Vote sur l’État d’urgence sanitaire : Olivier Véran imite Ségolène Royal

Olivier Véran a fait un remake assez remarquable de la « saine colère » que Ségolène Royal nous avait servie lors du débat présidentiel d’entre-deux tours de 2007, mais cette fois-ci pour stigmatiser les parlementaires récalcitrants.

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Segolene ROYAL by Parti socialiste (CC BY-NC-ND 2.0)

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Vote sur l’État d’urgence sanitaire : Olivier Véran imite Ségolène Royal

Publié le 7 novembre 2020
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Par Nathalie MP Meyer.

Avez-vous déjà eu l’occasion de lire en quoi consiste exactement le régime de l’État d’urgence sanitaire sous lequel nous vivons de façon complète ou transitoire depuis le mois de mars dernier du fait de la pandémie de Covid-19 ? Je vous invite à le faire sans tarder car du point de vue de la restriction des libertés civiles, c’est véritablement énorme :

« La déclaration de l’État d’urgence sanitaire autorise le Premier ministre à prendre par décret :

des mesures limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion (y compris des mesures d’interdiction de déplacement hors du domicile) ;
des mesures de réquisition de tous biens et services nécessaires pour mettre fin à la catastrophe sanitaire ;
• des mesures temporaires de contrôle des prix. »

Voilà donc le cadre qui permet au gouvernement d’imposer confinement et couvre-feu, d’interdire les réunions de plus de tant de personnes, de réquisitionner les masques chirurgicaux, de les rendre obligatoires, de fixer administrativement le prix du gel hydroalcoolique, de décider quels biens sont essentiels et quels autres ne le sont pas, d’interdire à certaines entreprises de fonctionner, d’obliger certaines autres à passer au télétravail, de fermer ou d’ouvrir les établissements scolaires, etc.

Heureusement que le texte précise que l’État d’urgence sanitaire est une « mesure exceptionnelle » dont les restrictions doivent être « proportionnées aux risques encourus », car il décrit à merveille à quoi ressemblerait la vie dans un régime autoritaire obsédé d’hygiénisme.

La liberté d’expression n’est pas concernée, mais dans la mesure où toute interrogation sur l’opportunité de telle ou telle décision vaut immédiatement à son auteur un procès en inhumanité sanitaire, c’est tout comme. Les députés qui se sont fait « engueuler » par le ministre de la Santé Olivier Véran mardi dernier à l’Assemblée en savent quelque chose, ainsi qu’on va le voir.

Loin de moi l’idée de prétendre que l’État d’urgence sanitaire ne soit jamais nécessaire. Rétrospectivement, la courbe des décès quotidiens de l’année 2020 par rapport aux années précédentes telle que donnée par l’INSEE montre clairement que nous avons connu une flambée inhabituelle des décès de la mi-mars à la fin avril 2020, ce qui tend à justifier les mesures anti-Covid prises à l’époque.

On se demande juste pourquoi le premier confinement n’a pas démarré et fini dix jours plus tôt, pourquoi il a été si radicalement sévère au lieu de s’appuyer sur le sens des responsabilités de chacun et pourquoi il a fallu qu’il fasse à nouveau la démonstration de la stupidité bureaucratique française.

Mais évidemment, entre nouveauté de la menace, passion présidentielle pour les sorties au théâtre, absence de masques et premier tour des élections municipales, il devenait difficile d’envisager une décision parfaitement sereine et sans arrière-pensées.

Il n’empêche. Serait-il parfaitement justifié par les événements, l’État d’urgence sanitaire soumet les citoyens à des restrictions de liberté si profondément dommageables en matière de développement personnel, de relation aux autres et de faculté à assurer leur subsistance qu’il est impossible de seulement commencer à envisager son instauration sans les plus brûlantes raisons et sa reconduction sur longue période sans que la représentation nationale ait son mot à dire.

D’autant que l’expérience de l’État d’urgence tout court montre assez combien il est presque impossible de se débarrasser des mesures d’exception une fois qu’elles ont pris pied dans la routine politique.

