Keynésianisme ou libéralisme : la France va-t-elle enfin faire le bon choix ?

La question du choix d’une politique économique, et même la question centrale de la différence entre les théories économiques, repose sur la question de la dynamique. Quel est le moteur de l’économie ?

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Keynésianisme ou libéralisme : la France va-t-elle enfin faire le bon choix ?

Publié le 25 décembre 2019
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Par Vladimir Vodarevski.

Les économistes étudient habituellement l’économie dans le but d’avancer des politiques pour en améliorer le fonctionnement. Les propositions qui sont faites peuvent être classées en deux catégories.

Soit il s’agit de stimuler l’économie par la dépense, par des grands travaux, par des allocations, en favorisant le crédit, etc. ; ou encore, en intervenant plus directement, pour construire de nouveaux secteurs économiques, comme la transformation écologique de l’économie.

Soit ce sont des mesures dites libérales, qui visent à développer un cadre favorisant la liberté de chacun, dans le respect de règles de droit, et de laisser la vie économique se structurer d’elle-même.

Dans le premier cas, il faut stimuler l’économie, ou même construire des secteurs entiers. La dynamique de l’économie est donc externe. Dans le second, la dynamique est interne.

La question du choix d’une politique économique, et même la question centrale de la différence entre les théories économiques, repose donc sur la question de la dynamique.

Quel est le moteur de l’économie, qu’est-ce ce qui fait bouger l’économie, qu’est-ce qui la fait évoluer ?

Seront comparées ici les dynamiques de l’économie telles qu’elles sont vues selon les deux grands courants de la science économie, le libéralisme et le keynésianisme. Chaque courant sera présenté, d’abord le libéralisme, puis le keynésianisme. Enfin, sera comparée la cohérence de ces deux conceptions de l’économie.

Le libéralisme

La théorie libérale moderne est notamment basée sur la théorie subjective de la valeur. Elle a été définie par Carl Menger, en 1871, mais en même temps, et de manière indépendante, par Léon Walras et Stanley Jevons. Cette approche subjective de la valeur représente une évolution par rapport au courant classique, incarné notamment par David Ricardo, qui était fondé sur la valeur travail. À partir de la valeur subjective, les travaux de Carl Menger ont posé les bases de ce qui est aujourd’hui l’école autrichienne, avec un auteur comme Ludwig von Mises qui a perpétué cette approche. Tandis que s’est développé, toujours à partir de l’approche subjective, le courant néoclassique, à travers notamment Alfred Marshall.

Selon la théorie subjective, le prix d’un produit, ou service, dépend de la valeur que lui accorde l’acheteur. Il n’y a pas de valeur objective, mesurée par exemple par une quantité de travail intégrée au produit.

Selon Ludwig von Mises, la théorie subjective de la valeur transforme l’étude de l’économie. Il écrit que l’économie subjectiviste moderne « a transformé la théorie des prix de marché en une théorie générale du choix humain. » (L’action humaine) Ainsi, l’économie est intégrée dans un champ plus large, qui est l’étude de l’agir humain, appelée praxéologie. L’économie en elle-même est appelée catallaxie, approximativement la science des échanges.

L’économie dépend donc de l’action de chacun. Les gens agissent, font des choix, en fonction des fins totalement personnelles qu’ils se fixent. Ce qui les conduit à mettre en œuvre des moyens. Concrètement, quelqu’un qui veut s’acheter une maison va, par exemple, proposer sur le marché ce qu’il sait faire : une compétence, un service, un produit, etc. Il échangera contre une marchandise intermédiaire, qui permet de conserver la valeur : la monnaie. Au final, il réussira, ou ne réussira pas, à s’acheter une maison.

Le moteur de l’économie, c’est l’initiative de chacun. En fonction de ses buts, chacun échange. Ce qui est appelé production en valeur n’est que la somme des prix de transaction. La croissance est l’augmentation des échanges. La création de valeur est la création de nouveaux produits ou services, inventés dans le but d’échanger, et par des gens motivés par des buts personnels : achat d’une maison, offrir les études aux enfants, réaliser un rêve, etc.

