Pour de meilleurs salaires ? Bruno Le Maire a la solution !

Bruno Le Maire a récemment exhorté les chefs d’entreprise à mieux payer leurs salariés. Le ministre de l’Économie ferait mieux de balayer devant sa porte.
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Bruno Le Maire by Fondapol Nigel Dickinson (CC BY-NC-ND 2.0)

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Pour de meilleurs salaires ? Bruno Le Maire a la solution !

Publié le 12 janvier 2020
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Par Simone Wapler.

Bruno Le Maire ne connaît rien au capitalisme ni à la vie des entreprises ou s’il y connaît quelque chose, c’est une science livresque glanée il y a 25 ans sur les bancs de l’École normale puis de l’ENA.

Bruno Le Maire n’a jamais travaillé dans une entreprise, même publique. Cela ne l’empêche pas d’avoir des idées bien arrêtées et totalement fausses sur la bonne marche du capitalisme – donc de l’économie de marché – et sur les salaires que peuvent payer les entreprises.

Mais revenons au cœur du sujet.

Bruno Le Maire ignore que la nationalisation des assurances sociales et la mainmise de l’État sur les cotisations aboutissent à un paradoxe : le coût du travail est très élevé en France tandis que les salariés ont l’impression de ne pas être assez payés.

Cher Bruno Le Maire, voici un tuyau, un vrai, pour augmenter les salaires : il suffit que l’État, votre gouvernement, en prenne moins et alors il en restera davantage aux salariés. Imparable, non ?

Car, oui, les cotisations sociales SONT des éléments de salaire. Pour embaucher ou débaucher, un chef d’entreprise ne regarde qu’une chose : le salaire brut de brut, celui qu’il débourse.

Appelons-le salaire complet car la distinction entre « charges patronales » et « charges salariales » n’est qu’une subtilité pour noyer le poisson.

Ceci posé, un petit peu d’arithmétique simplette que même un littéraire peut comprendre :

  • salaire complet d’un salarié au SMIC : 1615 euros
  • salaire net perçu par l’employé 1204 euros
  • différence (assurances sociales) 411 euros

Coût des assurances sociales : 34 % du salaire net (celui qui entre dans nos poches et dont nous pouvons librement disposer) et 25 % du salaire complet (celui que débourse l’employeur). Ces assurances sociales sont – je vous le rappelle monsieur le Ministre  – prodiguées par l’État en situation de monopole.

Si Bruno Le Maire prendre moins à nous, nous avoir plus.

Fastoche, pas besoin de réinventer le capitalisme qui a réussi à supprimer les famines, à sortir les masses de la pauvreté et conduit à une réduction des inégalités.

En revanche, la déviance socialiste, qui consiste à nationaliser à tour de bras et à instaurer le monopole public, mérite d’être contrecarrée. Car on peut nous prendre moins et avoir des prestations aussi bonnes. C’est ce que font les pays qui nous entourent et sont épargnés par la lèpre du chômage de masse que nous connaissons.

Un monopole public haïssable

On oublie peut-être de vous dire à l’ENA que le monopole est une vilaine chose anticapitaliste.

Répétons :

— le capitalisme n’est pas mauvais et son moteur est la concurrence.

— le capitalisme est l’organisation qui vise à faire le mieux possible au moindre coût possible justement grâce au défi perpétuel de la concurrence.

— le monopole est anticapitaliste car il conduit à des prix élevés du fait de l’étouffement de la concurrence (il existe cependant quelques cas rares de monopole privé dû à l’excellence mais dans ce cas, personne ne s’en plaint).

La concurrence c’est la liberté.

Détruire la liberté d’agir, c’est détruire la possibilité et par suite la faculté de choisir, de juger, de comparer.

C’est tuer l’intelligence, c’est tuer la pensée, c’est tuer l’homme. Frédéric Bastiat

Le monopole privé est toutefois moins dangereux que le monopole public car il est assez facile à abattre : il suffit de légiférer contre celui qui étouffe la concurrence par des pratiques déloyales.

Le monopole public, en revanche, est très difficile à abattre car le législateur fait collusion avec le monopolisateur. Le législateur est en conflit d’intérêt.

Un petit exemple récent, cher Bruno Le Maire, pour cadrer mon propos et qui va vous démontrer l’inefficacité de votre Sécurité sociale.

Le rapport du magistrat Charles Prats publié fin 2019 a secoué le Sénat. « Il existe des millions de zombies dans les fichiers de la Sécurité sociale », a déclaré le rapporteur.

