Confinement, coronavirus et libertés perdues

Les gens paraissent admettre que l’État devienne autoritaire parce qu’il y a une bonne raison à cela : la protection de la santé de tous.

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Confinement, coronavirus et libertés perdues

Publié le 2 avril 2020
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Par Thierry Afschrift.

Sans doute personne n’aurait pu imaginer, il y a seulement deux mois, la situation dans laquelle une bonne partie de l’Europe vit aujourd’hui.

Certaines de nos libertés les plus fondamentales ont disparu, sans débat politique, sans même une loi, sur la base d’un simple arrêté ministériel.

Fini le droit de circuler librement pour une population confinée chez elle. Fini le droit de choisir son travail et les modalités de celui-ci, spécialement pour ceux, restaurateurs et autres, qui ne peuvent pratiquement plus travailler du tout. Fini le droit de quitter son pays ou même d’occuper sa résidence secondaire. Fini le droit de se réunir et la liberté d’assister à un culte.

Et ce n’est là que le début d’une longue liste.

En temps normal, la moindre atteinte à des libertés aussi fondamentales ferait l’objet de critiques virulentes, d’intenses débats politiques, de recours judiciaires et de manifestations multiples. Aujourd’hui, pourtant, si beaucoup de gens enfreignent, souvent à la marge, leurs obligations de confinement ou les interprètent de manière très fantaisistes, personne n’ose s’exprimer clairement contre elles.

Comme au début d’une guerre, il est politiquement incorrect de s’opposer à ceux qui dirigent et qui incarnent la Nation.

Juridiquement, il existe des dérogations aux divers textes protégeant les droits de l’Homme pour des hypothèses d’urgence, notamment sanitaire. Et des textes non contraignants, énoncés, par exemple, dans les Principes de Syracuse, expriment les conditions dans lesquelles ces dérogations peuvent être activées par les gouvernements. Peu de juristes contestent que ces conditions soient bien respectées en l’espèce.

Les mesures proposées ont, en outre, le soutien massif de la plupart des experts et de la population. Peut-être en est-il ainsi, pour une part, parce qu’elles ont été annoncées, partout, pour presque trois semaines alors que chacun sait qu’elles dureront beaucoup plus longtemps.

Au fil du temps, on entend des appels à rendre les mesures de contrainte encore plus dures qu’elles l’étaient à l’origine, en réduisant les exceptions. Certains experts vont même jusqu’à vouloir interdire toute activité économique.

Plus les mesures se révèlent inefficaces, comme en Italie, plus on demande de les renforcer et de sanctionner durement ceux, de plus en plus nombreux, qui ne s’y conforment pas tout à fait, comme ces Italiens qui se permettent un jogging de temps en temps et que certaines de leurs autorités voudraient mettre en prison. Les gens paraissent admettre que l’État devienne autoritaire parce qu’il y a une bonne raison à cela : la protection de la santé de tous.

Personne ne pourra jamais vérifier si le choix des mesures était suffisamment efficace pour justifier les plus extrêmes imposées à toute la population. Et lorsque cette crise sanitaire sera terminée, les gouvernements en place pourront se présenter en sauveurs de leur peuple. Et sans doute celui-ci leur donnera raison et leur permettra d’en tirer un profit politique essentiel lors des élections suivantes.

C’est sans doute à ce moment que se jouera la partie la plus importante.

À chaque crise les États sortent plus forts, s’arrogent de nouveaux pouvoirs, établissent de nouvelles taxes et imposent à leurs habitants de nouvelles charges, non plus temporaires, mais permanentes. D’aucuns sont déjà en embuscade et attendent la disparition du virus pour tenter d’imposer leur agenda, noir, rouge ou vert, en commençant dès aujourd’hui le procès du capitalisme, jugé responsable des ravages causés par ce virus né en République populaire de Chine.

On commence déjà à accuser un système prétendument libéral d’être responsable de la pénurie de masques et de désinfectant ; un système qui s’approprie la moitié des richesses et qui réglemente tout n’est pas libéral, et les pénuries sont causées par les restrictions au libre-échange imposées par des États.

