Non, les inégalités n’ont pas explosé

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Non, les inégalités n’ont pas explosé

Publié le 5 février 2019
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Par Olivier Maurice.

Parmi les balivernes économiques énormes qui sont devenues des dogmes sacrés à force d’être répétées en boucle, l’accroissement des inégalités de fortune que l’on attribue au développement d’un ultralibéralisme débridé, mondialisé et financier est sans doute l’une des plus agaçantes.

Les inégalités ont explosé !

Cette imposture devient même carrément insupportable lorsqu’on utilise pour expliquer l’impérieuse nécessité d’augmenter la mainmise de l’État sur la vie de chacun, le besoin d’augmenter les impôts, l’indispensable combat pour la justice sociale que serait la régulation de l’économie…

Insupportable car elle relève d’une manipulation grossière qui consiste à ne prendre en compte qu’une infime partie de la richesse : celle que l’État veut bien laisser à la disposition des citoyens.

Imaginez une forêt. Vue de la canopée, il y a bien ici et là quelques arbres plus grands que les autres. Vue du sol, elle est composée de géants qui semblent bien tous avoir à peu près la même taille.

L’oubli (involontaire ?) du bien commun

Dans un monde où la société a pris une telle importance, il est absolument stupide de considérer comme seule différence de richesse entre les êtres humains le montant de la propriété privée sans comptabiliser la valeur de ce fameux « bien commun »  qui a été confisqué par les impôts pour être mis à la disposition de tous.

Ce raisonnement est d’autant plus inacceptable lorsqu’il est tenu par des personnes qui ne se lassent jamais de glorifier le rôle de l’État et des services rendus par celui-ci, surtout quand ceux-ci sont gratuits. L’école, les routes, les services d’urgence, l’éclairage public… seraient des richesses dont chacun pourrait disposer à volonté quand il s’agit de faire l’apologie de l’État-providence, mais qu’il faut absolument oublier quand il s’agit de considérer le patrimoine des individus : selon cette logique, l’État c’est nous, mais les services qu’il rend ne comptent pas, les rentes à vie que sont les « droits acquis » : retraite, sécurité sociale, infrastructure routière, éducation,… ont une énorme valeur qu’il ne faut surtout pas compter lorsqu’il convient de considérer les inégalités.

Cela ne gêne manifestement pas certaines personnes de considérer que le capital investi dans un fonds de pension soit une richesse personnelle alors que les droits ouverts par les régimes de retraite par répartition ne le seraient pas. Comme si la rente était différente. Comme si un euro de pension provenant d’un organisme de retraite géré par une entreprise privée faisait de quelqu’un un riche et qu’un euro provenant d’un organisme de retraite géré par l’État était invisible.

En chiffres

Le patrimoine moyen des Français est estimé à 269 100 euros.  Cela voudrait aussi dire que le 1 % des plus riches qui cumulent 144 000 milliards de patrimoine personnel posséderait 8 fois plus que tous les Français réunis. Si on ramène cela à la dimension de la planète, ce 1 % posséderait environ 50 % des richesses du monde.

Sauf que ces 269 100 euros de fortune personnelle ne tiennent compte ni du patrimoine de l’État (environ 15 000 euros si on le divise par le nombre de Français), ni du patrimoine des collectivités territoriales  (environ 20 000 euros), ni du droit de bénéficier gratuitement des services publics (dont le coût est estimé à environ 13 000 euros par an et par habitant), ni de la retraite que chaque Français percevra (en moyenne 16 700 euros par an).

Si on ramène tout cela aux 18,8 ans de durée moyenne de retraite et aux 40 ans de différence entre l’âge moyen des Français (41,5 ans) et l’espérance de vie moyenne (un peu plus de 82 ans) pendant lesquels chaque Français bénéficiera des largesses de l’État providence, on obtient un patrimoine par Français d’un peu plus de un million d’euros.

Et donc la fortune du 1 % les plus riches au monde est simplement le double de la fortune de la population française, qui contient il est vrai, quelques milliardaires. À savoir que la population française représente 1 % de la population mondiale.

