La réforme des retraites : « En marche » arrière toute ?

On s’aperçoit de plus en plus que la peur de la rue commence à faire trembler la main d’un réformateur brusquement devenu très fébrile sur les retraites.
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La réforme des retraites : « En marche » arrière toute ?

Publié le 5 novembre 2019
- A +

Par Thierry Benne.
Un article de l’Iref-Europe

Au temps où la France était encore un grand pays, le Général de Gaulle avait clairement mis en garde le monde financier en l’assurant que « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille » de la Bourse.

Aujourd’hui où du fait de plusieurs décennies de politiques erratiques, notre pays a perdu beaucoup de sa superbe, on a l’impression que ce gouvernement ne retient plus du pouvoir que la paille de la communication, en laissant filer le grain de l’autorité qui est l’essence même de sa responsabilité politique.

En marche arrière toute !

Désormais en effet, et on le voit bien pour la réforme des retraites, ce qui compte, ce n’est plus la volonté du président de la République, pas plus d’ailleurs que celle du parlement, pas davantage bien entendu l’intérêt général, non ce qui compte, ce qui pèse, ce qui détermine, c’est le pouvoir de nuisance dont disposent certains acteurs essentiellement publics (SNCF, RATP, Énergie, une partie de la fonction publique etc.) et accessoirement, mais avec une force moindre, quelques rares entreprises privées (notamment transporteurs mais pas seulement).

Alors que le Haut-Commissaire a pu pendant près de deux ans développer librement ses préconisations en vue de la prochaine réforme des retraites, qu’il a réussi peu ou prou à maintenir le cap jusqu’à leur publication, on voit ces derniers jours le projet s’effilocher, se distendre, s’altérer au point de contraindre le gouvernement à adopter une démarche de Sioux pour finalement avouer – un comble ! – que rien n’est vraiment arrêté, qu’aucune date n’est présentement fixée et que tout pouvait encore se discuter. Presque la réinitialisation complète du disque gouvernemental et fort mou des retraites.

Le poids de la SNCF

La raison de ce changement ? Une première grève de la RATP un peu plus suivie qu’attendue, une autre habituelle de la SNCF et surtout la menace prise très au sérieux d’une grève générale le 5 décembre prochain et brandie par plusieurs syndicats. L’ancien ministre Woerth a raison de s’étonner qu’une telle annonce puisse avoir des conséquences aussi ravageuses, alors que lui-même avait affronté sans broncher des défilés de plus de 2,5 millions de personnes dans la rue et les grèves qui les accompagnaient.

Dépouillant son allure de matamore, le gouvernement a visiblement pris peur et fortement reculé ces derniers jours : report des délais, discussion des modalités, restriction éventuelle de la réforme aux seuls nouveaux entrants et pourquoi pas – comme le conseille Alain Minc- la « retraite en rase campagne » par l’abandon pur et simple de la réforme.

Au point que – rumeurs ou pas – beaucoup considèrent désormais qu’après les derniers atermoiements, après les derniers apaisements et que, de toute manière à supposer qu’elle se fasse, la réforme des retraites aura plus que du plomb dans l’aile et qu’elle souffrira de lourds handicaps tant dans sa portée que dans le calendrier de sa mise en application.

Le gouvernement plus tolérant avec la fonction publique qu’avec les Gilets jaunes

On reste abasourdi quand on compare l’intransigeance et la brutalité avec lesquelles ce gouvernement s’en est pris aux retraités et aux Gilets jaunes et la pusillanimité, pour ne pas dire l’inertie, voire même la passivité, dont il fait preuve lorsque ses propres services publics le défient frontalement et ouvertement.

Faut-il donc rappeler au président de cette République, au Premier ministre et à son gouvernement l’image désastreuse qu’ils donnent du pouvoir, en perdant la bataille du rail à chaque fois qu’elle s’engage aussi bien dans les trains que dans les métros, ou en regardant, impavide, le principe de continuité du service public sombrer dans l’arrêt des bus parisiens, qui ne peuvent pourtant prétendre représenter, ni bloquer à eux seuls la France tout entière ?

