Le pari perdant de la collapsologie

Les collapsologues essayent de se protéger contre un effondrement qu’ils estiment inéluctable, mais cette protection est largement illusoire, et ils se condamnent à une vie misérable si l’effondrement ne se produit pas. C’est le pari d’un faible gain avec une perte importante.

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Le pari perdant de la collapsologie

Publié le 10 décembre 2019
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Par Philippe Silberzahn.

Les fortes inquiétudes liées au changement climatique et aux défis de l’écologie en général ont développé une forte crainte d’un effondrement possible de notre civilisation industrielle à relativement courte échéance, entraînant tout un courant de pensée regroupé sous le terme de « collapsologie » (de l’anglais collapse, effondrement).

Emblématique de ce courant, l’ancien ministre Yves Cochet vient de publier un ouvrage retentissant où il explique comment il se prépare à l’effondrement en organisant une vie autarcique à la campagne.

Si les prédictions apocalyptiques ne sont pas nouvelles (elles étaient courantes au Moyen-Âge), et si les propos semblent parfois ridicules, la collapsologie pointe cependant le doigt sur une question importante liée à notre civilisation même si, au final, elle représente un pari perdant.

Notre civilisation : interdépendance, richesse et fragilité

Notre civilisation industrielle est le produit d’un arbitrage entre efficacité économique et robustesse.

L’efficacité économique nécessite une division du travail.

Chacun se spécialise dans ce qu’il sait faire de mieux, et « achète » le reste aux autres. C’est aussi ancien que l’humanité.

Celui qui restait à la grotte pour peindre sur les murs ou fabriquer des flèches était nourri par le reste de la tribu même s’il n’était pas parti à la chasse. Il était dépendant des chasseurs pour sa nourriture comme eux dépendaient de lui pour leurs armes.

C’est ainsi que les deux traits fondamentaux de notre civilisation industrielle représentent les deux faces d’une même pièce, celle de notre richesse : une division du travail et une interdépendance aujourd’hui poussée à l’extrême ; on ne fait quasiment plus rien soi-même.

C’est ainsi que pour toute activité imaginable, chacun est amené à se poser la question suivante : devrais-je le faire moi-même, et ainsi être indépendant, ou devrais-je l’acheter à un tiers, et ainsi être plus efficace ?

En ayant poussé la dépendance à son extrême, notre civilisation est devenue riche, mais elle a également développé une certaine fragilité.

Une grève dans un dépôt d’essence et ma voiture ne roule plus. Sans mon boulanger, plus de pain. Sans EDF plus d’électricité.

La division du travail ne peut fonctionner que dans le cadre d’un ordre politique et social relativement stable permettant les échanges.

Si cet ordre n’existe plus, les échanges deviennent difficiles, et le retour à une certaine forme d’autarcie est assez naturel.

Dès lors que ses tenants anticipent précisément l’effondrement de cet ordre politique et social en raison de l’évolution du climat et des ressources naturelles, la collapsologie n’est pas dénuée de fondement.

Son retard industriel a ainsi servi la France durant la Seconde Guerre mondiale car il restait une large base paysanne pour nourrir le pays ; mais on peut aussi estimer que ce retard a facilité la victoire allemande en premier lieu…

Les limites de l’autarcie

Cependant, l’autarcie a ses limites.

Elle n’est jamais complète

Je peux faire mon pain moi-même pour me passer du boulanger, mais je dois acheter mon blé. Je dépends donc de l’agriculteur, ou plutôt du meunier pour me le fournir. Sauf à le cultiver moi-même ? Mais ça commence à devenir compliqué parce que pour faire cela, il faut une grande surface et des outils, ce qui nécessite de travailler avec d’autres.

Il arrive toujours un moment où l’indépendance s’arrête et où la dépendance commence.

Je peux me déplacer à cheval, mais si celui-ci tombe malade, je dois bien faire appel à un vétérinaire.

Un couple peut décider de donner naissance à son enfant dans la forêt, mais si ça se passe mal, il prendra son téléphone et appellera le SAMU.

Tôt ou tard nous finissons par faire appel à cette civilisation industrielle à laquelle nous cherchons pourtant à échapper.

On peut même avancer l’idée que l’autarcie n’est aujourd’hui envisageable que parce qu’il existe une sorte de police d’assurance fournie par cette fameuse civilisation industrielle : quand ça se passe mal, je peux « sortir de l’autarcie », un peu comme les enfants qui crient « pouce » pour suspendre le jeu.