Une escroquerie intellectuelle

En fait, l’affirmation entendue en boucle ne porte absolument pas sur la fortune réelle des gens, mais uniquement sur leur propriété privée.

Comme la part de création de richesse laissée aux individus ne fait que diminuer partout dans le monde (il n’y a pas qu’en France où l’État s’accapare le monopole de la gestion d’un grand nombre d’activités économiques qu’il transforme en services publics), la part productive investie par chacun dans l’épargne ne fait que diminuer, ce qui effectivement augmente les inégalités, de fortune privée, mais absolument pas les inégalités tout court.

C’est en fait un sinistre cercle vicieux : en augmentant la part de l’économie gérée par l’État, on diminue la part laissée à la propriété privée et on augmente donc mathématiquement les inégalités de propriété privée, ce qui permet de justifier la prochaine augmentation des impôts et des monopoles au nom d’une redistribution confiscatoire ne faisant qu’augmenter le problème qu’elle est supposée régler.

Vient s’ajouter à cela un autre phénomène qui amplifie encore la distorsion entre la réalité et les fadaises que l’on raconte : la dette publique doit bien être détenue par quelqu’un. Il faut bien des fortunes privées pour acheter cette dette que nombre d’États fabriquent en permanence. Il s’avère qu’en fin de compte la fameuse richesse des plus riches est surtout de l’argent prêté aux États afin que ceux-ci le redistribuent à l’ensemble de la population.

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  • Faire un calcul de richesse par habitant avec un patrimoine moyen est une escroquerie intellectuelle. Le patrimoine médian des ménages est de 158000 euros et 10% des plus pauvres n ont que 4300 euros de patrimoine ce qui n’est pas la même chose

  • Perspective intéressante.

  • Parfaitement juste, et encore faut-il y ajouter les effets progressifs de la redistribution, bénéficiant majoritairement à ceux qui se réclament des inégalités.

  • Une erreur à la fin. La dette publique est en grande partie détenue par la BCE et le reste est détenu par des organismes financiers (banques, assurances…) ficelés par des règlements leur imposant d’avoir beaucoup de dette publique dans leur bilan.

    • A oui, et à votre avis les « organismes financiers », c’est quoi ? Ça ne serait pas capitalisé par l’argent de leurs actionnaires, investisseurs et clients par hasard ?

      Quand à la BCE elle ne détient pas de dette publique, elle recycle ce qu’elle achète en le neutralisant auprès des banques ou en le faisant disparaître, ce qui ne tient debout que parce que la contrepartie retourne dans le circuit d’investissement, c’est à dire dans les fameux « organismes financiers »

      • Il y a des contradictions significatives avec ce qu’on peut lire par exemple sur Wikipédia à propos du QE. Par exemple : « la BCE ne peut détenir plus d’un tiers de la dette publique d’un État. » Alors, elle détient, ou pas, de la dette publique ? En fait, c’est le « cadre juridique européen qui interdit à la BCE » d’acheter des dettes publiques. Mais, « pour contourner cette interdiction, la BCE ne rachète de la dette publique que sur les marchés secondaires ». C’est pas très net tout ça. J’ai plus l’impression d’une planche à billets qu’autre chose.
        Et lorsque vous parlez de ces « très riches » qui financent la dette publique, vous pensez à des gens comme Drahi, qui s’est fait un empire sans dépenser un sou et étant endetté lui-même au-delà de la valeur de ses titres ? Ou j’ai mal compris votre propos ?

        • Lorsque vous rédigez une reconnaissance de dette, vous faites de la création monétaire : la « planche à billet » est partout, vu que la monnaie est fiduciaire. Chaque banque, chaque entreprise, même les individus créent de la monnaie comptablement.

          Mais le système ne peut fonctionner que si la confiance existe et pour cela il faut des dépôts significatifs d’actifs qui peuvent être monétisé : actions, obligations, bons du trésor, etc… qui assurent un socle stable sinon le système part dans tous les sens. Il faut des gros cailloux pour retenir le sable.