La Sécurité sociale est l’assureur maladie en situation de monopole public pour les salariés du secteur privé. Le cœur de métier d’un assureur, outre les calculs sophistiqués de risque et probabilité, c’est un fichier bien tenu de ses affiliés.

En général, les assureurs ne payent que leurs affiliés en règle de leurs cotisations et savent faire la chasse aux zombies. Que celui qui a été indemnisé par un assureur sans payer ses primes se fasse connaître !

Le rapport Prats a donc mis en évidence de graves erreurs dans les fichiers de la Sécurité sociale, erreurs visibles en confrontant ses chiffres à ceux d’un autre établissement public, l’INSEE. Alors là, Bruno Le Maire, mauvaise nouvelle : ça ne colle pas, mais pas du tout !

L’incompétence de la Sécurité sociale

Voici les niveaux d’erreurs de la Sécurité sociale :

  • 10,06 % pour le nombre d’individus potentiellement bénéficiaires de prestation
  • 25,26 % pour les personnes nées à l’étranger
  • 14 762 % pour les centenaires (3,1 millions pour la Sécu contre 21 000 pour l’INSEE)

Aucun assureur privé ne survivrait à de telles approximations. Il serait condamné à la faillite ou – plus probable – il aurait nettoyé ses fichiers avant de virer dans le rouge. Comme vous le voyez, Bruno Le Maire – et même si votre formation est littéraire – il existe une gigantesque possibilité d’amélioration uniquement en balayant devant votre ministérielle porte !

Charles Prats a évalué le coût des zombies – ces assurés fantômes – à « plusieurs dixaines de milliards d’euros » ce qui fait donc des « des milliers d’euros par cotisant ». Je vous rappelle que c’est notre argent : l’employeur le débourse pour payer notre travail.

La mise en concurrence de la Sécurité sociale permettrait certainement à cet organisme de revenir à une gestion moins entachée d’erreur.

Mais qui en parle du côté de votre gouvernement ?

Un moyen simple d’augmenter nos salaires

Mettre les assureurs sociaux en concurrence, briser le monopole : voilà une façon très simple d’augmenter les salaires, non ? Inutile de donner des consignes à des chefs d’entreprises. Nos cotisations de sécurité sociale (maladie, chômage, vieillesse, invalidité, accident du travail) sont les plus élevées des pays de l’OCDE. Si on en prend moins, il nous en reste plus.

J’ai envoyé mon dernier bouquin La rage de l’impôt au président Macron qui m’en a gentiment accusé réception mais il ne l’a pas lu. S’il l’avait lu, ce gouvernement ne se serait pas fourvoyé dans cette lamentable réforme des retraites qui conduit à renforcer le monopole public de l’assurance vieillesse.

Dommage, car le chapitre 6 donne des pistes sur ce que nous aurions à gagner en pouvoir d’achat ou d’épargne en instaurant le versement du salaire complet et en mettant en concurrence les assureurs sociaux et tous les risques : maladie, invalidité, accident du travail et vieillesse.

Loin de moi, cher Bruno Le Maire, de vouloir vous donner des leçons comme vous en donnez aux chefs d’entreprises, vous qui n’avez jamais embauché ou payé de salarié.

Voyez-vous, il ne s’agit pas là de théorie.

Je vous parle de ce que je connais, de ce qui m’appartient, de ce que vous me prenez puisque je n’en dispose plus.

Je vous parle de mon argent, des cotisations que je paye, que nous payons tous.

La différence entre vous et moi est que vous gaspillez de l’argent que vous n’avez pas gagné tandis que je tente d’éviter le gaspillage de ce que j’ai gagné.

À ce stade, Audiard vient hanter mon esprit : « Il y en a qui gaspillent. Il y en a d’autres qui collectent ». L’ennui, avec les politiciens actuels, c’est que gaspilleurs et collecteurs sont les mêmes ; ils gaspillent sans en subir les conséquences, ils collectent de force car ils forgent les lois qui le leur permettent.

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  • Je ne comprends pas très bien d’où sortent les valeurs mentionnées par l’auteur ;
    « • salaire complet d’un salarié au SMIC : 1615 euros
    • salaire net perçu par l’employé 1204 euros
    • différence (assurances sociales) 411 euros »

    Trésorier d’une association qui emploi 1 personne, voici ce que je trouve sur sa feuille de salaire (sans les centimes):
    • salaire brut : 1542 €
    • retenue : 321 €
    • salaire net : 1221 €

    • Il y a différents SMIC.
      Le SMIC hôtelier, par exemple, est à 1700E brut pour un net de 1400E/mois.
      Je ne sais pas de quel SMIC parle l’auteur.