Elle est intrinsèquement inefficace

Si chacun fait son pain, cultive ses légumes et confectionne ses habits, nous sommes condamnés à une économie de subsistance très improductive telle qu’elle existait jusqu’à la fin du Moyen-Âge.

Cela signifie consacrer la majeure partie de sa vie à des tâches alimentaires et ménagères ; mais aussi se priver de très nombreuses choses ne pouvant exister que grâce à la division du travail. Par exemple : un hôpital, une armée ou un orchestre symphonique, à un coût potentiellement très important.

De quelle fragilité parlons-nous ?

Notre civilisation est-elle cependant si fragile que ça ?

Effectivement, une grève dans un dépôt d’essence et ma voiture ne roule plus.

Mais cette fragilité de court terme masque en fait la solidité intrinsèque de notre système, celle qui lui permet de s’adapter à pratiquement toute circonstance imprévue.

Je l’ai évoqué dans un article précédent, notre civilisation est un système complexe qui possède une propriété appelée quasi-décomposabilité.

En gros, cela signifie que ce système possède une identité propre (civilisation), mais qu’il est constitué d’une myriade de sous-systèmes qui peuvent évoluer presque indépendamment.

Que l’un de ces sous-systèmes vienne à défaillir (ma boulangerie ferme, l’essence vient à manquer) et le système est capable de recréer un nouveau sous-système alternatif.

Cela s’est toujours produit. Cette capacité « locale » d’évoluer peut fonctionner à grande échelle, comme en témoigne le succès du site de partage automobile BlaBlacar durant les grèves de la SNCF.

Elle traduit la robustesse du système car celui-ci peut survivre et conserver son identité propre malgré des échecs partiels même nombreux.

Un pari de Pascal inversé

Le débat entre autonomie et efficacité ne sera bien sûr jamais terminé car il représente une tension à gérer, pas un choix binaire, mais il correspond néanmoins à un pari nécessaire.

Le mathématicien et philosophe Pascal estimait qu’il fallait croire en Dieu, parce que cela représentait un bon pari : si Dieu n’existe pas, nous ne perdons rien, mais s’il existe, nous avons eu raison de croire en Lui.

Les collapsologues font un pari de Pascal à l’envers : ils essayent de se protéger contre un effondrement qu’ils estiment inéluctable, mais cette protection est largement illusoire, et ils se condamnent à une vie misérable si l’effondrement ne se produit pas. C’est le pari d’un faible gain avec une perte importante.

On peut envisager le pari inverse : imaginer des approches permettant de renforcer la robustesse du système actuel sans dégrader sa capacité à évoluer et à produire de la richesse.

Plutôt que de se retirer du monde comme les Romains se retirèrent dans leur villa, rester dans le monde pour le faire évoluer.

C’est le pari de tous les réformistes : une conscience des fragilités du système actuel, mais une posture de confiance dans le génie humain et sa capacité à constamment résoudre les difficultés auxquelles nous sommes confrontés.

Cela semble un pari beaucoup plus raisonnable que de se retirer dans sa ferme pour y cultiver 15 carottes.

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  • … et pour protéger son petit arpent de carottes, il aura surtout fallu ne pas oublier de stocker beaucoup d’armes et encore plus de munitions… dommage pour le rêve de sociétés pastoralo-collaborativo-inclusives harmonieuses et paisibles…

    • on peut vivre de pas grand chose a la campagne.. mais faut bosser…
      ce qui fait que les bobos n’achèteront pas le principe

    • oui .. après la catastrophe on a les pilleurs… m^me de play stations..alors la bouffe..

      risible..

      il faut regarder des vidéo de survivalistes…c’ets marrant..

  • Ces constructions intellectuelles qui relèvent d’un pur fantasme ne sont pas nouvelles. Le calendrier maya, Bugarach, l’an 2000, l’armaggedon des témoins de Jehovah témoignent déjà, et encore récemment, de ces peurs de fin du monde.
    Peurs d’une fin qui est, en réalité, souvent plus attendue, espérée que redoutée… C’est qu’il s’agit d’en finir avec un modèle de société que l’on déteste pour aller vers un autre que l’on souhaite… Mythe du paradis terrestre… Sentiment de faire parti des sachants, des élus…
    Mais au bout de la course, à chaque fois, le ridicule ! Qu’importe, nos collapsologues s’inventeront, l’échéance passée, un nouveau drame à venir, ou feront comme les témoins de Jehovah : de nouveaux « calculs » pour expliquer le report de la date fatale !

