Glyphosate : la vérité finit toujours par triompher

Vouloir continuer à interdire le glyphosate, utilisé depuis 45 ans est une ineptie incommensurable. 

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Glyphosate By: Global Justice Now - CC BY 2.0

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Glyphosate : la vérité finit toujours par triompher

Publié le 25 juin 2020
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Par Armand Paquereau.

Des écologistes, comme Nous Voulons des Coquelicots, ont mené une campagne médiatique intense en initiant un mouvement d’analyses d’urine pour tenter de prouver que nous étions tous contaminés par le glyphosate. Il a été prouvé par la suite, par des analyses contradictoires, que le laboratoire qui trouvait 100 % de résultats positifs n’était ni impartial ni techniquement optimal pour ce type d’analyses.

D’autres écologistes, dont Générations Futures se sont acharnés à bannir le glyphosate avec des arguments massue : il serait cancérogène. Malgré des avis contraires des agences sanitaires européennes, françaises, allemandes, américaines ils s’accrochaient à la position du CIRC pour accréditer leurs assertions.

Générations Futures change d’avis

Et puis, pour prouver que Générations Futures ne sont pas des imbéciles, ils ont changé d’avis dans un rapport de juin 2020 signé François Veillerette et Nadine Lauvergeat :

le glyphosate n’est ni cancérigène, mutagène, reprotoxique (CMR), ni perturbateur endocrinien (PE). (dixit le tableau page 6).

Dans ce rapport, qui ne recherchait que les pesticides dans les échantillons d’eau potable, il est précisé :

« Certaines molécules ont également été exclues de l’analyse puisqu’elles n’apparaissaient pas comme produits phytosanitaires sur la base de données de la commission européenne » (Annexe 1)

Autrement dit ne sont visées que les molécules utilisées en agriculture…

Pourquoi Générations Futures n’a-t-elle pas recherché les résidus médicamenteux dont certains sont présents comme le témoigne l’extrait ci-dessous (RdM = Résidus de Médicaments) :

« En France, une seule campagne d’ampleur nationale d’analyse des RdM dans les EDCH (Eaux Destinées à la Consommation Humaine) a été conduite par l’Anses en 2010 (Anses, 2011) sur 280 échantillons. Deux-tiers provenaient d’eaux souterraines et un tiers d’eaux superficielles. 75 % des échantillons ne contenaient aucune molécule quantifiable. Pour les 25 % d’échantillons positifs, les analyses ont révélé généralement la présence de une à quatre molécules dont les plus fréquemment détectées (hors caféine) sont l’époxycarbamazépine, la carbamazépine, l’oxazépam et l’hydroxyibuprofène. L’oxazépam, fréquemment retrouvé, constitue à la fois une molécule mère et un métabolite de la famille des benzodiazépines. »

L’oxazépam est suspecté tératogène, c’est-à-dire générateur possible de malformations fœtales. La présence de résidus de médicaments génère des effets délétères dans les eaux, mais les écologistes s’acharnent à ne combattre que l’usage des phytos agricoles. La nécessité de protéger les cultures et les animaux est aussi importante que celle de protéger la santé humaine. Il en va de la sécurité de notre approvisionnement alimentaire.

Pas de preuve de toxicité

Pour revenir au rapport de Générations Futures qui annonce des quantifications de 38,5 % à 78,5 % de résidus de pesticides CMR ou PE dans les échantillons d’eau potable, il convient de reprendre ses chiffres publiés : sur les 273 447 prélèvements effectués, seules 8835 analyses, soit 3,23 %, ont révélé la présence d’au moins un résidu de pesticide au-delà des limites de quantification.

Notons bien qu’il s’agit de la limite minimum de quantification et non de la limite maximum résiduelle légale !

Vouloir continuer à interdire le glyphosate, utilisé depuis 45 ans, dont personne n’a pu prouver durant une aussi longue expérience une dangerosité, où la majorité s’accorde maintenant à reconnaître qu’il n’est ni CMR ni PE est une ineptie incommensurable.