On s’aperçoit de plus en plus que la peur de la rue commence à faire trembler la main d’un réformateur brusquement devenu très fébrile. Or les services publics sont sous l’autorité exclusive et souvent quasi-directe de l’État. Vis-à-vis de tous les usagers injustement pris en otages, comme de l’ensemble du pays attentif à l’équilibre de la réforme de ses retraites, c’est au pouvoir qu’il appartient de faire immédiatement tout le nécessaire pour reprendre la situation – toute la situation- en main.

En commençant par signifier aux syndicats concernés que la politique de la France ne se fait pas sous la menace de hordes de privilégiés, qui exigent que la collectivité nationale continue indéfiniment à se saigner pour leur assurer des avantages que le contribuable ne supporte plus.

En effet et parce que les calculs politiques à la petite semaine l’ont trop souvent emporté sur l’intérêt général, cela fait bien trop de temps dans ce pays qu’on ne profite plus tant du bien qu’on peut lui faire que du mal dont on peut le menacer.

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  • claude henry de chasne
    5 novembre 2019 at 6 h 21 min

    La reforme ne se fera pas!
    L’administration gouverne , pas les politiques..

    La seule reforme a faire était le statut de la ponction publique!
    (Comme louis XVI , coincé entre le Clergé et la noblesse, Macron ne pourra pas reformer la France, et nous n’éviterons donc pas la revolution.. du contribuable
    ou l’implosion a la grecque!)
    La perestroïka n’a pas marché, comme prévu

    • « Nous n’avons point d’Etat. Nous avons des administrations. Ce que nous appelons la raison d’Etat, c’est la raison des bureaux. On nous dit qu’elle est auguste. En fait, elle permet à l’administration de cacher ses fautes et de les aggraver. » – Anatole France – L’Anneau d’améthyste – 1899

    • Chacun sait que la guerre de Troie n’a jamais eu lieu…

    • Vous avez bien raison. »Le problème des retraites c’est celui de la retraite de la fonction publique et rien d’autre ». L’idée sous-jacente, dénigrée depuis des années, que l’assainissement des finances publiques, la rigueur budgétaire et une meilleure efficacité de la dépense publique sont les conditions incontournables du retour d’une croissance forte et de la baisse du chômage. Malheureusement, la bien-pensance française, de droite comme de gauche, a réussi à convertir en vertu le vice de la toute-puissance de l’Etat, des déficits publics et de l’endettement des générations futures. Tant qu’on n’alignera pas public et privé, on aura du mal à réformer vraiment notre système de retraites. Pour que cette réforme ne soit pas le nième ajustement d’un système en perpétuel déséquilibre mais qu’elle soit menée au nom de l’équité et de la pérennité, elle implique des efforts de tous, public et privé. Tant qu’on n’alignera pas public et privé, on aura du mal à réformer vraiment notre système de retraites, car les réticences les plus fortes sont au cœur de l’État. Je suis pessimiste, quand on voit comment le gouvernement achète la paix sociale en adossant le régime spécial de certaines entreprises publiques (EDF) au régime général tout en maintenant les avantages exorbitants dont ces salariés jouissent. C’est un racket du régime général organisé par la loi. Mais ce pessimisme ne doit pas empêcher de proposer des voies de réforme plus respectueuses de la majorité silencieuse de ceux qui se font plumer par le lobby des syndicats de défense des privilèges de la « noblesse » d’État. Réformer les retraites n’est donc pas seulement une question technique, mais d’abord une question de survie. Peut-on encore croire à un sursaut, donc une vraie réforme ? Non, je n’y crois pas. Il faudra, hélas, en passer par la faillite. Et c’est bien ce qui va se passer à vouloir rester « consensuel » et corporatiste. J’espère me tromper.

