Pourquoi il est urgent de sortir du socialisme

La machine bureaucratique devient chaque jour de plus en plus folle et arrive irrémédiablement près du point où elle sera totalement hors de contrôle.
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Marx by Txetxu. (CC BY-SA 2.0) on Flickr

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Pourquoi il est urgent de sortir du socialisme

Publié le 22 avril 2020
- A +

Par Olivier Maurice.

Le socialisme prétendait mettre au service de chacun l’action collective.

Mais sous prétexte de progrès social a été élaborée une immense machine bureaucratique, fiscale et réglementaire qui tel un virus a envahi les moindres recoins de notre société et l’a rendu profondément malade.

Cette machine devient chaque jour de plus en plus folle et arrive irrémédiablement près du point où elle sera totalement hors de contrôle. Elle est devenue un animal fou, un parasite, un cancer qui ronge nos vies et nos espoirs.

La gestion de l’épidémie

La gestion de l’épidémie actuelle est à l’image de tout ce que gère ce pachyderme administratif : désastreuse. Il ne fait aucun doute que, sauf sursaut national très improbable, l’horizon économique et social qui s’annonce sera à la mesure du bilan sanitaire catastrophique du « meilleur système de santé du monde »

Avec à ce jour 282 décès par million d’habitants la France se classe quatrième au triste palmarès des pays les plus touchés au monde par l’épidémie, loin, très loin devant des pays comme les USA ou l’Allemagne constamment raillés pour leur système « libéral » et leur « austérité » accusée de tous les vices et perversités.

Rang Pays Population Décès Décès/Million Hab
1 Belgique 11 289 853 5 683 503
2 Espagne 46 438 422 20 453 440
3 Italie 61 302 519 23 660 386
4 France 69 861 344 19 689 282
États-Unis 333 516 432 35 884 108
Allemagne 82 801 531 4 404 53

 

Le socialisme ne marche jamais

Pourtant, ce n’est pas faute de ne pas y avoir mis les moyens : l’État Français a accumulé une telle montagne de dettes pour financer son socialisme outrancier que personne n’a la moindre idée de quand ni comment il serait un jour possible de rembourser cet argent.

Ce n’est pas faute d’avoir persévéré non plus : tout a quasiment été tenté. Tout et tous : à droite, à gauche comme au centre…  De multiples candidats se sont mis en tête de sauver le grand rêve social français, mais rien n’y a fait.

On en a donc déduit que ce serait les hommes au pouvoir qui ne seraient pas assez bons. On s’est alors mis à traquer leur plus petit défaut, au point où même le plus capable des capables, le plus intelligent des intelligents, le plus intègre des intègres, le plus saint des saints, est rapidement jugé indigne d’occuper la moindre fonction publique.

On a aussi inventé des hommes de paille de plus en plus ridicules pour expliquer cette déconfiture : le système, le monde de la finance, la mondialisation, les étrangers, les complots et les groupuscules obscurs…

Nous en sommes arrivés à une situation ubuesque où la seule solution restante consiste à se tourner vers des personnes que l’on ne connaissait auparavant ni d’Eve, ni d’Adam, uniquement parce que sans passé et sans passif, ce sont les seules à avoir encore quelques maigres chances de faire illusion, quelques espoirs de sembler un peu moins mauvaises que les autres.

Le socialisme ne marchera jamais

La triste réalité est que le socialisme est, a été et sera toujours une erreur : celle de croire que la force, la brutalité et la violence (l’État tout-puissant) permettent d’améliorer les choses : qu’il faut absolument intervenir avec autorité dans la vie des gens pour les aider et les protéger contre eux-mêmes.

L’État n’est fondamentalement rien d’autre qu’une organisation criminelle régulée par la loi. Il est d’ailleurs la seule organisation qui ait légalement le droit d’utiliser la violence. Sa seule et unique raison d’être est de se superposer à toutes les autres organisations criminelles arbitraires et de réguler la violence en lui imposant un monopole légal : hors du Droit, aucune violence n’est permise.

Mais dès que l’État sort de son rôle, c’est tout simplement la catastrophe.

L’idée pouvait sembler bonne d’utiliser la puissance de l’État pour changer la société. Le problème est que l’on ne change pas les individus par la contrainte : on ne rend pas les gens heureux contre leur gré. L’usage de la coercition aboutit toujours à la même conséquence : la rébellion, passive ou active, contre l’autorité.

Il est déjà très difficile de réguler le crime, mais il est complétement illusoire de vouloir obliger les individus à coopérer, à s’investir, à être enthousiastes et créatifs en utilisant la force. Il n’y a pas de demi-mesure : soit ils sont libres, et vont où vont leurs choix, leurs intérêts et leurs passions, soit ce sont des esclaves et on peut alors définitivement faire une croix sur leur investissement personnel.

Le socialisme n’a jamais marché

Il arrive toujours un point où la course en avant, l’escalade atteint son apogée et où l’État obèse s’effondre sur lui-même. Étant chaque jour de plus en plus coupé des réalités, de plus en plus incapable de tenir ses promesses, de plus en plus empêtré dans sa propre gestion, la réalité finit par s’imposer : sans les citoyens, l’État n’est rien et ne peut absolument rien faire.

Alors oui, il y a bien un déclin civilisationnel en cours, il y a bien une crise systémique et profonde, il y a bien une apocalypse devant nous : c’est le socialisme actuel qui est en train de s’écrouler, comme se sont écroulés le socialisme marxiste-léniniste russe en 1989 ou le national-socialisme allemand en 1945.

Il se produit ce qu’il s’est produit il y a bien longtemps avec tous les proto-socialismes (mayas, égyptiens, romains…) qui ont expérimenté très tôt dans l’histoire de l’humanité les trois grands principes du socialisme : pouvoir centralisateur, carcans politiques et fiscaux et culte de la supériorité.