Le pire danger pour nos libertés se situera dans quelques semaines, lorsque certains voudront imposer un régime beaucoup moins respectueux des libertés en croyant qu’il sera facile de faire supporter quelques contraintes supplémentaires à un peuple qui aura accepté, l’espace de quelques semaines, de se voir dicter sa conduite dans presque chaque détail de sa vie quotidienne.

Cet article a été publié une première fois sur Trends (Belgique)

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  • On ne pourra pas rester confiné éternellement. A un moment il faudra sortir et se confronter au monde, braver les dangers qui nous guettent au détour d’une bise trop appuyée ou d’un cornet de frites trop salé.

    • Aucune guerre de tranchées ne se gagne, il faut sortir pour attaquer . La bande de couards honteux qui est au sommet de l’état reste dans sa gadoue et attend la sévère défaite ?

  • Permettez-moi de partager une réflexion de Pascal Bruckner qui avait tout à fait bien synthétisé ce qui nous arrive avant que cela nous arrive:
    « L’homme contemporain ne supporte pas l’idée d’être mortel au point que la population est paradoxalement assez largement demandeuse d’une forme de dictature médicale »

    • Tout en refusant le transhumanisme . . .

    • Dictature médicale et administrative : le marché à nouveau autorisé ce matin était entièrement encadré par des barrières de la mairie. Les gens s’agglutinaient devant l’entrée (à 2m les uns des autres), méfiants les uns envers les autres. Plus aucun bonjour, plus aucun regard.
      Cette ambiance de fin du monde est allucinante.

    • RB83,
      En 1957-58 la grippe asiatique aurait fait 100 000 morts dans une France d’une quarantaine de millions d’habitants.
      Les dirigeants politiques de l’époque n’ont pas bronchés et les français non plus d’ailleurs.
      C’était mieux ?

  • On peut déjà rétorquer à tous les grincheux que c’ est la libre volonté d’ une grosse vilaine entreprise capitaliste D qui en répondant à l’ ingéniosité de quelques uns va très concrètement sauver des vies.
    Quant aux arrières pensées de cette entreprise, elles restent bien moins nocives que celles des politiques.

  • je ne suis pas certaine que notre gouvernement sorte plus fort de cette crise ; le confinement , le manque flagrant de moyens pour protéger les soignants , les forces de l’ordre , etc , les aides financières pour aider les petites entreprises qui ne voit pas la couleur de l’argent , un darmanin qui fait la manche …..et pendant ce temps , l’exécutif réfléchit aux moyen de récupérer du fric pour  » l’après virus  » ; d’ailleurs , les propriétaires sont visés …..

    • Notre gouvernement actuel peut être pas, l’Etat probablement, nous citoyens certainement pas.

    • @véra-Je vais tâché d’être clair du premier coup cette fois. Les 1,67 millions de « petits porteurs » sont déjà visés puisqu’ils ne « recevront » peut-pas de dividendes au printemps 2020 (sur bénéfices 2019; pour les bénéfices 2020 distribués en 2021 on peut difficilement espérer) tellement les 3 ministres non qualifiés en économie et finances que sont Bruno Le Maire, Muriel Pénicaud et Olivier Véran ont insisté pour la retenue des entreprises et avec des menaces à la clé car comment traités des adultes confinés par force autrement.
      Pour les autres revenus ce seraient difficile car le site de la Haute Autorité pour la Transparence de la VIe Publique permet de comprendre pourquoi
      Pourquoi ce traitement de faveur actuellement pour les « petits porteurs »? Je croyais qu’il était de « politique autrement », mais avec de vieux chevaux …
      Et dire que le ministre Bruno LM à l’initiative de la loi PACTE qui n’a même pas un an et est déjà complètement désapprouvée par le même ministre. Grand Guignol

    • Comme d’habitude on mettra tout sur le dos du mythique turbo libéralisme et du méchant capitalisme pour remettre une bonne couche de socialisme et d’étatisme et tout le monde applaudira.

    • Oui, la décision de limiter l’hydroxychloriquine aux cas graves est le signe manifeste que ce gouvernement n’a pas comme priorité d’endiguer l’épidémie.