          Les grosses fortunes sont investies en grande partie dans ces éléments qui assurent la stabilité financière des entreprises, des banques, des assurances … et leur permettent d’investir, de placer leurs liquidités ou de prendre des risques sur les produits financiers dont les principaux en circulation sont les dettes publiques.

          Vous aurez beau faire tous les règlements du monde, si vous n’avez pas de capitalisation suffisante et que celle-ci ne repose pas sur des fortunes réelles et stables (sur des gros cailloux) vous irez au tas, comme l’a bien prouvé 2008.

          • J’avoue avoir du mal à vous suivre. Lorsqu’un particulier signe une reconnaissance de dette, l’argent qu’il aura « créé » à ce moment-là va disparaître lorsqu’il rembourse sa dette. Quand l’Etat imprime des billets de banque, ceux-là restent dans la nature, physiquement.
            Il y a autre chose qui me gêne, mais je donne la parole à quelqu’un qui s’y connaît mieux (source – https://institutdeslibertes.org/la-loi-de-1973/) :
            Qu’est que donnait la BDF au gouvernement en échange des bouts de papiers colorés (les titres des emprunts) que le gouvernement livrait à la BDF ?
            Réponse : de l’argent frais.
            Et d’où sortait cet argent frais ?
            Réponse : de la planche à billets.
            Et donc la masse monétaire augmentait et avec elle l’inflation.
            Et qui souffrait de l’inflation ?
            Réponse : les épargnants français, qui payaient donc en fait cette fameuse gratuité et qui voyaient leur épargne détruite, ce dont ne souffrait absolument pas les fonctionnaires dont les salaires étaient indexés sur l’indice des prix de détail et qui, ayant des emplois à vie, n’avaient pas besoin de se constituer une épargne…

            • Cette petite vidéo explique assez bien le rôle de la banque centrale et le mécanisme de création monétaire et répondra je l’espère à vos questions.

              • Merci pour la vidéo, j’avoue avoir eu peur dès le départ, lorsque j’ai vu que Le Monde était parmi les producteurs, et je dois dire que je n’ai pas été trop déçu 😉
                C’est trop simpliste, car la quantité de monnaie doit être mesurée surtout par rapport à la quantité de richesses (produits) disponibles sur le marché. Si la quantité de monnaie augmente dans le même rythme, il n’y aura aucune inflation. Si elle augmente moins par contre, il y aura déflation.
                Ce qui nous ramène au point de départ : les QE à répétition de la BCE sont en train de détruire le pouvoir d’achat des citoyens européens.

                Pour finir, je dois l’écrire clairement, je suis globalement d’accord avec votre analyse et votre article, mes commentaires portent sur des détails. Détails qui changent toutefois la manière de regarder certains faits « macro ».

  • Quand on cherche à évaluer les inegalités, j’ai l’impression que, selon qu’on prend ou pas en compte les hyper-riches (le 0,01%?), on n’en tire pas les mêmes conclusions. Du moins quand on traite des inégalités de revenus.

  • Le drame est qu’il n’y a plus que deux sortes de politiciens en France, une majorité inapte à suivre ce genre de raisonnement pourtant simple et une minorité qui peut le comprendre mais refuse de l’accepter par lâcheté.
    Il en résulte un exécutif et un législatif fondamentalement irrationnels et un pays en voie de sous développement.

  • claude henry de chasne
    5 février 2019 at 11 h 56 min

    les inégalités en france ne se font pas ente riches et pauvres .. mais en fonction de l’emploi sécurisé ou pas

  • Le calcul est malhonnête ce qui dessert complètement l’auteur.

    Le top1% bénéficie des mêmes services publiques, il faut donc le rajouter à leur patrimoine et prendre en compte la retraite qu’il touche. Tout d’un coup le facteur 2 devient plutôt un facteur 5 ou 6 et l’inégalité existe toujours.