Il se produit avec le socialisme actuel ce qu’il s’est toujours produit avec tous les socialismes : l’effondrement.

Sortir de la crise

Il ne tient qu’à nous de faire en sorte que celui-ci soit progressif ou brutal. Parce que si la crise sanitaire actuelle met dramatiquement en avant les manquements de l’État, elle révèle aussi l’incroyable force de la société civile.

Comment les Français vivraient-ils le confinement sans la formidable industrie du numérique qui permet le télétravail, le commerce électronique, l’école en ligne, les téléconsultations médicales, les banques en ligne, les apéros virtuels, les loisirs numériques (jeux-vidéo, cinéma à la demande etc.), l’information horizontale et les réseaux de toutes sortes ?

Comment les hôpitaux fonctionneraient-ils sans l’abnégation des professionnels de santé dont sont ignorées depuis des années les multiples alertes et revendications et qui sont depuis des décennies abrutis de procédures, de contrôles, de contraintes et de règlements ?

En un mois, le ratio réanimation/hospitalisation des malades de l’épidémie est passé de 20 % à 15 %.

Ce n’est qu’un chiffre parmi d’autres, mais il montre l’incroyable impact de l’action des personnels de santé qui ont été capables en un mois seulement et le plus souvent avec des moyens de fortune, de réduire d’un quart les sinistres conséquences de l’impréparation, des décisions contre-productives et des consignes ridicules.

Comment les Français feraient-ils pour se nourrir, sans la formidable chaine d’approvisionnement et de production alimentaire qui est pourtant depuis des années tellement critiquée, taxée, accusée de tous les maux et de toutes les perfidies ?

Comment les Français feraient-ils pour s’éclairer le soir, pour réparer leurs ordinateurs et leurs téléphones portables ou tout simplement pour se nourrir, si avaient été suivis les délires des fanatiques du culte de la supériorité qui nous bassinent sans cesse avec leurs fantasmes décroissants et autarciques ?

Le socialisme a échoué ? Vite, davantage de socialisme

Le deuxième acte (à moins que ce décompte ne soit à revoir si on y intègre les soubresauts précédents) se profile devant nous : l’État tente déjà de planifier sa réponse à une crise économique qu’il va très probablement, soit créer de toutes pièces, soit fortement amplifier.

Déjà se répandent partout les cris de panique alertant d’une crise économique et sociale à venir qui serait « brutale » et « gigantesque », peurs savamment amplifiées par les autorités criant au loup. Le gouvernement y joue son va-tout : quoi de mieux qu’une nouvelle crise (économique cette fois) pour décréter un énième « état d’urgence » et tenter une nouvelle fois de reprendre la main et faire taire les oppositions en appelant à « l’unité nationale » et en inventant une nouvelle légion de lois liberticides ?

Un peu partout, grands professionnels de l’échec socialiste et grands professionnels socialistes de l’échec s’agitent sur le banc des remplaçants et se poussent du coude pour entrer en lice.

Il ne faut pas se leurrer, les solutions proposées seront incroyablement socialistes : à base de déficit public, de gaspillages outranciers, de subventions inutiles, de bâtons dans les roues, de grands discours, d’impôts, de dettes, de projets pharaoniques et de nationalisations.

Bien évidemment, ces pseudo-solutions n’auront aucun impact et ne serviront à rien, à part complexifier encore plus la vie déjà trop compliquée des ménages et des entreprises.

Plus rien ne sera comme avant

Mais il ne faut pas être défaitiste non plus : ce qui nous attend ne fera au final que marginaliser encore plus l’action de l’État, le ridiculiser encore plus, tout comme il s’est totalement ridiculisé quand il a tenté de nous expliquer que les masques ou les tests ne servaient à rien.

Ses marges de manœuvre sont de toute façon extrêmement réduites : le système financier ne s’est pas effondré, les bateaux et les avions, même s’ils sont à l’arrêt n’ont ni brûlé, ni disparu. Et surtout : ni les professionnels de santé, ni les agriculteurs, ni les acteurs de la grande distribution, de l’agro-alimentaire, de l’industrie pharmaceutique, du numérique, ni une bonne partie de la population, après avoir relevé la tête, ne seront prêts à courber à nouveau l’échine comme ils ont été forcés de le faire auparavant.

La solution pour mettre définitivement fin à cette succession de crises ne peut être que libérale, décentralisée et économique.

Pour la crise sanitaire actuelle, la conclusion est dorénavant nette est sans appel : les pays libéraux et fédéraux sont de loin ceux qui s’en sortent le mieux, comme l’illustre l’énorme décalage entre la réponse apportée par le système sanitaire allemand, privé et décentralisé et la déconfiture du système sanitaire français, fer de lance du socialisme hexagonal.

La réforme du système de santé est un impératif urgent que cette crise et son tragique bilan ont indubitablement démontré. Tout comme la crise des Gilets jaunes avait démontré l’absolue nécessité de sortir le plus rapidement possible du modèle jacobin et centralisateur, tout comme la crise des retraites nous a une nouvelle fois rappelé l’absurdité économique de l’utopie socialiste…

Tout comme la prochaine crise continuera à essayer de nous faire comprendre que rompre avec le socialisme n’est pas une option, mais une absolue nécessité.

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  • claude henry de chasne
    22 avril 2020 at 6 h 52 min

    on peut a la faveur d’événements inattendus sortir du socialisme,,
    Mais une société organisée différemment ne pourra pas fonctionner
    sur d’autre bases immédiatement,
    Le communisme c’est une religion çà promet un paradis fantasmé
    une fois les esprits convertis au dogme, c’est terminé !
    il faut plusieurs générations pour en sortir , regardez le catholicisme, qui gérait le social , l’éducation , l’hôpital etc,,
    combien de siecles pour le remplacer par la republique?
    he bien là c’est pareil , le socialisme une fois dans les tètes se transmet de parents a enfants comme une valeur familiale,,, ce qui est la clef de la transmission de l’acceptation a la servitude

    • Le petit prince
      22 avril 2020 at 7 h 52 min

      Votre raisonnement est juste,mais il existe dans ce pays une population qui connait la valeur de la famille,la valeur du travail,avec sa religion , population qui ne se pose pas la question de savoir à quelles aides elle a droit, mais qui se serre les coudes et s’active en dehors des Blas Blas politiciens de tout bord,.Ce sont probablement aux qui vont prendre ce pays en main.,..