    • Au 01/01/2019 :
      – SMIC net : 1 204,22 €.
      – SMIC brut : 1 521,22 €.

      – SMIC complet : 1615,25 €.

      source : expert-comptable-tpe.fr/articles/cout-salaire-smic-charges-patronales/

    • En 2020, le smic mensuel brut salarial vaut 1539 euros (https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2019/12/18/MTRX1933646D/jo/texte), le salaire net 1220 euros en moyenne avant impôts, le salaire complet supportant 42% de cotisations patronales supplémentaires en moyenne, desquelles on soustrait les remises « Fillon » d’un montant de 28% du brut salarial, soit 430 euros environ. Au total, le smic revient à 1755 euros pour l’employeur, en réalité 2185 euros si on considère le salaire complet.

      Ne pas oublier que les 430 euros de remise sont payés par d’autres impôts. La totalité des charges patronales pèsent effectivement sur l’économie, peu importe le canal de spoliation, même si c’est en apparence indolore pour l’employeur.

      Au total, ce sont bien 965 euros (319 part salariale, 216 part patronale et 430 prélevés ailleurs) qui sont taxés d’une manière ou d’une autre sur la base de chaque smic net.

      • A ces charges, il convient d’ajouter les taxes diverses qui émaillent la consommation des Français. Notamment :
        – la TVA à 15% de taux moyen effectif
        – les taxes sur l’essence à raison de 200% sur chaque litre
        – les taxes sur le gaz et l’électricité (environ la moitié des factures)

        Au total, ces 3 taxes représentent jusqu’à 400 euros par mois. Sans compter les autres prélèvement qu’il faut encore payer, le reste à vivre réel n’est donc que de 820 euros par mois pour un smic.

        Pressuré, le salarié au smic se fait spolier chaque mois les deux-tiers de son salaire complet au nom du socialisme punitif. Salaud de riche !

    • Article mal écrit, mal foutu avec confusion des notions de base :

      Salaire complet = salaire brut + charges « patronales »
      Salaire brut = salaire net + charges salariales
      Salaire disponible = Salaire net – impôts.
      Dépense effective = prix – taxes (dont TVA).

      Et : « il suffit de légiférer contre celui qui étouffe la concurrence par des pratiques déloyales. » est une position gratuite de constructiviste beaucoup + facile à écrire qu’à réaliser : l’administration qui commande aux politique aura toujours le dernier mot. On ne fera pas l’économie d’une période de chaos pour abattre le système dont profite la moitié de la France.

      Copie à revoir.

    • De plus l’auteur devrait se méfier de l’intervention de l’état dans l’économie :
      https://www.contrepoints.org/2020/01/14/285249-retablir-verite-sur-liberalisme.

      Dans un pays libre il ne doit y avoir que 5 ministères :
      Affaires étrangères
      Intérieur
      Justice
      Défense
      Budget et comptes publics

      Le reste n’est que du constructivisme pour la spoliation légale.

  • (oh ! laisser moi le temps de terminer)

    • payé par l’employeur : 1993 €
    • avec un allégement de 184 €

    Cet allégement est parce que nous sommes dans une zonz ZRR, mais qui malheureusement se termine en juin, donc l’employeur paiera 2177 €

    Cout des charges par rapport au salaire net : 78,3%
    légèrement plus que la valeur mentionnée par l’auteur.

    • Les chiffres de l’auteur sont sans doute une moyenne sur tous les cas particuliers du nuage de fumée…

    • En fait le coefficient que l’on applique en tant qu’entrepreneur pour chiffrer le coût d’un salarié est : x2. Car il y a d’autres charges diverses et variées à rajouter aux charges sociales et qui, d’ailleurs, ont une fâcheuse tendance à augmenter insidieusement mais sûrement.

      • Moi j’appliquais plutôt x2,5 car les « autres charges diverses et variées » varient selon les activités, mais les équipements obligatoires chargent bien vite la barque ( tenues de travail spéciales, chaussures de sécurité, douches , vestiaires, équipements pour handicapés – dont un quota d’emplois est obligatoire sinon pénalité- ….. etc) et tout un tas de contraintes réglementaires…. Bastiat disait : « il y a ce qui se voit mais aussi ce qui ne se voit pas ». Et au final ça fait une sacrée différence!

