Les Gilets jaunes de retour contre « le système » ?

La tentative de démonstration de force des Gilets jaunes ce samedi ne va-t-elle pas paradoxalement renforcer le pouvoir ?
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Photo by ev on Unsplash

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Les Gilets jaunes de retour contre « le système » ?

Publié le 12 septembre 2020
- A +

Par Olivier Maurice.

Les Gilets jaunes sont de retour dans les rues pour ce 12 septembre, et avec eux revient le spectre de la révolte populaire, des vitrines cassés et des pillages.

Car c’est une évidence : les Gilets jaunes font peur.

À leur décharge, il faut dire que nous vivons dans un monde dominé par la peur, entre la peur des attentats, la peur du Covid, la peur de la délinquance ordinaire et extraordinaire, la peur de la crise économique, la peur de la mondialisation, du grand remplacement, du passé, des produits chimiques, du nucléaire, des multinationales, de la surveillance généralisée, du réchauffement climatique… Notre société baigne dans la peur.

Gilets jaunes contre le système

Si on a autant de difficultés à déterminer l’agenda des Gilets jaunes, c’est qu’il faut le lire bien au-delà des revendications sociales ou politiques, souvent totalement contradictoires.

C’est contre le « système » qu’est dirigée leur colère. Le système, ce mot fourre-tout qui tente de décrire le régime politique, économique et social français, qui essaie de nommer cet hybride brinquebalant d’utopie sociale et de nostalgie politique dont la dernière mouture, la Cinquième République, est chaque jour de plus en plus en difficulté.

Les effondrements du régime en place sont malheureusement périodiques. Même dans ses formes archaïques comme le colbertiste de Louis XIV ou le Comité de Salut public de la Révolution, l’État français a la fâcheuse tendance de toujours finir par imploser, la mauvaise habitude de toujours s’effondrer sur lui-même au bout d’un moment.

Périodiquement, inexorablement, le système est pris des mêmes travers, des mêmes défauts et succombe aux mêmes problèmes qui finissent par le conduire à sa perte. À chaque fois, le pouvoir s’enferme dans une bulle, refuse de voir la réalité, méprise ses contradicteurs et les traite avec condescendance et arrogance.

Et à chaque fois, quand il se réveille, il est trop tard. Il ne lui reste alors que très peu d’options : essayer d’éteindre le feu en activant la course en avant, l’arrosage de privilèges et en faisant l’équilibriste… ou exploser en plein vol.

Récupération(s)

Mais heureusement pour le pouvoir en place, et malheureusement pour les Gilets jaunes, l’obscène entreprise de récupération par le fossile vivant de l’extrême gauche française a sévèrement décrédibilisé le mouvement. Pas totalement, mais peut-être suffisamment pour que la manifestation de samedi débouche sur un flop.

Comment prendre au sérieux une révolution prolétarienne remplie d’étudiants en sociologie en panne de sensations fortes et en rébellion contre l’ultra-libéralisme de papa dentiste et de maman professeur de littérature à la Sorbonne ?

Comment comprendre l’adoration soudaine de cette gauche idéologique pour un mouvement dont l’argument central est de faire cesser ce régime qui, selon les propres mots des Gilets jaunes, détruit la France depuis 40 ans, c’est-à-dire depuis que la France a plongé à gauche toute et s’est mis en tête de faire des leçons de collectivisme et de progressisme à la planète entière ?

Comment croire une seconde qu’il peut y avoir convergence des luttes entre indigénistes et zadistes d’un côté et « la France qui travaille dur pour être mal payée » de l’autre ?

Pourquoi penser à autre chose qu’une alliance de circonstance qui n’a nul autre but que de chercher à créer le chaos et qui n’aura comme seule conséquence que de rendre encore plus illisible le message déjà bien confus des manifestants ?

