Les experts et les États ne pourront rien contre les effets de la crise sanitaire

La Banque Centrale Européenne et l’État ont-ils les moyens de pallier les effets de la crise sanitaire ?

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Screenshot_2020-06-22 REPLAY - L'allocution d'Emmanuel Macron du 14 juin

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Les experts et les États ne pourront rien contre les effets de la crise sanitaire

Publié le 23 juin 2020
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Par François Facchini.

Il n’est pas un jour depuis l’allocution du président Emmanuel Macron du 16 mars 2020 sans l’annonce de nouvelles mesures de soutien à la croissance économique. L’objectif est qu’aucune entreprise ne soit livrée à la faillite. Après un premier plan de soutien1 financé sur des fonds publics nationaux, est venu le plan européen du 10 avril 2020 qui actait la mise en place d’un plan de soutien à l’activité économique de 550 milliards d’euros.

Aujourd’hui il y a le débat sur la répartition de ces aides publiques et le rôle bénéfique que peut jouer une politique monétaire adaptée et capable de réduire toujours davantage les coûts du service de la dette. La politique de taux d’intérêt négatif (- 1 % pour les établissements bancaires) est la conséquence de cette coordination des politiques budgétaires et monétaires au niveau européen.

Pas un jour donc sans que le gouvernement rappelle à son peuple en masse toute la bienveillance et l’énergie qu’il met à résoudre les effets de l’arrêt brutal de la production entre mars en mai 2020.

Après le moment des médecins, le moment des économistes

Ces choix monétaires et budgétaires sont relayés et légitimités régulièrement par la prise de positions des experts, autrement dit des économistes qui ont réussi à diriger les grandes organisations internationales issues du consensus keynésien d’après-guerre comme Olivier Blanchard (économiste en chef du Fonds monétaire international) ou Dominique Strauss-Kahn (ancien directeur général du Fonds monétaire international)2.

L’économiste Esther Duflo ; prix nobel d’économie en 20193 pour ses travaux sur la pauvreté dans les pays en développement, et en Inde en particulier, qui n’a pourtant jamais travaillé sur les questions macro-économiques, s’est cru autorisée à déclarer un moment Keynes qui doit conduire les gouvernements à ne plus compter. La solution serait de soutenir la croissance par la dette publique et la mise en œuvre d’une fiscalité progressive taxant les riches.

Olivier Blanchard, Jean Pisani-Ferry et Thomas Philippon dans cette même séquence ont proposé pour le think tank américain Peterson Institute4 de remplacer le chômage partiel par une politique de subventions aux salaires pour tous les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire (tourisme, transport aérien, hôtellerie-restaurations, etc.), et de faire collaborer les banques et l’État pour aider les entreprises en difficulté. 

L’observateur attentif ne peut qu’être surpris par tant de confiance dans l’intervention publique, tant les moments keynésiens ont épuisé leurs attraits après leurs échecs dans les années 1970 et lors de la crise de 2008 qui n’a finalement jamais permis à l’économie mondiale de retrouver le chemin d’une forte croissance économique et a débouché sur la situation dite de stagnation séculaire5.

Le même observateur ne peut aussi que s’interroger sur l’absence totale dans le débat des thèmes traités par la théorie économique contemporaine comme l’austérité compétitive ou les défaillances de l’État. 

Les experts et les gouvernements ont la solution

Il faut leur faire confiance.

C’est comme si les experts et les gouvernements n’avaient rien appris des échecs de ces politiques. Les économistes sont comme frappés d’amnésie lorsqu’ils oublient qu’en 2010-2011 l’économie européenne a été au bord d’une crise de la dette souveraine du fait de l’augmentation des taux d’intérêt pour les pays du sud de l’Europe : Italie, Espagne, Grèce et Portugal.

Un tel risque est réel après la politique d’endettement massif des États européens et de la France en particulier. Le moment Keynes de 2008 n’a toujours pas été soldé qu’il faut déclarer un nouveau moment Keynes qui n’a pas de raisons d’avoir des effets très différents.

