas enfin que l’on se f++t de leur gu***e. ( et ce dès le 2/01).

      • Oui, il y a un plan, qui doit durer plusieurs années. Du moins si les populations ne se révoltent pas.
        C’est ce plan machiavélique qui est premier, pas le virus.
        D’ailleurs, s’il avait été prévu de reconfiner durement au lieu de desserrer l’étau, il aurait été facile d’invoquer la courbe ascendante des décés (ce qui se produit tous les ans à la même époque).
        Ce virus extraordinaire s’aligne sur les objectifs politiques!

      • C’est probablement ce qu’ont pensé nos dirigeants… Et la raison pour laquelle les bars et restaurants sont maintenus fermés ; forcer les gens à passer ces fêtes en famille et éviter les attroupements.
        L’ambiance peut ne pas être calamiteuse par exemple en faisant travailler les restaurateurs et traiteurs pour la préparation des repas pour éviter à un ou une condamné(e) de s’éterniser en cuisine.
        Pour une fois, les saouleries de fin années seront à remettre à une autre année (et peut-être aussi les voitures incendiées -ceci étant l’objectif primordial de certains-).

        • Il sera en effet intéressant de voir les stats de voitures brûlées… Ca serait bête qu’il y en aie autant 😉

          • Je plussoie, il est évident que les NTM vont se déchaîner autant qu’ils le pourront, pendant que la maréchaussée vérifiera les laisser-passer des habitants normaux.

      • Dans Rantanplan, il y a … plan 🙂

      • Le Salomon qui décomptait les morts tous les soir durant la première vagues était en responsabilité du plan depuis plusieurs années. Il a délibérément décidé que l’on avait pas besoin de stocks de masques. Si le Covid avait eu un taux de mortalité de 30 % Il aurait des millions de mort sur la conscience. Rassurez vous il emmarge toujours au finances publiques.

  • C’est la grande révélation de cette crise, l’incroyable, l’insondable inutilité du Macron, du Castex, et de tous les faiseurs gouvernementaux, illustré par la Borne de passage. Elle, c’est une synthèse, comme aurait dit Audiard.

    Leur seul pouvoir est le pouvoir de nuisance.

  • Après le discours pompeux de Macron , ce jeudi, l’étatiste Castex a rappelé, avec fermeté, le catalogue de mesures liberticides qui vont frapper les Français et l’économie du pays et engendrer de la pauvreté, répondant aux attentes des déclinologues marxistes.

  • En ce qui me concerne, un bon texte. mais on ne peut qu’ espérer que ça débouche sur pourquoi l’état….ou pourquoi l’etat se mêle de tout…je n’en suis pas si sûr…

    • Si on ne dit rien, il ne se passera rien. Il faut bien commencer quelque part.

      • certes… mais je constate que les gens crient macron dehors… sauf que si c’est pour mettre un melenchon à sa place..

        • Personne ici ne parle mettre Mélenchon à la place de Macron, il me semble…

          • Mais beaucoup insultent macron ou veulent le « virer  » comme si il avait été embauché d’ailleurs.. ce qui ne sert à rien …

            c’est le pays qui m’inquiète..

            • Qui a prétendu que s’il n’était pas élu, ce serait le chaos ? Il a été élu et on a le chaos. Il n’y a pas lieu d’être étonné des cris de la population quand elle se fait maltraiter, encore moins de s’inquiéter pour l’avenir. L’urgence qui doit nous inquiéter, c’est le présent. Pour l’avenir, on aura tout le temps.

  • pouvait-on espérer autre chose ?

    il n’y a plus qu’à reprendre notre Liberté !

  • Que Macron est loin des projets d’avenir du général avec une vision à long terme ne se préoccupant pas des petits intérêts des baronnets !!! Il s’est comporté comme un épicier de village faisant ses comptes et tentant d’en tirer une stratégie à cours terme sans ambition !!!!!

  • La très intéressante analyse de Charles Gave : « Le grand réaménagement (reset) ou le triomphe de l’ineptocratie »

    https://institutdeslibertes.org/le-grand-reamenagement-reset-ou-le-triomphe-de-lineptocratie/

    où l’on se rend compte, pétrifié, que nombre de mesures prises par les hommes de l’État en France correspondent aux objectifs du grand reset tels qu’énoncés par C. Schwab, patron du forum de Davos.
    On aimerait tellement que ce ne soit qu’un cauchemar…

  • Pas écouté. De toute façon, ce qu’il fallait savoir serait dit par la Presse du lendemain.