Gilets jaunes et drapeau jaune de la révolte

Mais ce qui fait vraiment peur avec les Gilets jaunes, ce qui fait horriblement peur au pouvoir (et à quoi l’extrême gauche, comme à son habitude, n’a rien compris), ce ne sont pas les Gilets jaunes du 12 septembre, ce sont les Gilets jaunes du 17 novembre 2018.

Ce sont les pharmaciens, les chefs de petites entreprises, les cadres intermédiaires, les infirmières libérales, les free-lance, les commerçants, les artisans, les avocats… qui se sont retrouvés sur des ronds-points pour hurler leur raz-le bol fiscal.

Ce sont ceux que tous les politiques de France, sans pratiquement aucune exception, insultent en permanence en les traitant d’égoïstes, de réfractaires, de réactionnaires, de conservateurs, de bourgeois, de profiteurs… de riches. Ceux qu’à droite comme à gauche, on traite avec dédain et répugnance de libéraux (impunément, car personne ne voit l’intérêt de répliquer).

Ce sont eux qui, d’habitude si calmes, ont un samedi hissé le drapeau jaune et ont tout rejeté en bloc : les taxes, l’État, l’autorité, le pouvoir central, l’oligarchie… et ont réclamé la liberté de se déplacer et celle de résister à l’oppression.

Le drapeau de la même couleur que celui que les commerçants de Boston brandissaient en 1773 lorsque déguisé en Indiens, les Fils de la Liberté jetèrent par-dessus bord 45 tonnes de thé pour protester contre les taxes exorbitantes et la connivence qui accordait des privilèges indus à la Compagnie des Indes Orientales.

Liberté, sécurité, sécurité…

Cette France silencieuse n’a en général absolument rien à faire de la politique. Elle ne fait la plupart du temps que chercher à comprendre le système pour mieux l’éviter.

Cette France invisible est à l’opposée des Gilets jaunes d’aujourd’hui : calme, silencieuse, discrète. Mais c’est néanmoins sur son abstention, sur son accord tacite, sur son manque de réaction que repose le peu de légitimité qui maintient les institutions en place.

Le régime, le système, en France comme dans nombre d’autres pays occidentaux, ne repose pas sur l’adhésion au pouvoir en place, mais sur le choix de la moins pire des options possibles.

Si les revendications initiales des Gilets jaunes « canal historique » restent toujours présentes et sont sans nul doute encore très populaires, le glissement politique et sociologique, de la classe moyenne silencieuse et libérale au prolétariat revendicatif et collectiviste, ont largement changé la vision que la population se fait du mouvement.

Mais jusqu’où ? Très difficile à dire dans le climat de tension actuel où il flotte comme une bizarre ambiance de fin de règne.

Le gouvernement sera un peu obligé samedi de jouer à pile ou face. Soit la manifestation dégénère et crée l’indignation dans le pays. Soit la manifestation dégénère et crée l’émoi dans le pays.

Les grandes manœuvres (dépôt de plainte du ministre de l’Intérieur contre Jérôme Rodriguez, interdiction de manifester dans plusieurs secteurs de la capitale, renforcement des mesures sanitaires, revirement de Jean-Marie Bigard…) ont d’ailleurs déjà commencé bien avant le rassemblement des troupes.

C’est pour cela que la tentative de démonstration de force des Gilets jaunes, en cristallisant autour d’elle tout ce que la France compte d’opportunistes du chaos, de naïfs du grand soir et de victimaires pleurnichards, risque d’avoir comme principal effet d’ériger le pouvoir en chevalier blanc gardien de l’ordre et de la liberté… et de le renforcer.

Ce qui est assez ironique.