Dire qu’il faut dépenser encore plus parce que la récession est plus profonde suppose que l’on connaît la profondeur de la récession et que la dépense financée par l’emprunt est efficiente. Si on suit les chiffres de l’INSEE depuis mars 2020 il ne cesse de changer. Personne ne sait qu’elle sera l’ampleur de la crise. Les économistes sont un peu dans la même incertitude que les médecins. Ils ne savent pas comment va évoluer la crise et combien il faut dépenser pour soutenir la croissance car ils ne savent pas comment les consommateurs et les producteurs vont réagir à la baisse de leur revenu.

Ils tâtonnent et vont probablement comme les médecins exiger des gouvernements qu’ils dépensent beaucoup plus que nécessaire par excès de prudence. Ils agissent sur la base d’une connaissance imparfaite, mais leur décision nous impacte tous et peut nous conduire à une crise économique et sociale encore plus grave que celle qui nous a été léguée par la décision de confiner la population et de bloquer l’économie du pays

C’est, aussi, comme si les experts et les gouvernements n’avaient pas lu la théorie économique contemporaine qui assure article après article qu’en moyenne les pays qui ont les niveaux de dépenses publiques les plus élevés sont aussi les pays qui ont les taux de croissance les plus faibles (Sefa et al. 2016)6.

La dépense publique est le problème

Ce n’est pas tant ici l’ignorance sur le montant des dépenses et des dettes qu’il faut engager qui est problématique que le fait que la dépense publique n’est pas un moyen de soutenir la croissance. La dépense publique est plutôt le problème.

Un très grand nombre d’observations conduit en effet à penser qu’au-delà d’un ratio dépenses publiques sur PIB de 30 % la dépense publique a plutôt un effet négatif sur la croissance économique car elle conduit à gaspiller des ressources rares (Facchini et Melki 2013)7 :

  • Elle favorise la surproduction de biens collectifs (sur-éducation par exemple) : c’est comme acheter une baguette et en jeter la moitié par terre.
  • Les services publics sont produits plus chers que les services privés : c’est comme acheter une baguette un euro et 20 centimes dans une boulangerie alors que l’on aurait pu l’acheter un euro dans une autre boulangerie.
  • En l’absence de prix de marché l’État ne sait pas choisir les secteurs ayant le plus de valeur pour les consommateurs : il choisit alors arbitrairement des secteurs comme la transition écologique, l’école ou la santé sans avoir les moyens de fonder son choix sur un calcul économique solide.

L’énergie produite par le parc éolien par exemple est utile, mais est-elle plus utile, et moins coûteuse que l’énergie hydraulique ou solaire, etc. Et surtout est-elle demandée par les consommateurs qui restent souverains sur les marchés. N’auraient-ils pas préféré partir en vacances en Corse ?

C’est enfin comme si les travaux d’Alberto Alesina n’avaient pas existé alors qu’il y a consacré toute sa vie jusqu’à sa mort le 23 mai 20208. Son principal message était qu’il existe deux types d’austérité.

Le premier type repose sur une augmentation des impôts et peut effectivement avoir des effets négatifs sur la croissance économique.

Le second type renvoie aux politiques de baisse des dépenses publiques. C’est ce type de politique qu’Alesina et al. (2019, p.4) nomment l’austérité expansionniste.

L’austérité est expansionniste lorsque la croissance économique est forte durant la période d’austérité autrement dit de baisse des dépenses publiques. Les données suggèrent quelques exemples d’austérité expansionniste réussis : Autriche, Danemark et Irlande dans les années 1980 ; Espagne, Canada et Suède dans les années 1990. Au lendemain de la crise financière, les deux pays qui ont le mieux réussi sont l’Irlande et le Royaume-Uni, malgré les énormes problèmes bancaires de l’Irlande. Ces deux pays ont réduit leur dépense.

L’austérité expansionniste permet ainsi d’avoir un taux de croissance plus fort que les pays qui se contentent de s’endetter pour soutenir leur croissance. C’est ce que permet de dire une observation minutieuse des choix budgétaires des pays durant la crise de 2008 et de leurs effets. C’est ce que permet l’observation de l’histoire budgétaire des années récentes.