      • claude henry de chasne
        22 avril 2020 at 8 h 13 min

        helas électoralement ces personnes ne font pas le poids

      • Non parce que vous parlez malheureusement de 1% de la population

        • Je suis d’accord. Je pense néanmoins que cela fait plus que 1 %. On peut employer des tas de calculs ou critères, mais une grosse partie de la population n’est pas assez pauvre pour percevoir des subventions (de toute façon insuffisantes, il n’y a qu’à regarder l’évolution des « prélèvements sociaux », toujours croissants depuis 1991), et « pas assez riche » pour avoir les moyens de vivre en France après s’être acquittée de ses taxes. Le subventionné trouvera toujours le moyen de réclamer plus sans faire plus. Et l’horrible nanti trouvera toujours le moyen d’expatrier ses capitaux.
          Le souci, me semble-t-il, est ce que les communisants appellent les « acquis ». En France, on ne revient pas sur un acquis. Même s’il est devenu inutile et qu’il est chaque fois plus coûteux. Remettez en cause un acquis, vous avez une grève générale illimitée.
          Ensuite, nous sommes bien d’accord : il faudrait, en gros, que deux générations au moins se serrent la ceinture. Et que l’Etat dérégule en masse, mais pour les raisons précitées… Qui a envie de le faire dans le contexte que nous connaissons ? Sans l’appui de l’Etat (et quel gouvernant prendra les mesures, forcément impopulaires) ? Depuis quarante ans, nous ne faisons qu’hypothéquer l’avenir de nos enfants.
          Dès lors, faudra-t-il vraiment attendre de toucher le fond, et quand ?
          Ou faudra-t-il assister à l’instauration de l’acquis suprême : « la retraite à la naissance, peu importe qui finance ? » Dans ce cas, à terme, il ne restera plus en France que ceux qui perçoivent sans contrepartie et les fonctionnaires.

    • Jerémy Lapurée
      22 avril 2020 at 9 h 11 min

      Ce n’est pas la République qui est venu à bout du catholicisme. Celui-ci a reflué au début des années 60 – voir à ce sujet l’excellent « L’archipel français » de Jérôme Fourquet. La perte d’influence de cette religion a peu à voir avec la nature de notre régime politique, mais beaucoup avec la modernité d’un pays où ses valeurs prônées étaient devenus obsolètes. La République, en dépit de la loi de 1905, n’a pas porté un coup fatal au catholicisme. C’est l’inadéquation de celui-ci avec les valeurs morales de la seconde moitié du 20eme siècle qui l’a plongé dans le coma sociétal qu’il connaît aujourd’hui. Les religions sont comme les civilisations : mortelles. Assez paradoxalement, c’est la tentative de coller à l’époque, de s’ouvrir au monde moderne, avec Vatican 2, qui a signé le déclin du poids de la religion catholique. En voulant épouser son époque, le catholicisme s’est en quelque sorte sabordé. D’un autre côté, pouvait-il vraiment durer sans changer ?
      De la même manière, je trouve qu’on joue un peu trop à se faire peur ici avec le « socialisme ». Le dernier grand roi socialiste a été Mitterrand. Aujourd’hui, il ne compte plus pour presque rien dans la marche du pays. Il suffit de voir l’état du PS en France. Nous avons un souci avec l’étatisme, avec notre Etat hyper centralisé, technocratisé à outrance, qui se pique de vouloir légiférer dans tous les domaines de notre vie quotidienne, y compris pour des choses qui ne devraient regarder que nous. Mais l’étatisme n’est pas le socialisme. Loin de là. C’est même son antagoniste, le socialisme historique aspirant à la suppression de l’Etat.
      Mal nommer les choses, comme disait Camus, etc.

      • Désolé, mais je ne peux pas laisser passer un tel discours.

        Le catholicisme a été la cible à la fin du XVIII° siècle d’une incroyable haine dont la source vient sans doute des guerres de religions. Haine qui a conduit à des exactions que nous rangerions actuellement au rang des pires crimes contre l’humanité, allant jusqu’à déterrer les dépouilles des rois de France pour uriner et déféquer dessus, sans parler des massacres de prêtres, pillages, confiscations, déportations, autodafés, etc…

        Le catholicisme n’est pas en coma sociétal, la situation actuelle est le résultat d’une guerre civile larvée qui dure depuis plusieurs siècles et que la loi de 1905 maintient tant bien que mal en couvre-feu.

        Le discours sur la non-modernité de l’Eglise est un discours de propagande socialiste répété en boucle pour discréditer l’encyclique Rerum Novarum d’abord, puis Divini Redemptoris ensuite.

        Quand au socialisme, il n’aspire pas à la suppression de l’Etat (relisez Marx, Engels, Lénine etc… ) mais au remplacement de l’Etat bourgeois par la planification centralisée et scientifique, ce qui est exactement ce qui se produit actuellement.

        • Jerémy Lapurée
          22 avril 2020 at 13 h 06 min

          1. Mon dieu ! Je m’en tiendrai à l’excellente analyse de Fourquet, qui m’apparaît parfaitement documentée.

          2. « Avec l’instauration du régime social socialiste, l’Etat se dissout de lui-même et disparait » (Karl Marx).
          Ce que vous évoquez est la phase transitoire entre capitalisme et socialisme, appelée dictature du prolétariat, avant d’aboutir in fine au socialisme.

