Confinement : forcément, ça va bien se passer

Tout ce qui devait mal se passer s'est mal passé, et même de pire en pire.
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Confinement : forcément, ça va bien se passer

Publié le 23 mars 2020
- A +

par h16

Tout ce qui pouvait aller mal est donc allé mal, et de mal en pis.

On l’a vu, on l’a lu, on l’a maintenant compris : le stock stratégique de masques et de protections diverses qui s’était constitué après la crise dégonflée du H1N1 a été progressivement éparpillé, délité et oublié depuis pour ne plus laisser qu’un goût de trop peu dans le gosier sec (et coronaviré) de nos équipes soignantes.

La suite, si elle est logique, est affligeante et tout à fait en rapport avec la nullité chimiquement pure de notre gouvernement et des clowns qui le composent : comme nous n’avons pas plus de masques que de protections, que les tests semblent hors d’atteinte au commun des mortels occidentaux (les Asiatiques savent faire mais c’est apparemment un secret ancestral bien gardé), comme nous avons encore moins de stratégie claire et comme tout semble avoir été scripté par Sibeth N’Diaye pour une série Netflix de superhéros adolescents en moule-burnes roses, ce qui devait arriver arriva : le gouvernement se retranche derrière la seule option qui lui permette un affichage de fermeté en carton, à savoir le confinement total.

Magie de la pensée macronienne toute en dentelle de subtilités et de paradoxes amoureusement imbriqués les uns dans les autres, ce confinement qui n’a jamais reçu ce nom n’a d’ailleurs été total que de façon très partielle (en même temps) et, à mesure que sa totalité devenait moins partielle, a entraîné quelques désagréments de plus en plus gênants pour nos gouvernants décidément pas totalement au clair avec ce qu’il convient de faire.

Car après avoir exhorté tout le monde à rentrer chez soi vite fait et à se déclarer en chômage technique, notre fine équipe gouvernementale s’est très progressivement rendue compte que finalement, à sa plus grande surprise, le pays ne tourne pas grâce aux intermittents du spectacle, aux troubadours télévisés, aux syndicalistes merguezophages et autres pousseurs de cerfas compulsifs qui semblent composer l’intégralité de leur public : zut alors, il semble que les récoltes et les productions ne se font pas sans agriculteurs, les camions ne se conduisent pas sans chauffeur, les étals ne se remplissent pas en toute autonomie et que tout ceci nécessite plein de bras, de jambes et de têtes qu’on vient pourtant de congédier en espérant que cela suffirait à camoufler la totale impéritie du gouvernement.

Pire encore, l’Occupant Intérieur commence maintenant à voir les sources de financement de ses petites sauteries se tarir rapidement. La TVA, assise sur des ventes effectives, ne rentre pas (et pour cause, à l’exception du popcorn et du PQ, les ventes s’effondrent). Les cotisations n’entrent pas plus, tout ce petit monde étant sagement à l’arrêt.

Ça ne va pas pouvoir le faire : si la République aime vivre avec l’argent des autres et celui des générations futures, la réalité, elle, est un restaurant où on trouve à boire et à manger mais qui ne fait jamais crédit, même pas en rêve, même pas pour une minute. Les bêtises se payent cash, immédiatement.

Autrement dit, l’économie est en train de s’effondrer de tous les côtés.

Or, quand on est nul en période normale, il semble illusoire de devenir soudainement compétent dans des situations aussi inédites que tendues. En plus, si c’est seulement un peu plus compliqué pour nos parasites, ça devient franchement dur pour les entreprises, les classes moyennes et ceux dont la subsistance au quotidien dépend étroitement de la vie économique normale du pays.

Quant aux classes les plus modestes, l’enfer s’installe très vite.

C’est d’autant plus visible dans ces cités qu’on qualifiait jusqu’alors de sensibles et qui deviennent maintenant des quartiers populaires, ce dernier adjectif camouflant laborieusement l’état de déliquescence avancé de ces zones où la République n’est même plus une vague notion.

Avec l’arrêt de toutes les activités, les tensions y atteignent de nouveaux sommets, au point que la presse ne puisse camoufler le phénomène. Les articles se multiplient qui ne font aucun doute sur l’explosivité de la situation.

En somme, alors que le « drôle de confinement » français n’est en place que depuis cinq jours, on comprend qu’il sera difficile de tenir une semaine de plus. On a alors bien du mal à imaginer prolonger au-delà jusque fin avril (vu l’allure des chiffres de contamination et de décès – tant en France qu’en Italie ou en Espagne) avec ce niveau de nervosité dans ces quartiers, parmi les forces de l’ordre et au gouvernement.