  • La France est prête pour la dictature et le confinement dû au Coronavirus pourrait bien être une expérience grandeur nature de préparation.
    Les ministres donnent des coups de menton, les flics arrêtent les gens dans les rues et sur les routes, chacun est sommé de montrer son (ausweis) autorisation de se déplacer… Et oui, même du temps de l’occupation allemande, il y avait plus de monde dans les rues de Paris.
    Mais, c’est vrai nous sommes en guerre, c’est le président qui l’a répété. Nos gouvernants sont depuis deux décennies en guerre contre tout et n’importe quoi. En guerre contre le climat, contre les accidents de la route, contre l’évasion fiscale, contre le populisme, le turbo libéralisme et aujourd’hui contre un virus.
    Papa Castaner interdit aux Français de partir en vacances de Pâques avec l’assentiment majoritaire des collabos.
    Le général Raoult qui tente d’organiser la résistance, a lancé son appel sur internet : le confinement ne sert à rien, c’est une technique du moyen age, il se battre et donc soigner et non se cacher à la cave. Mais personne ne viendra au secours de la France cette fois, ce pays est foutu.

    • Ausweiss …
      Hier je suis allé ravitailler mes parents (89 & 87 ans) qui vivent en maison individuelle (heureusement/EHPAD !) qui ont pour consigne y compris de ma part, de na pas sortir.
      Deux contrôles des forces de l’ordre à cette occasion :
      – l’un courtois et bref…OK
      – l’autre pour le moins inquisiteur (pour rien d’ailleurs car j’aurais pu mentir !) allant jusqu’à me demander depuis quand je n’avais pas revu mes parents (pour savoir si je n’allais pas trop les voir) !! et si j’avais au moins fait des courses pour une semaine minimum…
      Limite…limite !

  • plus ça va plus on a du mal à comprendre ce refus du port GENERAL du masque.. quitte à expliquer aux gens comment faire des masques de fortune.

  • je ne vois pas comment la France va pouvoir rester confinée encore pendant plusieurs mois comme le laissent entendre certains.
    Pour moi, ce sera impossible, je vais devenir folle et je préférais sortir et être libre plutôt d’être cloitrée chez moi.
    Je ne vis pas par procuration des internet. Cela me fait penser au livre de Houellebecq “la possibilité d’une île” dans lequel l’écrivain vit reclus avec son chien dans une maison, vivant par procuration au travers d’internet, de plus il a la vie éternelle par clonage jusqu’au jour où il part sur un continent où on vit vraiment.

    https://www.lemonde.fr/livres/article/2005/09/01/michel-houellebecq-un-voyage-au-bout-de-l-humanite_684409_3260.html

    Pour l’économie, c’est aussi impossible ou c’est la fin du monde!!!
    La France ne va pas mourir cloîtrée, sinon on est chez les fous qui ont décidé de se faire hara kiri.

  • Pour moi, ce sera impossible, je vais devenir folle et je préférais sortir et être libre plutôt d’être cloitrée chez moi.
    Je ne vis pas par procuration des internet. Cela me fait penser au livre de Houellebecq “la possibilité d’une île” dans lequel l’écrivain vit reclus avec son chien dans une maison, vivant par procuration au travers d’internet, de plus il a la vie éternelle par clonage jusqu’au jour où il part sur un continent où on vit vraiment.

    https://www.lemonde.fr/…/michel-houellebecq-un-voyage…

    Pour l’économie, c’est aussi impossible ou c’est la fin du monde!!!
    La France ne va pas mourir cloitrée, sinon on est chez les fous qui ont décidé de se faire Hara-kiri.