    • L’auteur Simone Wapler est ingénieur aéronautique, dans sa reconversion , elle s’est rapidement prise pour une économiste (comme pour Bruno Le Maire), elle l’a écrit dans son premier bouquin, peu fréquentable donc. Devant son impéritie, je lui ai fait parvenir ses aberrations en citant les pages de son bouquin, mais elle a continué jusqu’à ce que je lui dise que j’aurais certainement l’occasion de l’entendre d’un un colloque auquel je me serais invité. Ensuite elle s’est apaisée. C’est dommage car son discours n’est pas dénué d’intérêt.

      • Bonjour gouflo2,

        Quelles sont les aberrations que vous soulignez ?
        Et quel est votre point de vue de la situation ?

        Merci ?

        • Bonjour Koris-j’aurais bien aimé vous répondre avec précision , mais il s’agissait de son premier bouquin et cela fait plusieurs années, j’ai dû m’en séparer car ne méritait pas d’intérêt de conservation comme je l’ai écrit ci-dessus. Je ne me rappelle pas des termes précis c’est trop ancien et de peu d’intérêt
          Désolé

    • Les chiffres de l’auteur semblent justes. Peut-être que l’élite autoproclamée a décidé d’un alourdissement des charges de 20 Euros et qu’elle ne l’a pas vu.

  • Bruno est le meilleur ,il nous le prouve tous les jours.merci pour sa participation dans le financement des retraites et l’appauvrissement des retraités…des salariés plus riches égal des retraites plus pauvres ! Pense y Bruno , bientôt toi aussi tu seras à la rue

    • Les socialistes adorent les taxes et les impôts, fournissons-leur de nouvelles expériences avec des taux de 95 % sur le revenu et 90 sur le patrimoine chaque année! Il faut les faire jouir… Ah, on me dit que ce n’est pas pour eux….

  • M Le Maire, en bon énarque, n’a jamais vu une entreprise de sa vie. On comprend en l’écoutant pourquoi l’économie française n’est plus compétitive depuis que l’ENA a la main mise de tous les secteurs de l’économie. Quand une poignée de fonctionnaires pompe 60 % du PIB, on comprend qu’il ne reste plus grand chose pour le pouvoir d’achat.

    • claude henry de chasne
      12 janvier 2020 at 9 h 07 min

      les français ont voté a gauche! ils ont meme voté hollande pour le keynésianisme , les 35h , les RTT , la retraite a 60 ans etc..la prime de rentrée , la prime de noel ,la prime de cecicela y compris la prime d’activité , le RSA etc.. tout çà faut le payer non?
      giscard avait dit  » je souhaite bonne chance a la france »il va falloir l’abattre pour qu’il arrête de rigoler..
      le peuple a meme voté François hollande!! c’est dire le niveau..
      les jeunes veulent travailler moins et consommer plus..leur objectif ? the voice.. ou les marseillais a tapaouchnok..

      Voila le contexte , bienvenue a Athènes..

      • Un petit détail : les français n’ont jamais demandé les 35 heures. On leur a donné en espérant ainsi obliger les entrepreneurs à embaucher. On a vu le résultat. Et le pire a été pour les petites entreprises (ne serait-ce que perdre 4 h de comptable + 4 heures de commercial, + 4 heures de maquettiste ° etc .. ca fait un 1/2 ou 1 ou 2 postes (selon) impossibles à pourvoir).

      • Peut être, mais la Droite n’est jamais revenue dessus.En fait ce sont les politiciens de tout bord et à tous les niveaux (national et local) qui par démagogie pour être élus (la soupe est bonne et même excellente) font une surenchère qui ruine le pays depuis quarante ans. Le système malheureusement n’est pas – comme en URSS – autoréformable.

      • Quand on n’aime pas les riches, il faut avoir le courage d’être pauvre…

    • Non seulement ils pompent 60 % du PIB, au mieux…, mais en plus ils n’arrivent pas à équilibrer le budget. Comme solution à ce problème, ils pensent pomper 100%. Ce n’est pas étonnant, puisqu’ils font partie de l’aristocratie de l’ENA.