  • Ce mec adore s’entendre parler comme le bon petit égocentrique qu’il est ..et on le dit intelligent, bah pour ruiner le pays et nous pourrir au quotidien c’est clair qu’il l’est.

    • ce besoin de faire des phrases… (on l’a vu lors du « grand débat »).

    • C’est un bonimenteur, un marchand ambulant qui vend des trucs parfaitement inutiles que parce qu’il a du bagou et trouve des pigeons qui se prennent à son baratin. Le lendemain ils se réveillent et comprennent qu’ils se sont fait avoir.

  • M. Olivier Maurice est toujours prêt à critiquer, en fait le président annonce des généralités puis pour bien imprimer le premier ministre précise certaines modalités en faisant intervenir les ministres et secrétaires d’État concernés… Ça n’a rien d’illogique, pour inculquer un règle ou un élément important n’est-ce pas la méthode utilisé par les instructeurs ? Répéter plusieurs fois une même notion importante, dans ce cas c’est fait à plusieurs jours d’écart et par deux personnes différentes et c’est (en principe) plus marquant.

    • Un chef d’Etat n’est censé être ni un instructeur, ni un « jouisseur du discours ». Il est censé analyser avec recul les situations, et déterminer une ligne de conduite générale, dont le gouvernement traduit en mesures plus détaillées — et les autorités locales finalisent — la concrétisation.
      Le « Aujourd’hui, mes chers con-citoyens, je vais vous présenter le con-finement 3.1 modèle 20-21, et le sergent Calvez vous fera répéter son maniement ensuite », même avec l’onction enarquiale, c’est insupportable !

      • Bonjour MichelO,
        Je suis assez d’accord, sauf que… je finis par penser que demander au chef d’Etat d’analyser, de déterminer, etc… est déjà presque trop par rapport à la notion de Présidence.
        Sans pousser jusqu’au minarchisme ni revenir à la IVème, ça me fait penser à ce que me racontait un vieux copain : quand un type entrait dans son bureau en disant qu’il avait un problème, lui répondait « tu ressors !… tu reviendras quand tu auras un problème et trois propositions !… »
        Là est le souci : le Président devrait disposer des données de synthèse et trancher parmi les propositions élaborées, techniques, construites par toutes ces agences, comités, commissions, haute administration, etc… puis il expliquerait son choix, à la rigueur le ou les motifs de son choix.
        Depuis quelques années ou décennies, on assiste exactement au contraire, qu’il s’agisse des débats, des discours, etc… le Président décrit des analyses fouillées, montre qu’il maîtrise le détail technique et les anecdotes humaines des données du problème, etc… « pour faire peuple » et au bout du compte, il dégaine juste la solution faite à la va-vite sur un coin de table avec des règles de trois par quelques stagiaires de science po, et on est tous supposés accepter ça comme si la solution découlait d’évidence de l’exposé.
        En vérité, tout ça (l’article, les commentaires) interroge sur le rôle de l’image dans le vote, sur ce qu’on attend du Président, et la dérive posturale qu’on observe, mais aussi dans le fond sur ce que font à longueur d’année les milliers gens censés bosser sur « les trois propositions ».

    • Eh oui, ils voient la société comme une classe d’école primaire et les Français sont assimilés à des enfants.

      C’est précisément l’attitude qu’on leur reproche.

    • @ Jean-M6
      Sauf qu’il n’y a AUCUNE notion importante! Rappelons qu’en avril il n’y avait pas de masques (ils ne servaient à rien), pas de gel, de tests, pas assez de lits (mais ceux des cliniques restèrent inoccupés), de respirateurs… et ils ne laissaient pas Raoult soigner ses patients!

  • +1000 !
    « … attestations de sortie dérogatoires : ça ne sert peut-être absolument à rien de les remplir, comme ça ne sert probablement à rien non plus de ne pas les remplir, mais ce n’est absolument pas la question : le seul choix, la seule raison concrète est de décider de risquer une amende, ou pas. »

    Tout le « processus » est contenu dans ce paragraphe. ?