    Je ne supporterai jamais trois mois de confinement. Je vis dans une maison de 440 m2 au milieu d’un jardin de 1000 m2, j’ai donc de la chance mais je ne peux pas vivre par procuration ou de manière virtuelle!
    – Aller à l’opéra comme aux Chorégies d’Orange ou au festival de Bayreuth ou dans l’amphithéâtre de Vérone n’a rien à voir avec écouter un opéra, même assise dans le bow window du salon face au jardin,
    – aller à une exposition n’a rien à voir avec voir par internet un musée, voir les musées de Rome, du Vatican, de la villa Borghèse n’a rien à voir avec leurs visites virtuelles,
    – voir et vivre au bord du lac de Côme, sentir l’atmosphère qui ressemble à celle de “La chartreuse de Parme” n’a rien à voir avec les images de ce lac aussi belles soient elles,
    – aller à Venise avec mes petites filles ou Benoît mon dernier, prendre le temps de se laisser imbiber par la magie de Venise n’a rien à voir avec les plus belles images de Venise,
    – aller à la plage avec mes petites filles, les voir courir dans le sable, ramasser des coquillages, construire des châteaux de sable, entendre le bruit des vagues, se faire caresser par la brise de la mer n’a rien à voir avec les belles images de la mer, entendre le bruit des cigales dans les pins, sentir l’odeur des pins (j’ai une maison de vacances à Moliets dans les Landes),
    – jouer au golf au petit matin quand les biches traversent le green ou le farway et qu’on peut voir les toiles d’araignée pleines de la rosée de la nuit, entendre le bruit sec de la balle frappée par le bois 3, voir la balle rouler sur le green entrainant avec elle des gouttelettes de rosée parce que le greenkeeper n’a pas encore passé le roseau n’a rien à voir avec regarder jouer au golf sur internet ou la télé
    – ne plus embrasser, serrer dans ses bras ceux qu’on aime n’a rien à voir avec les skipe ou les voir sur internet ou les entendre au téléphone,
    – participer à la messe, communier n’a rien à voir avec regarder la messe sur un écran,
    – etc.
    Nous ne sommes pas faits pour vivre de manière virtuelle, c’est une mort lente qu’on nous impose avec ce confinement.

    • bah… la voila la fameuse « surconsommation »…seuls sont autorisés les déplacements pour faire des choses essentielles..
      ben voyons..

      en toute logique certains dansent de joie..

    • Mais si, vous supporterez, ou alors votre poésie cache une désespérance noire.
      Nous en avons vu d’autres (nous les humains).
      Pour avoir voyagé et travaillé souvent loin des miens, je sais que l’idée de retrouver mon entourage et la perspective de projets futurs est un excellent stimulant pendant l’éloignement.
      Au lieu de broyer du noir, réjouissez vous pour l’après, pensez à cette formidable (et parfois longue) parade amoureuse, tous sens en éveil, jusqu’à ce qu’enfin l’objet de vos désirs accepte de céder à vos avances…
      Comme le silence qui suit la musique est encore de la musique, le plaisir d’un séjour à Venise commence le jour où vous décidez d’y aller…

      • Quel après ?

        Ni les dirigeants, ni le corps médical ne semblent prendre conscience de la situation et donc en mesure de définir un « après ».

        La réalité est qu’au bout de quelques semaines, les gens préférerons attraper le coronavirus que rester cloitrés. A ce moment la, on aura une contamination massive et une impossibilité de soigner les malades.

        Le gouvernement commandera en urgence des sacs et réquisitionnera des entrepots frigorifiques – toujours avec 15 jours de retard. (comme pour le confinement, le gel, les masques, les tests, les études sur le plaquenil …)

        • Avec 15 jours de retard ? Regardez ce qui se passe en Equateur: des gens sont morts du Covid-19 dans les rues.
          Imaginez çà à grande échelle en France ?

  • Gouvernement par la peur: une population qui a peur perd la faculté de raisonner.
    Quel est le but des peurs quasi-mondialisées qui sont nous infligées depuis plusieurs décennies maintenant (climat, terrorisme, et maintenant virus)?
    Car, si au départ, se trouve une réalité, c’est son instrumentation médiatique, puis politique qui conduit à chaque fois à une restriction des libertés.

  • Les conséquences du confinement deront sans commune mesure avec celles du virus lui-même.
    A cette auje, on devrait confiner la population â chaque épidémie sérieuse de grippe. Par ailleurs, avons aujourd’hui un traitement qui, s’il est appliqué assez tôt, est efficace.
    Il est étrange que ceux qui nous confinent en restreignent l’application, non?
    Heureusement, il semble que la plupart des médecins prennent leurs responsabilités…

  • Nous vivons en ce moment un gigantesque syndrome de Stockholm social:

    Nous sommes pris en otage par des bureaucraties de santé, finançées par la contrainte depuis des décennies, qui ont été incapables d’allouer correctement les immenses ressources dont elles disposent pour faire face à un évènement sanitaire connu -et donc prévisible- depuis des millénaires, sauf en utilisant des méthodes encore plus liberticides. (Nous voici revenu au temps des sycophantes!).