Le Premier ministre est autorisé à l’instaurer pour un mois par décret, mais toute prolongation doit faire l’objet d’une discussion suivie d’un vote au Parlement. C’est précisément ce à quoi étaient occupés les députés mardi 3 novembre dernier dans la foulée d’un premier aller et retour du texte au Sénat.

Hasard, malchance, négligence, sombre histoire de manque de places au restaurant de l’Assemblée, bref, la malencontreuse absence de plusieurs députés de la majorité présidentielle a permis l’adoption de deux amendements d’opposition extrêmement significatifs.

L’un, émanant du groupe Libertés et territoires (centriste et centre gauche), prévoyait que le confinement commencé le 30 octobre et prévu pour s’étendre dans un premier temps jusqu’au 1er décembre ne pourrait pas être renouvelé au-delà du 30 novembre sans l’accord du Parlement.

L’autre, déposé par Les Républicains, fixait la fin de l’État d’urgence sanitaire au 14 décembre 2020 au lieu du 16 février 2021 comme requis par le gouvernement (vidéo ci-dessous, 02′) :

Promptement alerté sur ce revers qui s’ajoutait à un méli-mélo antérieur à propos de la possible mise en place d’un couvre-feu à Paris, le ministre de la Santé s’est précipité à l’Assemblée pour faire savoir aux députés d’opposition ce qu’il pensait de leurs petites initiatives.

Comme il revenait justement d’une visite dans le service de réanimation de l’hôpital de Corbeil-Essonnes, il s’est empressé de jouer sur la corde sensible en décrivant des soignants épuisés qui se dévouent depuis des mois auprès de patients dont certains sont dans un état gravissime en dépit de leur jeune âge.

Il s’emballe, hausse le ton, trébuche sur les mots, reproche aux députés leur manque d’attention, fustige violemment leur refus de se saisir de la gravité des circonstances et finit dans un remake assez remarquable de la « saine colère » que Ségolène Royal nous avait servie lors du débat présidentiel d’entre-deux tours de 2007 pour masquer son manque d’argument sous une compassion largement théâtralisée :

« C’est ça la réalité ! Si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! Elle est là, la réalité de nos hôpitaux ! »

Tout ceci pour dire que les députés qui avaient voté ces deux amendements étaient des inconscients égoïstes qui ne comprenaient rien à rien, qui refusaient de voir à quel point la maladie mettait notre système de santé à bout et qui feraient mieux de s’en remettre à ceux qui savent. À lui, par exemple. Et si possible sans discuter et voter n’importe quoi.

Dès le lendemain, les députés LREM à nouveau nombreux en séance accédaient à la demande du ministre et rejetaient les amendements en question au cours d’un second vote plus au goût du gouvernement :

Nulle idée chez M. Véran que les députés d’opposition aient pu choisir de fixer des dates de « revoyure » régulières et rapprochées afin de piloter de la façon la plus démocratique possible les situations d’exception que le gouvernement nous impose pratiquement sans débat depuis huit mois.

Nulle idée non plus que « la réalité de nos hôpitaux » qu’il a décrite comme absolument désespérée ait un petit rapport avec ce que lui et ses prédécesseurs n’ont pas fait depuis des années et ce que lui, personnellement, n’a pas fait depuis le précédent confinement.

On se rappellera qu’à peine en poste, et alors que la France comptait encore peu de morts du coronavirus, il plastronnait sans retenue sur les capacités de la France à encaisser la pandémie :

« La France est prête car nous avons un système de santé extrêmement solide. »

Un point de vue qu’il a répété à plusieurs reprises tout au long de la crise sanitaire en dépit du fait qu’au printemps, il avait fallu se résoudre à transférer des malades en Allemagne, et que tout indique maintenant qu’il va falloir renouveler cette opération un peu humiliante pour un pays qui place son service public et la fameuse solidarité qui va avec sur un piédestal assez peu mérité.