  • Yves Cochet ne vit pas dans la misère… Je suis mieux ‘préparé’ que la moitié des ‘collapsologues’ et je vis bien… En même temps, je ne crois pas à un effondrement total, mais quelques petite misères de la vie (tempêtes avec coupures d’électricité, grèves, blocages sur autoroute dans la neige…) m’ont appris à être prévoyant. Ceci dit, je vis ma vie de rural (presque) aisé en toute décontraction…

    • je vis a la campagne moi meme ..
      c’est vrai que la capacité a faire soi meme est plus importante qu’en ville..
      en cas de merdier , on s’en sortira mieux..
      quelques mines claymore dans le chemin.. et hop

  • Une conscience des fragilités du système actuel est une posture réaliste qui d’efforce d’être objective. Et qui se rend compte de tous les progrès accomplis. Voilà un bon point de départ.
    La posture des écologistes doctrinaires est de partir de leur idéologie de la planète parfaite en idéalisant le passé, et de tenter d’y faire coïncider le réel.
    Le plus problématique est que les médias et politiques donnent crédit à cette idéologie.

    • « La posture des écologistes doctrinaires est de partir de leur idéologie de la planète parfaite en idéalisant le passé, et de tenter d’y faire coïncider le réel. »
      Ce n’est pas la planète parfaite, mais le paradis perdu. Et parfaitement fantasmé.

      • lol.. ils ont idéalisé gaia… qui leur fera la peau en retour au premier vaccin raté…
        Autant aller caresser un tigre en espérant s’en faire un chat

    • « donnent crédit… », vous le croyez vraiment? Ne se contenteraient ils plutôt d’exploiter la peur et la bêtise au profit de leur porte-monnaie?

  • L’autarcie c’est quand Lothard scie la branche sur laquelle il est assis.
    Il finit par se retrouver le cul par terre, retour brutal à la réalité.
    Je vois bien ce bon monsieur Cochet toussotant sur son tracteur à gazogène :mrgreen:

    • Le tracteur est polluant, le cheval comme la vache pette, les outils métalliques sont fabriqués par des ateliers polluants … Retourner la terre avec des outils en bois et à la force du poignet , bon courage MR Cochet .

      • Tous ces charlots sont bien incapables de survivre vraiment seul. Une carrie, une fracture, une mauvaise récolte (et sans perticides c’est plutôt la norme que le contraire) et c’est votre vie qui en jeu très rapidement. Si la société s’effondre vraiment il y aura des centaines de millions de mort et les premiers seront sans doute les collapsologues…

  • « Une grève dans un dépôt d’essence et ma voiture ne roule plus. Sans mon boulanger, plus de pain. Sans EDF plus d’électricité. »
    Et encore, en France, les conséquences négatives de tels épiphénomènes sont surtout liés à l’organisation socio-économique du pays avec ses monopoles (EDF, SNCF…etc), ses syndicats et une adaptabilité économique limitée par l’interventionnisme étatique dans tous les pans de l’économie.
    De telles situations seraient impensables dans d’autres pays.

    • La californie a regulieremnet des black out electrique …
      Un reseau electrique/voie ferre a une tendance naturelle au monopole (public ou prive selon les pays) car une fois la ligne tiree ca coute rien de rajouter une ou 2 connections. Un quand vous avez un monopole, ca fait mal le jour ou il chute

  • Mais ce sont justement les écolos collapsologues qui poussent à la fin de la civilisation industrielle avec la décroissance qu’ils prônent. L’exemple de la France est parlant, de 30% du PIB l’industrie n’en représente plus que 12%.

  • C’est pas parce que « ça a toujours été comme ça » que ça le sera toujours en fait.

    Certains avancent des théories très intéressantes sur le sujet : la richesse, le PIB et la croissance seraient directement liées à notre consommation d’énergie (qui est à 90% fossile et 40% pétrolière), hors le pic de production du pétrole approche à grand pas apparemment.

    Lorsqu’il arrivera ça sera soudain. Qui nous dit que ça « fera comme avant » alors que les conditions même qui le permettaient (l’abondance énergétique) ne seront plus présentes, selon ces mêmes théories ?

    Après c’est sûr qu’on avance pas avec des prêcheurs d’apocalypse, mais on n’avance pas non plus avec des vendeurs de tapis bisounours 🙂

    • La caractéristique de l’homme est son adaptabilité à son environnement. Et il ne faut pas mésestimer son génie! D’après ce que l’on sait, nous avons des réserves connues de pétrole pour 30 ans. On ignore combien représentent celles à découvrir, en mer et arctique par exemple. Mais de toute façon il existe de multiples façons de produire de l’énergie et nous avons le temps grâce au progrès scientifique d’y palier. La combinaison
      nucléaire-intermittente en attendant mieux. Champs de panneaux solaires en orbite, et d’autres dont je n’ai pas connaissance.