      • claude henry de chasne
        5 novembre 2019 at 10 h 19 min

        +100

      • @chris et claude henry de chasse, avec moi également!

      • c’est aussi le problème des régimes spéciaux compensés de force par le régime général et les impôts.

      • Tout à fait d’accord.
        Le grand problème de la classe politique est sa grande veulerie face à sa bureaucratie tyrannique.
        Aucun politique ne s’autorise à parler vrai en exigeant la fin des privilèges, en sonnant la fin de la récré.
        C’est du Quantitative Easing à tous les étages, relayés par les medias mainstream qui ne font que gérer l’intensité des polémiques tout en censurant les coups de gueule de ceux qui voudraient jeter le pavé dans la mare.
        A force de refuser de nommer les choses, les talents vont encore quitter le pays et celui-ci va s’enfoncer un peu plus vite dans son déclassement.
        Par ailleurs, l’image de la France est tellement grande à l’international dans les mentalités que la chute en sera d’autant plus longue.
        Est-ce que ça va faire un gros boum (guerre civile) ou un sourd splotch (long déclassement)… That is the question.

    • La vérole de l’administration française et de la SS à pour origine les ordonnances de Vichy. Les syndicats communistes collabos ont rapidement noyauté tous les rouages des administrations et entreprises publiques.

      La mère de toutes les réformes en France est l’abrogation de la fonction publique qui de mon point de vue est une inégalité en droit parfaitement anticonstitutionnelle.

    • ah! surprise, paracerque cette équipe de bras cassés avait un programme, avaient fais des prévisions ? Bizart, personne ne s’en souvient !

    • Une réforme, ça se prépare. Il faut mettre l’armée dans le coup (qui s’y connait en transport) pour suppléer les grévistes en cas de besoin après des formations accélérés.

  • Le pouvoir n’est plus ni à l’Élysée ni à Matignon ni au Parlement mais aux voyous qui tiennent la rue. Et à supposer qu’on cogne (avec quels moyens?) pour rétablir un « ordre républicain », notre gros bêta de peuple ahuri soutiendra ceux-là même qui foutent la merde.
    L’inévitable reboot viendra d’ailleurs.

  • « On reste abasourdi quand on compare l’intransigeance et la brutalité avec lesquelles ce gouvernement s’en est pris aux retraités et aux Gilets jaunes et la pusillanimité, pour ne pas dire l’inertie, voire même la passivité, dont il fait preuve lorsque ses propres services publics le défient frontalement et ouvertement. »
    Normal, le but de ce gouvernement et de Macron, c’est… simplement de durer. Pas de remettre sur pied notre pays (sauf en paroles et en intentions affichées).
    Au demeurant, cette réforme aurait été bonne si elle s’était contentée d’un alignement pour une retraite de base. A voulour trop en faire , elle mécontente tout le monde.

  • Belle synthèse de la situation actuelle.
    Thierry Benne nous relate l’échec « politique » de la Macronie.
    Il est évident que face à l’absence de consensus des français, se sont les spectacles de rue qui vont déterminer le devenir du pays.

  • Un peu d’humour ?

    Il y aurait pourtant une solution… qui serait un séisme, certes, mais un séisme bénéfique à tous, même pour les fonctionnaires ! Enfin, les sérieux (car il en est beaucoup).
    En trois points :
    1. Le régime commun général des retraites, pour les travailleurs qui ne sont pas membres de la fonction publique, démarrerait à, disons, 65 ans : à cet âge, le départ à la retraite serait de droit ; chaque année travaillée donnerait 1, 67 points (1,67 %), la retraite serait calculée sur les six meilleures années) ; ils auraient le droit de poursuivre (s’ils le souhaitent) autant qu’ils le souhaitent.

    Ainsi, une carrière complète (45 ans), donnerait 75 % des six meilleures années.
    Ils ne possèdent évidemment pas la garantie de l’emploi.

