Glyphosate : la vérité finit toujours par triompher

Glyphosate By: Global Justice Now - CC BY 2.0

Vouloir continuer à interdire le glyphosate, utilisé depuis 45 ans est une ineptie incommensurable. 

Par Armand Paquereau.

Des écologistes, comme Nous Voulons des Coquelicots, ont mené une campagne médiatique intense en initiant un mouvement d’analyses d’urine pour tenter de prouver que nous étions tous contaminés par le glyphosate. Il a été prouvé par la suite, par des analyses contradictoires, que le laboratoire qui trouvait 100 % de résultats positifs n’était ni impartial ni techniquement optimal pour ce type d’analyses.

D’autres écologistes, dont Générations Futures se sont acharnés à bannir le glyphosate avec des arguments massue : il serait cancérogène. Malgré des avis contraires des agences sanitaires européennes, françaises, allemandes, américaines ils s’accrochaient à la position du CIRC pour accréditer leurs assertions.

Générations Futures change d’avis

Et puis, pour prouver que Générations Futures ne sont pas des imbéciles, ils ont changé d’avis dans un rapport de juin 2020 signé François Veillerette et Nadine Lauvergeat :

le glyphosate n’est ni cancérigène, mutagène, reprotoxique (CMR), ni perturbateur endocrinien (PE). (dixit le tableau page 6).

Dans ce rapport, qui ne recherchait que les pesticides dans les échantillons d’eau potable, il est précisé :

« Certaines molécules ont également été exclues de l’analyse puisqu’elles n’apparaissaient pas comme produits phytosanitaires sur la base de données de la commission européenne » (Annexe 1)

Autrement dit ne sont visées que les molécules utilisées en agriculture…

Pourquoi Générations Futures n’a-t-elle pas recherché les résidus médicamenteux dont certains sont présents comme le témoigne l’extrait ci-dessous (RdM = Résidus de Médicaments) :

« En France, une seule campagne d’ampleur nationale d’analyse des RdM dans les EDCH (Eaux Destinées à la Consommation Humaine) a été conduite par l’Anses en 2010 (Anses, 2011) sur 280 échantillons. Deux-tiers provenaient d’eaux souterraines et un tiers d’eaux superficielles. 75 % des échantillons ne contenaient aucune molécule quantifiable. Pour les 25 % d’échantillons positifs, les analyses ont révélé généralement la présence de une à quatre molécules dont les plus fréquemment détectées (hors caféine) sont l’époxycarbamazépine, la carbamazépine, l’oxazépam et l’hydroxyibuprofène. L’oxazépam, fréquemment retrouvé, constitue à la fois une molécule mère et un métabolite de la famille des benzodiazépines. »

L’oxazépam est suspecté tératogène, c’est-à-dire générateur possible de malformations fœtales. La présence de résidus de médicaments génère des effets délétères dans les eaux, mais les écologistes s’acharnent à ne combattre que l’usage des phytos agricoles. La nécessité de protéger les cultures et les animaux est aussi importante que celle de protéger la santé humaine. Il en va de la sécurité de notre approvisionnement alimentaire.

Pas de preuve de toxicité

Pour revenir au rapport de Générations Futures qui annonce des quantifications de 38,5 % à 78,5 % de résidus de pesticides CMR ou PE dans les échantillons d’eau potable, il convient de reprendre ses chiffres publiés : sur les 273 447 prélèvements effectués, seules 8835 analyses, soit 3,23 %, ont révélé la présence d’au moins un résidu de pesticide au-delà des limites de quantification.

Notons bien qu’il s’agit de la limite minimum de quantification et non de la limite maximum résiduelle légale !

Vouloir continuer à interdire le glyphosate, utilisé depuis 45 ans, dont personne n’a pu prouver durant une aussi longue expérience une dangerosité, où la majorité s’accorde maintenant à reconnaître qu’il n’est ni CMR ni PE est une ineptie incommensurable.

Il est temps de reconnaître ses avantages indéniables et l’aide irremplaçable qu’il apporte aux agriculteurs et autres utilisateurs (particuliers, SNCF, communautés territoriales) pour lutter contre les adventices envahissantes, voire dangereuses (ambroisie, datura, chardons, etc.)

Vous souhaitez nous signaler une erreur ? Contactez la rédaction.