    L’auteur mélange revenus et patrimoine pour essayer d’en faire un argument mais finalement c’est très confus et pas très convaincant. Ca ressemble plus à de la démagogie qu’à autre chose. A mon avis, dire que la pauvreté a baissé dans le monde est un bien meilleur argument pour justifier les inégalités.

    • Aucun problème, rajoutez le million d’euro au 140 milliard de Jeff Bezos si vous voulez rectifier le calcul. Quand à votre retraite que vous toucherez quand vous en aurez l’age, ce n’est pas un revenu, mais un patrimoine. L’Etat vous interdit simplement de le liquider.

      • Ce « patrimoine »-là (les retraites) est malheureusement purement virtuel, étant le résultat d’une Ponzi légalisée.
        L’Etat ne peut pas interdire de liquider quelque chose qui n’a pas d’existence physique. C’est une provision, plutôt… Insolvable, de toute façon.

    • Effectivement..Article avec toujours la même rengaine moraliste, ceux qui ne payent pas d’impôt et qui profitent..sauf que tout le monde payent des impôts (tva taxes..) et celui qui est imposable ne paye pas au final forcément l’impôt avec les niches fiscales adéquats. De même pensez que seuls les pauvres profitent des services publiques est également faux..ex entre autres: les grandes écoles (en grande partie réservés à 5% de la population les plus aisées, elles sont pour la plupart gratuites, les élèves sont souvent même rétribués..ENA ENS…

      • Il y a bien une nouvelle aristocratie qui s’est installée et qui fonctionne en circuit presque fermé, oui.
        Mais mélanger les parasites de l’Etat obèse, très riches pour certains, avec les entrepreneurs qui ont réussi en prenant des risques est malhonnête.
        Pour ce qui est des impôts qui sont payés par tout le monde (TVA, notamment), oui… mais non. Ceux qui vivent d’aides vont « payer » ces impôts et taxes avec ce qu’ils reçoivent, sans apporter quoi que ce soit à la société. Oui, cela existe (aussi).

      • Oui, tous les français contribuent plus ou moins mais la plupart reçoivent plus qu’ils ne donnent en profitant de la « redistribution » forcée.
        Oui, les élèves des grandes écoles sont formés aux frais du contribuable mais ils doivent soit les rembourser soit servir pour dix ans.
        Non, les grandes écoles ne sont pas « réservées » aux classes aisées mais aux candidats qui ont le niveau. C’est en amont que le système éducatif est incapable de détecter et promouvoir les talents où qu’ils se trouvent comme c’était encore le cas dans les années 60.

  • En poussant le raisonnement plus loin on peut dire que la part de patrimoine moyen fait l’objet d’une distorsion supplémentaire au détriment des classes appelées « riches ». En effet la mise à disposition de système de redistribution (retraite, sécu., éducation patrimoine collectif…) est en fait financé par les soi-disant riches au profit des plus pauvres avec l’argent des impôts de ceux qui en paient.

  • Personnellement, je suis toujours dubitatif quant à l’intérêt de ce débat sur les inégalités, terme que je trouve par ailleurs inapproprié : nous ne sommes pas égaux, certains sont grands, d’autres petits, certains sont gros alors qu’ils mangent moins que d’autres qui sont maigres, certains sont riches, d’autres pauvres etc…

    Mais le problème est il dans les différences de richesses ou dans l’existence même de la pauvreté ?

    Je pense que cette question des inégalités est une sorte de chausse trappe intellectuelle, il est en effet tellement plus facile de jalouser ceux qui ont davantage (en affirmant qu’ils ont de la chance par exemple) que de se donner les moyens de progresser.

    • Ce qui m’étonne, c’est que les gens qui jouent au lotteries préfèrent souvent celles ou le gros lot est le plus gros (quitte à en diminuer la probabilité). Or, cela traduit par les actions (signal bien plus fort que les belles paroles) que les gens aiment les inégalités, quand ils pensent être à armes égales.