    Et les populations en redemandent…!

    Merci quand même à l’auteur d’être une vox clamantis in deserto.

    • Stockholm social:
      ça me fait penser à mon voisin, un ‘malgré nous’ qui s’est retrouvé à Stalingrad, puis prisonnier à Tambow, et qui a eu la chance (comme une infime minorité) de retrouver se famille en 47.
      Il racontait que ses camarades des combats, dans le froid et la fureur des combats, répétaient souvent :
       » Wenn der Führer das wüsste !  »
      ( si le führer savait ça), déchargeant par ces mots le principal fautif de sa responsabilité…

      Ah, si Macron avait su !

  • Il y a entre 590 000 et 605 000 décès en France chaque année. La moyenne d’âge des personnes décédées du Covid à l’hôpital est de 79 ans en France et de 81 ans en Italie. Aujourd’hui on a passé la barre des 4000 décès en France, un pays de plus de +- 67 millions d’habitants. Avant tout, cette crise interpelle sur le rapport à la mort des français (pour ne parler que d’eux) et donc de leur rapport à la vie : l’instinct de conservation est poussé à son paroxysme, au détriment de tout ce qui rend la vie digne d’être vécue. Sans surprise, Macron joue les Pétains et les français collaborent. Dans un pays ou la liberté n’est plus un concept politique viable par rapport au détergent égalitaire « kaercherisé » dans les cerveaux depuis des décennies et sans principe de précaution, pour le coup, comment s’étonner de la situation actuelle ? Au temps de ma grand-mère j’entendais : fume, chante et bois, on ne vit qu’une fois. Aujourd’hui, c’est : ne fume plus, ne bois plus, ne mange plus ! En contrepartie, tu passeras 15 ans de solitude, grabataire, dans ton ehpad. Chouette !!!

    • Le problème n’est pas tant la mortalité mais la façon dont on meurt.

      Mourir alors que l’on a même pas pu avoir l’ombre d’une possibilité de se défendre face à une épidémie que l’on a vu longuement arriver est pire que mourir de l’aléa.
      Ce d’autant que l’on paye l’état et la CPAM assez cher pour espérer avoir un retour comparable aux pays qui ont « bien réagi » : les seuls d’ailleurs à prendre en référence.

      • D’après les autorités sanitaires, la très grande majorité des personnes décédées ne l’est pas à cause d’un aléa mais de maladies déjà existantes (problèmes cardio-vasculaires, hypertension, diabète, obésité, système immunitaire faible, etc.) qui servent de terreau au Covid. Quand à 80 ans on est traité pour des maladies chroniques, je pense que l’idée de la mort doit être souvent présente à l’esprit. Je ne crois pas qu’on soit pris de court. Ce qui n’empêche pas d’avoir peur, ou pour les autres, d’avoir de l’empathie pour ceux qui sont atteint et ont peu de chances de s’en sortir. Maintenant, en tout cas pour moi, que le gouvernement français, celui là ou un autre, ait mal réagi, me semble n’être qu’une question d’ADN national plus qu’un manquement à ses prérogatives 😀

        • la bonne stratégie en terme de santé publique se verra sur l’impact sur la mortalité . globale.. sinon on va couper les cheveux en quatre pour savoir si ce qui a causé la mort d’un diabétique c’est le covid 19 ou sa comorbidité.. la mortalité tient compte de tout, des morts du covid 19 directs et indirects. et bon on a aussi moins d’accidents de la routes, des milliards de morts de pollution en moins..plus de femmes battues etc etc..
          conséquences indirectes de mesures de confinement.

          et ça inclut le retard à prendre des mesures;.une semaine de retard c’est beaucoup au départ..
          (rappel Marseille 50 000 personnes se font tester 2400 positifs.. peut être trop tard pour confiner mais bon..)

          une fois qu’on a vu le résultat en terme de santé publique on peut alors discuter le « coût » économique..