Pas plus d’idée sur le fait que tout alourdissement du confinement en durée comme en modalités pèse sur une situation économique qui n’était déjà pas très brillante avant la pandémie.

Très concrètement, on parle là de faillites, de chômage et de pauvreté, c’est-à-dire de souffrance économique et sociale pour encore de longs mois. Selon les plus récents calculs de la Commission européenne, il ne faut pas espérer voir les choses repartir dans le bon sens avant la fin de 2022.

Quant aux mesures de soutien sur le mode « quoi qu’il en coûte », si elles peuvent effectivement servir de baume ponctuel, non seulement elles prendront fin par manque de ressources, mais elles se retrouveront forcément un jour dans l’addition des contribuables et/ou des épargnants, ce qui viendra inéluctablement ajouter à la dureté des temps.

Bref, la grande scène du II de M. Véran nous démontre une fois de plus que nous naviguons à vue entre carences d’État et morgue de l’exécutif. On n’en sort pas.

Pourtant, tous ces éléments justifient amplement qu’il puisse se trouver parmi la représentation nationale quelques parlementaires qui ne comptent pas laisser le gouvernement en roue libre sur la question de l’État d’urgence sanitaire.

La « saine colère » à laquelle s’est livré le ministre de la Santé à l’Assemblée nationale mardi dernier et sa demande de second vote immédiatement acceptée par les députés de la majorité devraient nous pousser, nous les citoyens, à manifester la même vigilance.

Sur le web

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  •  » limiter la liberté d’aller et venir « …pour les français , il faut une attestation pour sortir de chez soi , mais en même temps , il y a des gens qui rentrent en France sans papier….allez comprendre ….

    • Sans papier, sans doute, mais pas sans l’aide « désintéressée » d’associations…. Le français standart sans papier, 135€,il interresse l’etat comme l’automobiliste… Les associations… Y en a pas.

  • Le pouvoir a, depuis le début, choisi la stratégie de la peur maximale – avec pour corollaire le mépris de toutes les voix discordantes. Pendant le premier acte, il y en a eu une qui s’est élevée : le Pr Raoult. On constate qu’à l’automne, tout est fait pour qu’il soit marginalisé et réduit au silence: la plainte qu’il a introduite auprès de l’ANSM, les questions à propos de l’embargo imposé par Sanofi et le Ministère sur l’HCQ… tout cela ne fait pas l’objet d’une ligne de traitement dans la presse liée au pouvoir.
    La crise de Véran à l’Assemblée n’est que le énième épisode de cette dérive dictatoriale qui dure depuis des mois – et n’a aucune raison de s’arrêter spontanément.

    • Ah, offrir les pleins pouvoirs à Raoult, quelle belle sortie de crise ce serait !

    • La justification par raoult du mépris des protocoles standards de validation des médications, c’etait aussi l’urgence et l’état de catastrophe sanitaire.. donc la peur, c’était d’ailleurs acceptable pour peu qu’on jugeât la menace « exceptionnelle ». mais pour une grippette?
      Jugez raoult comme vous regardez le conseil scientifique ..
      Libre à vous de vous en remettre à la vison de raoult..je n’accepte pas plus celle de raoult que celle du conseil scientifique..

      Refuser d’admettre qu’on navigue à vue…en effet cette idée serait ça serait plus acceptable si on pouvait choisir son bateau.

      Vivant en france, nous avons tous une tolérance élevée aux conneries gouvernementales aux lubies « démocratiques » car on admet la nécessité d’un gouvernance..sauf que là des gens ne vont pas un peu se faire vider les poches..certains vont mourir des effets « collatéraux » d’autres voir leur vie ruinée..
      Le gouvernement se place lui-même dans ne situation où le renverser devient une proposition acceptable car il ABUSE de son pouvoir.

      • Sauf que Raoult est spécialisé dans les maladies infectieuses, professeur de microbiologie mondialement reconnu et a obtenu le grand Prix INSERM pour ses travaux. Ce n’est pas un vulgaire Véran.