Voir les commentaires (42)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (42)
  • qu’est ce qu’elle va être contente la racaille sauvageonne de notre beau pays ! enfin un peu d’exercice et de défouloir dont les commerçants vont encore faire les frais ! et pis , z’ont pas besoin de masques , ils portent des cagoules ! ma pauvre France , tu as vraiment été dirigé ‘ et ce depuis longtemps ,par des bons à rien ; on voit le résultat ;

    • Le mouvement primaire des gilets jaunes avait été déclenché par une n. ème augmentation du prix des carburants liée aux taxes délirantes subies par ce produit de première nécessité. Pas sûr que cette fois le mouvement puisse être récupéré par la gauche à son profit, vu que la précarité va exploser ( chômage, inflation, taxes et impôts nouveaux ou en hausse), que l’instigateur de cette situation, Macron est censé être de gauche ( même si certains le voient à tort libéral) et donc se soucier du sort des pauvres en taxant encore plus les riches. Or le Nb de riches va se réduire comme peau de chagrin ( surtout par la fuite vers les paradis fiscaux), les entreprises à taxer idem, ne resteront plus qu’une classe moyenne exsangue et les pauvres. Que penser qu’il arrivera quand une majorité n’aura vraiment plus rien à perdre?
      Ce que l’on peut craindre, c’est que le gouvernement laisse la « racaille sauvageonne » se déployer pour maintenir la population dans la peur, mais il me semble que dans la situation qui se dessine, c’est un choix explosif qui va lui péter à la figure.

      • « cette fois » ? La récupération ne se fait pas à nouveau chaque samedi, elle a été faite une bonne fois pour toutes et les initiateurs originaux ne ressusciteront pas.

        • Contrôler la rue, base de tous les fascismes, qu’ils soient soient rouge ou brun.

        • Non, « cette fois », le mouvement risque d’avoir une ampleur beaucoup plus vaste, car si vous mettez de côté les 10% de riches qui n’en ont rien à battre, les 90% restants ( classe moyenne et supérieure+précaires) risque de réagir beaucoup plus violemment et durablement vu, et je me répète, QUE QUAND ON n’A PLUS RIEN A PERDRE, on agit poussé par le désespoir.

          • Même en supposant qu’ils n’aient plus rien à perdre, ce qui peut sembler un rien surréaliste quand on est correctement informé sur le tiers-monde, le problème est qu’ils n’ont rien à gagner non plus. Les individus qui n’ont rien à gagner n’agissent guère.

          • Sauf qu’ils n’ont pas « plus rien à perdre », faut arrêter de vouloir jouer aux révolutionnaires comme si on n’était pas dans le pays le plus distributeur d’avantages sociaux…

            • Le libéral que je suis a du mal à comprendre vos remarques (MichelO et Raphsud) Car  » dans le pays le plus distributeur d’avantages sociaux » et  » même en supposant qu’ils n’aient plus rien à perdre », qu’arrivera-t-il quand l’état n’aura plus « d’argent des autres à distribuer » ou que tous les producteurs de richesses (biens alimentaires, énergie etc…) n’auront plus aucune motivation à produire, et que les étals des magasins seront vides comme aux plus beaux jours de l’URSS et de son économie administrée? Il me semble que rester lucide et regarder les réalités en face n’a rien de révolutionnaire!

              • Il arrivera quelque chose, sans doute, mais pas la révolution prolétarienne. En Chine par exemple, c’est Deng qui a instauré l’économie socialiste de marché, pas les protestataires. Ca a marché parce que les Chinois de base y ont très vite vu ce qu’ils avaient à gagner, pas parce qu’ils n’avaient (depuis des lustres) plus rien à perdre.

      • Rhooo vous osez dire que les racailles sont les alliés du petit marquis.

        Vous avez raison. Ce sont ses meilleurs électeurs.

      • « la fuite vers les paradis fiscaux »; On croit entendre un type d’extrême gauche. De grâce, il suffit de dire vers des pays qui ne sont pas des enfers fiscaux. Il y en a pas mal. Quant au paradis, je n’y crois pas trop.

        • « « la fuite vers les paradis fiscaux »; On croit entendre un type d’extrême gauche. »
          J’ai employé ce terme parce qu’il est devenu politiquement correct depuis que les « types d’extrême gauche » l’emploient à tour de bras dans leurs discours, confirmant en cela qu’ils admettent que leur gestion de l’économie fait peur et fait fuir les français de leur enfer fiscal. Et actuellement, force est de constater que la France est en tête, pour ne pas dire le seul enfer fiscal. Que les autres soient des paradis, je ne sais pas, mais les nommer tous serait trop long!

