Covid-19 : tester à tout-va a-t-il un sens ?

Pourquoi aujourd’hui tester nos concitoyens à tout-va alors que l’épidémie de Covid-19 est à son terme, comme l’attestent une mortalité au plus bas et des services de réanimation revenus à leur régime normal ?

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Covid-19 : tester à tout-va a-t-il un sens ?

Publié le 15 septembre 2020
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Par Paul Touboul.

Pourquoi aujourd’hui tester nos concitoyens de manière intensive alors que l’épidémie de Covid-19 est à son terme comme l’attestent une mortalité au plus bas et des services de réanimation revenus à leur régime normal ? C’est bien là la question que chacun devrait se poser en cette phase de l’épidémie censée en marquer l’extinction, donnée que les indicateurs habituels, nous l’avons vu, accréditent.

Pourquoi tester de manière intensive maintenant ?

Alors que se passe-t-il qui justifie que nous restions sur le pied de guerre, ferraillant sans discontinuer contre une prétendue hydre à la tête sans cesse renaissante ? L’ambiance reste lourde, de cette crise on ne voit décidément pas la fin. Le fantôme du virus est pendu à nos basques, plus que jamais vivace et capable de tout : c’est du moins le récit qui court, alimentant une peur qui frise la panique.

Peur de quoi ? d’un retour de flamme de l’épidémie, auquel, entre parenthèses, nous avions été préparés dès la phase d’invasion comme si ce virus pas comme les autres se devait de nous réserver un parcours inédit et redoutable.

Certes, le choc a été rude, en atteste une mortalité dont l’évocation aujourd’hui encore reste douloureuse. Puis l’épidémie a suivi un cours normal amorçant en avril une décroissance qui en annonçait le terme. Courbe en cloche classique qui ne dérogeait pas aux standards en la matière. Nous pouvions voir venir la suite plus sereinement. Et pourtant rien n’a eu lieu comme le schéma classique le laissait supposer. La lutte continue. Le pays demeure sur un pied de guerre.

Ce virus est-il si particulier, si distinct de ses prédécesseurs ?

C’est après tout un coronavirus comme il y en a déjà eu tant d’autres dans le passé. Son identité génétique a certes des particularités mais rien qui en fasse un organisme tout à fait à part dans sa catégorie. Comme les virus de son espèce, il a déjà été l’objet de mutations diverses qui en ont diversifié l’identité. C’est pourquoi il est vraisemblable que ce n’est plus le même virus qui continue de circuler aujourd’hui, rendant compte de nouvelles caractéristiques épidémiologiques, semble-t-il plus bénignes.

L’expérience tirée des semaines de pandémie, si elle a pris acte de la contagiosité élevée du virus, a par contre finalement rassuré sur sa létalité, du même ordre grosso modo que celle des grippes saisonnières, soit un taux de décès de l’ordre de 0,3 % mais susceptible d’atteindre 8 % après 80 ans.

Toute stratégie à l’encontre de la virose se devait donc de cibler avant tout la protection des sujets âgés. Nous en étions là fin avril au seuil d’une fin de crise. Les semaines qui ont suivi ont conservé une tonalité inquiète. La peur n’a fait que grandir face à un mal toujours vivant et dont la dynamique a semblé reprendre du poil de la bête.

« Faites-vous tester ! »

Que s’est-il passé en fait ? Les tests de dépistage, devenus entretemps disponibles, ont été largement diffusés. Un message fort a été lancé à l’adresse de la population : faites-vous tester. Et ce pour de multiples raisons.

Individuellement, il est important que chacun se sache ou non porteur du virus et donc en capacité éventuelle de le transmettre à des sujets, âgés notamment, chez qui la contamination peut être mortelle. À l’échelon du pays, a été entamé un suivi de l’épidémie en quête d’éventuels gîtes de renaissance ici ou là, germes éventuels d’une nouvelle vague généralisée.