      • il n’y a pas de mépris de la part du Pr Raoult, juste une capacité à agir quand ces protocoles ne sont plus pertinents. C’est l’opposé de l' »étrange défaite » de ceux qui nous gouvernent.

        • Et pourquoi ces protocoles, internationalement reconnus comme essentiels, ne seraient-ils plus pertinents, selon vous ? Le monde exige le protocole pour prouver l’efficacité, mais puisque VOUS savez que c’est efficace, le protocole pour le prouver serait une inadmissible perte de temps ?

        • C’est désagréable que les commentaires à Contrepoints soient en train de devenir le QG de campagne présidentielle de Raoult 2022. Pas moyen de discuter de quoi que ce soit sans que les « solutions Raoult » ne nous soient vantées par ses supporters fanatiques…

          • Vous demandez le bannissement de toute personne disant du bien du Pr Raoult ?

            • Oh que non ! Je suis assez grand pour m’auto-bannir tout seul d’un site où les discussions se résumeront bientôt à l’apologie inconditionnelle d’une personne, et ce serait pareil s’il s’agissait de quelqu’un d’autre.

              • Et assez grand aussi pour cesser de soutenir un libéralisme caricature « Ote-toi de là, respecte ma liberté de m’y mettre ».

                • Bonsoir Bubulle,
                  La liberté de prescrire, si elle est accordée à des médecins reconnus compétents par un système institutionnel, qui n’a pas besoin d’être étatique, j’ai déjà dit que je suis pour. S’il suffit de bien parler sur Youtube et d’avoir une bonne mémoire pour être médecin, ça n’est plus une liberté, c’est une porte ouverte à l’escroquerie. Et le refus des études randomisées qui seules prouveraient l’efficacité d’un médicament, au prétexte qu’on saurait bien déjà que « c’est efficace » sur la foi de comparaisons soigneusement implicites avec d’obscures références non-comparables et qu’il serait criminel de priver le patient d’un traitement « efficace » pour montrer qu’il l’est vraiment, c’est un argument on ne peut plus suspect. Epidémie ou pas.
                  Alors désolé, il y a trop de soutien inconditionnel sur ce site à un homme plutôt qu’à des méthodes scientifiques, et même ceci mis à part, il y a trop aussi d’arrogance, de suffisance et de prétention, ça n’est pas le libéralisme en lequel je croyais mais celui de la liberté d’emberlificoter pour nuire.
                  Et si vous avez un lien, de préférence à l’étranger, qui réfute scientifiquement ma proposition : « L’HCQ n’a aucun effet au début de la maladie, et des effets néfastes ensuite », je le lirai, mais ceux qui posent le directeur de l’IHU en martyr en France, j’en ai soupé.
                  Je rappelle aussi que le sujet initial de l’article a été une fois de plus détourné dans les commentaires pour faire la pub personnelle de Raoult. Ca n’est pas pour ça que je suis venu sur Contrepoints et que je le soutenais.

        • ok lisez n’a pas respecter…mais je répète c’est incoherent avec l’affirmation que c’est une grippette…
          il ya plusieurs incohérences dans le discours de raoult, il y a souvent des accusations gratuites destinées à s’attirer des sympathie..

  • attention avec l’interet de montrer la surmortalité actuelle.. ça n’est pas un bon prédicteur des quinze prochains jours..
    vous pouvez regarder l’Espagne pour indicateur tendanciel à ..quinze jours..et encore..

    ce qui me choque est que la loi d’urgence sanitaire ne semble pas
    préciser pas ce qu’est une urgence sanitaire.. c’est le fait de prince.

  • Dommage que les courbes ne commence pas en octobre 2019…j’ai comme l’impression que ce pic de mars soit identique au pic de grippe mais concentré sur 1 mois, on gros, il ne c’est rien passé.

    • oui mais puisqu’il y a eu confinement , comparaison ne vaut pas raison, on peut alors regarder..la suède..