Le keynésianisme

Pour être précis, il y a deux types de théories interventionnistes : celles de type communiste, et celles de type keynésien. Cependant, le communisme ne traite pas de la dynamique de l’économie. Il stipule que le profit vient de l’exploitation des travailleurs. Il prévoit l’inéluctabilité de la révolution prolétarienne, sans préciser ce que serait concrètement le monde post-révolutionnaire. Il faut reconnaître que même les propositions proches du communisme sont largement mâtinées de keynésianisme.

Par exemple, Europe Écologie est très interventionniste. Mais, lors des élections régionales de 2009, son programme proposait de faire financer par la création monétaire le secteur associatif, pour relancer l’économie. Une politique inspirée du keynésianisme.

Le terme keynésianisme peut prêter à débat. En effet, par rapport à Keynes, ceux qui s’en réclament ont évolué. Est-ce que Keynes aurait approuvé cette évolution ? Nul ne peut le savoir. Mais Keynes a donné son nom à une vision de l’économie, qui a évolué après lui, en prenant pour bases ses écrits.

La base de la théorie de Keynes est la réfutation de la loi des débouchés de Jean-Baptiste Say (Traité d’économie politique, 1841). Dans sa Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936), Keynes écrit :

Depuis J.B. Say et Ricardo les économistes classiques ont cru que l’offre crée sa propre demande, ce qui veut dire en un certain sens évocateur mais non clairement défini que la totalité des coûts de production doit nécessairement, dans la communauté entière, être dépensée directement ou indirectement pour l’achat de sa production.

(Il est utile de préciser ici que Keynes ne distingue pas les classiques et les néoclassiques. Il englobe les deux courants sous le terme de classiques.)

Dans la Théorie générale, Keynes critique donc cette idée que l’offre crée la demande. Au contraire, c’est, selon lui, la demande qui crée l’offre. Selon Keynes, les économistes classiques et néoclassiques considèrent que l’argent investi fait tourner l’économie, point sur lequel il est en accord, et que tout argent gagné est soit dépensé en consommation, soit investi. Point sur lequel il est en désaccord.

Selon Keynes, c’est le fait de dépenser qui stimule l’activité. Or, plus quelqu’un gagne de l’argent, plus il a tendance à le thésauriser, c’est-à-dire à le garder, sans l’utiliser pour sa consommation, ni l’investir non plus. Par conséquent, il faut stimuler l’économie par la dépense publique. De préférence par l’investissement public. L’argent investi provoquera des achat de biens de production, ce qui encouragera l’investissement dans ce domaine. L’investissement provoque une distribution de revenus, qui provoque une augmentation des investissements, qui provoque une augmentation des revenus, etc. C’est le principe du multiplicateur. L’investissement public provoque d’autres dépenses d’investissement et de consommation. Une aide à la consommation a également un effet multiplicateur, mais moins important.

Il y a une ambiguïté dans les écrits de Keynes. Sa critique de J.B. Say laisse à penser qu’il raisonne uniquement en termes de circulation de monnaie : le stimulus provient de l’injection de monnaie. Une relation donc mécanique, mathématique. Or, Keynes n’était pas favorable à la mathématisation de ses théories. Sa théorie était aussi basée sur des facteurs psychologiques. Le fait que la demande augmente entraîne de l’optimisme chez les producteurs, qui vont investir et donc entraîner l’économie. Les développements de la théorie keynésienne se sont orientés vers une relation mécanique.

Cohérence du libéralisme et du keynésianisme

L’explication libérale de l’économie apparaît très cohérente. Elle explique ce qu’est l’économie, et l’intègre dans les actions des individus. Elle donne une vision de la dynamique qui fait évoluer l’économie.

En revanche, la cohérence du keynésianisme est problématique. Selon Keynes, l’analyse du libéralisme est que l’offre crée la demande. Il se place donc dans le même type de raisonnement en déclarant qu’au contraire, c’est la demande qui crée l’offre. Cependant, son interprétation du libéralisme est très personnelle.

