Ouf, le gouvernement n’enverra pas la police chez nous

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Le porte parole du gouvernement Gabriel Attal assure à BFMTV que « des policiers ne seront pas envoyés chez les gens pour savoir avec qui ils sont ».

Par Sébastien Leblet.

La Covid-19 a ceci de fabuleux qu’elle permet de légitimer l’attaque systématique de toutes nos libertés, les unes après les autres, en moins de huit mois.

Après l’emprisonnement de mars-avril-mai 2020 (je rappelle que le confinement n’est en aucun cas une solution normale pour lutter contre une épidémie et que les pays n’ayant pas confiné ont des résultats équivalents, voire peut-être meilleurs), après l’interdiction des manifestations (sauf celles, bien sûr, qui provoquaient trop d’émotions à Christophe Castaner), après le port du masque à l’extérieur (obligatoire quand le pic épidémique est dépassé depuis longtemps, alors qu’il n’était pas  recommandé quand il aurait été très utile), voici maintenant venir la violation du domicile.

En effet, quand le porte parole du gouvernement Gabriel Attal assure à BFMTV que « des policiers ne seront pas envoyés chez les gens pour savoir avec qui ils sont ». Mais que « dans les territoires où le virus circule le plus, on recommande de réduire le nombre de contacts sociaux « , nous sommes bien entendu parfaitement rassurés sur le fait que notre gouvernement parie systématiquement sur la responsabilité individuelle.

D’ailleurs, c’est bien ce qui a été constaté jusqu’à maintenant depuis le début de la crise Covid-19… A aucun moment, nous ne pourrions naturellement croire que ces propos du porte-parole du gouvernement procèdent d’une stratégie visant à nous préparer à la prochaine violation de liberté prévue par justement par le gouvernement.

Un peu comme ces fausses fuites dans la presse qui permettent, classiquement, aux gouvernements de tester en amont par les réactions qu’elles suscitent les mesures qu’ils préparent.

Non, soyons rassurés ! Notre gouvernement n’entend pas donner du crédit à ceux qui commencent à penser que cette crise sanitaire est décidément un prétexte bien  commode pour que l’État prenne des libertés avec nos libertés.

Que les choses soient claires : si l’État a imposé à chacun de rester enfermé à son domicile huit semaines au printemps, s’il a décidé de la faillite à venir de milliers d’entreprises, s’il a condamné au chômage un million, et bientôt bien plus, de personnes supplémentaires, s’il a précipité dans la pauvreté des millions de Français, nous savons que c’est pour de bonnes raisons.

Si l’État interdit les manifestations, s’il conseille aujourd’hui aux grands-parents
de ne pas rencontrer leurs petits-enfants, aux gens de ne pas voir trop d’amis, ne pas aller au restaurant, au théâtre, aux jeunes de ne pas sortir en discothèque et dans les bars, nous savons encore que c’est pour de bonnes raisons.

S’il faut porter un masque quand on marche seul dans la rue, comme il ne fallait surtout pas aller seul en forêt pendant le confinement, nous savons que c’est pour de bonnes raisons. Si nous portons tous un masque du matin jusqu’au soir, dans la rue, les transports en commun, au travail, à l’école, à l’université, nous savons aussi que c’est pour de bonnes raisons.

Quand la police viendra demain, dans les jours ou semaines à venir, toquer à notre porte et entrer dans notre salon pour s’assurer que nous n’avons pas invité plus de trois amis ou, qui sait, s’assurer que nous mettons bien notre masque sous la douche, nous savons qu’elle le fera pour de bonnes raisons !

Mais nous savons aussi par l’Organisation Mondiale de la Santé que la létalité de la Covid 19 est de 0,14 %, soit celle de la grippe saisonnière annuelle sans que nous n’y fassions le moins du monde attention. Nous savons aussi que l’âge médian des personnes décédées de la Covid-19 ne se distingue pas de l’espérance de vie de ces personnes. Nous savons enfin que l’épidémie n’a pas créé de surmortalité annuelle par comparaison aux autres années.

Alors, en fait… quelle est cette bonne raison ?

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