Quelles solutions pour restaurer notre système de santé ?

Tout le système hospitalier devrait être réformé. Si nous revenions tout simplement en arrière, quand nous étions n°1 en mariant la qualité apprise par le compagnonnage ?

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Quelles solutions pour restaurer notre système de santé ?

Publié le 13 février 2020
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Par Bernard Kron.

« Ceux qui connaissent bien le passé sont les mieux à même de construire le futur. » Bernard Werber

Je ne crois ni aux assises de la santé ni aux grands-messes mais au retour de ce qui en avait fait l’excellence. À coté de la formation théorique dispensée par l’Université, il faut redonner toute sa place à celle de la médecine de ville et réformer l’Hôpital.

Si nous revenions tout simplement en arrière, quand nous étions n°1 en mariant la qualité apprise par le compagnonnage ?

« Le passé est une porte ouverte sur l’avenir. » Victor Hugo

Grâce aux concours hospitaliers la formation clinique se faisait parallèlement à l’enseignement universitaire. Elle formait précocement une élite mondiale à la pointe de la technique en chirurgie et de la recherche.

Réformer le cursus médical et la gouvernance

Le cursus médical devrait être ainsi changé de fond en comble dès le début des études ce qui est l’inverse de ce que la loi a mis en place.

Il faut repenser les études de médecine avec un vrai externat formateur dès le portail santé. En huit ans, d’excellents médecins de famille seraient formés. Cette formation clinique précoce permettrait aux nouveaux internes d’être mieux préparés à leur prise de fonction.

L’élitisme et l’excellence comme le retour de vrais chefs de services responsables qui ne dépendraient plus de la direction et de ses circulaires administratives pour s’occuper enfin des malades.

La deuxième exigence est la simplification de la gouvernance qui doit être une priorité absolue tant à l’hôpital que dans les régions.

Trop d’agences coûteuses paralysent le système. Les yeux rivés sur les sondages et leur ré-élection nos politiques ne semblent pas capables de prendre les bonnes décisions, ce qui nécessiterait « du sang, de la sueur et des larmes » et surtout une carrure d’homme d’État.

Nos universitaires et beaucoup d’hospitaliers sont malheureusement dans la même situation car leur carrière dépend trop souvent du pouvoir auquel il faut plaire. Ils ne résistent plus, les fortes têtes ont démissionné, la tête des autres a été coupée ou bien ils ont quitté ce monde depuis longtemps ; ils ne peuvent plus se faire entendre !

L’hôpital ne pourra être sauvé que par des mesures fortes

Avec 20 milliards de dettes et une courbe des dépenses qui augmentent chaque année de 4 % une vraie révolution s’impose.

— Il faut simplifier la gouvernance en redonnant tous leurs pouvoirs aux chefs de services sans la tutelle des pôles qui sont des structures administratives stériles qui les paralysent. C’est la première nécessité.

— L’autonomie et la complémentarité des hôpitaux en découlent. Les structures administratives des GHT et des ARS qui les chapeautent sont inutiles et coûteuses.

— La revalorisation des carrières et la suppression des 35 heures en sont le complément. Cela réglerait les pénuries de personnels soignants et permettrait une réelle revalorisation des salaires en retournant aux 39 heures.

— Préparer les internes à leur prise de fonction dès le deuxième cycle pour les rendre performants et responsables à la prise de fonction permettrait de les remettre aux urgences.

— Réorganiser les urgences et la chirurgie ambulatoire avec la ville serait source d’économies majeures.

C’est un vaste programme qui nécessite de tourner le dos au tout administratif et à la multiplication coûteuse des agences.

Les chaînes de cliniques

Les cliniques privées sont en pleine évolution car elles ont compris depuis longtemps que pour survivre les économies d’échelles étaient indispensables. Ainsi sont nées les chaînes, Générale de santé Capio et Ramsey.

À la suite de l’acquisition du groupe suédois Capio à la fin de l’année 2018, Ramsey est devenu Ramsay Santé, leader européen de la prise en charge globale du patient.

En hospitalisation, Ramsay Santé propose la quasi-totalité des prises en charges médicales et chirurgicales dans trois métiers : médecine-chirurgie-obstétrique (MCO), soins de Suite et de réadaptation (SSR) et santé mentale. Ce groupe participe aux missions de service public de santé et au maillage sanitaire du territoire, comme en Suède où il dispose de plus d’une centaine de maisons de santé de proximité.

Tout le système hospitalier devrait ainsi se réformer.

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  • il faut ouvrir les yeux la gestion de l’etat est défaillante dans TOUS les secteurs ou elle agit..

    Il faut donc LIBÉRALISER l’hôpital et il retrouvera une gestion saine réglée par une regle simple ;le citoyen aura le choix de la structure a laquelle il confiera sa santé..

    Charge aux assurances sociales publiques et privées d’en sécuriser les coûts!

    • A Valencienne , le directeur de l’hôpital général a donné une enveloppe financière à chaque chef de service..A lui de l’utiliser le mieux possible…Et bien c’est étonnant , mais non seulement l’HG fonctionne bien mieux mais en plus il fait des « bénéfices »..a méditer..!!

  • Il n’y a pas de raison objective que l’hôpital demeure dans le secteur public, en dehors de 3 ou 4 hôpitaux militaires spécialisés strictement réservés aux militaires. Que les politiciens et leurs amis se fassent soigner comme n’importe quel citoyen, dans les mêmes conditions, et non plus dans des services 5 étoiles de l’élite. Ainsi, ils pourront mesurer in vivo les conséquences de leurs décisions iniques et, qui sait, mourir comme les autres, négligemment oubliés sur un brancard dans les couloirs sordides des urgences. Oups, désolé, c’est pas notre faute ! Responsables mais pas coupables !

    L’Etat ne peut pas être un producteur de soins, encore moins son organisateur. L’absence de concurrence dans ce domaine conduit nécessairement à la mise en danger de la vie du patient. L’égalitarisme est une trahison flagrante du serment d’Hippocrate. La prise en charge collectiviste du patient (parcours de soins) est une autre mise en danger gravissime qu’il convient d’abolir, les décisions de soins n’étant plus motivées par les situations individuelles mais seulement par des considérations bassement financières de la prétendue santé publique. La santé publique est forcément contraire à l’intérêt individuel du patient. On ne soigne pas en mettant les patients dans des cases imaginées par des technocrates hors-sol.

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