À ce stade la question est : pourquoi n’être pas resté simplement vigilant, attentif à l’émergence éventuelle de cas déclarés, et toujours soucieux de la protection des plus vulnérables à l’aide de mesures ciblant entre autres les EHPAD.

Les viroses du passé, en particulier l’épidémie de grippe de 2017 dans notre pays qui s’est soldée par 20 000 morts au bas mot, n’ont pas donné lieu au déploiement d’un tel arsenal inquisiteur, et se sont éteintes en silence. Pourtant qui sait si un dépistage intensif des contaminés en phase tardive n’aurait pas identifié comme maintenant des foyers potentiels de résurgence épidémique ?

Alors, à quoi assistons-nous aujourd’hui ?

L’offre en matière de dépistage a été démultipliée. Aux laboratoires se sont ajoutées des formations mobiles temporaires capables de prendre pied un peu partout et apportant l’outil technique au plus près des populations. Ainsi les uns et les autres partent en quête du graal : le label covid-free.

Bien des choses peuvent en dépendre : arrêt temporaire d’emploi, activité commerciale suspendue, fermeture momentanée d’école, tests étendus aux proches. Cette activité n’a fait que croître et embellir d’autant que les tests sont devenus gratuits. Au total 7 à 800 000 tests par semaine qui déversent quotidiennement leur lot d’informations sur l’ampleur des contaminations. La barre des 9000 cas quotidiens vient récemment d’être franchie, à l’origine de réactions alarmistes quant à la capacité de propagation du virus.

Que signifie un tel chiffre ?

Existe-t-il des valeurs de référence servant d’étalon et permettant de le situer sur une échelle de gravité ? Pas à ma connaissance. Alors est-ce la progression des chiffres qui incite à sonner l’alarme ? Là encore nous sommes en plein arbitraire. S’agit-il même d’une vraie quantification du phénomène ?

Il faudrait pour cela que les tests soient effectués chaque jour sur des échantillons représentatifs de la population générale. Ce qui n’est pas le cas. À l’évidence nombre de ceux qui se font tester ont diverses raisons de le faire : des symptômes qui les inquiètent, une injonction d’ordre professionnel, la proximité de sujets contaminés, le souci de protéger leurs vieux parents, voire pour les jeunes, volontiers désignés comme porteurs sains, le désir d’en avoir le cœur net.

Est donc en cause un ensemble particulier, qui a toute chance de différer d’un jour à l’autre, ne reflète en rien l’image de notre pays dans sa diversité et d’une certaine manière, a un lien plus étroit avec la circulation du virus.

Il faut adjoindre à ces réserves que les tests eux-mêmes ne sont pas exempts de critiques. Des faux positifs seraient incriminés dans au moins 20 % des cas. Et pour certains la marge d’erreur est encore plus grande. Ce qui conduirait à revoir les chiffres officiels de contaminés à la baisse.

De plus, ces tests n’ont pas la capacité de discriminer entre virus morts et vivants et donc d’estimer au plus près l’ancienneté de la contamination. C’est pourquoi parler dans tous les cas de nouveaux contaminés est un abus de langage qui fait fi de la réalité. Encore une fois tout semble fait pour orienter les données dans le sens de la dramatisation.

Alors plutôt que naviguer à vue sur la foi d’informations qui sont matière à conjecture, autant s’appuyer sur celles qui, de tout temps, ont été des marqueurs de gravité. La mortalité est de ce point de vue l’item de référence. Avons-nous observé dernièrement une inflexion des courbes ? Absolument pas. Les chiffres de fin d’épidémie sont inchangés et au plus bas.

Quant au nombre de nouvelles hospitalisations alléguées voire d’admissions en réanimation, elles n’ont semble-t-il pas eu d’influence sur les indicateurs d’activité hospitalière. D’ailleurs une majorité des cas dépistés est asymptomatique et porte donc le virus sans en avoir conscience, ce qui irait dans le sens de germes mutants d’agressivité atténuée.