  • Il y a également que tous ces clowns ignore tout de ce qu’est la responsabilité d’un patron face à un salarié qu’il est obligé de licencier en raison de difficultés de trésorerie.
    Et ce dernierne soupera

  • Le Maire est un politicard « as usual » , proférant des âneries à longueurs d’années, avec en prime des coûts exorbitants qui ne sortent jamais de sa poche !

  • B. le maire ainsi que tous ses acolytes ne savent rien de la vie sinon le paraitre dans des costumes de chez SMALTO offert par ce dernier pour voyager à Marrakech, jouer et cheffer et se gaver de homards payés par les con-tribuables, pendant que le vrai chef d’entreprise qui LUI aura du licencier un salarié en raison de difficulté de trésorerie lui n’en dormira pas pendant plusieurs nuit, car de nombreux patrons connaissent leurs salariés ainsi que leur famille.
    Et là ce n’est pas les grandes gueules d’élus qui s’y collent.
    Le personnel politique français est à vomir depuis 1981.

    • @Nodralg
      c’est bien la bonne date : depuis le 21 mai 1981, un cataclysme !

      • A zelectron.
        Non. La date funeste est le 10 mai 1981 !

        • La date funeste c’est le 19 mai 1974 avec l’élection du premier énarque à la présidence de la république.
          C’est sous Giscard que nous sommes rentrés dans le socialisme, le 10 mai 1981 c’est juste le jour ou le socialisme est passé de l’ombre à la lumière.

          • claude henry de chasne
            12 janvier 2020 at 15 h 58 min

            faux , Giscard a été le dernier president a avoir un budget a l’équilibre , la chienlit a été amenée par la gauche en 1981

            • Ce n’est pas sous Giscard que nous somme rentrés dans le socialisme avec une dépense publique atteignant 46% du PIB fin 1980?
              Ce n’est pas sous Giscard que Chirackam le rouge fit une relance keynésienne?
              Alors oui le budget de l’état retrouva l’équilibre mais au prix d’une méthode bien socialiste l’augmentation des impôts.

              Pour rappel la dépense publique n’avait cessé de baisser sous Pompidou pour atteindre 38% du PIB fin 1973.

              source : fipeco.fr/pdf/0.42605900%201556547105.pdf

              C’est l’énarchie qui a installé la chienlit, permettant ainsi à la gauche socialo-communiste de gouverner ce pays.

            • Non, déjà au temps de Giscard la droite était pleine de morgue et de suffisance. Elle ne pensait pas que la gauche arriverait au pouvoir.
              Giscard avait fait mettre un faisceau de licteur sur le drapeau de sa voiture présidentielle. Il se croyait successeur de l’empire romain ?
              Le sacre de Bokassa et autres pantalonnades coûteuses , c’était déjà le foutoir.
              Et celà s’est amplifié en 1981 ….

            • LIonel Stoléru était conseiller de Giscard dès 1969. Mais si le choc pétrolier a été relativement bien négocié, la convalescence a été déjà catastrophique, effectivement. Au moment où les premières mesures Barre avaient sauvé l’essentiel, Giscard n’a pas su en profiter, bien au contraire. Cependant, c’est bien 81 qui a tué toute chance de retour à une raisonnable aisance.

  • Le principe de calcul de l’auteur est bon …… Faire le calcul sur des salaires bruts supérieurs ….3000 € par exemple sans abattements de cotisations patronales et salariales . le résultat va vous affoler .
    Monsieur Le Maire le sait .Ses amis parasites ,syndicalistes, élus ,gestionnaires sociaux ne survivraient pas … Les entreprises privées et salariés doivent être rackettés.

  • entre ce que veut le maire et ce que peuvent les entreprises , il y a une marge ; comment se fait t’il que ce ……ne l’est pas encore compris ? c’est un peu comme s’il disait aux gens  » vous devez consommez plus  » alors que leur revenu ne le leur permette pas ;

  • «Un jour j’irai vivre en Théorie, car en Théorie tout se passe bien.»- citation attribuée à Pierre Desproges

    • Remarquez que nos énarques s’affichent comme « pragmatiques ». Des gars qui sont revenus de la théorie… Allez comprendre !

      • « pragma » : processus d’acquisition de connaissances sur le terrain (au sens de « copains sur les bancs d’un amphi »).