  • Bien drôle de calcul
    je vais aller voir mon banquier en lui disant que j’ai 15 000 € de patrimoine provenant de la « richesse  » d e l’Etat divisé par 65 millions. Il risque alors de me dire qu’il y 2 300 milliards de dette soit 35 000 € par français.

  • Tout à fait ! Je pressentais également que cette prétendue « hausse » des inégalités était un bobard, mais depuis un point de vue différent : à la base, les services vraiment nécessaires sont accessibles à tous, riches ou pauvres, que ce soit en payant, ou via la redistribution. La différence se fait sur le superflu, ou un super riche va s’acheter une voiture de luxe à 20 millions d’euros inaccessible aux pauvres. Mais il y a 40 ans, le symbole de luxe équivalent valait 1 million de francs ! Et les revenus n’ont pas été multipliés par 120 en 40 ans … En fait, c’est le prix du superflu et du luxe qui a explosé, et qui reste hors de portée du Français moyen : les super riches ne payent pas le même prix pour les symboles de leur réussite sociale, donc comparer leurs revenus (et patrimoine) avec ceux d’il y a quelques décennies n’a pas de sens si on ne compare pas aussi « leur » coût de la vie. Inversement, il est devenu plus aisé pour tout un chacun (riche ET pauvre) d’être en bonne santé, d’accéder aux études supérieures, de se déplacer y compris en avion …

  • C’est pas grave : grâce au grand referendum, 70 millions d’économistes français formés par les media vont imposer au président choisi par les media la nouvelle politique économique française.

    CPEF

  • Il y a beaucoup de confusion dans les chiffres proposés : le patrimoine moyen des études (i.e. celle donnée en lien) est celui des ménages, la dette n’est pas clairement prise en compte, et le patrimoine de l’État est attribué à chaque français.
    Par ailleurs, le patrimoine immobilier est difficilement comparable au patrimoine exprimé en parts d’entreprise (cf. lien blog patrimoine). En effet, la valeur d’une entreprise tend vers 0 en cas de liquidation, et rarement vers la capitalisation boursière s’il s’agit d’entreprises géantes.
    Par ailleurs, il n’est pas acceptable de mélanger des flux (retraites) avec des stock (patrimoines), c’est comme si on additionnait un compte résultat avec le bilan…

  • Ce discours sur les inégalités est le résultat d’un gros travers de l’humanité: l’envie.
    Qu’un Bernard Arnault soit plus riche que moi, je m’en fiche. Que mon voisin ait une plus grosse voiture que la mienne, aussi.
    Ce qui m’importe, c’est que le gâteau soit plus gros et que les pauvres soient moins pauvres et moi plus riche.
    Conclusion: travaillons plus en étant moins taxés.

    • @Gerald555
      Vous avez bien raison. Quand je suis né au siècle dernier, il y avait de grandes inégalités visibles: Pas de voiture/pas de téléphone/pas de TV/ pas de vacances etc.
      Aujourd’hui, même le SDF roumain au pied de la boulangerie, téléphone avec son smartphone à la même vitesse que le Pape, retourne en avion en Roumanie à la même vitesse que le Président, et ne travaille pourtant pas. Donc ne contribue en rien au gâteau national.
      Le problème de fond est le ratio nombre d’heures travaillées / vie
      qui est tombé de l’ordre de 20 % en 1950 avec un taux d’emploi de l’ordre de 80 % …..à un ratio d’environ 7/8 % avec un taux d’emploi de l’ordre de 60 % aujourd’hui. Bien sur la productivité a augmenté .. mais c’est loin de suffire.
      Et hélas , ça ne va pas en s’arrangeant. Good luck!

  • si les inégalités légitimes sans spoliation explosent mais qu’en m^me temps tout le monde vit mieux où est le problème???

    si une personne est devenue très riche cela signifie qu’elle a rendu des tas de service donc améliorer la situation de beaucoup de gens..on peut juger le résultat choquant.. mais il n’est pas associé à une injustice ou une spoliation quelconque..

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