Nous nous trouvons en somme confrontés à un situation inédite, n’ayant pas de précédents et générée, disons-le, artificiellement par une politique agressive de dépistage dans les suites de l’épidémie dont elle explore des soubassements jusqu’alors négligés. Mais se pose alors la question suivante : faut-il appliquer à cet inventaire la même grille de lecture que celle utilisée en pleine phase d’invasion épidémique ? Entretemps bien des paramètres ont changé.

À commencer par la dynamique de l’épidémie qui, après le pic, a amorcé puis achevé sa décroissance, dessinant un processus mené apparemment à son terme. Il y a ensuite les germes qui circulent actuellement, fruits de dégradations subies par l’agent de départ. À l’évidence l’expression des troubles s’est édulcorée. Il faut en outre prendre en compte la part jouée par l’immunité acquise dans la population. Alors découvrir que des mois après la fin apparente de l’épidémie circulent encore des virus, pourquoi pas ?

Le fait doit rester un sujet d’étude quant à la dynamique virale et ses ressorts. Il importe de rester vigilant face à une situation que notre politique est allée débusquer et dont l’analyse est matière à conjecture. Surveiller donc et non pas agir comme si était en cause une vague épidémique déferlante.

En fin de compte, répétons-le, nous subissons les retombées d’un dépistage appliqué avec une rare intensité. Dépistage, il faut bien le dire, à contre-courant, puisqu’il se déploie dans l’arrière-cour de l’épidémie alors qu’il a fait cruellement défaut au printemps dernier en pleine pandémie. Comprenne qui pourra. Les autorités cherchent-elles ainsi à se dédouaner des insuffisances de départ ? Écartons pour l’heure cette pensée qui ressortit au soupçon.

Vraisemblablement l’influence des experts commis auprès du pouvoir est en cause. Et c’est leur approche de l’épidémie qui irrigue la politique sanitaire en cours. On ne peut s’empêcher quand même d’y voir une expression de cette peur, trait frappant de notre humanité chamboulée par un simple virus et qui a perdu dans ce combat toute mesure.

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  • Volonté de se couvrir, bien sûr. Besoin de maintenir une chape de peur sur la population pour étouffer tout mouvement social, évidemment. Machine administrative devenue folle en chassant dans les moindres recoins « « le virus qui tue ».
    L’alliance de Knock, de Courteline et d’Orwell.

    • Volonté de réduire la létalité de l’épidémie en France, en accumulant au dénominateur les cas asymptomatiques, voire les faux positifs. Fin mai, cet indicateur était franchement défavorable à la politique menée et au système de santé français, un des pires parmi les pays de l’OCDE. Il est désormais plus proche de la moyenne des autres pays.

  • Avec le soutien de la presse aux ordres qui nous inonde de reportages et de comparaison avec l’Espagne et l’Italie,rien sur l’Allemagne ….qui teste autant que nous /jour pour …250 cas +alors que nous sommes à 8000 /9000
    jour alors même qu’ils sont 18 millions d’habitants de plus!

    • On ne nous donne pas une information essentielle le CT nombre d’amplifications nécessaires pour que le test devienne positif. Cei permet d’avoir une estimation
      de ka charge virale. Plusieurs spécialistes ont expliqué qu’au delà de 35, une personne détectée positive n ’est pas contagieuse . En France certains tests montent jusqu’à 45 ce qui explique l’explosion de testés positifs non malades et …non contagieux. En est-il de même en Allemagne ?

  • Une mortalité moyenne revenue dans les clous depuis plus de trois mois (https://www.euromomo.eu/), des décisions basées sur des modèles fous, l’hystérie cède la place à la psychose générale.
    Mais au moins, maintenant que nous savons marcher sur la tête !