    2. Les fonctionnaires (et assimilés = tous les régimes spéciaux, dont SNCF) seraient désormais des “représentants de l’Etat”, puisqu’ils assurent l’application des lois dans le corps de métier les concernant ou des fonctions stratégiques pour l’Etat.
    De ce fait ils auraient droit à une retraite à partir de, disons, 57 ans ; chaque année travaillée donnerait 2 points (2 %) ; la retraite calculé sur les six meilleurs mois de salaire. Ils n’auraient pas le droit de poursuivre (s’ils le souhaitent) au-delà de 60 ans.
    Ainsi, une carrière complète (37,5 ans) , donnerait 75 % des six meilleurs mois.
    Ils possèdent évidemment la garantie de l’emploi.

    Mais, au titre de représentants de l’Etat, les fonctionnaires seraient astreints à des “conditions de réserve” : ils ne possèderaient ni le droit de grève, ni le droit de manifester, ni le droit de s’exprimer publiquement (sur le modèle actuel des militaires). Ils seraient surveillés dans leur travail et notés, cette notation devenant le moyen de leur avancement, qui ne serait plus automatique, mais à trois “vitesses” en fonction de ces notes (tenant compte de leur efficacité).
    Tout fonctionnaire qui dérogerait aux ”conditions de réserve“ basculerait de facto, sans besoin de procédure, dans le régime général…

    3. Résultante : moins de grèves, moins d’entraves à l’activité,…
    Et moins de fonctionnaires ; cela de façon automatique. Car, les (mauvaises) habitudes étant prises, ils recommenceraient à jouer à la grève et à la manif’ et basculeraient rapidement dans le régime général.
    Faites le calcul macroéconomique : le régime des retraites serait rapidement équilibré !

    Bon, d’accord, c’est idiot, rempli d’impossibilités [tiens, rien que le mot “efficacité” !]. Mais faut bien rêver…

    • claude henry de chasne
      5 novembre 2019 at 8 h 39 min

       » Les fonctionnaires (et assimilés = tous les régimes spéciaux, dont SNCF) seraient désormais des “représentants de l’Etat”, puisqu’ils assurent l’application des lois dans le corps de métier les concernant ou des fonctions stratégiques pour l’Etat. »
      de quel droit?
      on croit rêver.. le peuple decide via les élections
      pas une citadelle syndicale bâtie sur les privilèges liés a la capacité de nuisance

    • claude henry de chasne
      5 novembre 2019 at 8 h 41 min

      le probleme des retraites c’est celui de la retraite de la fonction publique.. rien d’autre

      • Pour des raisons idéologiques, les syndicats et la grande majorité des responsables politiques sont farouchement opposés aux retraites par capitalisation au nom d’une solidarité souvent teintée de collectivisme. Mais avec la crise de 2008, cette opposition s’est transformée en hystérie : « Des millions d’Anglais qui n’ont plus de retraites », « Les Américains vont devoir travailler jusqu’à 80 ans », « Les Chiliens vont abandonner la retraite par capitalisation ». Ces affirmations sont heureusement fausses, mais le but de ces cris alarmistes est de déconsidérer le système de retraite suédois qui est proposé pour notre pays. En Suède, depuis 1995, les retraites sont financées à 90% par la répartition et à 10% par la capitalisation individuelle. Dans notre pays, au moins trois systèmes de retraite fonctionnent déjà de façon satisfaisante par capitalisation (avec leurs avantages exceptionnels, longtemps refusés au secteur privé) dont celui des Sénateurs et celui qui gère les cotisations sur les heures supplémentaires des Fonctionnaires (RAFP). Mais le cas le plus significatif est celui du Fonds de Réserve des Retraites (FRR), d’autant plus qu’il est géré par les syndicats.

    • Il existe aussi un moyen radical, imparable, si bien organisé en amont, ce serait de privatiser la SNCF au bénéfice exclusif de ses salariés à l’euro symbolique. Cette société n’étant pas cotée au marché officiel, ainsi les résultats si souvent prétendus depuis des lustres leurs seraient totalement imputables et la sécurité de l’usager qui est souvent mise en avant serait plus lisible et partagée par ces derniers. Dans certains milieux on appelle cela la Responsabilité.