Il est temps de reconnaître ses avantages indéniables et l’aide irremplaçable qu’il apporte aux agriculteurs et autres utilisateurs (particuliers, SNCF, communautés territoriales) pour lutter contre les adventices envahissantes, voire dangereuses (ambroisie, datura, chardons, etc.)

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  • Pendant ce temps la, Bayer met 10 milliards sur la table en échange d’une absence de poursuite. Qui fait cela a part les coupables et les règlements d’affaires aux États-Unis avant que cela ne devienne médiatique?

    • Bayer a tout intérêt à faire disparaitre le glyphosate depuis que cette molécule est tombée dans le domaine public et que ses concurrents s’en sont emparés;il suffit de regarder l’évolution des prix: round up glyphosaté (bayer): 25 €/l; glyphosates génériques, avec mêmes dosages et mêmes applications: 8 €/l.
      Et maintenant, Bayer sort un « nouveau Round Up », soi disant écologique, à 25 € /l, dont la molécule est tellement peu efficace que pour la même surface à traiter, il faut 10 fois plus de produits: tout bénéfice pour Bayer: monopole sur la nouvelle molécule et consommation en forte hausse.
      Et voilà pourquoi il faut à tout prix tuer le glyphosate, surtout pour Bayer qui veut avant tout tuer la concurrence. Et tant pis pour les vaches à lait que nous sommes en tant que consommateurs.

    • Pas forcément. Faire un procès coûte cher au US et dure longtemps.
      Au final payer 10mds tout de suite et passer à autres choses plutôt que payer 10mds pendant 10 ans avec les retombées médiatiques négatives.

    • ils sont coupables sui vous voulez..mais de quoi au juste??????

      • ceci étant dit , je ne comprends pas pourquoi les agriculteurs n’attaquent pas en diffamation..à peu près tout le monde..

  • En même temps…

    a) Aux États-Unis, le Roundup sera désormais vendu sans aucun avertissement concernant les éventuels risques de cancer pour ses utilisateurs. Une décision rendue par un juge californien en ce début de semaine. Une victoire juridique importante pour le fabricant du RoundUp, le géant allemand de l’agrochimie Bayer.La Californie avait obligé par ordonnance l’entreprise Monsanto à mentionner le risque cancérigène du RoundUp sur l’étiquette de ce désherbant. Un risque que Bayer, qui a racheté Monsanto en 2018, a toujours contesté. Pour le groupe allemand, ses produits à base de glyphosate sont inoffensifs s’ils sont utilisés conformément aux instructions.

    Le juge californien a donné raison à Bayer. Selon lui « plusieurs organisations », dont l’agence américaine de protection de l’environnement, ont conclu à l’insuffisance de preuves qui montrent que le glyphosate cause le cancer.

    b) Reste maintenant au géant allemand à régler le problème posé par 50 000 Américains : ceux qui ont saisi la justice pour avoir développé des cancers après l’utilisation du RoundUp.
    Ce mardi, on apprenait que Bayer serait proche d’un accord avec leurs avocats. L’entreprise pourrait payer jusqu’à dix milliards de dollars d’indemnités pour clore définitivement l’épineux dossier du glyphosate aux États-Unis.

    – A ne rien y comprendre…

    • C’est à se demander pourquoi Bayer a repris ce groupe tel quel.
      Il aurait du reprendre sans la division RoundUp.

    • Deux études épidémiologiques sur les cancers en milieu paysan ont été réalisées. Une en France par l’INSERM et l’Université de Basse-Normandie (http://cancerspreventions.fr/wp-content/uploads/2014/12/AGRICAN.pdf), une autre aux USA : Agricultural health study (www. aghealth.nih.gov). Les deux révèlent que le monde agricole est moins atteint par les cancers que le reste de la population, alors qu’il est le plus en contact avec le Glyphosate! Les citadins se servent du glyphosate? En fait comme toujours avec les écolos-gauchiste c’est une question idéologique, comme pour les OGM dont après 25 ans on n’a toujours aucun cas signalé d’affection sur la santé alors que des milliards de personnes et d’animaux en consomment.