      • Champs de panneaux solaires en orbite. Excellente idée. Faut juste un bon enrouleur de câble, sinon c’est bon.

      • Alors j’ai fait quelques recherches à ce sujet, en effet on a environ 30 ans de réserve à consommation actuelle, donc on pourrait penser qu’on est larges.

        Mais c’est oublier/zapper deux facteurs cruciaux : la consommation augmente en permanence (en fait, selon la théorie que j’ai cité, elle est directement liée à la croissance) et surtout il y aura problème (si problème il y a bien sûr, peut être que ça c’est de la collapsologie) le jour où on atteindra le pic de production, c’est à dire le moment où l’offre n’arrivera plus à augmenter pour suivre la demande, et non pas dans 30 ans quand il n’en restera plus une seule goutte.

        Hors selon certaines sources parfaitement officielles le pic de production de pétrole conventionel a été atteint en 2008. On continue à avoir plus de pétrole depuis grâce au schiste mais ce dernier semble déjà montrer de gros ralentissements cette année…

        Voilà c’est tout, après on est en effet pas à l’abris d’une énorme découverte d’un champ qui rajouterait 5 ans de stock ou plus, mais c’est une question de probabilités. Et il se trouve que les découvertes de pétrole sont extrêmement faibles depuis 30 ans (et en plus certains pays comme l’Arabie Saoudite tricheraient dans leurs déclarations).

        Et non pas si sûr, le problème c’est si ça arrive soudainement. On sait où trouver d’autres sources d’énergie oui, mais remplacer 40% de notre production énergétique globale ne se fera pas en un claquement de doigt, au contraire du pic de production qui lui risque d’arriver du jour au lendemain. La solution est donc d’être prévoyant et de le prévenir en commençant cette « transition » au plus vite mais ça, ça demande une volontée politique…

        Y’a qu’à voir à quelle vitesse avance la fameuse transition écologique, alors qu’il y a une certaine volonté derrière !

        • l’âge de pierre ne s’est pas arrêté faute de pierres…

          • On dirait du troll mais admettons, c’est justement le sujet de mon premier message : « c’est pas parce que ça a toujours marché comme ça, que ça marchera toujours comme ça »…

            • En gros, on sait pas. Donc investir des Milliards d’euros dans une transition énergétique est stupide, surtout à crédit.
              Une economie saine est la meilleure solution pour réagir, si besoin, à la baisse de production de pétrole.
              En plus grâce à nos écologistes, on ne sait plus faire de centrales nucléaires.
              Bravo!
              CPEF

              • Et dans une récente émission de Sud Radio (5 décembre) Charles Gave a dit que Sarkozy, alors président, avait récupéré l’argent provisionné pour le démantèlement des centrales afin d’abonder le budget de l’état. Irresponsables.

        • On a 30 ans de réserves de pétroles car les compagnies d’exploration pétrolière considèrent que c’est bien suffisant pour voir venir! Ce qui serait intéressant, ce serait de regarder l’évolution des « réserves ». Elles ne diminuent pas d’un an chaque année…
          En fait, le meilleur indicateur du risque de manque de pétrole, c’est le prix du baril. Et il est loin d’être au plus haut, grâce au pétrole non conventionnel en particulier.
          Si un jour le baril atteint 200$ ou que la dette française devient insoutenable (2ième scénario très probable…), les gaz de schiste français « inexploitables » vont vite se transformer en « réserves »…

        • le pic de production peut arriver du jour au lendemain.. si vous voulez..reste que le signal prix existe toujours…

          alors où on trouve une solution de remplacement qui permette de maintenir le niveau de vie..ou pas et le niveau de vie baissera..

          bon..

          le projet écologique c’est faisons baisser le niveau de vie..

      • L’homme est adaptable mais pas les civilisations. L’histoire montre que l’effondrement des civilisations est quelque chose qui se produit lorsque les conditions changent (Raréfaction des ressources, découverte majeure). Malheureusement les changements sociétaux se font souvent dans la douleur.
        L’ère industrielle est complètement basée sur les énergies fossiles. Pour le moment nous n’avons pas trouvé de substitut.
        Sans être collapsologue il y a de quoi s’inquiéter.
        Surtout qu’au lieu de poser le problème et de chercher des vraies solutions on jette l’argent par les fenêtres avec les moulin à vent et les panneaux solaires.
        Le pétrole est une énergie très concentrée on ne pourra pas le remplacer par une énergie diffuse.