  • Et le prélèvement à la source ajoute l’opacité de l’impôt à celle des cotisations sociales…

  •  » Au Tord-Boyaux
    Le patron s’appelle Bruno
    Il a de la graisse plein les tifs
    De gros points noirs sur le pif
    Quand Bruno fait l’menu et le sert
    T’as les premières douleurs au dessert…  »

    Pierre Perret

  • Bruno n’est que l’actuel locataire du poste; auriez vous oublié les inqualifiables prédécesseurs sans avoir à remonter à Jacques de Beaune (XVe) ? Pensez fortement à François Baroin (qui pourrait revenir) à Christine Lagarde (bien à côté de ses qualifications), Arnaud Montebourg (qui a eu le courage de se confronter à l’entreprise des autres et ne pas encore réussir) Nicolas Sarkozy (fringant ex conseil en paradis fiscaux, mais ça s’était avant) …

  • Bruno voulait refonder aussi le capitalisme, alors qu’il n’a jamais été créé (cf. Le Capital de Michel Leter). Dans sa loi PACTE Bruno introduit un amendement à l’article 1833 du code civil, rédigé à l’époque napoléonienne, pour y ajouter un alinéa 2 : « La société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité. » Quel homme…socialiste…malfaisant (mais là il ne le sait pas car ne connaît pas les effets délétères à terme).

    • Néanmoins le lien que vous citez mentione qu’il y aurait 113 millions de numéros de sécu! Pour 65 millions d’habitants, nourissons compris, il y a quand même un gros problème.

      • @Gérald555-CJe n’ai pas dit qu’il n’y avait pas un gros problème et je relate seulement le rapport du sénat et le manque de vérification de S. Wapler qui démontre encore son impéritie. Dommage car ses sujets sont pertinents mais perdent en crédibilité, car on a le droit et le devoir de vérifier. Ce que j’ai fait, car je l’ai souvent surprise. Votre attribution est intéressante et Bruno devrait effectivement y faire très attention.?

        • claude henry de chasne
          12 janvier 2020 at 16 h 00 min

          la secu c’est le merdier socialiste

        • Du coup, vous acceptez le fait qu’elle dise une vérité, mais étant des chiffres approximatifs (peut être venant d’une autre source ?), sa vérité n’est plus vraie ? En conclusion, laissons Bruno et sa bande de clown nous donner leur vérité vraie ?

    • Le Sénat n’est-il pas peuplé de politiciens? Donc ces rapports sont douteux! Vous leur faite confiance?

  • Le socialisme n’est qu’un des avatars « de gauche » qu’ont trouvés les états pour justifier leur prééminence sur les nations qu’ils ont phagocytés et subjugué mais ce n’est pas le seul. N’oublions pas que , sur le plan économique notamment, extreme-droite et extreme-gauche se retrouvent.
    Discutez avec la plupart des gens de gauche, je parle de la gauche « molle » genre Macron, quand vous leur dites qu’ils ne sont pas vraiment socialistes mais qu’ils sont surtout étatistes ils vous regardent avec étonnement et vous répondent « mais l’état, c’est nous ». Et voila , tout est dit, la France, les Francais, c’est l’état, point final ! Les rivières, les montagnes, les forets, les cultures, les langues, les vents, les cuisines, les gens de ce territoire définit comme étant « La France » , en fait tout cela c’est l’état. Vous etes l’état, vous lui appartenez. Vous avez donc , en tant que Français, deux statuts possibles , deux raisons d’exister, soit vous etes « serviteur » de l’état soit vous devez payez pour faire vivre l’état et ses serviteurs. C’est l’un ou c’est l’autre. L’état vous ne vous protège que si vous vous conformez à l’un de ces deux statuts : Ou vous le servez ou vous le payez ». Et ceci est bien sur valable pour les personnes « morales », c’est à dire les entreprises. Bien sur il faut du temps pour comprendre cela, pour comprendre ce que Monsieur Lemaire pense vraiment, comme tous les politiques de ce pays. Avant de vous défendre, de prendre en compte vos intérêts en tant que « citoyen », ce sont les intérêts de l’état qui seront pris en compte. Il ne le fait meme pas exprès, il prend d’abord ce dont l’état a besoin et ensuite il donne des lecons et des conseils pour la répartition de ce qui reste.
    Et pourtant ce Monsieur est « de Droite » !

    • D’ailleurs trouvez vous normal que le président de la République soit aussi le chef de l’état ? Dans de nombreux pays ce n’est pas le cas.
      La première réforme des institutions, la plus symbolique mais peut etre la plus importante ne serait elle pas que le président de la république ne soit plus , en meme temps, le chef de l’état ?