  • D’abord, merci pour cette mise au point.
    Cependant, il me semble qu’il ne faut rappeler ne pas confondre glyphosate et Roundup.
    Le premier est un herbicide total, qui a cependant l’inconvénient de mal se fixer. D’où la nécessité d’y adjoindre des adjuvants, lesquels lui permettent de rester assez durablement sur les végétaux pour devenir efficace. Ce qui a donné le célèbre Roundup, puis d’autres marques, une fois que la molécule est entrée dans le domaine public ; mais le premier demeurant le plus efficace, semble-t-il.
    Devenus les désherbants les plus vendus au monde, ils ont suffisamment frôlé la situation de monopole pour agacer (le mot est faible) les autres grands produits concurrents. Premier problème.

    Parallèlement, symbole de la « grande industrie capitaliste », le glyphosate est devenu une cible pour les écolos pastèques. Lesquels ne se rendent même pas compte (ou refusent de reconnaître) que ce même glyphosate est l’herbicide le plus employé en Chine, Corée du Nord, et autres heureux pays où s’exerce la dictature du paradis marxiste. Et probablement aussi un paradis écologiste… (Ah non ? … et pourquoi la niaise nattée n’en parle jamais ?).
    D’où la nécessité, afin de lutter contre le « capitalisme » de s’entourer d’idiots / idiotes utiles et de leur faire agiter la potentialité de « substance potentiellement cancérigène » et autres honteuses malfaisances.

    Les masques tombent ? Certes, vous avez raison.
    Mais alors pourquoi la farce continue-t-elle aux Etats-Unis ? Parce que le fonctionnement de la justice, fort différent de ce qu’il est ici mais tout aussi douteux en réalité, fait gagner tellement d’argent aux sociétés d’avocats qu’il vaut mieux un compromis foireux que des années de coûteuses procédures.

    Cependant, Armand, ne pavoisez pas trop ! Oui, vous avez raison, mais l’ineptie incommensurable n’est pas morte.
    Nos bobos pastèques vont précipitamment remonter à l’assaut de nos marquis au pouvoir (et de l’opinion fort manipulable, comme toute « foule »), car cette question représente un potentiel de voix quasi décisionnel (n’oublions pas que les c…ns ont aussi le droit de vote !).

    Et que pèsent les agriculteurs, électoralement, face aux foules crétinisées ?
    La vraie question est là.
    Et que pèse le libéralisme face aux socialismes ?

    • Votre présentation « glyphosate / roundup » laisse quelque peu à désirer.
      Le glyphosate est une molécule (une matière active) qui n’est pas commercialisée en tant que tel.
      Le roundup est une formulation de la matière active à laquelle ont été rajoutés des adjuvants, mouillants et autres co-formulants qui améliorent son efficacité. Ce n’est pas une spécificité du roundup, toutes les spécialités commerciales ayant une Autorisation de mise sur le marché sont vendues et utilisées comme cela.

  • Je na savais pas les agriculteurs américains incultes à ce point et ne pas savoir lire les recommandations sur l’utilisation du glyphosates ou Roud Up. Tout produit est dangereux selon l’utilisation que l’on en fait. même l’eau peut être mortelle, et même les armes à feu ou la voiture qui tue plus je crois que tous les herbicides

  • Les écolos sont des ignorants fanatiques, donc d’une ineptie incommensurable!

  • ce qui est amusant est l’argumentaire, on fait comme si on n’avait pas de retour d’experience pratique.comme si il n’existait pas d’etudes épistémologiques, on fait peur.. alors qu’on SAIT qu’il n’y a pas de raison d’etre particulièrement inquiet..

  • « la vérité finit toujours par triompher »

    Là, je vous trouve bien optimiste.

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