En outre, un autre problème se pose au gouvernement : si le confinement semblait LA solution idéale pour camoufler sa nullité, rien n’a été indiqué pour expliquer comment et quand en sortir ou sur quels critères il comptait le faire.

Autrement dit, sanitairement, même si cette solution était la seule d’un gouvernement sans aucun plan, sans stock, sans courage et sans vergogne, elle ne résoudra pas grand-chose : décidé trop tard, de façon trop vague, encadré n’importe comment, ce confinement n’apportera très probablement pas le répit attendu par le système de soins français comme l’indiquent bien malheureusement les courbes de l’Espagne et de l’Italie.

Économiquement, c’est déjà la catastrophe, et il ne fait aucun doute qu’elle va s’aggraver chaque jour.

Enfin, il semble que cette non-solution va aussi provoquer son lot de problèmes sociologiques et politiques, rendant ce confinement impossible à tenir.

Ce gouvernement, qui a amplement démontré sa totale incompétence de bout en bout tant à gérer les affaires de la France en temps normal qu’en temps agité (Gilets jaunes), se montre évidemment parfaitement incompétent et maintenant directement criminel dans ses agissements en temps de crise.

Et si c’est logique, attendu même, cela reste toujours aussi douloureux pour un pays dont l’État obèse ponctionne largement plus de la moitié des richesses produites.

Les temps sont vraiment durs : maintenant, pour 1000 milliards d’euros par an, t’as plus rien.


—-
Sur le web

Voir les commentaires (44)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (44)
  • Sans compter qu’il va tout de même falloir m’expliquer une chose: s’il est possible en déclarant la guerre à un virus de priver d’une liberté fondamentale 65 millions de Français pour les empêcher de nuire bien malgré nous à notre voisin et risquer l’explosion du système de santé, pourquoi n’est-il pas possible, alors que nous sommes également officiellement en guerre contre le terrorisme islamiste, d’appliquer simplement la loi commune contre ceux, sur notre territoire, qui s’affichent ouvertement comme nos ennemis ?

    • La réponse est évidente : Nous sommes en guerre contre le terrorisme islamiste, mais pas nos dirigeants, qui sont complices.

    • Bonne nouvelle , nos FDO ont quand même la capacité de maîtriser une octogénaire !! On peut supposer qu’ils étaient plusieurs.
      Encore quelques années d’entraînement et ils pourront songer à entrer dans certains quartiers sensibles.

  • Tout cela confirme qu’on n’a jamais en France préparé de plan épidémie, ou qu’on l’a égaré en même temps que les masques

  • Tout çà est un peu gros ! J’énumère.
    Pas de masques, pas de gel hydroalcoolique, pas de tests, le palquénil et la nivaquine enfin tous les hydroxychloroquines passent en médicament sous ordonnance grâce à Buzyn et Salomon le 13 janvier 2020, surprenant, pourquoi ?. Le stock de chloroquine disparaît (voir sur LCI). Et confinement pour créer une immunité de groupe. Ces gens veulent tuer les plus fragiles. Le délire et tout de suite après le grand reset économique. Bail in !

  • Et d’après les derniers sondages les veaux font en majorité confiance à Macron? C’est pire que des veaux, ce sont des décérébrés. Je crois que le vrai problème c’est que les français sont des imbéciles. Pas de masques mais ils font confiance à un type qui n’a fait que minimiser le danger et qui joue maintenant au protecteur!

    • Faut-il croire un sondage effectué juste après le discours de Macron?

    • @Virgile
      Bonjour
      « Pas de masques mais ils font confiance à un type qui n’a fait que minimiser le danger et qui joue maintenant au protecteur ! »
      « Là et nulle part ailleurs se trouve la racine d’où s’élève un tyran ; lorsqu’il apparaît d’abord comme un protecteur. »– Platon

  • Tjrs facile de critiquer à l’abri sur son canapé, derrière son écran sans n’avoir aucune responsabilité à assumer. Qd j’etais patron j’en ai vu des yakafokon…

  • En relisant toute cette histoire, il me semble évident que la priorité du gouvernement est moins la lutte contre l’épidémie que sa gestion pour le plus grand profit politique possible.

  • On se demande quand donc ces irrespinsables réfléchiront 5mn pour évaluer les conséquences de qu’ils disent.
    Si les caissiers de supermarché peuvent continuer à travailler avec des masques et autres précautions, on ne voit pas bien pourquoi la plupart des gens ne pourraient pas en faire autant.
    Il y aura des déconvenue même une liasse de cerfas ne suffira pas toujours pour recevoir l’indemnisation de l’Etat.