    • On avait déjà plus que 40 ans de réserves il y a 50 ans.
      Dans le détail, on est plus près, aujourd’hui, de 50 ans de réserves que de 30 ans pour le pétrole. A peu près comme le gaz. Et plus d’un siècle pour le charbon et l’uranium.
      Toutes choses égales par ailleurs. C’est à dire notre consommation mondiale et nos technologies actuelles.
      Quand d’un autre côté, on se rappelle que le moteur à explosion est une invention qui a un peu plus d’un siècle, que sa démocratisation a moins d’un siècle, que le nucléaire n’existait pas il y a un siècle, il y a de fortes chances que l’énergie du futur n’existe pas aujourd’hui.
      Construire des plans sur la comète, que ce soit en matière de croissance/décroissance, ou de technologies énergétiques n’a pas beaucoup de sens.
      Comme, effectivement, il y a un lien très fort entre croissance et disponibilité énergétique, on peut parier sans trop de risque que l’homme fera tout pour trouver de nouvelles ressources énergétiques. La décroissance n’étant pas une option raisonnable pour un monde pacifié.

    • Ca fait 70 ans que le peak oïl approche à grands pas…

    • En l’occurence il vaut mieux une adaptation forcée à des évenements naturels comme l’épuisement d’une ressource que de s’imposer des restrictions idiotes qui ne correspondent à aucune réalité tangible. Le réchauffement ne pose pour l’instant aucun problème, il n’y a donc aucune raison de faire quoi que ce soit. attendons tout simplement que la réalité change pour pouvoir s’adapter à celle ci. Essayer de s’adapter par avance à un futur incertain est une recette parfaite pour faire n’importe quoi. d’autant plus que le phénomène est très lent, le monde ne pas s’effondrer demain matin. Et même si s’était le cas il serait tout aussi vain d’essayer de s’y préparer, le futur est et restera à jamais incertain.

  • Le fin du monde a toujours été à la mode chez l Homme depuis qu’il existe quasiment ainsi que l anthropocentrisme qui est un des grands péchés originels de l être humain. Cette collapsologie écologiste en est l incarnation : tout ce qui se passe sur la Terre serait dû à nous êtres humains et nous, humains, avons pêché et nous allons être puni par la force divine de Gaïa . C’est très religieux tout ceci et en même temps humain. Intéressant à observer philosophiquement parlant comme phénomène mais totalement terrifiant par contre comme idéologie qui peut amener à un totalitarisme si l on suit les écologistes les plus radicaux (peut être pas majoritaires mais on sait que les minorités agissantes sont souvent plus performantes que les majorités silencieuses )

  • Juste pour préciser : quand on parle de l’ « industrialisation » de notre pays…
    (« notre civilisation industrielle représentent les deux faces d’une même pièce, celle de notre richesse : une division du travail et une interdépendance aujourd’hui poussée à l’extrême ; on ne fait quasiment plus rien soi-même. »)
    A l’heure actuelle seul un Français sur 8 travaille dans l’industrie (2018 : 76% dans le tertiaire).
    La désindustrialisation n’est pas loin d’être complète !
    Donc cette analyse n’est pertinente que si l’on considère le problème au niveau international. La France est tellement dépendante des autres pays (sauf peut-être pour l’agriculture) que les transports (SNCF,et surtout routier) à eux seuls paralyserait extrêmement sévèrement le pays.

  • L auteur a raison quand il dit que notre systeme est resilient et si quelque chose disparait, autre chose le remplace.
    Le seul probleme c est le cout de la solution de remplacement. Par ex si le petrole disparait, on peut faire de l essence de synthese (les allemands le faisait deja en 45). Par contre ca fait le litre d essence bien plus cher et donc ca va reduire les deplacements -> rencherir le cout de la nourriture -> creer des emeutes (cf les gilets jaunes)

    Apres on peut aussi subit un phenomene comme celui de la chute de l empire romain : une attaque par des gens moins civilisés, dont le but n est pas de vous detruire (les chefs « barbares » voulaient plutot devenir general romain) mais qui infligent de tels degats que votre systeme s effondre. Et en cas d effondrement, vous avez une chute de la production -> pillage du voisin pour compenser et etat n ayant plus les ressources pour assurer l ordre-> nouvelle chute de production -> plus de pillage …
    Resultat : une chute drastique de la population

    • Une chute drastique de la population mais c’est bien ce que veulent les écolos radicaux, moins de monde sur leur chère Gaïa et voilà le problème en voix de résolution. D’ailleurs certains ont déjà une solution pour la pratiquer, ne plus soigner les personnes de 70/80 ans: plus de traitements onéreux (genre chimio) plus de greffes d’organes etc., une autre façon de régler le problème des retraites en somme. Le discours de JM Jancovici est clair là dessus, d’ailleurs mon expérience personnelle me pousse à dire que cela a déjà commencé, de façon insidieuse et sans le dire ouvertement bien entendu.