Les pays qui ont baissé leurs dépenses publiques l’ont fait en période de récession et ont eu de meilleurs résultats économiques. Ce qui signifie qu’un pays qui engagerait une politique de baisse des dépenses publiques en période d’expansion tirerait encore plus d’avantage économique d’un tel choix9. Ce qui veut dire aussi que la solution n’est pas aujourd’hui de s’endetter pour s’endetter, mais de s’engager résolument dans la voie de l’austérité expansive.

L’endettement ne doit qu’être transitoire et accompagné d’une baisse des dépenses publiques autrement dit d’une redéfinition des périmètres d’intervention des administrations publiques.

Ni la banque centrale européenne ni les gouvernements malgré tous leurs efforts ne peuvent produire demain ce qui n’a pas été produit durant la période de confinement (Romer et Garber 2020)10. Ce qui est perdu est perdu. La seule conséquence des politiques engagées sera de fragiliser encore un peu plus l’économie de marché par les menaces que constituent :

  • l’impôt (austérité de type 1) ;
  • le risque de crise de la dette souveraine (scénario argentin ou grec) ;
  • les distorsions de la hiérarchie des prix relatifs induite par l’inflation monétaire ;
  • les erreurs d’interprétation pouvant conduire une partie de l’électorat à associer la crise au capitalisme et à se jeter dans les bras des populismes de gauche comme de droite11

Ces risques sont bien réels et devraient conduire les citoyens à s’organiser autour d’une nouvelle offre politique qui mobilise la connaissance accumulée sur les échecs des politiques de relance, à défendre des politiques d’austérité expansionniste et à redessiner la place donnée aux familles, à l’économie sans but lucratif et à l’économie de marché dans le fonctionnement de l’ordre social.

L’heure est grave et les solutions que les gouvernements nous proposent anciennes et inefficientes. Elles voudraient nous faire croire que les gouvernements font tout pour défendre l’intérêt de la nation, alors qu’ils servent à entretenir l’illusion que les gouvernements et les experts qui les conseillent sont bienveillants et peuvent gérer des problèmes aussi complexes qu’une crise sanitaire et ses conséquences sociales et économiques.

  1. Coronavirus Covid-19 : les mesures de soutien aux entreprises (6 avril 2020). Lien : https://www.economie.gouv.fr/coronavirus-soutien-entreprises (consulté le 12 avril 2020).
  2. Le grand entretien Dominique Strauss-Kahn, La zone euro à un tournant de son histoire, Les Échos jeudi 18 juin 2020.
  3. Journal Le Soir. Esther Duflo, Nobel d’économie, « il est essentiel de soutenir les revenus de la population ». Lien : https://plus.lesoir.be/303355/article/2020-05-27/esther-duflo-nobel-deconomie-il-est-essentiel-de-soutenir-les-revenus-de-la (consulté le 12 mai 2020)
  4. A new policy toolkit is needed as countries exit COVID-19 lockdowns. Olivier Blanchard (PIIE), Thomas Philippon (Stern School of Business, New York University) and Jean Pisani-Ferry (PIIE), Policy Brief, 20-8 June 2020. Lien : https://www.piie.com/publications/policy-briefs/new-policy-toolkit-needed-countries-exit-covid-19-lockdowns (consulté le 18 juin 2020)
  5. Les débats sur la stagnation séculaire et la grande modération sont idéologiquement très marqués car ils viennent de la critique marxiste du capitalisme et d’article de l’économiste keynésien Hansen (1936). Ils ont été réintroduits par Summers en 2016 qui estime que l’économie mondiale n’a pas retrouvé son rythme d’avant la crise de 2008 à cause d’un taux d’épargne trop important. En fait, l’autre explication est l’existence d’un secteur public trop important empêchant les économies développées de se replacer sur leur frontière des possibilités de production la plus haute.
  6. Sefa, A.C., Mehmet, U., and Yew, S.L., 2016. Does Government Size Affect Per-Capita Income Growth ? A Hierarchical Meta-Regression Analysis, Economic Record, 93 (300), 142-171
  7. Facchini, F. and Melki, M. 2013. Efficient government size: France in the 20 th century, European Journal of Political Economy, 31, September: 1-14.
  8. Alberto Alesina, économiste défenseur de l’austérité budgétaire, est mort, par François Facchini, publié le 1 juin 2020 à 13 h 33, lien : https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2020/06/01/alberto-alesina-economiste-defenseur-de-l-austerite-budgetaire-est-mort_6041393_3382.html
  9. Techniquement cela signifie que l’effet multiplicateur d’une baisse des dépenses publiques est supérieur en période d’expansion qu’en période de récession, car le multiplicateur de dépense de la théorie keynésienne est en fait devenu un diviseur.
  10. Romer, P., et Garber, A.M. 2020. Will our economy die from coronavirus? Lien : https://www.nytimes.com/2020/03/23/opinion/coronavirus-depression.html (consulté le 12 avril 2020)
  11. Le problème de la connaissance est au cœur de la crise des démocraties. François Facchini, Lien : https://www.contrepoints.org/author/francois-facchini
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  • Il est heureux qu’un tel professeur existe à la Sorbonne ! C’est un véritable ovni . Bon un fois dit ça, j’adhère aux thèses de notre auteur mais les chances qu’un tel programme soit appliqué en France sont … inexistantes .