  • Son discours méritait une circulaire, un mode d’emploi, a disposition sur le Net, tout au plus. hormis c’est évident quelque phrases crapuleuses :
    « Pour ce faire, nous devrons nous en remettre au savoir et à la science. Ne jamais céder au complotisme, à l’obscurantisme, au relativisme. ». Après les décennies : Padamalgam, Faut pas stigmatiser, … ce moralistes a deux balles, veut règlementer nos processus de connaissances et d’analyse.
    Goebbels était un rigolo !

  • Son discours méritait une circulaire, un mode d’emploi, a disposition sur le Net, tout au plus. hormis c’est évident quelque phrases crapuleuses :
    « Pour ce faire, nous devrons nous en remettre au savoir et à la science. Ne jamais céder au complotisme, à l’obscurantisme, au relativisme. ». Après les décennies : Padamalgam, Faut pas stigmatiser, … ce moralistes a deux balles, veut règlementer nos processus de connaissances et d’analyse, c’est un rigolo !

  • « Moi Je », « Dieu parmi nous », en fait la nounou de tous les petits français (seul lui est grand) a parlé.
    Tout cela ressemble furieusement aux affiches d’avant guerre présentant un militaire disant: Dormez en paix, nous veillons.
    Ils ont tellement bien veillés, que plus tard un vieux maréchal dorlotait également les français ce qui aujourd’hui donnerait:
    Emmanuel, devant toi le sauveur de la France (remplaçable par fossoyeur)!
    Tout cela est indigne d’un président digne de ce nom.

  • Imaginons Arthur, de Kaamelott:

     » Attendez !
    Deux secondes, je voulais vous dire quelque chose.
    Heu… Je gueule souvent sur vous, nan c’est vrai je… je suis un peu sec, tout ça, mais, pour quelqu’un comme moi qui ai facilement tendance à la dépression, c’est très important ce que vous faites.

    -Ah bon ?

    – Oui, parce que, je sais pas comment vous dire, c’est systématiquement débile, mais c’est toujours inattendu !

  • Entendu ce matin dans la bouche de Guillaume Tabard sur Radio Classique – éditorialiste plutôt sérieux et bien informé – que la jauge de 30 personnes par messe dans les églises annoncée par EM serait une erreur : le comité scientifique aurait proposé une jauge de 30%, mais les services du 1er ministre se seraient trompés en transmettant 30 personnes à EM. Si c’est vrai, on touche vraiment le fond !

    • Et les visites immobilières à deux, un agent et un seul client, donc deux-demi journées pour un couple et pas ensemble, c’est aussi dû à une incompréhension d’EM et Brigitte ?

    • Information confirmée par Bayrou sur France Info.. Non seulement on touche vraiment le fond, mais en plus personne n’a jugé utile de rectifier le tir. Probablement pour ne pas perturber l’ego de notre fougueux président…

  • Il a prouvé depuis la crise des GJ qu’il n’est qu’un moulin à parole qui s’écoute parler, mais reste totalement incapable d’analyse et de prendre une décision adéquate!

  • Spinoza : « Il n’est pas étonnant que la plèbe n’ait ni vérité ni jugement, puisque les affaires de l’Etat sont traitées à son insu, et qu’elle ne se forge un avis qu’à partir du peu qu’il est impossible de lui dissimuler. La suspension du jugement est en effet une vertu rare. Donc pouvoir tout traiter en cachette des citoyens, et vouloir qu’à partir de là ils ne portent pas de jugement, c’est le comble de la stupidité. Si la plèbe en effet pouvait se tempérer, suspendre son jugement sur ce qu’elle connaît mal, et juger correctement à partir du peu d’éléments dont elle dispose, elle serait plus digne de gouverner que d’être gouvernée » (Traité politique, VII, 27)

    Personnellement, je trouve les Français remarquablement conscients de l’absurdité, pour reprendre les termes de la journaliste allemande, des décisions de Macron et du gouvernement depuis le début de la crise sanitaire.
    Dernier exemple en date : l’histoire délirante des 30 personnes maximum dans une église, que ce soit une cathédrale ou une petite chapelle de campagne.

    Et pour répondre à ceux qui pensent que nos gouvernants sont les organisateurs d’un « complot » contre la démocratie, je citerai M.Rocard : « Toujours préférer l’hypothèse de la connerie à celle du complot. La connerie est courante. Le complot exige un esprit rare. ».
    Or, visiblement, ils n’ont pas un « esprit rare », ils sont plus simplement incompétents.

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