En effet, ni Jean-Baptiste Say, ni Ricardo, n’ont considéré que l’offre créait la demande. Dans son Traité d’économie politique, Jean-Baptiste Say écrit que les produits s’échangent contre des produits. De même, Keynes cite John Stuart Mill à l’appui de ses propos, alors que ce dernier, dans la citation reprise par Keynes, écrit que « les moyens de paiement des marchandises sont des marchandises elles-mêmes. »

Ces deux économistes, Jean-Baptiste Say et John Stuart Mill ont vécu avant la définition de la théorie subjective de la valeur. Mais celle-ci ne fait que compléter leurs théories. Leurs propos s’intègrent parfaitement dans les développements du libéralisme qui leur ont succédé. Dire que les produits et services – car Say traitent déjà de ceux-ci – s’échangent contre des produits signifie simplement que chacun propose quelque chose sur un marché pour l’échanger contre autre chose. La monnaie n’est qu’un bien intermédiaire, car celui qui est intéressé par le produit vendu n’a pas forcément le produit que souhaite le vendeur. Il faut donc un produit intermédiaire, accepté par tous, pour fluidifier les échanges.

Contrairement à ce que prétend Keynes, il n’y a pas chez les libéraux l’idée que les dépenses en coût de production stimulent l’économie. Ce ne sont pas les dépenses de production qui stimulent l’économie selon les libéraux. C’est le fait que les gens proposent des produits ou des services en échange d’autres produits ou de services. Ce n’est ni l’offre ni la demande qui stimule l’économie.

Par conséquent, en déclarant que la circulation monétaire stimule l’économie, Keynes rompt complètement avec le libéralisme. De plus, même s’il intègre des facteurs psychologiques, sa description du libéralisme, et de sa théorie, est celle d’un circuit monétaire. En rupture avec le libéralisme.

Cette rupture avec le libéralisme signifie qu’il n’y a plus de fondement à la théorie keynésienne. En effet, Keynes décrit le libéralisme comme un cas particulier de sa théorie. Et il part du libéralisme pour asseoir celle-ci. Cependant, son interprétation du libéralisme est erronée. Sa théorie n’a donc aucun fondement. De même pour ceux qui ont prolongé ses théories, et qui demandent aujourd’hui une relance par la création monétaire.

Conclusion

Les théories issues du keynésianisme ne s’appuient donc pas sur une base solide, contrairement au libéralisme. Les théories de relance par la dépense n’ont aucune base théorique.

Cependant, les débats en économie ne vont pas jusqu’à ce niveau de réflexion.

Et c’est peut-être là le problème. Les débats portent sur ce qu’il faut faire pour relancer la croissance, sans s’interroger sur ce ce qu’est l’économie. Il faudrait revenir à ce niveau de réflexion pour définir ensuite une politique économique.

Article initialement publié en mars 2012.

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  • excellent article

  • Très bon article, et lecture nécessaire pour se remettre du biais scandaleusement pro-Keynes qui imprègne nos médias.

  • Sur la loi des débouchés (ou loi de Say) et de ses interprétations au cous de l’Histoire, je vous recommande grandement de lire l’ouvrage de Steven Kates : « Say’s Law and the Keynesian Revolution: How Macroeconomic Theory Lost Its Way ».

  • « Il échangera contre une marchandise intermédiaire, qui permet de conserver la valeur : la monnaie. »

    Faut-il encore que la monnaie nécessaire soit disponible pour que l’échange intermédiaire puisse être réalisé. On ne peut ignorer le problème de la thésaurisation et plus généralement la question de la quantité de monnaie, car si à long terme on peut admettre que la monnaie est neutre, les prix finissant par s’ajuster à la quantité de monnaie, à plus court terme, ce n’est pas le cas.