      • claude henry de chasne
        5 novembre 2019 at 10 h 22 min

        i n’accepteront pas bien sur.. ils ont un fromage financé par le contribuable .. ils ne sont pas prêts a le lâcher

    • On peut rêver…
      Ce n’est pas sans rappeler l’époque ou l’administration était aux mains d’esclaves qui n’avaient aucun droit de citoyenneté (dans la Rome antique et dans l’Egypte des pharaons).
      Pour continuer de rêver, la solution est une fois de plus dans la technologie: il faut ubériser la ponction publique sous toutes ses formes pour lui ôter sa capacité de nuisance. Et pour que cela marche il faut une maitrise d’oeuvre privée et une maîtrise d’ouvrage citoyenne et parlementaire. Cela mériterait un grand emprunt national puisque cela créerait du Commun. A contrario, recourir à l’emprunt pour garder les lumières allumées reste une forfaiture du genre Grand Accomodement (comme le quantitative easing).

  • Faible avec les forts, et fort avec les faibles.

    La paille, il peut s’allonger dessus pour faire la sieste …

    Sinon, il y a du Homard Géant à midi à la cantine de l »Elysée ❓

  • Vous vous rappelez Tit-gibus dans la guerre des boutons et sa grande question existentielle ? (c’est quoi, des couill… molles ?).
    Il aurait dû faire de la politique et il aurait vite compris.

  • Voilà ce qui arrive quand on fait le fanfaron ! 80 km/h, je tiendrai bon et ne reculerai pas… La Taxe carbone, idem ! … Résultat : les Gilets jaunes et desormais, depuis que Macron s’est fait prendre en chasse au Puy, c’est la panique.
    Sans oublier pour le sujet du jour, l’art de vouloir filouter avec les Français, comme cet âge pivot à 64 ans et ces exhortations à « travailler plus », surgis de nulle part et contraire au cahier des charges initial…
    Fallait y réfléchir avant. Maintenant c’est trop tard !

    • En même temps, le fameux age pivot, quelqu’il soit existe déjà… Actuellement, il est de 62 ans, mais à bien regarder, si on veut la totalité de sa retraite, il faut travailler jusqu’à 65-67 ans…
      Donc son âge pivot à 64 ans était de toute manière une belle fumisterie…
      La méthode « du grand père » aurait été déjà une meilleure solution question com’ pour éviter de froisser des gens : seuls les nouveaux arrivants seront sur le nouveau système, les anciens restant sur l’ancien.

  • @claude henry de chasne
    Privés de leurs grèves et manifs, hyper encadrés, il y aurait tellement moins de fonctionnaires, et moins de nuisances actuellement impunies… donc tellement moins de déséquilibres que le pays doit financer.
    Oui, LA solution, c’est moins de fonctionnaires ! D’accord.
    Faut simplement trouver le moyen de les aider à quitter par eux-mêmes la fonction publique.

    • claude henry de chasne
      5 novembre 2019 at 10 h 26 min

      +100
      je suis d’accord avec vous , sauf que l’encadrement de ces personnels est aussi pratiqués par des fonctionnaires , et ce qu’il faudrait bien sur c’est révoquer le droit de gréve des fonctionnaires en leur donnant le choix c’est le statut ou le droit de greve
      en CDI et basta

    • Quand on voit les préconisations de nos « écolos » moins de voitures individuelles et plus de transports en commun… Leur pouvoir de nuisance va encore augmenter…

    • @Gjirostater bonjour, en plus il faudrait …. encore les aider à quitter eux même ??? non mais c’est une blague ? dans la vraie vie, c’est convocation chez le drh pour un entretiens en prévision d’un licenciement pour insuffisance de résultat .