  • à mon opinion personnelle il faut tester mais tester avec méthode pour savoir l’evolution du nombre de cas et par ailleurs tester les cas suspects;. pas la peine de tester  » à tout va »..plus exactement il n’est pas la peine pour ça de tester comme on fait et de communiquer qui a d(autres raisons en effet.

    parce que il faut un jour comprendre les épidémies..

    il faut comprendre les causes de la saisonnalité comprendre si le concept d’immunité de groupe est solide… savoir si il y a une reprise de l’épidémie réelle et si le confinement à servi à quoi que ce soit ..et etc..

    il faut de la science on se rend compte que toutes les mesures proposées reposent sur des considérations théoriques ou testées en labo..

    sinon continuera a se fier à des modèles n’ayant pas été testés pour analyser à posteriori les épidémies..
    tels les types de pasteurs qui nous ont donné à un moment un nombre de contaminés…

    il faut aussi rappeler que le virus n’a pas pour seul effet de tuer… il semble avoir lésé durablement la santé de certaines personnes.. avec en fait un amoindrissement de leur ’espérance de vie individuelle qui sera difficile à voir.. eh oui on peut compter ça comme mort du covid..

    il faudra aussi monter aux gens des choses comme l’effet sur l’espérance de vie.. parce que ça permettra de remettre quelques pendules à l’heure..
    ça nous montrera à quoi correspond globalement l’accroissement du risque de mourir ( à court terme) par le virus.. qui peut s’exprimer ainsi…retourner en 201x…. ce virus ne fait qu’effacer les progrès que la société a fait sur l’espérance de vie en quelques années..qui devraient être célébrés et qui ne le sont jamais…au lieu de ça les gens pensent qu’ils crèvent du monde moderne…

  • Si on veut exercer un maximum de contrôle des populations par la peur on teste le plus possible et de façon à avoir bcp de cas à présenter au public. D’où sans doute l’usage du pcr hors limites normales au lieu d’un truc simple mais peu performant. Quand au compte des malades réels en cours de soin chez un médecin… Secret défense?

  • Le principe qui rendait les tests si désirables l’hiver dernier était que les personnes positives prennent sans barguigner les mesures d’isolement qui protègent les autres et qu’on freine ainsi la propagation de l’épidémie. Mais la multiplication des tests n’a pas conduit à cette responsabilisation, puisqu’elle a reporté l’obtention des résultats 3 à 5 jours après le test (donc après le pic de contagiosité) et qu’elle ne cible pas les populations les plus susceptibles d’être contagieuses. C’est juste comme pour les masques, un syndrome de compensation : on n’a pas mis les masques là et quand il le fallait, alors maintenant on les met n’importe où et tout le temps, on n’a pas testé ceux qu’on aurait dû tester, alors maintenant on teste tout le monde.

    • Même le gouvernement semble comprendre (toujours avec deux mois de retard) qu’il a tout faux. Aujourd’hui c’est sur les tests.

      On ne sait pas si on mesure une épidémie, ni une épidémie de quoi, si on trace des contaminations, si on protège les gens ou si on délivre des habilitations à voyager ou travailler. Mais chacun peut se rendre compte qu’aucun de ces buts ne peut être atteint.

      Prochaines étapes, vaccination contre un virus fossile et nationalisation des usines de PQ.

    • « on n’a pas mis les masques là et quand il le fallait »

      Je pense qu’on a en outre négligé ou occulté un problème. Il est quasiment impossible d’imposer que le port du masque soit respecté partout où il est nécessaire. Et il ne s’agit pas de lieux mais de situations de contact entre personnes peu réceptives aux « messages » et ne se sentant pas personnellement concernées.

      Chacun sait (s’il a essayé de le faire) qu’il ne sert à rien d’isoler sa maison (thermique ou acoustique) à 99%. 1% manquant et c’est presque comme si on n’avait rien fait.

      Si quelques pour-cents de la population ne respectent pas les mesures prophylactiques, elles sont probablement globalement peu efficaces pour freiner l’épidémie. Donc inutile de renforcer les mesures en l’imposant en plein air ou en augmentant des « distances de sécurité ».