          • @ Lapurée (intellectuelle ?)

            : Le socialisme sans état, cela s’appelle le communisme si vous lisez bien Marx. Une fois la dictature du prolétariat acquise, que le socialisme sera mis en place, alors on pourra supprimer l’état pour que le communisme règne.

            Ensuite, quelle est la différence actuellement entre étatisme et socialisme ???

            Définition du socialisme (Bastiat) :
            « Faire intervenir l’État, lui donner pour mission de pondérer les profits et d’équilibrer les fortunes, en prenant aux uns, sans consentement, pour donner aux autres, sans rétribution, le charger de réaliser l’œuvre du nivellement par voie de spoliation, assurément c’est bien là du Communisme. Les procédés employés par l’État, dans ce but, non plus que les beaux noms dont on décore cette pensée, n’y font rien. Qu’il en poursuive la réalisation par des moyens directs ou indirects, par la restriction ou par l’impôt, par les tarifs ou par le Droit au travail ; qu’il la place sous invocation de l’égalité, de la solidarité, de la fraternité, cela ne change pas la nature des choses ; le pillage des propriétés n’en est pas moins du pillage parce qu’il s’accomplit avec régularité, avec ordre, systématiquement et par l’action de la loi. » (Frédéric Bastiat)

            • Jerémy Lapurée
              23 avril 2020 at 14 h 39 min

              Bof ! La définition du socialisme par un libéral (Bastiat) ne m’est pas plus utile que la définition du libéralisme par un socialiste ou un étatiste…
              Autant demander à Perrichon de parler bagnoles !

          • Ah cette manie de sortir les phrases de leur contexte

            « Le premier acte dans lequel l’État apparaît réellement comme représentant de toute la société, (la prise de possession des moyens de production au nom de la société,) est en même temps son dernier acte propre en tant qu’État. D’un domaine à l’autre, l’intervention d’un pouvoir d’État dans les rapports sociaux devient superflue et entre alors naturellement en sommeil. Le gouvernement des personnes fait place à l’administration des choses et à la direction des opérations de production. L’État n’est pas aboli, il s’éteint »

            Citation de Engels citée par Lénine pour expliquer ce qu’est le socialisme : la prise en main de l’Etat par l’administration.

            Lénine était contre cette théorie Marxiste qu’il jugeait évolutionniste et pensait que le seul moyen d’arriver au communisme était la révolution, la dictature du prolétariat.

            « Marx conclut à la transformation inévitable de la société capitaliste en société socialiste, c’est entièrement et exclusivement à partir des lois économiques du mouvement de la société moderne. »

            https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1914/karlmarx/km04.htm

            Toute cette dialectique a donné lieu à un jeu incroyable de rhétoriques chez les « apôtres » de Marx qui ont très souvent utilisé des moyens plus que discutables pour convaincre de leur vérité.

          • Après expérience, il semble que la phase « transitoire » dure plus de 70 ans et coute au moins 100 millions de vie. Ca fait quand même cher le droit d’entrée au paradis de Marx.
            Je préfère m’en passer, mais c’est vrai que comme tous les capitalistes, je ne vois que le « court terme ».

            • Jerémy Lapurée
              22 avril 2020 at 16 h 17 min

              Bien dit !
              Le « paradis de Marx », comme tous les paradis, n’existe pas.
              La dictature du prolétariat, comme toutes les dictatures, est indépassable, sauf par la destruction.
              Le monde sans Etat, rêvé par Marx, est une chimère. Tout comme celui des libéraux arnacho-capitalistes.

        • Si la religion est l’opium du peuple, le socialisme est son héroïne.

    • Ragnar D. Anskool
      22 avril 2020 at 10 h 17 min

      Le socialisme suppose deux prérequis :
      – Les ressources sont illimitées
      – Tout le monde joue le jeu

      traduction pour le socialiste (idiot utile) :
      – Les ressources sont là, elles sont juste accaparées par les capitalistes et il faut leur reprendre, donc ponction redistribution ce qui n’est rien d’autre qu’une société basée sur la spoliation et le vol mais toujours des autres.
      – la planification et la centralisation ultime de l’état forcent l’égalité entre les individus donc on passe plus de temps à sanctionner ceux qui font à leur façon sans nuire à autrui mais pas de la façon d’état qu’à sanctionner ceux qui nuisent à autrui…

  • Jerémy Lapurée
    22 avril 2020 at 7 h 01 min

    « Les leçons que nous tirons d’un événement sont colorées par nos modèles mentaux, c’est-à-dire nos croyances profondes. Beaucoup se contenteront d’y voir la confirmation de croyances préalables »
    (Philippe Silberzahn – Contrepoints)

    • oui et non.. car il inclut ceux qui ne tirent pas de leçons d’un événement..

      celui qui voient la confirmation etc…ne tirent pas de leçons des événements..

  • Vous êtes optimiste… La machine bureaucratique EST devenu hors de contrôle. Elle force une Nation entière à se suicider pour, pense-t-elle, la protéger.
    Se suicider pour ne pas risquer de mourir… si ce n’est pas une définition chimiquement pure de la folie la plus intégrale…

  • « les avions et les bateaux n’ont pas brûlé « ….contrairement aux poubelles et aux voitures de flics ….ça aussi c’est typique du monde socialiste ….

  • Le socialisme c’est l’égalité sociale, elle est bien représentée en France et dans la mesure où elle existe également dans tous les autres pays, en faire le seul ennemi est le début d’une erreur.
    Car dans notre pays sévit une autre égalité vicieuse, celle de l’égalité territoriale, autrement dit la centralisation, la voie la plus royale au totalitarisme.