      • Confinement….. Est ce qu’on a des têtes de confinés… Avec un masque posé sur notre nez après l’épidémie et ce qui n’empêche rien.. Sérieux pour les tests on cherche au plus profond du nez, alors qu’on parle de postillons infectants.
        Confinés masques ne change rien lors d’une épidémie virale

        • oh sans doute que si…géographiquement le confinement change des trucs..
          mais c’est quasiment impossible mis à part la propagation interrégionale de tirer des conclusions quantitatives solides.
          ce qu’on m’a donné comme preuve dans un sens ou dans l’autre..ne me convainc pas. On peut en discuter..au contraire de discuter de vos convictions..

          justement la dynamique des épidémies virales change facilement si le sociologie d’un population change un tant soit peu.. sinon ce serait « facile » ..

        • commencez par ajouter général, dans les pays qui ont contenu l’epidémie, le confinement des malades fut la règle,

          et vous n’apportez rien sinon votez conviction..

    • voir janvier 2017, plus de décès que avril 2020!

      • Ca rassure les futures victimes et les proches, comme ça rassure ceux des ehpad où il y a encore seulement 80% de positifs et 10% de décès de savoir qu’il y en a déjà à 90% et 20%…

      • que voulez vous dire par ce constat? pourriez vous en donner la source d’ailleurs..

  • Nul doute que si quelqu’un était venu chez moi – car les députés étaient chez eux dans l’hémicycle – pour me dire que si je n’étais pas d’accord avec lui, je devais sortir, je l’aurais dégagé à coup de pied dans le fondement !

  • Véranus est un mauvais qui aurait dû être viré de la santé publique il y a fort longtemps, mais il est protégé par la république des copains.

    on ne navigue pas à vue, on coule à vue !

  • La destruction des places en hôpital psychiatrique semble remplir les Ministères. Exemple en direct avec Olivier Véran

    • C’est de toute manière une erreur de confier une fonction politique, économique ou sociale aux médecins, aussi compétents soient-ils dans leur domaine. Du fait de leur formation ultra-spécialisée, la plupart ne sont tout simplement pas câblés pour le management (privé) ou la politique (public) et malheureusement, parmi eux, peu le comprennent. La remise en cause de leurs certitudes acquises est trop lourde à assumer.

      C’est d’ailleurs tout aussi vrai pour les scientifiques d’une manière générale. Leur spécialisation leur donne une vision par trop déformée du monde réel qui les rendent généralement inaptes à la politique.

  • Comédien, menteur, accessoirement médecin, je ne confierai jamais ma santé ni celle de mes proches à ce tout petit bonhomme.

  • La loi d’urgence sanitaire en question n’aurait jamais dû voir le jour, et son vote par la représentation nationale, encore moins : il existe depuis 2004 au moins un plan d’action gouvernementale en cas de pandémie, basé sur le principe : ‘tester, isoler, soigner’. (1)

    Confisquer nos libertés sous prétexte sanitaire n’a aucune justification.

    Quant au confinement, désolé de me répéter mais jusqu’à preuve du contraire, il ne sert à rien au plan de la maîtrise de l’épidémie… Revenir au (1)

    Par ailleurs, je constate que les questions fondamentales sont rarement évoquées, à commencer par le fait que ma santé m’appartient, et non au gouvernement. Il ne regarde pas le gouvernement, ni quiconque, de savoir ce que je fais de ma vie dès lors que la seule personne à qui mon activité peut éventuellement faire du tort est moi-même. Si je décide d’aller faire une randonnée en montagne ou ailleurs, au risque de faire une mauvaise chute donc de me retrouver aux urgences, cela ME regarde, pas le gouvernement. Si je veux faire des courses dans tel commerce, petit ou grand, ou assister à un rassemblement de quelque nature que ce soit, au risque de contracter un virus, cela ME regarde, pas le gouvernement. Si même je décide de serrer la main ou de faire la bise à une personne dont je sais qu’elle est atteinte du Covid-19, cela ME regarde, pas le gouvernement, ni personne. Les socialistes adorent ‘faire le bonheur des gens malgré eux’, mais ce sont des socialistes, et l’expérience montre que les laisser faire conduit toujours à la catastrophe.

