Ouf, le gouvernement n’enverra pas la police chez nous

Le porte parole du gouvernement Gabriel Attal assure à BFMTV que « des policiers ne seront pas envoyés chez les gens pour savoir avec qui ils sont ».

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Ouf, le gouvernement n’enverra pas la police chez nous

Publié le 12 octobre 2020
- A +

Par Sébastien Leblet.

La Covid-19 a ceci de fabuleux qu’elle permet de légitimer l’attaque systématique de toutes nos libertés, les unes après les autres, en moins de huit mois.

Après l’emprisonnement de mars-avril-mai 2020 (je rappelle que le confinement n’est en aucun cas une solution normale pour lutter contre une épidémie et que les pays n’ayant pas confiné ont des résultats équivalents, voire peut-être meilleurs), après l’interdiction des manifestations (sauf celles, bien sûr, qui provoquaient trop d’émotions à Christophe Castaner), après le port du masque à l’extérieur (obligatoire quand le pic épidémique est dépassé depuis longtemps, alors qu’il n’était pas  recommandé quand il aurait été très utile), voici maintenant venir la violation du domicile.

En effet, quand le porte parole du gouvernement Gabriel Attal assure à BFMTV que « des policiers ne seront pas envoyés chez les gens pour savoir avec qui ils sont ». Mais que « dans les territoires où le virus circule le plus, on recommande de réduire le nombre de contacts sociaux « , nous sommes bien entendu parfaitement rassurés sur le fait que notre gouvernement parie systématiquement sur la responsabilité individuelle.

D’ailleurs, c’est bien ce qui a été constaté jusqu’à maintenant depuis le début de la crise Covid-19… A aucun moment, nous ne pourrions naturellement croire que ces propos du porte-parole du gouvernement procèdent d’une stratégie visant à nous préparer à la prochaine violation de liberté prévue par justement par le gouvernement.

Un peu comme ces fausses fuites dans la presse qui permettent, classiquement, aux gouvernements de tester en amont par les réactions qu’elles suscitent les mesures qu’ils préparent.

Non, soyons rassurés ! Notre gouvernement n’entend pas donner du crédit à ceux qui commencent à penser que cette crise sanitaire est décidément un prétexte bien  commode pour que l’État prenne des libertés avec nos libertés.

Que les choses soient claires : si l’État a imposé à chacun de rester enfermé à son domicile huit semaines au printemps, s’il a décidé de la faillite à venir de milliers d’entreprises, s’il a condamné au chômage un million, et bientôt bien plus, de personnes supplémentaires, s’il a précipité dans la pauvreté des millions de Français, nous savons que c’est pour de bonnes raisons.

Si l’État interdit les manifestations, s’il conseille aujourd’hui aux grands-parents
de ne pas rencontrer leurs petits-enfants, aux gens de ne pas voir trop d’amis, ne pas aller au restaurant, au théâtre, aux jeunes de ne pas sortir en discothèque et dans les bars, nous savons encore que c’est pour de bonnes raisons.

S’il faut porter un masque quand on marche seul dans la rue, comme il ne fallait surtout pas aller seul en forêt pendant le confinement, nous savons que c’est pour de bonnes raisons. Si nous portons tous un masque du matin jusqu’au soir, dans la rue, les transports en commun, au travail, à l’école, à l’université, nous savons aussi que c’est pour de bonnes raisons.

Quand la police viendra demain, dans les jours ou semaines à venir, toquer à notre porte et entrer dans notre salon pour s’assurer que nous n’avons pas invité plus de trois amis ou, qui sait, s’assurer que nous mettons bien notre masque sous la douche, nous savons qu’elle le fera pour de bonnes raisons !

Mais nous savons aussi par l’Organisation Mondiale de la Santé que la létalité de la Covid 19 est de 0,14 %, soit celle de la grippe saisonnière annuelle sans que nous n’y fassions le moins du monde attention. Nous savons aussi que l’âge médian des personnes décédées de la Covid-19 ne se distingue pas de l’espérance de vie de ces personnes. Nous savons enfin que l’épidémie n’a pas créé de surmortalité annuelle par comparaison aux autres années.

Alors, en fait… quelle est cette bonne raison ?

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  • Empêcher les victimes du socialisme de se révolter.

  • « Mais nous savons aussi par l’Organisation Mondiale de la Santé que la létalité de la Covid 19 est de 0,14 %, soit celle de la grippe saisonnière » : référence de la publication svp.