      • La 4ième république était un bien meilleur système. le blocage de l’état est une très bonne chose pour les citoyens.

      • Dans le même registre lors du départ de Cazeneuve comme ministre de l’intérieur, il proclamait qu’il était fier d’avoir servi l’Etat !! Et ils sont nombreux comme lui, dévoués petits soldats qui croient agir pour notre bien. C’est à dire que l’Etat à leurs yeux représente plus que la France et ses habitants, autrement dit un moyen ici devient une fin..
        En même temps toute cette clique mal nommée n’a de compte à rendre à personne si ce n’est au chef de l’Etat.

    • remettre en cause une pensée et une façon de voir qui les sert si bien, c’est difficile et douloureux ! Autant continuer à picorer !

  • Il serait tout à fait normal et sain pour nos propres finances et pour l’économie de notre pays, de pouvoir choisir son assurance maladie, invalidité, etc… comme on choisi son assurance auto, immobilier, etc.. Mais ces foutus socialo-bobo-macronistes, avec leur idéologie du Tout-Etat, sont totalement incapables de comprendre une autre solution que la leur, et, de surcroît meilleure. Partant du principe que nous sommes parfaitement inaptes à gérer nos finances, notre vie, notre alimentation, bref notre quotidien, en bons donneurs de leçons, ils veulent tout administrer, le secteur privé comme le public. Bruno « La Lumière » nous en a fait, une fois de plus, la démonstration… et dans votre article, Madame, vous lui demandez l’impossible : comprendre la notion du libre choix, qui d’emblée, est bannie de cet esprit étriqué et empoisonné de marxisme.

  • La France pays où le socialisme règne (à défaut d’avoir réussi…) qui détient le triste record dans les prélèvements obligatoires. Tant que les politiques mais également la haute fonction publique légitimeront leur action dans l’idéologie de la redistribution les prélèvements les taxes les impôts ne cesseront de croitre. La glorieuse URSS s’est écroulée lorsque les fonctionnaires d’état ne croyaient plus au système. En France « long is the road » tant que les gouvernants seront issus de la fonction publique. Macron en est le pur produit, et n’est que le pire des socialistes élu pour finir le boulot.

  • La réponse d’un père de famille qu’on interroge sur le fonctionnement de sa famille :
    – oh c’est très simple ! Mes enfants occupent le ministère de la culture, mon épouse le ministère des finances, ma belle-mère le ministère de la guerre. Et moi ! Je suis le pauvre travailleur qui paye des impôts pour faire fonctionner tout ça !

    L’Etat n’est-il pas une grande famille !!

  • « Paradoxe : le coût du travail est très élevé en France tandis que les salariés ont l’impression de ne pas être assez payés ».
    Ce n’est pas qu’une impression!
    Tiré d’un site d’experts-comptables :
    « Pour un salaire net de 1 200 € :
    Les charges salariales s’élèvent à 22 % du salaire brut. Ici, 341 €. Le salaire brut coûte donc à l’entreprise 1200 + 341 = 1541 €.
    Les charges sociales patronales s’élèvent à 42 % du salaire brut. Dans notre exemple, elles s’élèvent à 651 €*.
    Dans cet exemple, le salarié perçoit 1 200 € de salaire net, pourtant l’entreprise a déboursé en tout : 2 192 €. »
    Le taux de prélèvement est déjà record. Mais là ou le bât blesse, c’est sur la redistribution, autrement dit la restitution au salarié de ses cotisations.
    Car si les taux ne font qu’augmenter, les salariés ne s’y retrouvent pas. A ce niveau de cotisation, ils devraient bénéficier d’avantages substantiels.
    Mais comme ces cotisations sont largement fiscalisées, elles servent à alimenter d’autres dépenses non liées au travail.
    C’est là que les Français ressentent une injustice.
    Mais l’opacité du système est telle qu’ils demandent des hausses de salaires, dont l’effet sera immanquablement délétère au plan économique, les entreprises n’en pouvant plus.
    L’impôt, la taxe, est acceptée si le citoyen en ressent le bénéfice par un service rendu par ailleurs.
    Les pays scandinaves par exemple, supportent un niveau de taxe élevé, mais le consentement à l’impôt est large parce que la redistribution est visible.
    En France, qui vient de battre le record du monde des prélèvements de toute sorte dans les pays libéraux, le sentiment d’injustice est extrême.
    Le peuple est loin d’être idiot. Il ressent confusément l’injustice du système, aggravé par l’insolente santé de l’économie capitaliste et des revenus de ses dirigeants ; mais désinformé, il ne pointe pas l’origine de cette injustice, constituée par un système redistributeur inique, en déconnection totale avec la population active.
    Alors oui, le travail salarié n’est plus correctement rétribué.