    • Les français ont peur, l’état à peur, la peur n’est jamais bonne conseillere, on fuit la réalité au lieu de l’affronter, quand donc ce confinement prendra t il fin, on a l’impression d’avoir vecu depuis toujours ainsi… Sans changement des hommes en charge de l’état , quelque soit le système économique choisi par eux , on est dans l’impasse et on cherche la sortie désespérément, la porte est close, 10 millions et plus de fonctionnaires et d’assises empêche son ouverture.

      • Vous relatquerez que l’Etat, à force de propagande, entretient une peur qui, objectivement n’a plus lieu d’étre. Si tant est qu’elle ait été justifiée auparavant.

      • Macron, incantant : effets de la crise sanitaire disparaissez, disparaissez! disparaissez vous dis-je ou je vais me fâcher, na!

      • « quand donc ce confinement prendra t il fin, on a l’impression d’avoir vecu depuis toujours ainsi… »
        Remarque judicieuse. Vous avez mis le doigt sur l’objectif fondamental de notre caste dirigeante, en accord avec les autres mondialistes : nous confiner définitivement. Un peuple ligoté devient plus facile à maîtriser.

  • Bel article. Belles théories bien Françaises, malheureusement le calife élyséen s’entourera comme pour la crise sanitaire, de gens incompétents.

  • Libérer, responsabiliser et favoriser la propriété, tout est dit dans cet article mais c’est sans compter sur un Bruno Le Maire, archi-nul en économie qui pavane avec des vieilles recettes éculées keynésiennes et ses « 460 milliards qu’il a mis sur la table », ce qui est d’ailleurs totalement faux, il se croit peut-être à une partie de poker! Imbécile.
    Il y a 4,5 millions d’entreprises en France, mais le sait-il ? si différentes qu’une politique globale ne peut être adaptée, ce n’est pas de crédit dont ont besoin les entreprises de toutes tailles, mais de remises définitives de charges fiscales et sociales et de levée des contraintes administratives pendant la période mesurée secteur par secteur, branche par branche, entreprise par entreprise, ce qui coûtera évidemment moins cher que les dettes étatiques qu’il faudra rembourser et ainsi constater que les dépenses publiques peuvent enfin baisser pour le plus grand bien des chômeurs retrouvant travail et dignité.
    Là, il pourrait dire: Vive la France, car se sont seules les entreprises qui relèveront le pays et certainement pas les-hommes-de-l’Etat
    Merci l’auteur de cet article.

  • Et malheureusement, ils sont bien partis pour une gestion économique aussi désastreuse que celle du covid. Avec des conséquences exponentielles. Qu’ils retournent sur les bancs de la Sorbonne devant François Facchini ! Mais vite.

  • je ne comprend pourquoi cet argent public mis à la disposition des états n’a pas été accompagné de contre parti , surtout pour les pays  » cigales « ; cela incite certains dirigeants à faire tout et n’importe quoi avec ce fric , sauf ce qu’il faut ;

    • @véra-L’argent public n’existe pas, soit ce sont des impôts soit se sont des dettes donc encore des impôts pour plus tard.