          • et il faudra aussi regarder l’espérance de vie de vie..pour le moment la moyenne d’age des morts se situe à 81 ans…soit entre l’espérance de vie des hommes et des femmes..

        • « la très grande majorité des personnes décédées ne l’est pas à cause d’un aléa mais de maladies déjà existantes  »

          Moi j’ai cru comprendre qu’on mourait tranquilement dans son coma artificiel – nécessaire à l’intubation – ou par lente asphyxie pour le surplus – ceux qu’il n’est pas utile de soigner car ils ont des « maladies déjà existantes (problèmes cardio-vasculaires, hypertension, diabète, obésité, système immunitaire faible, etc.) »

          Sinon au final, on meure toujours d’un arrêt du coeur …

      • « Le problème n’est pas tant la mortalité mais la façon dont on meurt. »

        Totalement d’accord. Il y a à peine quelques dizaines d’années que les médecins « considèrent » le traitement de la douleur comme de leur devoir médical. Aujourd’hui ils savent qu’ils seront confrontés bientôt à la nécessité de faire un tri de médecine de guerre contraire au serment qu’ils ont prêté.

        Dans ces conditions, je suis étonné du silence assourdissant face aux manque de moyen et des tergiversations face aux traitements Médicaux non validés par des Chercheurs. Et par leur hypocrisie à prescrire des placebo à des malades en danger mortel pour éviter les risques « d’effets secondaires lors d’automédication ».

    • « Macron joue les Pétains et les français collaborent. »

      Comme vous le savez, le terme « collaborer » est ambiguë dans notre pays.

      Je vous assure qu’aucun membre de ma famille et moi-même ne collaborent avec le Régime en place. (Au sens de soutien à un régime autoritaire). 🙂

      Sinon, je suis en parfait accord avec la référence faite à un vieux sal.ud

    • « Macron joue les Pétains et les français collaborent. »

      Vous l’aurez remarqué, hormis la chasse aux Juifs, la gauche n’a jamais remis en cause les réalisations sociales du maréchal, avec la caution des électeurs.

  • A la cadence ou cela va actuellement, c’est 7 millions de sans emplois en plus du taux actuel, un prolongement et un durcissement du confinement va conduire l’économie dans un précipice tellement profond que les morts du cov-19 seront une goutte d’eau dans l’océan par rapport aux violences qu’engendrera cette nouvelle situation

    • En effet, dans un pays qui doit compter en gros 50000 morts par mois, 3500 c’est à peu près le surplus sur un mois d’une bonne grippe saisonnière (mais c’est arfous pire).

  • Il n’y aura aucun problèmes en France, contrairement au mythe et au la fallacieuse devise (qui ressemble plus à un vœux pieu qu’autre chose) la tyrannie est dans les gènes de ce pays comme l’histoire nous l’a montré si souvent.

  • Il fallait isoler la population la plus sensible (en gros les vieux) en attendant un traitement et/ou un vaccin et laisser les reste s’auto immuniser ce qui aurait été une protection de plus pour les personnes fragile. Mais non les états ne sont pas tenu de réfléchir il ne savent que rien faire ou tout casser.

  • « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et finit par perdre les deux. » Benjamin Franklin

    • Oui mais ça dépend qui sont le plus bénéficiaires de la liberté et qui sont les plus en insécurité.
      Si ce ne sont pas les mêmes la balance penchera vers les plus nombreux.

  • Il est peut être facile de commenter le confinement en tant que personne privilégiée comme beaucoup parmi nous.
    C’est à dire que nous sommes assis derrière notre PC, bien protégés et pendant ce temps là il y a par exemple les personnels médicaux que ce soit ceux de ville ou des hôpitaux qui continuent à lutter sans une protection à la hauteur des risques !

  • Je vais « oser » un parallele, (sachant que comparaison n’est pas raison, mais quand meme) si fukushima avait ete gere  » a la Raoult » et non pas « a la paaaaariiiiiisieeeeennne » il n’y aurait pas eu de catastrophe, ou a tout le moins elle aurait ete serieusement limitee, le probleme c’est ukushima ET covid sont geres de la meme maniere (succession de comites theodule strictement incompetents) on voit le resultat :-((

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