      Les personnes à risques ou inquiètes doivent cependant être conscientes de l’intérêt personnel du port du masque et de l’intérêt « civique » dans le cadre de contact sociaux. Mais pour les chiffres de « cas » recensés, c’est un non-sens et il faut se poser la question de laisser les personnes « peu concernées » atteindre « l’immunité de groupe ». (Sans se plaindre des conséquences pour eux-mêmes).

      • Ma remarque, en plus d’être peu claire, ne pouvant être corroborée que par des chiffres dont nous ne disposons pas.

      • Je vois ce que vous voulez dire. Il me semble que pour une épidémie « normale », il suffit que 90% environ des contagieux ne contaminent pas pour juguler l’épidémie, mais là il semble y avoir des super-contaminateurs qui faussent un peu le calcul. Cependant, si le port du masque et les gestes barrière, dans la mesure du possible (masques artisanaux de fortune, p.ex.) avaient été recommandés dès le début, comme le bon comportement pour éviter de mettre en danger ses proches, peut-être que ça n’aurait pas suffit, mais au moins il n’y aurait pas de regrets à avoir. Or entre la valse-hésitation sur chercher l’immunité collective vs éviter le virus, l’absence de prise de conscience que le masque sert à protéger d’abord les autres, la minimisation du risque puis son traitement par des mesures inappropriées, on peut légitimement croire qu’on a accumulé les erreurs et que regrets et remords sont bien de mise.

        • « si le port du masque et les gestes barrière, dans la mesure du possible (masques artisanaux de fortune, p.ex.) avaient été recommandés dès le début »

          En particulier au moment du confinement quand le risque de croiser un porteur était maximal et que les gens se battaient pour un pack de PQ. C’était surréaliste car ceux qui contracteraient le virus arriveraient à l’hôpital au pire moment de la situation de débordement des services d’urgences.

  • « Le fantôme du virus », bonne expression. Les tests sont utilisés en effet pour faire perdurer un virus qui n’existe plus que de façon marginale. En fausant croire à sa dangerosité alors qu’il a muté pour devenir plus bénin.

    • Toute cette histoire est orientée, depuis le début par un projet politique de dictature mondiale porté lar « les hommes de Davos » (pour faure court).
      Il fallait que le virus fasse beaucoup de morts (quitte à en exagérer le nombre), il fallait qu’il n’y ait pas de traitement (haro sur Raoult et dnautres), il fallait que les gens aient peur pour qu’ils acceptent le verrouillage de leurs libertés.
      Et il faut aujourd’hui qu’ils continuent à avoir peur… d’un fantôme.
      Alors, on va comptabiliser Covid tous les gens en réa qui seront testés positifs comme on l’a fait pour les morts en avril…
      Le tout avec des tests dont l’inventeur lui-même avait dit que les meilleures utilisation de la PCR n’étaient certainement pas les diagnostics médicaux.
      A noter que dès le mois d’avril, certains articles dénonçaient l’utilisation de la PCR pour diagnostiquer le Covid-9 comme une fraude.

  • « Le situer sur une échelle de gravité »

    Estimation des taux de mortalité pour 100000 personnes, selon les causes, dans le monde :
    Maladies infectieuses : 240, dont
    – Diarrhées : 40
    – Sida : 30
    – Tuberculose : 20
    – Paludisme : 10
    – Grippe : 10
    Maladies cardio-vasculaires : 200
    Obésité, diabète : 140
    Drogues, tabac, alcool : 130
    Cancers : 110
    Accidents : 80
    Sous-alimentation, eau potable : 80
    Bronchopneumopathie : 50
    Guerres, violences et suicides : 30

    Finalement, le coupable du jour :
    COVID : 12

    • Bonne idée de remettre les chiffres sur une échelle de gravité. Les données du Covid (au début de l’épidémie) sont-elles exactes ? Je n’ai pas trouvé le nombre de décès pour grippe cette année (si quelqu’un a des infos fiables, je suis intéressée). À priori, il y aurait eu entre 50 et 150 décès en France (contre 8000 à 15000 les autres années).

      • Les données du Covid … sont-elles exactes ?