    • Pas sûr que le litre d’essence de synthèse soit moins cher que le litre actuel à la pompe, vu le niveau de la TICPE, TVA et autres. En clair supprimez la tyrannie spoliatrice actuelle et les taxes induites et la France accède à l’indépendance énergétique et son industrie repart car l’industrie est fille de l’énergie et de la liberté.

  • Bonjour, je prends le risque de me faire houspiller car je pense étre à l’opposé des commentaires précédents. Nous avons entamé comme beaucoup de gens une remise en question sur notre mode de vie consumériste suite à différentes lecture sur la collapsologie. Et je dois dire que beaucoup de chose ont changé pour notre foyer en un an. Effectivement, nous ne courons plus après l’argent comme la plupart des gens, et nous nous engageons vers une voie qui nous rapproche de l’autonomie, alimentaire d’abord, puis energetique ensuite. Nous travaillons toujours tous les deux et nous n’avons pas une vie de misérable comme l’article le laisse sous entendre. De plus, il y a une chose que l’article ne dit pas et qui est partagé par ceux qui emprunte cette voie, c’est l’épanouissemet personnel qu’on y trouve à cultiver en famille, a planter des arbres, à laisser revenir la biodiversité dans son jardin, à se reconnecter avec la nature tout simplement. On a trop longtemps voulu couper les ponts avec la nature en s’entassant dans les villes au milieu du béton, resultats, des dépressifs, des anxieux, des burnouts, de l’individualisme, de la jalousie et j’en passe. Ouvrez votre esprit, la vie ce n’est pas que gagner plein de pognon, consommer toujours plus pour après quoi? Mourir seul dans son coin avec tous ses avoirs? J’aime bien lire vos articles car ils permettent de se poser des question sur le courant de pensé qu’on nous impose, mais sur ce sujet je dois dire que je ne suis pas trop en accord avec vous.

    • « ce n’est pas que gagner plein de pognon »

      La France a le record mondial du plus gros état et de la fiscalité la plus forte (hors dictature), c’est un état socialiste et 82% des salariés sont proches du SMIC.
      .
      Vous faites la leçon à des gens qui tirent la langue pour joindre les deux bouts. 89% des Français aimeraient bien devenir propriétaire mais n’ont pas vos moyens… ou vos privilèges. Je serais curieux de savoir de quel côté de la barrière des impôts vous êtes ? Consommateurs ou producteurs ?
      .
      Question bonus: que pensez-vous de la « durabilité » de votre système et de son impact sur la nature si les habitants des villes qui disposent de 32,4m2 ? (surface moyenne par habitant à Paris) passaient à 300m2 avec les infrastructures nécessaires ?