    • Si la monnaie nécessaire « n’est pas disponible » elle est fabriquée à la demande, même par le secteur privé si l’état ne s’en charge pas bien. C’est ce que nous apprend l’histoire, par exemple celle de l’Angleterre au tournant du XIXème siècle. Voyez aussi l’usage de coquillages dans les îles du Pacifique, ou plus récemment l’utilisation du sucre en Amérique Latine.
      La thésaurisation est un faux problème. Le keynésianisme, fondamentalement, c’est surtout l’idée ridicule que distribuer de la fausse monnaie incite les gens à travailler plus et mieux.

      • Oui, Jesrad, c’est exactement ce à quoi je voulais en venir : les monnaies privées en concurrence.

        Le monopole étatique sur l’or puis le monopole étatique fiduciaire ont tout deux provoqué des crises profondes qui ont mis en évidence leurs limites. Avec des monnaies privées en concurrence, il revient aux producteurs ou groupes de producteurs d’émettre leurs propres monnaies, soit directement, soit en passant par des banques de dépôt émettrices apportant leur garantie.

        Les modalités de mise en oeuvre des monnaies privées restent à inventer mais, avec la dématérialisation quasi complète de la monnaie, la question peut se limiter à la définition d’un système organisé de chambres de compensation monétaires.

        • Effectivement, il y a d’énormes potentiels avec les nouvelles technologies de l’information. Les structures d’échanges d’information étant déjà payées et maintenues séparément des usages qui en sont fait (neutralité du net, séparation des métiers de « carrier » et d’éditeurs de contenu), on peut sérieusement envisager des systèmes monétaires décentralisés gratuits, où le seul coût est celui d’innovation, à la manière par exemple de Bitcoin.

        • « Les modalités de mise en oeuvre des monnaies privées restent à inventer »
          Laissez faire le marché et on trouvera naturellement et rapidement le ou les (pourquoi être restrictif) meilleures monnaies et systèmes associés.

    • Qui ses souci du court termes? de plus dans une économie vraiment livre les ajustements se feront très rapidement surtout avec les moyens modernes de communication et d’échange. L’arrosage généralisé de pognon n’a certainement pas éliminé la thésaurisation, cela cré juste des bulles idiotes et des crises récurrente terrible. La thésaurisation est saine, si il n’y a rien à pour satisfaire les consommateurs et si les taux d’intérêts sont trop faibles alors les gens gardent leur argent rien que de plus normal, les investissements sont donc sains et l’argent est bien mieux utilisé sans compté qu’on rentre alors dans une économie déflationniste ce qui est parfaitement positif à tout les points de vue contrairement à la doxa étatiste qui utilise l’inflation pour spolier la grande masse au profits de ceux proche du pouvoir.

  • Merci pour cette étude pour les nuls, bien utile.
    Mais, sincèrement,il faut que les pays européens soient dirigés par une sacré bande d’imbéciles pour avoir cru en général une seule seconde à une théorie aussi stupide !
    Car, pour dépenser,il faut d’abord avoir de quoi, des produits, ou des sous, de la monnaie. Cette monnaie ne préexiste pas aux échanges à l’origine. Il n’ y a pas de toute éternité quelque chose appelé monnaie, qui aurait attendu le premier échange pour se montrer,avec le premier abracadabra magique,le sésame sans qui il n’y aurait pas eu d’histoire du monde ,la parole fondatrice de l’économie selon Keynes:  » je voudrais tel objet « ,suivi de la réponse: » d’accord mais il faut quelque chose en échange », et conclue par un  » qu’à cela ne tienne voilà,de l’argent que j’avais à dépenser et dont je ne savais pas quoi faire ! » qui ferait démarrer l’ Economie. ce que semble croire M.Keynes !
    Il y a d’abord une production du travail attirant le désir d’un pékin cromagnon, qui a deux solution : ou il vole,ou il échange,mais contre quoi si ce n’est contre un autre produit différent issu de son propre travail.
    C’est bien l’offre qui aura créé le désir et forcé l’acheteur potentiel à travailler pour fabriquer un autre produit agréé par le premier producteur.La monnaie ne venant que plus tard pour simplifier la transaction .
    C’est un premier travail productif qui aura suscité,avec le désir, un autre travail productif destiné à servir de monnaie d’échange.Ce n’est que là,le premier pas de l’économie.
    C’est bien joli de dépenser,surtout de donner au nombre de quoi dépenser, mais,où le prendra-t-on au départ ?