  • La réforme ne se fera pas et pour cause , il n’y a pas de probleme de retraites qu’un impot ou un taxe ne pourra pas resoudre.
    Meme la reforme proposée ne changera rien au destin miséreux de nos futures retraites par repartition ,un peu pour le prive plus pour la ‘fonction publique et surtout nos assimiles fonctionnaires des transports et de l’électricité.
    Qu’elle se’fasse ou pas , quelle importance , l’essentiel etait de l’annoncer .puis on passe a autre chose ,tient , le climat .

    • Pour une fois, je suis d’accord avec vous reactitude : « l’essentiel était de l’annoncer, puis on passe à autre chose ».

      • claude henry de chasne
        6 novembre 2019 at 8 h 16 min

        oui si la reforme se fait ce sera pour conserver les avantages des fonx , bien emballé dans un bla bla et on leur donnera des points gratuits a chaque greve

  • cela dit, vu comment cette réforme se présente… autant qu’elle ne se fasse pas avec d’aussi mauvaises bases…?

    la faillite qui se pointe n’est pas seulement celle des retraites, mais de tout notre système.
    Ne réformer que les retraites est un peu vain.

  • Il faudrait commencer par aligner la retraite des politiciens français sur le régime général. Cela aurait la vertu de l’exemplarité.
    Après cela, on peut ouvrir la discussion sur les « régimes spéciaux » …
    Oui, mais on est en Macronie, avec les énarques au pouvoir.

    • Non ,supprimer la retraites des politiciens ,pour ce qu’ils font ,le bénévolat doit suffire..et on n’a pas besoin de jeune politiciens ,seuement ceux deja a la retraite ,ils ont de l’experience , du vécu

    • c’st clair parce que les donneurs de leçons qu’ils sont ils feraient bien de montrer l’exemple plutôt que de se servir sur notre dos.

  • TB article . Je m’étonne de deux choses : l’immense orgueil des nouvelles têtes de gondole qui pensent pouvoir agir sur ces sujets. L’immense crédulité de la plupart des gens en la capacité de nos « dirigeants » à les résoudre.

  • Vous l’avez écrit vous-même:
     » le Haut-Commissaire a pu pendant près de deux ans développer librement ses préconisations en vue de la prochaine réforme des retraites, qu’il a réussi peu ou prou à maintenir le cap jusqu’à leur publication »
    Et c’est là que le bât blesse. Malgré un semblant de consultation citoyenne, cette réforme n’a pas été co-construite avec les citoyens.
    Les termes de la réforme avaient été décidés dès le départ et la consultation citoyenne n’a été qu’un alibi pour vendre la réforme la plus brutale et la plus pénalisante de toutes celles que nous avons eu.
    Si cette réforme sera pénalisant pour les fonctionnaires et les régimes spéciaux, elle le sera encore plus pour les salariés du privé, ceux qui connaîtront le chômage malgré eux. Elle fabriquera d’autres privilégiés car elle a été pensée et construite par des lobbies.
    L’erreur de Macron a été double.
    Sa première erreur a été de choisir un homme du passé, Delevoye, en tant que HCRR.
    C’est un homme du passé car compte tenu de son âge il est incapable d’appréhender les évolutions de notre société qu’il regarde avec le prisme de son histoire personnelle.
    C’est une homme du passé parce qu’il refuse la co-construction avec le citoyen. Il le consulte, il le fait parler sur ses propositions à lui mais il ne le fait pas participer à la prise de décision.
    La 2ème erreur de Macron c’est d’avoir nommé Delevoye ministre. Il y a manifestement un conflit d’intérêt.
    Comment Delevoye ministre pourrait-il se déjuger sur les propositions du Delevoye HCRR ?
    Par conséquent comment croire que le Delevoye ministre pourrait tenir compte des avis citoyens contraires aux siens quand bien-même ils seraient argumentés et pertinents.
    Aujourd’hui le Delevoye ministre donne des fessées à Macron et le traite comme un gamin. Il est Macron à la place de Macron.

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