    Qu’est ce que la bureaucratie ? C’est beaucoup de hiérarchie et de formalisme qui conduit à la lourdeur et l’irresponsabilité. Cela concerne l’administration publique mais également des entreprises privés : augmentation de la hiérarchie, complexité des modes de d’organisation et de fonctionnement, plus de contrôles donc plus de nouvelles règles et ainsi de suite..)

    Alors voilà si nous voulons un pays agile pour LONGTEMPS, nous devons détruire ce goût culturel et indéfectible pour la centralisation adminitrative et politique. Certes il y aura un risque d’instabilité politique supplémentaire mais à choisir entre la stabilité destructrice et l’instabilité créatrice je choisis cette dernière. Ce risque sera limité si pouvoir et administration sont décentralisées en même temps.

    D’ailleurs nos pays amis ne nous traitent pas de pays socialiste mais surtout de pays très centralisé.

  • Ce qui est étrange avec cet article, c’est que l’on peut remplacer « socialisme » par Libéralisme » car a part l’Allemagne je ne
    vois aucune société dans le monde se sortir
    du Covid mieux que nous… L’avenir nous le dira et notre dette est équivalente a celle des Anglais. Contrairement à vous je pense
    que les gens au pouvoir ont une grande influence sur le pays. L’amateurisme dont ils font preuve montre bien que nous avons besoin d’hommes et de femmes compétents et non pas d’étiquettes politiques. Soit dis en passant l’Allemagne qui s’oppose a tout plans de relance en Europe alors qu’on lui a généreusement effacé la dette de la guerre… C’est la mémoire qui nous manque peut être.

    • La Corée du sud, vous ne connaissez pas?

    • Pour rappel, une des raisons principales de l’avènement d’Adolf a été le refus de la France d’effacer, contrairement à l’Angleterre et les USA, la dette de la première guerre mondiale après les deux crises (inflation monstrueuse puis crise de 29) qui ont frappé l’Allemagne; nous sommes allés jusqu’à occuper la Ruhr pour se servir directement de l’acier et du charbon (tient, ça me fait penser à certains masques).
      On a vu le résultat…

      La relance version française, c’est: j’ai fumé toutes mes clopes, file moi les tiennes, un peu comme les ‘sauvageons’ taxent les passants.

      J’aimerais savoir quel pourcentage du travail du peuple allemand vous revient, et pour quelle raison ?

      • Mais contrairement à l’Angleterre et au USA au terme de la première guerre mondiale, la France avait été ravagée sur son propre sol par la guerre…
        Familles massacrées, bombardements ciblés par l’artillerie Allemande sur des populations civiles, des villes entières réduites à néant, des milliers d’hectares agricoles inutilisables…
        L’Allemagne, elle, n avait pas été envahie et ses dommages provoqués par la guerre étaient donc beaucoup plus limités…
        Alors c’est vrai, la France et les Français en 1920 avaient du mal à imaginer de passer l’éponge si facilement, on les comprend… non?

        • Surtout que l’occupation de la Ruhr était prévue dans le traité de Versailles. Aussi et en particulier pour des raisons militaires.

    • Corée du sud, Allemagne, USA, Suisse, Norvège, Suède, etc etc etc … Oh surprise !!! que des états bien plus libéraux que la France ???

  • La petite bête
    22 avril 2020 at 9 h 27 min

    Le problème est d’évincer les profiteurs du socialisme… Les socialistes d’en bas, toujours prêts à quémander ce qui aura été prélevé aux autres, les socialistes d’en haut, entreprises en quête de subventions ou de règlementations à leur profit, les socialistes préleveurs-distributeurs et bureaucrates en tout genre.
    Ça fait du monde.
    Mais en tout premier lieu, je pense qu’il va falloir défendre nos libertés fondamentales…

    • Rien que les postiers et les cheminots, remplacés par des personnes plus soucieuses d’offrir un service qui vaille ce qu’on paie, et ça ferait 3 points de PIB supplémentaires…

    • mais tous le monde veut devenir profiteur avec le socialisme …
      • « Le communisme fournit aux individus des plaisirs inférieurs, mais qui n’en sont pas moins des plaisirs. Si, préalablement avilis, les hommes finissent par se plaire dans la paresse et l’irresponsabilité crasses, s’ils finissent par aimer une vie végétative de clochard, d’asilaire ou de relégué, le socialisme leur donne d’infinies possibilités de les réaliser. La loi du moindre effort qui aboutit au socialisme règle aussi le socialisme. Une fois qu’on y est, on n’a plus envie d’en sortir et l’on tâche seulement d’aménager sa bauge confortablement. »
      Alain Besançon (La normalité du communisme selon Zinoviev)

  • Charles-Antoine S.
    22 avril 2020 at 9 h 27 min

    Le républicanisme à la française est rousseauiste. S’il est possible de modifier la nature et les institutions de la république via une nouvelle constitution, l’essence du républicanisme franco-français demeure la philosophie de Rousseau.

    Il sera donc très difficile de libéraliser un régime qui est par nature socialiste.

    On ne libéralise par l’URSS, on la remplace.

    On ne libéralise par la République populaire de Chine, on la remplace.

    Le républicanisme en France n’est pas simplement un système institutionnelle (comme en Allemagne ou en Autriche par ex), c’est une idéologie, et une idéologie totalitaire, fondée par la clique à Robespierre…

    Mais peut-être que je me trompe. Peut-être serait-il possible de libéraliser la république démocratique et sociale française…

    Personnellement, je pense sérieusement que l’alternative à la république, c’est son antithèse absolue : une monarchie parlementaire et libérale sur le modèle anglais, néerlandais etc… Un roi qui règne mais ne gouverne pas, un gouvernement issu d’une coalition parlementaire, une structure fédérale et des gouvernement régionaux, et surtout, la fin de la sinistre aventure socialo-rousseausite de la république Montagnarde…

    Seul bémol, les royalistes sont pour la plupart farouchement antilibéraux, et je doute que l’idée séduise à la fois les royalistes antilibéraux, et les libéraux eux-mêmes…

    Mais bon, rien n’empêche le débat. Qu’en pensez-vous?