    • « Si les caissiers de supermarché peuvent continuer à travailler avec des masques et autres précautions, on ne voit pas bien pourquoi la plupart des gens ne pourraient pas en faire autant »
      Ah ca serait juste donné raison au coréen du sud et d’avoué la non préparation sanitaire donc économique du pays.

    • Tout à fait. Mais des masques, on n’en a pas. Et le peu qui est produit est réquisitionné (confisqué?) par l’État.

  • et au fait…gérer de simple masques ..c’est vachement dur …
    mais par contre se passer d’energie fossile..fastoche…

  • Là où on voit que ce pays n’est plus qu’une vaste bureaucratie en roue libre, c’est dans la prise en charge des mesures de chômage pour accompagner le confinement.

    On commence par le nom : il s’agit d’un chômage partiel qui, tenez-vous bien, peut-être total. Et voilà toute la France salariée qui parle maintenant sans rire de chômage partiel total !!!??? W-T-F !?!

    Mais l’Etat obèse n’est pas seulement délirant, il est également impécunieux. Le voilà qui se trouve à la tête de plus de 500000 chômeurs supplémentaires en chômage partiel plus ou moins total (faut suivre) pour un coût qui va peser plusieurs milliards. Ca fait vaguement tâche dans les comptes. Le résultat ne se fait pas attendre. Les contrôles saignants qui vont tomber sur les entreprises sont déjà planifiés, évidemment pour abus de la situation.

    Les entreprises déjà ruinée par le confinement aussi inutile au plan sanitaire que suicidaire au plan économique seront violemment achevées par les contrôles à suivre. Au moins, elles ne souffriront pas longtemps… et elles ne paieront plus un centime d’impôt.

    • Evidemment, l’Etat n’a nullement les moyens de payer du chômage à tout le monde et Macron et Philippe le savent très bien. La réalité est que chaque entreprise devra prouver au cas par cas que l’employé en question ne pouvait pas être mis en télétravail, ce que des fonctionnaires zélés et en télétravail, eux, vérifieront au vu du Cerfa ad hoc.

    • Cavaignac, vous êtes en retard d’un cerfa : ce n’est plus du chômage partiel mais de l’activité partielle !
      Je suis en plein dedans. Les durées de validation (de la déclaration de mise en activité partielle) ont été grandement raccourcis, sauf que le délai pour accéder a la plateforme internet est de plusieurs jours….
      Et bien sûr, nombre d’entreprises du BTP ont déjà reçu des refus de validation…

  • Les « maladresses » de la sortie de période de confinement ? 2 exemples faciles:
    Les églises ont interdiction de rassembler plus de 20 personnes. Edicté le 15 mars pour un mois.
    Pâques est le 12 avril. Le ramadan commence le 23 avril.
    Le confinement actuel « pourrait durer encore quelques semaines » (dixit le premier sinistre), mais mon petit doigt me dit qu’il va cesser par enchantement aux environ du 20 avril. Dans l’intérêt de la paix civile, bien sûr…

  • Faute de guerre, manger du virus… Le bourreau affûte la hache.
    À sanary sur mer pas le droit d’acheter qu’une baguette, et par dix, ils offrent un masque… Non, une courrone.. Mortuaire….. Bien entendu un boulanger ne peut pas produire en un jour ce qu’il produit en 15 jours sauf superman.

  • Excellent!!! Un article au vitriol de la gestion de la crise sanitaire couplée à la crise économique qui arrive avec le confinement.
    Seuls les pays comme la Corée du sud, Singapour, le Japon, etc. qui ont résolu cette crise d’une autre manière et dont se moquent Macron et ses sbires vont sortir grand vainqueur comme la Chine.

    • Sachons en tous domaines être disruptifs ! C’est la nouvelle mode de gouvernance. Donc ceux qui ont su réagir correctement et sauver leur peuple ne peuvent devenir un modèle ! Quant à nous c’est faisons tout de travers !

  • A force d’écouter les décroissants sur de pseudo risques:
    – 48000 morts pollution de l’air : c’est bizarre l’espérance de vie des cadres du 92 est meilleurs que les ploucs du des hautes alpes à l’air pur mais sans hôpitaux
    – balancer un pognon de dingue dans les ENR
    -réglementation environnementale délirante et instabilité à long terme des réglementations
    les entreprises se sont très bien adaptées à ce système :
    – délocalisation
    – pompe à subventions publiques
    – contrats avec l’état très favorables à la dite entreprise
    – etc…
    sans oublier l’embrigadement des médias y compris pour les plus jeunes (Piketty cité en référence dans les revues pour ados, et Greta Thunberg à toutes les sauces)

    A la fin de la crise, je pense qu’il vont oser des mesures de limitations des déplacement pour l’écologie façon Y.A. Bertrand and co

    • Oui, certains écologistes ont dit que si on arrivait autoritairement à boucler les gens chez eux, on pouvait user de ce genre de méthode pour les empêcher d’èmettre du CO2…

  • Bah, il faut se faire au nouveau monde, Greta n’était qu’un symptôme, maintenant que le monde est à l’arrêt, le climat va s’améliorer,.. Les verts ont gagné même si tout le monde meurt, c’est évidement volontaire de faire tout ce qu’il ne faudrait pas faire,.. Courage donnez une seule mesure utile ?
    Meme les polonais on interdit à la Russie de donner de l’aide aux italiens.. Berceau de l’humanité grâce aux romains. Faudrait peut être ne pas l’oublier.