    Conclusion, les politiciens sont tous nuls en économie pour que la salade de Keynes ait pris si vite et si longtemps !

    • Il y a eu un Avant la société d’échange.La monnaie n’existe pas avant l’échange. On n’ a pas inventé un moyen de lancer quelque chose qui n’existait pas qui était l’économie grâce au moyen d’une monnaie qui,en soi, ne servait à rien dans un monde où il n’y aurait pas eu d’échange. C’est l’échange qui a suscité la monnaie.Dont le premier utilisateur fut un acheteur qui n’en a dû inventer et produire ce qui seul,lui permettait de se rendre propriétaire de ce qu’il désirait qui lui était proposé par le premier producteur.
      C’est bien la production qui suscite le désir d’achat, donc, ensuite seulement,la monnaie.
      Dire comme Keynes qu’il serait supposé que « toute la production » doit être achetée n’est qu’une ânerie sans nom, si c’est pour dire que le producteur va forcer l’acheteur à lui acheter une production infinie.
      Le producteur,selon le premier succès de sa fabrication va, évidemment,moduler sa production en fonction de prévisions raisonnées de vente,étant sans aucun pouvoir de contraindre les « acheteurs,par définition!
      Ce qui est,en outre en contradiction avec l’idée que ce soit l’achat qui provoque la production donc l’offre !
      Un acheteur ne peut pas avoir envie,sauf dérangement mental,de ce qui n’existe pas!(Sauf avec le slogan, »j’en ai rêvé, Sony l’ a fait ! » ou comme si l’homme de Cro-Magnon s’était dit dans sa tête »vivement qu’on invente le fusil ! mais ça c’est seulement dans la chanson !)

      Du seul point de vue métaphysique,le désir et/ou le besoin peuvent susciter une production, quoique avec le progrès technique, susciter à la longue,historiquement,la production humaine,ce qui est évident d’un point de vue historique et très philosophique: la Science répond sûrement à un besoin profond de l’humanité ?
      Seulement elle n’est pas,en soi,objet d’échange commercial.
      On est là en pleine philosophie, non plus dans l’étude de l’économie d’échange d’objets matériels !

      • correction ligne 5 : qui aura dû

      • Le blabla de Keynes,auquel on est en droit de se demander comment des politiciens de tous pays ont pu se laisser prendre, n’est que du marxisme remâché, ou du socialisme Bernsteinien. Le propos est le même,avec une argumentation semblant différente mais qui en découle logiquement : il s’agit de donner des sous aux gens pour qu’ils puissent acheter,dans l’autre,de subvenir à leurs besoins en leur remboursant leurs frais vitaux, chez Marx, de les rendre collectivement propriétaires d’une production nationale(d’abord nationale),ce qui suppose l’égalité matérielle dans le confort de le consommation,le résultat étant une société de cocagne où on obtiendra sans peine une production maximale.Tout cela revenant au même,Keynes étant juste plus proche de Bernstein par le trucage d’un interventionnisme d’Etat sans violence révolutionnaire,seulement par coercition financière des impôts.

        Faut-il supposer que les gouvernements occidentaux ont cru ainsi pouvoir partiquer un socialisme sans le nommer ? Mais, qu’on le nomme ou pas, la cata finale est en vue !

        • Ils ont plus que démontré leur nullité en économie!

        • Comment ils ont pu se faire prendre? essayer de lancer un gros steak à un piranhas? keynes à fait miroiter au politicard avec de pouvoir un pouvoir quasiment illimité sans autre effort que d’être de gros démago, aucun d’entre eux ne pouvait résisté à un tel appât et une fois appâter il n’y avait plus de retour possible en arrière quand on est droguer à l’argent facile c’est aussi addictif que de l’héroïne.