  • Votre article a été cité sur le forum de l’association Adrastia qui regroupe plusieurs centaines de personnes partageant les thèses de la « collapsologie » et il m’a fait réagir (nous accueillons avec intérêt les opinions divergentes).
    Tout d’abord, affirmer que les « collapsologues essayent de se protéger contre un effondrement » est une première erreur.
    Je pense en effet qu’un « collapsologue » est avant tout préoccupé par le fait d’intégrer un effondrement à venir, d’en accepter les conséquences et de ne se bercer d’aucune illusion.
    On ne parle pas ici de misérabilisme ou de dépressifs recroquevillés sur leurs petites personnes mais bien de prendre conscience avec acuité de tout ce que le monde moderne nous apporte, de mesurer notre dépendance à celui-ci et d’apprécier avec justesse les effets de sa privation.
    Partant de là, les « collapsologues » (je continuerai à mettre des guillemets à chaque fois tant le terme et la soi-disant science associée posent questions) se trouvent dans une position naturelle d’arbitrage entre progrès / confort et destruction de la nature et ils intègrent cela dans leurs vies quotidienne, je ne crois pas les trahir en l’affirmant.
    Les « collapsologues » sont donc avant tout des personnes qui font des choix, des arbitrages à partir de ce qui précède, ils le font sans aucune illusion, et :
    – je n’ai jamais entendu un « collapsologue » prétendre qu’il était assuré de survivre à un collapse, rien à voir avec une démarche survivaliste;
    – je n’en ai jamais entendu aucun reprocher les choix opérés par d’autres, qu’ils soient « collapsologues » ou pas.
    Mais s’il y a un consensus qui nous réunit, c’est bien évidemment le sentiment de l’inéluctabilité de l’effondrement à venir, quel qu’en soit la forme (dans le désordre : climatique, de la nature, alimentaire, démographique, pétrolier, financier ..?) ou l’échéance (5 ans ? 15 ans ? 2050 ? 2100 ?).
    Parce que pour les collapsologues, l’effondrement n’est pas un processus abrupt mais un glissement en cours qui ne peut plus être stoppé.
    Il a déjà commencé pour des sphères qui ne nous impactent pas directement mais qui nous impacteront à plus ou moins long terme comme la qualité des eaux, la pollution des sols, la masse organique, la biodiversité, la composition de l’air etc.
    Et il va se poursuivre quelque soient nos efforts parce que nos divergences et nos intérêts immédiats ne coïncident pas avec la vision à long terme qu’il faut adopter, parce que le changement de paradigme nécessaire est d’une telle magnitude qu’il est simplement inatteignable.
    Forts de ces convictions, les « collapsologues » ont généralement tendance à se rapprocher de la nature et à retrouver le goût de choses simples.
    Maintenant, si je peux me permettre de parler de moi, depuis que j’ai pris des décisions de « collapsosologue », ma qualité de vie s’est améliorée dans des proportions inouïes (la chance ne sourit-elle pas aux audacieux ?) et je ne me retrouve en rien dans le portrait du looser à la vie misérable que vous dépeignez.
    Et même si certains semblent avoir une vie misérable, encore faut-il la comparer ce que leur offrent des cités de banlieues où l’effondrement social est en marche. Si vous réduisez la différence à l’écran plasma d’un mètre carré, il parait évident que quelques trucs ont été oubliés…
    Le mépris que vous affichez à « cultiver 15 carottes » en dit long sur votre perception de la vie proche de la nature.
    Je pourrai d’ailleurs vous retourner le compliment : et si c’était vous qui aviez fait le pari risqué de demeurer immobile au milieu des fous alors que vous aviez encore le temps de faire vos choix et d’améliorer votre résilience ?
    Ensuite je reçois tout à fait votre argumentation sur la division du travail et l’efficacité collective mais cela n’est vrai que lorsque tout fonctionne. Dans les situations de crise, les problèmes s’additionnent et empêchent même les solutions de contournement (vous ne croyez tout de même pas que blablacar rendra la traffic fluide pendant les grèves ?)
    La première démarche raisonnable d’un « collapsologue » est de se construire un réseau local d’entraide et d’identifier les complémentarités. Certes, de nombreux bien et services lui resteront inaccessibles mais vous, qu’aurez-vous à échanger en situation de crise afin d’assurer votre survie et celle de vos proches ?
    J’ai bien lu votre intérêt pour la quasi-décomposabilité de notre système mais c’est oublié que les interdépendances sont si fortes que l’effet château de cartes ne laissera pas le temps aux alternatives de se mettre en place. Il suffit de changer de posture pour s’en convaincre:
    Une étude à mis en lumière qu’après 17 jours d’arrêt des transports on commencerai à observer les premiers morts … de soif ! Par manque de maintenance des infrastructures et d’approvisionnement en consommables !
    Alors oui, vous pouvez imaginer des approches permettant de renforcer la robustesse du système actuel mais j’aimerai savoir comment vous allez persuader la compagnie des eaux d’investir massivement pour développer un système plus résilient ? En lui servant le discours de Mr Silberzahn qui participe activement à alimenter la doxa du « vous_inquiétez_pas_ça_va_tenir_tout_est_sous_contrôle « ?
    Ou en partageant quelques visions collapso bien senties ?
    On nous accuse souvent d’inciter à l’inaction avec notre vision négative mais admettez que les ressorts de l’action ne sont pas de votre côté.
    Vous verrez, les misérables ne sont pas inutiles, je gage que vous y aurez recours bientôt.

    • Mon dieu mon dieu
      En voilà un qui a les chevilles qui enflent.
      Tout cela est bel et bon, mais c’est surtout du blablabla, en plus d’être nombriliste.