    • Greta n’était qu’un symptôme, maintenant elle présente tous les symptômes, elle est confinée, et on ne peut même pas profiter de notre liberté !

  • La situation actuelle me fait penser à ce qui s’est passé en 1940.
    Alors que la France avait « l’armée la plus puissante du monde » personne dans le haut commandement ne s’était occupé de voir comment Hitler employait ses armées pour envahir les Sudètes, la Tchécoslovaquie, la Pologne. Jouant sur des attaques combinées avec les chars, l’artillerie, et l’aviation. La France aurait eu plusieurs mois pour revoir sa stratégie, mettre en place des équipements nouveaux tels la radio dans les chars etc. Au lieu de cela on resta tranquillement sur une conception et un modèle de 1918. Résultat en 10 jours « la meilleure armée du monde » attendait désespérément le bateau à Dunkerque.
    La crise du coronavirus est la reproduction fidèle de l’incurie de nos « élites ».
    Que voulez vous qu’il arrivât au meilleur système du santé du monde et que tout le monde nous envie. Les Chinois, les Italiens, les Espagnols qui avaient vécu la crise avant nous: au mieux des amateurs nous on sait faire pas besoin de se remettre en question.
    Allez quelques broloques en guise de décorations à titre posthume ferrons l’affaire. Oh toi le soignant ce héro qui a donné sa vie pour sauver les autres. Cela ne vous rappelle rien (Si sui le poilu vous y êtes.

  • Je trouve drôle qu’on menace de prison ceux qui commettent cet affreux délit de sortir de chez eux et de récidiver, et que, dans le même temps, on fasse sortir des détenus prématurément…

  • Confinement avec pénalités pour éviter des morts.
    Soit, mais combien de morts dus au confinement par suicide, dépression, lassitude?
    Question cynique mais réaliste.
    Question subsidiaire: combien de retraités en moins et donc de retraites à verser et de dépenses de santé dues à l’age?

    N’était ce pas le souhait quasiment proclamé de Macron Emmanuel?

    Que lui et ses « gens » aient au moins la décence de ne pas verser des larmes de crocodile!

  • Un bon management fait appel aux meilleurs conseillers, sauf nos gouvernants qui choisissent les conseillers les moins compétents, tant pour le coronavirus que pour le climat et l’énergie. Donc cela se passe forcément très très mal ..

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Depuis que les Chinois se révoltent contre trois années de politique autoritaire anti-covid, les admirateurs béats du modèle de gestion de crise de Pékin se font beaucoup plus discrets en France.

Ça y est, face à la pression populaire, les autorités chinoises ont décidé d’assouplir un peu la politique zéro covid. Un peu seulement, parce que la surveillance policière et numérique s’est étendue et la traque des dissidents et autres révoltés risque fort de s’intensifier.

La Chine de Xi Jinping est une dictature impitoyable, et comm... Poursuivre la lecture

La crise du covid a amené des restrictions des libertés.

La question qui se pose est de savoir pourquoi celles-ci ont été soutenues par une partie non négligeable de la population. Contrepoints s'est entretenu avec Samuel Fitoussi, auteur d'une note pour l'Institut Sapiens sur les erreurs de gestion systémiques pendant la crise sanitaire. Il a étudié l’économie à Cambridge et à HEC.

 

Contrepoints : Irresponsables par nature : vous revenez sur la séquence ahurissante des auto-attestations, dont les plus fervents défe... Poursuivre la lecture

Par Christian Britschgi.

Les gouverneurs opposés aux confinements ont remporté facilement la victoire lors des élections de mi-mandat.

Dans tout le pays, les dirigeants républicains qui se sont fait connaître en s'opposant aux fermetures d'entreprises et d'écoles ont été réélus avec des marges beaucoup plus confortables que lors de leur première campagne avant la pandémie.

Lors d'un débat en octobre contre son adversaire, le représentant Charlie Crist (D-Fla.), le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis, a déclaré :

Poursuivre la lecture
Voir plus d'articles