  • Le Maire.,? Personnage louche et ambitieux dont même Macron devrait se méfier. Quelle sincérité ou confiance peut-on accorder à celui qui a déjà trahi.,

  • L’auteure écrit « déviance socialiste, qui consiste à nationaliser « , j’espère qu’elle ne sous-entend pas que c’est ce qui se passe en France actuellement. Si oui, merci de donner des exemples.
    L’auteure cite l’histoire des centenaires : c’est navrant de devoir réexpliquer que « depuis 1945 et la création du répertoire, des personnes ayant été immatriculées décèdent chaque année à l’étranger, sans que la mort ne soit enregistrée dans le répertoire. Et parmi elles, environ 3 millions auraient aujourd’hui cent ans ou plus. » J’invite l’auteure à donner la solution pour « nettoyer ce fichier ». Peut-être envoyer des inspecteurs à travers le monde… Retrouver la trace de 3 millions de personnes parties de France ya plusieurs dizaines d’années, rien de plus simple non ?

    • Il suffit d’annuler leur carte vitale et de ne plus rien verser. S’ils sont encore en vie, ils sauront se manifester.

      • Vous n’ignorez pas que rien n’est versé à ces centenaires fantômes, n’est-ce pas ?
        Pour info « Être inscrit sur ce répertoire d’identification des personnes physiques n’ouvre pas de droit. Si on regarde les chiffres de l’Assurance-retraite, il y a aujourd’hui 1,2 million de retraités qui vivent à l’étranger. Parmi eux, on compte seulement 1 517 centenaires, soit 0,13% d’entre eux.
        Pour lutter contre les fraudes, tous les bénéficiaires qui résident à l’étranger doivent fournir tous les ans un certificat de vie conforme. Sans ce document, les versements sont automatiquement suspendus. » (extrait de Francetvinfo).

        Pour répondre à Breizh, les assureurs privés sont.. privés. Ils liquident les comptes dormants comme ça leur chante. Ici, c’est un simple répertoire… A partir de combien de temps faudrait-il déclarer unilatéralement mort une personne ???

    • les assureurs privés arrivent à tenir à jour leurs fichiers : il suffit peut être de simplement correctement faire son métier !

  • C’est marrant comme en France des concepts simples et non régaliens comme culture, solidarité, santé, écologie etc… sont précédés du mot MINISTÈRE, c’est aussi marrant et non socialisant bien sûr cette notion d’Universalité (retraite, revenu, CMU…), et comme l’auteure le souligne bien ce n’est pas du libéralisme ou de l’ouverture du marché qui se profile mais bien de la connivence monopolistique étatique nationale (il faut bien sauver le soldat rayan…)

  • Un énarque qui part dans une entreprise monopolistique de fait c’est un peu comme le couple princier qui part de Buckingham, aucune prise de risque…

  • le Maire Bruno un âne a la puissance 10 qui connait peu ou mal ses dossiers encore un énarque !prenons un âne coupons lui les oreilles en a t on fait un pur sang?

  • Il faut lui reconnaitre une certaine constance. À ce niveau là, peut-on parler d’une forme d’art?

  • C’est franchement dommageable pour l’argumentation que cet article aligne des chiffres « choc » qui non seulement ne concernent pas franchement le ministre de l’Economie objet de l’article mais surtout ne démontrent en fait strictement rien de ce qu’ils seraient censés établir :
    Taux d’erreur de la Secu : « 14 762 % pour les centenaires (3,1 millions pour la Sécu contre 21 000 pour l’INSEE) »
    Woww. Outre que ce n’est pas le chiffre de la « sécu » mais celui du RNIPP (également tenu par l’INSEE), affirmer que c’est la preuve d’une énorme incompétence pour sous entendre que ca a des conséquences quasi automatiques en terme de fraude aux prestations, c’est vraiment prendre la caissière de la CNAV et le lecteur pour des dindons…
    C’est d’autant plus regrettable qu’il y a surement des critiques constructives à faire sur le sujet.
    De quoi faire passer l’envie de lire le livre dont l’auteur vient ici faire la réclame !

  • Les commentaires sont fermés.

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