  • Bonjour
    L’offre est limitée, la demande infinie. La seule manière d’augmenter la production (si c’est désirable), est d’augmenter la productivité et l’accumulation.
    Nationaliser un pan de l’économie ne donne pas de gain de productivité (cela se saurait).
    Les gens ne veulent pas de travail, ils ne veulent pas d’argent, ils veulent des biens qu’ils désirent. Le Keynésianisme ne fait que d’augmenter le volume de travail et d’argent, mais ne sait rien du désir des gens. Eux seuls le savent, et encore.

  • Excellent article.
    Sans aller jusqu’à von Mises ou Friedrich Hayek, si déjà les politiques avaient lu et compris (là, cela devient plus diffile pour un énarque) Jean Baptiste Say, dans son génial Traité d’Economie Politique, ils feraient 10 à 100 fois moins de sottises.

  • Le débat est clos! Car la France n’est PAS le pays le plus riche du monde, ni celui avec la croissance la plus forte, malgré ses dépenses étatiques disproportionnées. Et l’URSS s’est écroulée économiquement.

    • oui le débat est clos en France depuis très longtemps, le libéralisme est un gros mot, presque aussi péjoratif que fascime ou nazi et aucun homme politique ne serait qu’un tantinet libéral n’a aucune chance d’exercer le pouvoir en France pour l’avenir prévisible. En france ce sera étatisme et socialisme au menu seul changera le cuisinier.

  • Petite (ou grosse ?) erreur historique : la conception subjective de la valeur remonte à Démocrite et Aristote (IVe siècle avant JC). Elle a été affirmée par Thomas d’Aquin au XIIIe siècle puis les scolastiques de l’École de Salamanque au XVIe et les classiques français (Turgot, Say, Cantillon) au XVIIIe. Menger n’a fait que la redécouvrir et la mettre à la mode (ce qui n’enlçve rien à son génie).

  • Bof ça fait longtemps que la France à fait son choix et ce ne sera jamais le libéralisme à moins d’un catastrophe à l’échelle biblique…

  • Moi je dirais les deux mon général! Key… et lib…. doivent se combiner harmonieusement . Tout l’un ou tout l’autre cela crée des désordres. Les fonctionnaires doivent cotiser aux assedic comme tout le monde, et leur nombre atteindre un idéal petit à petit. Le problème c’est de vouloir commencer.

  • La question est vite résolue car la France n »a jamais connu le libéralisme.

    • Aucun pays moderne l’a-t-il jamais connu ?
      Tant il me semble que l’émergence des Etats, et leur tendance à vouloir se mêler de tout, est fondamentalement incompatible avec le libéralisme économique. Voire le libéralisme tout court…

  • L’auteur de l’article affirme: « Keynésianisme ou libéralisme…. et faire le bon choix ».
    Pour le lectorat de Contrepoints, je pense que la tendance pencherait pour le libéralisme… encore que…
    A mon avis, on ne peut se déterminer qu’en se référant qu’à des exemples probants tels que la Suisse.
    Or en Suisse, au grand dam de nos « experts » en économie, on ne se référe à aucune théorie spécifique et on a la sagesse de se situer en dehors des querelles d’écoles de ces mêmes « experts » !…
    Je vous transmets ci-après le lien vers une explication de la prospérité helvétique.
    https://www.economiesuisse.ch/sites/default/files/publications/Entwicklung%20des%20BIP%20pro%20Kopf_f.pdf

  • voyons, je suis un politicien…quelle théorie aura ma faveur??

  • Le moteur de l’économie est incontestablement la population humaine, sous régime libéral comme dirigiste.
    Parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort – les marchés du prénatal et du funéraire en attesteraient s’il en était besoin – et il se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société, mais aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent, consomment, échangent et s’enrichissent, avec l’aide du progrès scientifique et technique, quelles que soient les conditions du partage de leurs richesses. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques.