    « Nous savons enfin que l’épidémie n’a pas créé de surmortalité annuelle par comparaison aux autres années » : Faux – voir par exemple les courbes pour la GB et l’Espagne dans l’article suivant : https://ourworldindata.org/excess-mortality-covid

  •  » il faut des mesures saignantes pour que les français ouvrent leurs écoutilles  » ( castanex le 7 octobre 2020 ) ; traduction : une partie des français n’obéissent pas , il faut mater tout ce petit monde , ce n’est pas la rue qui fait la loi ;il faut continuer à faire peur ;

  • Article tellement vrai, comment empêcher le gouvernement de s’enfoncer de plus en plus dans ces mesures liberticides alors que 44 députés ont participé au vote sur la prolongation de l’état d’exception et ont accepté cette prolongation.?

  • Il faut simplement acter le fait qu’en cette année 2020, l’état de droit a disparu en France au profit d’un régime autoritaire reposant sur le contrôle par une même caste du pouvoir politique, économique, de la technostructure et des médias.
    La prochaine question est de savoir comment ce régime va chercher à se maintenir par delà la présidentielle de 2022. On a déjà eu un avant-goût en 2017, avec l’éviction de Fillon: quel sera le prochain coup d’Etat?

  • La bonne raison est que le système de santé n’est pas apte à supporter une épidémie prétendument bénigne, et que les citoyens ne montrent pas une capacité à la responsabilité individuelle de comportement telle qu’elle discréditerait immédiatement auprès de l’électorat le gouvernement qui ne lui ferait pas confiance.
    Une bonne fête étudiante, bien clusterisante, dans un grand ensemble, et ce sont 600 électeurs le lendemain qui s’exclameront « Mais que fait le gouvernement ! ». Donc il leur répond…

  • Et pour répondre au titre, si ma maison peut leur permettre de s’y abriter des voyous, les policiers y sont les bienvenus.

  • Le problème de la diminution des libertés va au delà des lois (stupides) : la première perte de liberté est la peur qui est une prison bien plus inviolable que toute autre et l’immobilisation économique comme par exemple l’impossibilité de voyager.

    Ce n’est pas spécifique à la France. En revanche j’ai comme dans l’idée que cela est parfaitement assumé, désiré et mis en place chez nous pour préparer les « mentalités » au « monde d’après » – vous savez celui ou vous vivez dans un clapier BBC en mangeant des criquets et sans avoir le droit de vous déplacer plus loin que le champ où vous maniez la faux.

  • Évidemment, il n’y a aucune bonne raison.
    Même si nous procédions comme la Suède a procédé, et à supposer que le Covid revienne tous les hivers – ce qui est tout sauf démontré – , nous déplorerions une mortalité équivalant à une grosse grippe. Et encore, puisque la Suède affirme avoir tiré des leçons et être en mesure de faire mieux à l’avenir, probablement en testant sa population plus précocement et massivement qu’elle ne l’a fait au début.
    Le problème restant notre capacité hospitalière pour faire face à l’équivalent d’une grosse grippe. Mais ça, il y a moyen d’y remédier, à condition de laisser de la liberté au système ; d’ailleurs, même entravé par une technostructure unique au monde, notre système de santé a montré au printemps dernier une belle capacité à s’adapter, à pousser les murs, etc. cela grâce au dévouement et à l’ingéniosité de nombre de soignants, à cette somme d’initiatives individuelles si antinomique d’une planification parisienne des choses.
    Donc évidemment non, aucune bonne raison pour renforcer encore les mesures liberticides déjà prises par les incapables qui nous gouvernent. De bonnes raisons pour les virer et liquider la technostructure qui tire le pays vers le bas, en revanche, nous en avons.

  • Sans blague? Déjà ce genre de négation démontre que c’est envisagé!

  • « des policiers ne seront pas envoyés chez les gens pour savoir avec qui ils sont ». Faux. Enfin un mensonge. En fait, et ce n’est pas souhaitable, lorsque vous inviterez quelques amis et que votre voisin, avec lequel vous ne vous entendez pas bien, appellera la police pour tapage ou par simple dénonciation ,elle viendra. Mais personne ne sera responsable de cette intrusion … et vous ne saurez probablement pas qui vous a dénoncé. En tout cas, c’était comme cela en 40 avec les juifs.

  • quand un gouvernement dit qu il ne fera pas … on sait comment cela se termine en France !

  • Les chiffres de l’oms font état de moins de 40 millions de personnes infectées.

    Les tests à la présence d’anticorps dans les pays les plus affectés atteint 3 à 4 %, loin des 10 % évoqués comme une possibilité par un responsable de l’oms ( et pas du tout un chiffre officiel de l’oms )

  • Les commentaires sont fermés.

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