    • Bien d’accord avec vous. Même si pour moi il n’est pas indispensable d’en arriver à une structure fédérale. Et puis un Roi, malheureusement, ne résoudrait pas mécaniquement les problèmes de la France.

      Par ailleurs je ne sais pas si les royalistes sont par nature farouchement antilibéraux. Je suppose que le royalisme n’est pas une couleur politique et que donc il peut tout à fait y avoir des royalistes de gauche ou de droite.
      Je sais que la liste Alliance royale, qui de mémoire s’est présentée aux européennes, était libérale dans son programme économique.

      Il est également évident que Maurras a fait beaucoup de mal au royalisme français, en l’associant à l’extrême droite.

      De toute façon, la France ne retrouvera pas son Roi tant qu’elle sera anti-catholique. Ce qui n’est pas prêt de changer. Et de surcroît le catholicisme est bien malade lui aussi aujourd’hui.

      • Charles-Antoine S.
        22 avril 2020 at 11 h 16 min

        C’est vrai. Il ne suffit pas de changer les institutions, il faut aussi que les mentalités changent. Ce qui n’est pas gagné malheureusement.

        J’ai de la sympathie pour une structure fédérale, mais une organisation fortement décentralisé peut faire l’affaire aussi… Du moment que l’on met fin au mille-feuille territorial et au centralisme jacobin…

        Les royalistes avec lesquels j’ai pu échanger étaient tous antilibéraux, souhaitant par exemple le retour des corporations de métiers etc… Mais il y a sans doute aussi des royaliste libéraux. Toutefois, le royalisme en général est un mouvement minoritaire.

        Mais qui sais, peut-être que si la république sociale s’écrase sous le poids de son administration et si l’oppression du politburo républicain finirait par rappeler au français l’amour de la liberté au bénéfice d’une redécouverte de Montesquieu (parmi d’autres), alors peut-être qu’une évolution des mentalités pourrait bénéficier un changement de régime et transformer la France en monarchie parlementaire et libérale. Ce qu’elle aurait dû être à partir de 1789-91.

        Alors qu’avec la république, j’ai bien peur que nous vivions dans un perpétuel 1793…

        • 1793 s’est terminé avec Napoléon et Napoléon avec l’interlude libéral, avent que ne reviennent les vieux démons

          C’est le moment de lire (ou de relire) Les Réflexions d’Edmund Burke qui donneront de nombreuses pistes de réponse à vos question, en particulier sur le clivage libéral-royaliste en France et pourquoi la vision Whig a permis de résoudre ce conflit en Angleterre, tout comme la vision Whig d’Adams a permis de faire la soudure aux USA entre républicanisme centralisateur et fédéralisme.

          La définition de ce qu’est la propriété est la question centrale – sans un consensus pour replacer ce sujet au cœur du débat, tous les courants qui s’opposent au socialisme seront toujours divisés sur les moyens à employer.

        • Oui il faut que les mentalités changent, mais d’elles-mêmes. La république à ses débuts voulait créer l’homme nouveau (républicain pour faire court) par la contrainte. C’est, je trouve, la grande force de la liberté que de ne pas chercher à idéologiser les individus. Toujours est-il que l’éducation nationale joue un grand rôle dans la perpétuation de ces mentalités. Un des soucis pour moi est que d’un côté je trouve qu’on a une population qui va dénigrer systématiquement tout ce qui va se rapporter à la royauté, et de l’autre en réaction une partie qui va chercher à l’exalter. Il n’y a donc pas d’examen objectif des faits sur la royauté, et donc nécessairement la constitution d’une légendification plutôt que la recherche d’un début de solution.

          Personnellement ma préférence va à une structure fortement décentralisée, qui serait en fait une sorte de fédéralisme dilué. Mais l’idée de fond est la même que la votre. Déjà pour moi les départements n’ont pas de raison d’exister. Il vaudrait mieux accélérer la fusion des communes pour les rendre un peu plus importantes.

          Ah oui j’en ai vu quelques uns qui étaient en effet pour le retour des corporations. Les mêmes qui accusent le libéralisme de tous les maux. A leur décharge, une majorité de français accuse le libéralisme de tous les maux. Mais oui le royalisme est très minoritaire car jugé folklorique. Bien que je pense qu’inconsciemment il ait une présence dans les esprits.

          Peut-être mais je suis pas particulièrement optimiste sur ce point.
          Les dernières années ont démontré le peu d’appétit qu’avaient les français pour le défense de leur liberté. J’ai l’impression qu’ils préfèrent malheureusement l’autorité à la discipline. Tant que les français ne seront pas amoureux de la liberté et des responsabilités, monarchie ou république, la situation continuera à se dégrader.
          Après la monarchie était quelque part déjà « parlementaire » avant la révolution dans le sens où le Parlement de Paris (une cours de justice et non une assemblée parlementaire) s’octroyait d’immenses pouvoirs de décision sur l’enregistrement des règlements/lois royaux.

          Après on prend souvent pour exemple la monarchie britannique, mais c’est oublier que l’Angleterre (en dehors du PdG, Ecosse et IdN) est quasiment aussi centralisée que la France.

          Je préférerais encore, dans le cadre d’une monarchie, que le souverain nomme un gouvernement essentiellement Apolitique et disposant du pouvoir réglementaire, responsable devant le Parlement (dont l’Assemblée nationale » serait élue par une proportionnelle intégrale), et avec de puissants contre-pouvoirs dans les territoires (dans une certaine mesure comme la Suisse).
          L’essentiel, comme disait Tocqueville si je ne me trompe pas, est non pas de déplacer le pouvoir dans les mains d’une assemblée ou d’un souverain, mais de détruire tout simplement ce pouvoir. C’est à dire que chaque pouvoir est contrebalancé.