    • La contrepartie exigée par Merkel pour les français (par rapport à l’aide européenne) a sans doute été de reprendre la réforme des retraites et de l’assurance chômage.

  • je ne comprend pas , pardon ;

  • Oui effectivement l’heure est grave, pas seulement pour l’Europe mais pour la planète tout entière.
    Nous ne pouvons pas toujours raisonner économiquement.
    Il y a des contraintes externes à la gestion, comme les guerres, les épidémies, les famines, la surpopulation, la pollution, l’éducation etc…
    Le moment des médecins a été un fiasco total, avec au final aucune solution thérapeutique en vue pour cette épidémie, quel sera l’issu du moment des économistes ?
    Sans doute pas mieux, ou même pire chacun voyant ses propres intérêts prévaloir.
    Je pense que nous sommes à un carrefour sociétal très dangereux
    où faire confiance aux experts est aussi stupide que faire confiance au peuple.
    Il est plus facile de changer un système que de changer la nature humaine, source de tous nos problèmes.

    • Votre commentaire n’a pas plu.

      Mais moi je suis d’accord. Il me semble que l’on assiste à une avalanche de prises de positions idéologiques et politiciennes travesties en sciences face à un problème mal cerné.

      – Quand va-t’on réellement sortir de la crise sanitaire ?
      – Quelle va être la réaction de la population face au désastre économique ?
      – Qu’elle sera la marge de manœuvre de l’Europe face au reste du monde ?
      – Les pays du nord vont-ils accepter de se laisser entraîner dans la faillite des pays du sud. L’unité va-t’elle résister face aux différences de réponses des pays ?

  • En nous recyclant le mêmes méthodes avec les mêmes promesses basées sur les mêmes idéologies, ils nous assurent simplement que rien ne va changer.

    C’est la marche sur place dans les sables mouvants : l’idéologie en suspension dans le covid …

  • Les économistes feront comme les médecins – ou un certain nombre d’entre eux: sous l’impulsion de l’Etat, ils écarteront les solutions simples et peu coûteuses pour promouvoir des plans coûteux au service des grandes entreprises… y compris financières

  • Article dont je partage le contenu. Néanmoins, une dimension capitale est absente.
    La crise dont on parle n’est finalement que très peu une crise sanitaire.

    C’est avant tout la crise de la réponse des hommes (enfin, de certains d’entre eux) à un problème sanitaire, une pandémie.
    Car quelle logique pouvait conduire à arrêter totalement un pays lorsque le problème à régler touchait 2 régions sur 8 et quasi exclusivement une seule tranche d’âge de personnes, qui plus est, non actives.
    Arrêt total qui fit suite à une insouciance sidérante et à un prisme idéologique coupable.

    Après avoir fini de ruiner l’économie, ces hommes (les progressistes, l’État. Toujours eux) s’agitent en tous sens (avec l’argent des autres, comme à l’accoutumée) pour laisser penser aux sots (ils sont nombreux maintenant) qu’ils sont indispensables.
    C’est l’État « pompier pyromane ».
    Ou, autrement dit, c’est une démonstration supplémentaire du fait que « le socialisme se justifie sur les désastres et ruines qu’il génère inéluctablement ».

  • Seule explication raisonnable. Nos gouvernants veulent durer, durer, durer… Et pour cela tout est bon, arnaque, mensonge, spoliation de l’épargne, dilapidation des biens publics. Et le tout jusqu’à consommation intégrale de l’argent des autres.

  • tant que l’argent est gratuit, pourquoi s’en priver ?

    Au pire, les (petits)-enfants paieront (salauds de pauvres).

    • Dans une nouvelle de SF américaine assez ancienne, le personnage était troublé par le fait de vivre et consommer à crédit payable par ses enfants et petits enfants, alors que lui même devait rembourser les dettes de ses parents.

      Dans la version socialiste moderne, c’est bien plus sournois et implacable : la dette n’est pas personnelle mais collective et on ne peut refuser l’héritage et l’esclavage.

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