  • Je me demande tout de même qui est le plus irresponsable. Le mouvement des gilets jaunes qui va être perçu comme tel dans le contexte d’ une société hyper encadrée, ou le gouvernement qui ne cesse de jouer au jeu des oppositions et ses allumettes?

  • on a déjà eu ce débat… en ce qui me concerne être un gilet jaune ne signifie rien..un mouvement dont la seule description est celle ci..ne signifie rien.
    et oui en effet..le gilets jaunes c’est un dénonciateur du délire fiscal mais aussi un communiste qui en veut plus..
    on va ENCORE se farcir un Grenelle de l’ictère avec des ong qui siégeront autour d’une table pour résoudre les « problèmes »..

    on a déjà une démocratie mal foutue..et en plus on la court-circuite..pour faire PIRE…

    • A mon humble avis, si ça pète cette fois, on n’aura même pas le temps d’organiser un Grenelle de quoi que ce soit vu que siéger autour d’une table sera impossible, les tables étant déjà employées pour ériger des barricades!

      • Et on aura enfin le vrai communisme. La pauvreté pour tous, grâce à la volonté de quelques sauvages d’en finir avec les zinégalités et les riches, juste parce qu’ils en veulent toujours plus sans rien faire de plus. Bel exploit.

    • @ Jacques Lemiere

      Le succès des gilets jaunes s’explique en partie par les réseaux sociaux, rien n’est plus facile de mettre en relation des mécontents sur FB et de fédérer un groupe pour une cause. Je crois qu’il n’y aurait pas eu de mouvement, et certainement la concurrence entre les chaînes d’infos continues s’est chargées de faire monter la mayonnaise. Jetez donc un oeil sur la vidéo YouTube « La morale des hooligans (LA NÔTRE !!) » avant de traiter vos concitoyens qui ne partagent pas vos opinions, de cons.

  • #Le régime, le système, en France comme dans nombre d’autres pays occidentaux, ne repose pas sur l’adhésion au pouvoir en place, mais sur le choix de la moins pire des options possibles.#

    Entre parenthèse, la configuration unitaire à la française est un peu plus sclérosante qu’ailleurs a quelques autres exceptions près.
    Je ne pense pas que le régime doive reposer sur l’adhésion du pouvoir en place mais le pouvoir en place devrait reposer sur l’adhésion au régime c’est à dire aux institutions. La confiance ou non confiance au pouvoir en place est secondaire car faisant partie du jeu démocratique, à la condition de l’existence d’une confiance indéfectible à des institutions libérales, proche des gens et protecteur des droits. Certes on aura pas toujours le meilleur gouvernement en fonction des hommes et des circonstances mais ça a l’avantage de limiter les dérives inévitables propre à l’attrait du pouvoir mal encadré et centralisé comme en France. C’est vrai ça laisse aussi moins de place aux grands hommes si admirables, toutefois il vaut mieux en terme d’efficacité et de liberté à long terme monter 9 petites marches qu’une grande..

    • ça fait déjà longtemps que l’on descend de petites marches, et maintenant on s’apprête à en descendre une grande, surement trop haute pour les petites jambes de notre économie cul-de-jatte!Et ça va faire mal! Un mal peut-être nécessaire pour faire enfin réagir les français?

      • Il n’y aura aucune remise en cause. L’électeur français est irrémédiablement con.

      • Et une fois qu’on a répété une enième fois les conséquences on fait quoi ? On continue à fustiger les compétences des politiques sans jamais s’attaquer à celles de notre régime. Comme ça on est à peu près certain que rien ne bouge comme depuis des décennies. Tempête dans un bocal c’est ça votre plan formidable !!