        • Bon j’ai écris un long message qui n’apparaît pas… je vais tenter de le réécrire

    • Charles-Antoine S.
      22 avril 2020 at 14 h 51 min

      @Olivier Maurice Je dirais que 1793 à pris fin avec le Directoire et la constitution thérmidorienne non? Bien que ce régime fut fortement instable, il était d’inspiration libéral si je ne me trompe… Napoléon a mit fin à l’instabilité d’un régime de plus en plus impopulaire, face à un retour en force des royalistes qui possédaient la majorité des sièges au Conseils des 500 durant les deux législatures du Directoire. Le coup d’état du 18 brumaire sauvegarda la république par l’autoritarisme.

      Quand je parle d’un 1793 perpétuel, je fait allusion bien évidemment au contrat social républicain, à l’égalitarisme etc… fort heureusement nous n’avons plus la Terreur, mais aucune garantit qu’un tel épisode ne puisse se reproduire, surtout que Robespierre et Gracchus Babeuf ont toujours leurs admirateurs…

      @Mousquetaire Vous avez raison, même si la royauté peut paraître folklorique aux yeux d’une majorité de gens, je pense que les français en général ont au fond de leur âme de la sympathie pour la royauté. Suffit de voir l’engouement qu’un mariage princier peut prendre par exemple.
      Personnellement, je ne pense pas que la royauté fait « vielle » et est dépassé. Je pense au contraire qu’elle est intemporelle. Sous un autre angle également, je considère la figure du roi comme l’incarnation de la Terre ; et non seulement d’un point de vue identitaire, mais aussi économique : le roi étant le garant de la propriété privée, étant lui-même une sorte de propriétaire terrien.
      Mais qu’importe la forme de l’Etat au final, du moment que nous vivions dans un régime libéral, cela m’irait déjà très bien. Mais je ne suis pas très optimiste non plus…

      • Le libéralisme joue un grand rôle dans la Révolution, mais il ne devient réel et concret que dans la première moitié du XIX°, avant que le romantisme et la mort prématurée de Ferdinand ne mettent fin à l’épisode.

      • Oui. Et l’erreur à faire serait d’attendre le roi comme un homme providentiel. Ça serait le meilleur moyen de discréditer la royauté au bout de quelques mois car il se heurterait exactement aux mêmes contraintes qu’un président de la république.

        Et il faudrait aussi éviter, je pense, la peopolisation des têtes couronnées, et la soumission à des protocoles médiatiques (cf. monarchie britannique en particulier).

        Mais en effet, déjà un régime libéral ce serait déjà très très bien.

  • Le socialiste dirige son état d’une main de faire. On peut y faire ce qui est autorisé mais il faut demander gentiment.

    Par contre il me semble que pour la France le ratio décès/million d’habitants devrait être plus élevé dans la mesure où nous n’avons pas 69 millions d’habitants (cf article) mais 67 d’après l’INSEE. Ce qui sauf erreur de ma part ferait un ratio approximatif de 294.

  • Le socialisme français a échoué comme il échoue toujours et partout. C’est une bonne nouvelle mais rien ne montre qu’il sera abandonné au profit de la liberté. Les marxistes ne sont pas prêts à renoncer à leur projet. Et ils sont très nombreux en France. Attendons-nous plutôt à encore davantage de socialisme pour tenter de sauver le socialisme.

  • « Il se produit avec le socialisme actuel ce qu’il s’est toujours produit avec tous les socialismes : l’effondrement. »

    Excellent article, comme toujours.
    Il est juste dommage que vous ne nommiez pas explicitement ce « socialisme actuel » : la social-démocratie.

    Tous les gens n’ont pas votre culture politique. J’ai par exemple dans mon entourage des gens qui, de bonne foi, pensent que le socialisme et le libéralisme sont deux excès, et que la social-démocratie, qui tenterait d’en faire un juste équilibre, serait une troisième voie (c’est d’ailleurs en jouant là-dessus que Macron a réussi à se faire élire : le fameux « en même temps »).

    C’est bien sûr une belle arnaque : la social-démocratie n’est qu’une énième variante du socialisme. Mais, à mon humble avis, il importe de le faire comprendre et de la dénoncer.

  • On ne sort pas du socialisme mou sans passer par le socialisme dur…. Et comme il n’y a pas d’autres alternatives sur une génération….

  • Quand je vois le talent de l’état pour la déconfiture, je m’approvisionne en sucre.

    En clair, depuis le début de ce boxon, j’ai fabriqué des masques étanches et ça c’est un acquis que l’état ne m’enlèvera pas. Alors les singeries autour de l’approvisionnement en masques….

    • Nous sommes sans doute très nombreux à découvrir que l’on peut faire plein de choses sans l’Etat.

      C’est sans doute une des principales raisons pour laquelle le gouvernement pousse à un déconfinement rapide : le pays est en train de se couper encore plus en deux avec la radicalisation d’une « France périphérique » qui est en train de devenir de plus en plus autonome et apprend à vivre sans aller chez le médecin (sans la sécu), sans travailler officiellement (sans payer de charges sociales), sans employer les transports en communs, sans faire appel à la police et à la gendarmerie, etc ….

      Et qui clairement n’attend pas que l’Etat lui fournisse des masques qu’il n’a pas.