    Comment nier cette évidence, dans son rapport avec le caractère incontournablement pyramidal de notre société, dû au fait que richesse et pauvreté existe l’une par l’autre et qu’un destin aveugle assigne à chacun, à sa naissance, sa place au sein de cette pyramide sociale dans laquelle les pauvres se multiplient structurellement à une cadence qui est au moins 6 fois celle des riches ? Jusqu’où irons-nous, alors qu’elle s’atrophie toujours plus, sous la pression de 250 000 êtres humains qui viennent s’ajouter quotidiennement à sa population et que son sommet s’éloignant ainsi incessamment de sa base, les écarts de richesse entre ses occupants se creusant inéluctablement d’autant ?
    https://pyramidologiesociale.blogspot.com

    • en fait non. ..

      en premier lieu…on ne peut pas mesurer l’impact environnemental de l’homme et le réduire à un scalaire..
      en conséquence.. dans la très grande généralité, on ne peut pas dire de façon rigoureuse si simplement ça se détériore ou non…

      la cas des pesticides..vaut il mieux des résidus de pesticides un peu partout ou 30% d’emprise agricole en plus et plus de travail…

      en second…la notion d’atteinte à l’environnement ne veut rien dire..
      l’homme ne détruit pas l’environnement, il le change…

      donc le truc c’est plutôt les écosystèmes non modifiés par l’homme…

      et encore pour voir ça comme un problème il faut expliquer clairement pourquoi pas juste manipuler la peur..

  • Keynes, c’est Marx revisité, mais en bien plus fin.

  • Y’a un truc qui m’échappe, chez vous autres libéraux : comment pouvez vous donner autant d’importance à la théorie subjective de la valeur ?
    Vous semblez en faire une « base solide », comme vous dites, de l’économie alors que ce n’est qu’un fonctionnement culturel somme toute assez marginal.
    La majorité du temps, dans la majorité de nos pensées, de nos échanges ou de nos productions, nous fonctionnons au contraire sur des valeurs objectives, c’est à dire des valeurs fixes et communes ( le mérite, la reconnaissance, la propriété, l’estime, l’effort, l’attention, la primauté des besoin physiologiques, etc…) avec des variations subjectives minimes et négligeables. Que la valeur soit en grande majorité objective est même la condition indépassable de la possibilité d’existence du libéralisme : sans valeur objective il n’y a pas d’état, par exemple.
    Imaginions que vous persuadiez le sens commun que la valeur économique, finalement, n’est globalement pas une équivalence du mérite, tel qu’il est accepté grosso modo par l’ensemble d’une société, mais une notion fluctuante, éphémère, une simple question d’offre et de demande : une telle société ne tiendrait pas un mois !
    Sans valeur objective majoritaire, en fait, il n’existe même pas vraiment de valeur subjective : pas besoin d’avoir fait dix ans d’anthropologie pour le constater…

  • * Vous avez omis de citer le CNR. * Le programme du Conseil National de la Résistance, publié en mars 1944, a été un compromis entre le Parti Communiste, le parti socialiste, les gaullistes, le MRP, la droite résistante, les syndicats, fortement influencés par la CGT, qui cherchait à définir ce que pourrait être une société française qui resterait une économie de marché, mais une économie mixte public/privé avec de grandes entreprises publiques, un secteur bancaire public, un rôle important des travailleurs dans la gestion des entreprises, un fort niveau de protection sociale. https://blogs.mediapart.fr/…/le-programme-du-cnr-vers-une-d… (sic)
    * Mais l’UE au travers ses directives trop libérales appliquées par des Traités signés par nos Gouvernants Français en notre nom, Macron donne des coups de machette & détruit notre souveraineté et nos ex acquits sociaux au nom de l’austérité et de notre Dette… qui avaient permis l’émergence d’1 classe moyenne, malmenée depuis par la déferlante mondialiste incontrôlable de l’Oligarchie, ce qui accroit pauvreté, inégalités & moultes conflits partout !
    https://blogs.mediapart.fr/henri-sterdyniak/blog/150319/le-programme-du-cnr-vers-une-destruction-methodique

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