Monsanto Papers : deux avocats à l’origine de l’affaire condamnés pour extorsion

Monsanto By: Mike Mozart - CC BY 2.0

Si aujourd’hui les responsables des « Monsanto Papers » sont derrière les barreaux, les conséquences de leurs actes sont encore bien visibles dans les législations liberticides que les militants écolos ont inspirées.

Par la rédaction de Contrepoints.

Timothy Litzenburg et Daniel Kincheloe, deux avocats qui avaient défendu avec succès le jardinier Dewayne Johnson contre le géant de l’agrochimie Monsanto, ont été condamné vendredi 18 septembre par la justice américaine pour menaces d’extorsion et atteinte à la réputation envers plusieurs compagnies de produits chimiques. Les deux avocats exigeaient d’être payés 200 millions en échange d’une « consultation » qui masquait leur entreprise criminelle.

« Ces deux avocats ont violé de manière flagrante leurs devoirs éthiques envers leurs propres clients en cherchant à extorquer à une société 200 millions de dollars », a déclaré le procureur général adjoint par intérim Brian C. Rabbitt du ministère de la Justice. « Les avocats qui franchissent la ligne et abusent de leur statut d’officier de justice seront tenus responsables de leurs actes ».

M. Litzenburg a été condamné à une peine de 24 mois de prison, tandis que M. Kincheloe a quant à lui écopé d’une peine de 12 mois de prison. Les deux hommes avaient plaidé coupable lors de leur procès.

Une campagne orchestrée contre Monsanto

Les deux avocats ont à l’origine des Monsanto Papers, une large campagne relayée par la presse pour convaincre des méfaits des produits Monsanto et en particulier de son produit phare, le Roundup.

En effet, depuis des années Monsanto est dans le collimateur des écologistes pour son herbicide, le Roundup, qui contient une molécule, le glyphosate, accusée d’être « cancérogène ». La pression est forte, en particulier sur le gouvernement français, pour en interdire l’usage aux particuliers, ce qu’il finit par faire le 1er janvier 2019 contre l’avis des scientifiques et des agriculteurs qui l’utilisent.

Armand Paquereau écrivait dans Contrepoints ce qui lui semblait être une défaite de la science :

« Vouloir continuer à interdire le glyphosate, utilisé depuis 45 ans, dont personne n’a pu prouver durant une aussi longue expérience une dangerosité, où la majorité s’accorde maintenant à reconnaître qu’il n’est ni CMR ni PE est une ineptie incommensurable.

Des effets politiques durables

Il est temps de reconnaître ses avantages indéniables et l’aide irremplaçable qu’il apporte aux agriculteurs et autres utilisateurs (particuliers, SNCF, communautés territoriales) pour lutter contre les adventices envahissantes, voire dangereuses (ambroisie, datura, chardons, etc.) »

Si, aujourd’hui, les responsables des Monsanto Papers sont derrière les barreaux, les conséquences de leurs actes sont encore bien visibles dans les législations liberticides que les militants écologistes ont inspirées.

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