    • Voir ma propre réaction ci-après (si acceptée par la modération).
      Sinon, invitation à visiter “Pyramidologie sociale”.

  • tiens, j’ai ete censuré !!!! dommage!!!

  • CENSURE sans explication, a la limite, on m’expliue, je comprends et tout va bien, mais la , Anastasie a frappe sans prevenir DOMMAGE

  • L’auteur néglige la dimension démographique du problème, sans rapport avec ce qu’elle a pu être au Moyen-âge.

    Comme la plupart de nos maîtres à penser en matière d’économie, qu’ils soient de droite comme de gauche – probablement par respect du tabou dont sont frappées toutes questions de population et a fortiori de surpopulation – il méconnait que l’histoire de l’humanité n’est rien d’autre que celle de la relation économie-démographie, celle-ci conditionnant celle-là et non le contraire. Et c’est par ignorance, voire négation de cette relation fondamentale ainsi que de son évolution, que l’homme s’interdit entre autres conséquences, de se réconcilier avec son environnement.
    À quoi sert en effet la réduction de la consommation d’énergie, la frugalité et autres mesures, tout autant vouées à l’échec si la population de consommateurs ne cesse d’augmenter ?

    Or cette augmentation est actuellement, mondialement, de 250 000 chaque jour, soit en une année, la population de la France et du Benelux réunis. Et la transition démographique est telle qu’après que la population humaine mondiale se soit accrue en moyenne, de plus de 10 000 individus quotidiennement depuis le début de notre ère, ce chiffre sera au mieux de 125 000 dans moins d’un siècle, sauf effondrement généralisé entre temps.

    Parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur, qui se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – s’ajoutant à ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent, consomment, échangent et s’enrichissent aux dépens de leur habitat, avec l’aide du progrès scientifique et technique, quelles que soient les conditions du partage de leurs richesses. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et aggravent celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques, que la décroissance soit ou non l’aspiration de toujours améliorer sa condition, qui distingue l’homme des autre espèces animales connues.

    Si comme tous les pouvoirs, à commencer par le religueux et le politique, moins soucieux du bien-être de ceux sur lesquels ils se fondent et prospèrent que de leur nombre, nous négligeons le fait démographique, nous devons savoir que la planète s’en remettra, mais que nous nous serons comportés en fossoyeurs de l’humanité.
    Voir à ce sujet “Pyramidologie sociale”.

    • Le retour de Malthus.

      • Et oui. Toujours le même type d’argumentation depuis 200 ans. Et à chaque fois démenti par les faits.
        Mais il n’y a rien à faire. La collapsologie tient du raisonnement religieux.

    • L’Afrique est le seul continent à n’avoir pas effectué sa transition démographique, il va composer 100% de l’accroissement de la population mondiale d’ici 2100.
      Fin du sketch.
      .
      Je suis curieux de savoir comment vous allez sortir de cette dissonance cognitive de magnitude 9,8 sur l’échelle Socialo-Malthusienne.

  • L’argent n’est pas comestible. Les carottes vous feront vivre un jour de plus si vous les avez. un mois de plus si vous savez les produire. Un an de plus si vous savez collaborer avec d’autres personnes. Et peut-être que vous survivrez un peu plus longtemps à l’effondrement si vous savez inspirez la confiance et vous attirer des sympathies.

    • Et s’il n’y a pas effondrement, vous aurez une vie remplie de carottes. Quel bonheur !

    • @Rob
      Bonjour,
      « L’argent n’est pas comestible. Les carottes vous feront vivre un jour de plus si vous les avez. un mois de plus si vous savez les produire. Un an de plus si vous savez collaborer avec d’autres personnes. »
      Les « dragées » et autres « pruneaux » aussi sont comestibles mais mortels. Vos carottes, elles seront protégées comment en cas d’effondrement ? Parce que se terrer dans son domaine avec jardinet, tracteur au gaz, et autre, c’est pour un effondrement civilisé. Or, un effondrement c’est violent. Les collapsologues sont trop gentils, ils omettent le côté brutal de l’effondrement. Ils ne prennent pas en compte le comportement des gens quand ils manquent de quelque chose qu’ils estiment nécessaire, voire vital. Cf les comportements lors des braderies de Nutella, lors des soldes, ou à Saint-Martin pendant l’ouragan.

    • « Un an de plus si vous savez collaborer avec d’autres personnes. »

      Vous arrivez très vite aux limites du troc et vous réinventez la monnaie « qui ne se mange pas ».

  • Les commentaires sont fermés.

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