    Quant à me considérer comme un criminel en puissance parce je peux être porteur d’un virus *, et le transmettre, involontairement, à une autre personne qui n’a pas pris soin de se protéger (via l’hygiène, la distance ou autre) ; et partant, restreindre mes libertés fondamentales comme celle de me déplacer, de me réunir avec d’autres personnes, d’avoir avec ces personnes les interactions de mon choix, de respirer librement, cette façon de faire est la porte ouverte à tous les totalitarismes, et devrait être rejetée par toute personne attachée aux libertés et se prétendant libérale.
    * Surtout pour le Covid-19, qui selon toutes les informations disponibles a un niveau de gravité proche de la grippe saisonnière.

    • Confisquer nos libertés a une excellente justification aux yeux de nos gouvernants, c’est ce qui les sauve dans l’électorat. Les électeurs ne veulent pas qu’on considère que transmettre par négligence le virus soit considéré comme un acte anodin. Ils s’interrogent sur comment autant de leurs proches vulnérables et confinés ont pu être pourtant contaminés, et simultanément autant de fêtes de la contamination être tolérées chez ceux qui estiment ne rien risquer eux-mêmes. La liberté de s’en foutre si on contamine quelqu’un, ça les gonfle qu’on la défende. Et ce que vous ou moi en pensons personnellement importe peu, cette opinion générale dans l’électorat permet aux confineurs d’espérer une réélection s’ils confinent.

      • C’est effectivement plus facile d’exiger des autres qu’ils restent enfermés chez eux ou derrière un masque et à bonne distance, que de prendre soi-même les précautions pour se protéger d’une éventuelle contamination : lavage de mains, distance, etc. – choses que faisaient les gens sans problèmes jusqu’ici, depuis l’aube de l’humanité. Ils prenaient leurs responsabilités pour eux-mêmes, et n’attendaient pas des autres qu’ils s’enferment et cessent de mener une vie normale à chaque fois qu’un virus commençait à se répandre, autrement dit pendant 6 mois de l’année au moins. Surtout quand lesdits virus se transmettent essentiellement par les mains.
        C’est le signe que la responsabilité individuelle ne fait plus recette, et que les gens préfèrent désormais accuser autrui des malheurs qui leur arrivent, ici une maladie virale, mais en bien d’autres domaines c’est une tendance de fond aussi.
        Une société où les gens refusent d’assumer leurs responsabilités personnelles est une société qui va mal, et qui finira mal. Pour commencer, elle ouvre la porte à toutes les tyrannies, c’est ce que nous voyons aujourd’hui.

        • D’accord, à l’exception de « c’est ce que faisaient les gens sans problèmes jusqu’ici ». C’est là où ils ne le font plus que les problèmes sont apparus, et c’est bien parce qu’ils ne le font plus qu’on peut les accuser de nos malheurs, et que les tyrans ont un boulevard pour prétendre restaurer la situation avec leurs mesures, aussi débiles soient-elles.

          • Je précise, si les gens n’assument plus leur responsabilité individuelle, c’est à mon avis parce que la société le tolère très bien, voire l’encourage. Ca n’est pas une préférence choisie, c’est le standard de notre nouvelle société, qui ne met pas à l’index ceux qui n’assument pas cette responsabilité, et bien au contraire met à l’index ceux qui le leur reprochent.

        • Le confinement est une très vieille méthode, qu’on utilisait pour la peste et la lèpre,et certains le voyaient bien pour le sida. Par contre se laver les mains n’est pas si vieux que ça. Avant on se contentait de trouver un bouc émissaire et on le brulait, donc niveau responsabilité individuelle vos propos sont fantasmés. S’il y a bien un trait non français, c’est ça.
          Par contre, ce qui est nouveau c’est le traitement anxiogène de la crise, on a d’un coté les Knock, d’un autre ceux qui ont un filon de nouvelles à bon compte, et ceux qui en profitent pour s’accaparer des pouvoirs.

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