        Je vois mal comment elles pourraient être exactes vu que la majorité des victimes présente des « co-morbidités » associées. Au mieux, il pourraient faire des comptes d’apothicaires pour retrancher la proba d’issue fatale des co-morbidités.

        Ce qu’ils ne font pas de toute évidence, n’étant pas même capable de lisser une courbe sur une semaine.

        • on va toujours regarder la mortalité.. et il y aura toujours une incertitude du fait que la situation n’est pas n »normale ».. donc on ne pourra pas comparer à des années « normales »..

      • Le problème est que le risque et les statistiques sont deux choses bien différentes. Imaginez que vous situiez le risque de tsunami à partir des statistiques, le 24 décembre 2004 vous n’aurez pas le même résultat que le 27, et de loin !

      • « il y aurait eu entre 50 et 150 décès »

        Des chiffres aussi faibles sont très peu probables. Le pic de grippe a eu lieu en semaine 7 (mi-février, donc avant la covid) pour un nombre de cas effectivement inférieur à la moyenne. C’était une petite année de grippe, mais pas à ce point. La surmortalité cumulée des mois de janvier et février est d’environ 4000 décès par rapport à la moyenne, ce qui est une estimation de la mortalité des maladies infectieuses dont la grippe.

        Il faudrait ajouter mars pour être complet (surmortalité de 4000 à 5000 décès), mais la fin mars est perturbée par le début de l’épidémie de covid.

    • et en terme de perte d’espérance de vie… meilleure métrique à mes yeux..

      non d’un point de vue historique et absolu c’est un sur risque qui nus ramène dans les année 2010. ( je devine)..soit rien..

      sauf que ça ne marche pas comme ça..

      mais ça ne marche pas non plus comme le pense macron « à tout prix »..

      donc..c’est be une question de prix de l’attenuation du risque , un truc comme ça..et quand on pense autrement la réalité vous ramene vite..à la réalite..

      en outre , ce qu’on sait maintenant ….

  • Après pas de tests on teste à tout va sans contrôles,comment peut-on se faire tester 3 fois par semaine sans contrôle ?avec quel coût ,4h d’attente à Paris soit 3 x4h payés au chômage à attendre pour se faire tester gratuitement sur la base de soupçons non validés par un médecin,d’après le personnel de labo qui essaye de réguler les gens mentent sur leurs symptômes…après la pénurie la gabegie et toujours les mêmes qui vont payer!

    • En attendant, ça profite aux labos, aux médecins…
      Quand un pouvoir compte sur la vénalité d’une partie de la population, il y a du souci à se faire…

    • Il faudrait avoir une autre source que les journalistes pour savoir pourquoi les gens se font tester. Quel proportion a une ordonnance, pour une intervention bénigne ou un autre impératif qui lui réclame un test de moins de 3 jours ? Le prélèvement est souvent assez douloureux, et il est difficile de croire à une forte proportion de masochistes. En revanche, croire à de nombreuses exigences procédurières de certificats négatifs est plus facile.

      • Je ne saus pas si c’est le cas de tous les médecins, mais certains disent: « je suis obligé de vous faire une ordonnance pour faire un test Covid »

  • Un point essentiel, évidemment occulté par la presse-propagande, est que les test RT-PCR sont peu fiables et dépendent du taux d’amplification et peuvent répondre positif à des brins de virus, en fait inactifs (morts). Une faible charge virale (testée positif) ne rend pas le porteur contagieux. Bref le taux de personnes effectivement contagieuses est beaucoup plus faible que les chiffres annoncés. Et, si le nombre de malades hospitalisés et même en réanimation augmente légèrement, les chiffres sont sans comparaison avec ceux de Mars-Avril.
    Mais tant qu’on entretiendra la peur, les gens oublieront la gestion catastrophique de la crise il y a 5-6 mois. Ni la crise économique, encore devant nous.

    • oui et non..tout dépend ce que tu veux faire des tests si l’objet et de connaitre évolution du taux de contamination..ou si l’objet et de savoir si un individu est positif pour l’isoler..

      parce que on pourrait leur demander pourquoi testez vous ainsi?