  • Les jojos sont de retour et revendiquent souvent le système suisse de votation plus démocratique,ok pour la votation mais on prend aussi leur code du travail qui résoudrait bien plus de problèmes des jojos que la votation,leurs 4 semaines de congés et plus de 35 h payées 39 non plus …alors les jojos toujours pour la Suisse démocratique ?

    • Moi, oui et des deux pieds.

    • je suis désolé mais c’est une erreur..

      je souhaiterais un système qui minimalise les possibles atteintes aux libertés individuelles..

      au point où est rendu l’opinion française…je ne vois pas de salut à court terme une faillite peut être?une horreur ensuite? avec une opinion convaincue que la faillite a été causée par un manque de socialisme..donc plus de socialisme..
      fondamentalement la force s impose..
      la force est détenue souvent par le nombre..
      si on est entouré par des cons ..on est mal barré..

    • @PCC
      Bonjour,
      Les 35 heues payées 39 ne l’ont pas été lontemps. Depuis, c’est un mythe, voire un mytho,

      Les suisses sont consultés pour chaque nouvelle loi. Une loi votée par leur représentants dans leur chambre n’est applicable que si elle est validée par les citoyens suisses.

      • En effet STF la France travaille trop,passons vite aux 32 h voire 28 h comme dans la plupart des administrations et collectivités censées en faire 35…

        • On pourrait aussi interdire de plateau tout politicien et l’Assemblée de siéger après 32h d’activisme dans la semaine, ça nous laisserait souffler un peu.

  • Et si les cons sont nombreux ,on est encore plus mal barré!

  • ‘Si les revendications initiales des Gilets jaunes « canal historique » …. ont largement changé la vision que la population se fait du mouvement. »
    Donc les revendications du départ ont l’aval de la population, maos dés qu’elles contiennent du socialisme la population ne donne plus son aval.
    Comment c’est possible ça ?

    • Parce que la ridicule minorité de fanatiques persuadés que le socialisme et l’Etat sont le nirvana font de la politique, pas les autres.

    • Comment c’est possible ?

      Simple, les GJ actuels vivent de l’impôt, alors que les GJ historiques en meurent…

      • et vu le nombre de gens qui vont « mourir » avec la situation économique qui se profile… auront-ils d’autre choix que la révolte violente ???

  • Ces gilets jaunes font ch… les Parisiens. Trop c’est trop.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’intérêt pour Emmanuel Macron de choquer par ses propos sur les non-vaccinés est évident. Il en va même de sa survie politique. Profitant de la visibilité de sa fonction, il a provoqué un séisme politico-médiatique lui évitant que les résultats de son mandat s’invitent dans la campagne.

Difficile en effet de trouver quelque chose de positif dans son bilan. Certes, la suppression de l’ISF et le lent démarrage de la baisse des impôts des entreprises sont des mesures tout à fait bénéfiques, de nature libérale. Mais comment les considérer... Poursuivre la lecture

Par Samir Ayoub et Luc Meunier.

Le prix du carburant a atteint un niveau record à la pompe dépassant ainsi celui de 2018, qui avait déclenché le mouvement des gilets jaunes. Or, malgré les récents appels des leaders historiques pour reprendre le mouvement et une forte activité sur les réseaux sociaux, le bilan des premières mobilisations reste relativement mitigé.

Parallèlement, le gouvernement vient d’annoncer « une indemnité inflation » de 100 euros par personne gagnant moins de 2000 euros nets par mois.

Cette indemnité... Poursuivre la lecture

Par Pierre Chasseray.

Mais où est passé notre bon sens ? notre mémoire ?…

Le confinement aurait-il eu pour effet de déclencher une forme d’amnésie gouvernementale au point d’oublier la France de la colère ? Pour quelques centimes de plus d’une taxe carbone poussée médiatiquement par une frange de bobos-écolos nourris au caviar bio à la louche, la France s’embrasait. On touchait à la voiture, à la mobilité…

Nous ne sommes que quelques semaines plus tard si nous mettons entre parenthèses cette période de crise sanitaire, et... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles