Monsanto Papers : deux avocats à l’origine de l’affaire condamnés pour extorsion

Si aujourd’hui les responsables des « Monsanto Papers » sont derrière les barreaux, les conséquences de leurs actes sont encore bien visibles dans les législations liberticides que les militants écolos ont inspirées.

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Monsanto By: Mike Mozart - CC BY 2.0

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Monsanto Papers : deux avocats à l’origine de l’affaire condamnés pour extorsion

Publié le 23 septembre 2020
- A +

Par la rédaction de Contrepoints.

Timothy Litzenburg et Daniel Kincheloe, deux avocats qui avaient défendu avec succès le jardinier Dewayne Johnson contre le géant de l’agrochimie Monsanto, ont été condamné vendredi 18 septembre par la justice américaine pour menaces d’extorsion et atteinte à la réputation envers plusieurs compagnies de produits chimiques. Les deux avocats exigeaient d’être payés 200 millions en échange d’une « consultation » qui masquait leur entreprise criminelle.

« Ces deux avocats ont violé de manière flagrante leurs devoirs éthiques envers leurs propres clients en cherchant à extorquer à une société 200 millions de dollars », a déclaré le procureur général adjoint par intérim Brian C. Rabbitt du ministère de la Justice. « Les avocats qui franchissent la ligne et abusent de leur statut d’officier de justice seront tenus responsables de leurs actes ».

M. Litzenburg a été condamné à une peine de 24 mois de prison, tandis que M. Kincheloe a quant à lui écopé d’une peine de 12 mois de prison. Les deux hommes avaient plaidé coupable lors de leur procès.

Une campagne orchestrée contre Monsanto

Les deux avocats ont à l’origine des Monsanto Papers, une large campagne relayée par la presse pour convaincre des méfaits des produits Monsanto et en particulier de son produit phare, le Roundup.

En effet, depuis des années Monsanto est dans le collimateur des écologistes pour son herbicide, le Roundup, qui contient une molécule, le glyphosate, accusée d’être « cancérogène ». La pression est forte, en particulier sur le gouvernement français, pour en interdire l’usage aux particuliers, ce qu’il finit par faire le 1er janvier 2019 contre l’avis des scientifiques et des agriculteurs qui l’utilisent.

Armand Paquereau écrivait dans Contrepoints ce qui lui semblait être une défaite de la science :

« Vouloir continuer à interdire le glyphosate, utilisé depuis 45 ans, dont personne n’a pu prouver durant une aussi longue expérience une dangerosité, où la majorité s’accorde maintenant à reconnaître qu’il n’est ni CMR ni PE est une ineptie incommensurable.

Des effets politiques durables

Il est temps de reconnaître ses avantages indéniables et l’aide irremplaçable qu’il apporte aux agriculteurs et autres utilisateurs (particuliers, SNCF, communautés territoriales) pour lutter contre les adventices envahissantes, voire dangereuses (ambroisie, datura, chardons, etc.) »

Si, aujourd’hui, les responsables des Monsanto Papers sont derrière les barreaux, les conséquences de leurs actes sont encore bien visibles dans les législations liberticides que les militants écologistes ont inspirées.

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  • Quand la science sert vos intérêts, on l’écoute (corona virus, études foireuses du Lancet), quand elle va à l’encontre de votre idéologie (glyphosate , climat…) on la rejette

    • il ya de la science là dedans..mais pas tant que cela… la « science » p value, le consensus qui s’établit sur des métanalyses, la « science » qui et constituée ou repose constituée de modèles..

      le problème est l’utilsation même du mot science parfois..qui devrait être ce qu’on sait , ce qui a été prouvé..

      dans ces controverses on est obligé de se farcir un peu de lecture..

      • Tout à fait. Il faut lire les études scientifiques qui sont accessibles sur internet, ce qui est une grande avancée par rapport XX° où les rapports étaient difficilement accessibles.
        Lire l’AR5 du GIEC, et se rendre compte que ce sont des travaux à charge uniquement.
        Il y a un gap entre le traitement de l’information fait par les médias et les travaux scientifiques, sans parler des activistes.

  • Bon débarras. Il y a quelque chose aux USA dans le système judiciaire. Comment 2 allumés peuvent-ils causer autant de dégâts?

  • Et aujourd’hui, c’est à la Une du Monde, avec des commentaires des deux Stéphane.
    Ah, on me dit que non…

  • Un avocat vert est pire qu’un avocat marron.

  • Entre ces deux avocats et la désastreuse affaire Séralini, ça commence à faire beaucoup et la manipulation éhontée à se voir, à moins d’être aveugle volontaire.

    L’escrologie est politique.

  • Les commentaires sont fermés.

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