  • Les autorités cherchent-elles ainsi à se dédouaner des insuffisances de départ ?

    Certainement. Elles ne maîtrisent rien, sont dépassées par les événements et veulent masquer les insuffisances diverses. Pour elles, il faut faire acte d’autorité, comme si les français étaient trop cons pour se débrouiller seuls comme des adultes et qu’il leur fallait un tuteur : gouvernemaman.

    Ce siècle promet d’être délirant, et c’est bien parti.

  • L’histoire retiendra pendant longtemps cette pandémie.
    Certainement pas pour les dégâts humains (cf les chiffres), probablement pour l’affaiblissement de notre économie, mais très surement pour les diarrhées de con..ies que l’exécutif se plait à pondre au quotidien.
    Distiller la peur et maintenir ainsi la population servile. C’est là un axe majeur de sa politique intérieure ??

    • L’histoire ne retient que ce que l’on veut qu’elle retienne, cette épisode sera vite oublié, le suivant est plus atroce encore, une économie détruite tue plus de monde qu’un virus.. La planète est sauvee du réchauffement, l’histoire dira donc qu’on a sauver la planète grâce à quelques sacrifiés, des millions sans doute.

    • L’histoire retiendra que la Chine nous à jouer un jolie tour.

  • Donc, cette campagne de test est inutile et stupide, c’est sans doute pour ça qu’on la fait, si on commençait à faire des choses intelligentes le peuple ne pourrait pas comprendre, il deviendrait fou, ses élus lui aurait menti tant d’années, forte propabilite de dépressions incurables, déjà que nous sommes tous sous antidepresseurs.

    • On dit couramment : « s’enferrer dans le mensonge » pour les menteurs ou « être dans le déni » pour ceux qui les croient.

  • ou on peut écrire on teste « à tout va ».. le titre d’une certain façon dit tout.

  • Dès l’introduction de l’article, ça passe mal : le nombre de morts repart à la hausse et les réanimations aussi.

  • Aucune comptabilité des décès pour la grippe sur la période 2019-2020 (8000 décès sur période 2018-2019).
    Aucune comptabilité de décès dus à la canicule (1500 décès en 2019).
    Abaissement du seuil de pandémie pour le covid à 50 pour 100 000 habitants alors que ce seuil est de 150-200 pour les épidémies habituelles (grippe, gastro…).
    Mélange harmonieux de testés positifs sans maladie et de cas nécessitant hospitalisation.
    Tests ne faisant pas de distinction entre la grippe, le SARS, le MERS, le H1N1…
    etc…

  • Des virus tels que le corona, il y en a toujours eu, il y en a encore, et il y en aura toujours !
    La covid a suivi une trajectoire  » normale  » au printemps, puis son taux de létalité est devenu progressivement quasiment nul.
    Avec l’abondance des tests, on a vu que le virus pouvait redémarrer, mais en ignorant superbement son taux de létalité et la quasi-disparition du nombre de décès.
    Avec les mesures prises, on peut augurer que le port du masque et la distanciation seront obligatoires tant que subsistera des virus. C.a.d. : pour toujours !
    Coronament vôtre. JEAN

  • Il existe un système de test immunologique capable de détecter sur un simple prélèvement de salive la présence ou non d’un antigène spécifique du coronavirus19. Sa spécificité est de l’ordre de 90%. Sa sensibilité est de l’ordre de 70%. C’est aussi bien que le test RT-PCR qui coûte cher et qui prend plusieurs jours pour connaître le résultat exprimé en CT, nombre de cycles de polymérisation sans amplification pour pouvoir déclarer le résultat négatif. Les « décideurs » n’en veulent pas en France alors qu’il est couramment utilisé ailleurs. Il faudrait une explication, surtout que l’on constate cette dérive des tests RT-PCR. On va faire plonger pour rien la SS. et quelle perte de temps!

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