  • Le problème c’ est que les leçons que nous tirons d ‘un évènement sont toujours colorées par nos modèles mentaux(que peu de personnes sont capables de remettre en question)Beaucoup de gens y verront une confirmation de leurs croyances profondes et immuables du genre » cela prouve bien les dangers de la mondialisation,le manque d argent,la destructuration des services publics….la necessité d une transition écologique…On est dans l éthique de conviction et non le principe de realité.Ce pays est vraiment socialiste,je le verifie tous les jours autour de moi et le lavage de cerveau commence tres tot à l école pour se finir à l université(je vois les cours de mon fils en classe prépa économie et gestion et suis horrifiée!!Tous les jours on lui vente le coté positif et la necessité absolue de l intervention étatique ;difficile de lui ouvrir les yeux mais je ne désespère pas car je l ai fait moi meme !malheureusement,tous les secteurs en France sont verouillés par cette ideologie socialisante mortifère.Je me suis résignée avec h16, »ce pays est foutu ».Le socialisme se nourrit de la pauvreté or celle çi va s accroitre avec la crise economique,

  • C’est mal barré !
    On entend les syndicats enseignants, les associations parents PCF , la CGT, FO , expliquaient qu’o ne ne peut pas reprendre l’activité. Qu’il faut plus d’argent et de fonctionnaires !

    • Oui le syndicalisme responsable de bien
      des maux, ça peut tuer quand on en abuse
      et en France on en a pour toutes les bourses… +1

  • Donc si je comprend bien Libéral rime avec idéal, c’est beaucoup plus simple quant on ne rempli qu’un verre, je retiendrais tout de même une phrase de Kennedy ;
    « Ne demandez pas ce que peut faire le pays
    pour vous mais ce que vous pouvez faire pour lui » et quel que soit la politique du pays, c’est ce qu’ en fait l’homme qui permet de remplir tout les verres…

    • D’accord avec « Ne vous demandez pas ce que le pays peut faire pour vous ».
      Mais la suite devrait être : « mais tout ce que vous pouvez faire pour vous et ceux auxquels vous souhaitez du bien sans lui nuire. »

    • Libéral ne rime pas avec idéal mais avec pragmatique.

      C’est une rime pauvre mais je préfère me passer de rime riche mais avoir du PQ.

  • Ioumi : « Le socialisme se nourrit de la pauvreté »
    14% en France
    16 % en Angleterre
    13,5 au USA
    16% en Allemagne
    Quel est le meilleur modèle ??

    • Mais arrêtez avec ces chiffres totalement faux et ridicules. 60% du revenu médian ne veut absolument rien dire avec ce calcul, la pauvreté en Corée du Sud, à Cuba ou au Venezuela est de 0%

    • @ Gafalo ! sauf qu’un pauvre aux USA, il a une maison, la clim, un gros frigo, et 2 voitures qui fonctionnent mal. le niveau de vie n’est pas le même, sortir un indice de pauvreté relative est bien un argument socialiste !!! (je suis malheureux pas parce que je suis pauvre, mais parce que il y en a de plus riches que moi)

      • +1000 !
        A 12 ans, j’ai passé une journée chez le garçon le plus pauvre de ma classe de Junior High. La maison était bien peu meublée et confortable, mais il avait un cheval !

    • Azerbaïdjan 4.9%
      Maroc 4.8%
      Kazakhstan 2.5%
      Taïwan 1.5%
      Malaisie 0.4%
      Turkmenistan 0.2%

      Quel est le meilleur modèle?
      Il faut mieux être pauvre en Allemagne, à Taïwan ou au Turkmenistan?
      Au Turkmenistan, si on suit votre logique. 🙂

      Travaillez un peu votre argumentaire. Les techniques classiques des militants socialisants, on les connait bien ici.

  • La dictature, la vraie, se rapproche.

  • Mon impression actuelle est que les causes sont les mêmes pour le fait de ne pas avoir vu venir la crise, ne pas s’y être préparé, et ne pas savoir la gérer.

    Dans ces conditions, et à moins d’une disparition miraculeuse et inattendue du virus à très brève échéance, il me parait impossible d’en sortir – d’un point de vue sanitaire autant que économique – sans se remettre en cause. Il ne s’agit même pas de faire un procès, mais d’adopter d’urgence des méthodes qui marche et oublier les anciennes.

    Cela ne me rend pas optimiste pour autant ni pour l’avenir de la France, ni pour le libéralisme car il faudra un désastre pour que les mentalités changent et que ceux qui sont en place dans tous les cercles de pouvoir soient déboulonnés.

    • N’oubliez pas que la méthode gouvernementale n’a pas marché
      1/parce que les français n’ont pas respecté le confinement de manière ad hoc
      2/parce que le turbo-libéralisme apatride a empêché notre vertueuse administration de se procurer masques, gel et tests au prix désiré et dans les délais souhaités

      Pourtant, sur le papier, la méthode gouvernementale était imparablement EFFICACE. Donc, forcément, c’est que le problème vient d’ailleurs.
      Conséquence, la prochaine fois, il faudra faire la même chose mais en plus fort! Non mais!

  • Sinon, ils en pensent quoi les Belges de leur première place sur le podium ?

  • Tout le monde au boulot avec les masques et les gestes barrière pour relever la France!!! Il y a plus qu’urgence à faire repartir la machine économique à plein rendement et même plus et le plus vite possible. Cela permettra de créer de l’emploi et donc de réduire le chômage!

    Est ce que les gens qui sont allés faire leurs courses dans les supermarchés se sont posés des question de savoir si c’était dangereux, est ce qu’ils se sont posés la question des risques que prenaient tous ces gens qui travaillent en ce moment?

    Alors au lieu d’applaudir tous les soirs à 20H du haut de leur balcon, que les gens retournent travailler avec les mesures de sécurité adéquats.
    Même chose pour l’école.

    Et ras le bol de la mentalité de fonctionnaire et d’assistés des Français. Dans la vie il faut savoir prendre des risques calculés, je suis une ancienne cavalière de concours complet qui montait avec les professionnels, mon père qui a été patron de la COMILOG a lui aussi pris des risques, j’ai été à son école par mon éducation, et ne pas attendre que tout tombe du ciel par miracle!
    L’avenir appartient à ceux qui travaillent et qui prennent des risques.

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