L’arithmétique est sans pitié pour le programme énergétique français

Il est programmé de multiplier par trois l’éolien et par cinq le photovoltaïque, soit de passer à environ 90 GW d’énergie intermittente et aléatoire.

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Eolienne by Jessie Romaneix Gosselin(CC BY-NC-ND 2.0)

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L’arithmétique est sans pitié pour le programme énergétique français

Publié le 4 octobre 2019
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Par Michel Negynas.

La loi sur l’énergie et le climat qui vient d’être adoptée prévoit :

  • la fermeture des centrales au charbon en 2022
  • l’arrêt de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, mais la trajectoire n’est pas fixée, ni ce que signifie « arrêt » : démantèlement ou mise sous cocon ?

Par ailleurs, il est programmé de multiplier par trois l’éolien et par cinq le photovoltaïque, soit de passer à environ 90 GW d’énergie intermittente et aléatoire.

On a vu dans un précédent billet que cela pose des problèmes de gestion de réseau même en cas de disponibilité de puissance suffisante.

 

Qu’en est-il à la pointe de consommation, en hiver, avec le programme qui vient d’être voté ?

La situation actuelle de la production française, dont pilotable, est la suivante :

  • nucléaire : 63 GW
  • charbon : 3 GW
  • fioul : 3 GW (pour mémoire, plus rien n’est vraiment opérationnel)
  • gaz : 12 GW
  • hydraulique : 25 GW, (mais 15 GW vraiment mobilisables en même temps)

Et les possibilités d’extension sont faibles :

  • éolien : 16 GW
  • solaire : 9 GW
  • bio énergie : 2 GW (bois et méthanisation)

La consommation à la pointe a atteint un record en 2012 à 102 GW. En 2018 elle a été de 96 GW.

Or, il y a des jours sans vent en hiver, et même très souvent. On peut parfaitement le constater sur le site eCO2mix de RTE. Par exemple :

  • le 11 décembre 2018 : l’éolien était à 486 MW pour 15 000 MW installés
  • le 27 décembre 2018 : 209 MW
  • le 20/01 2019 : 693 MW
  • le 21/02 2019 :  269 MW (cette situation a duré deux jours complets).

Multiplier la capacité installée par trois ou cinq ne change pas l’ordre de grandeur du problème.

 

Quelle sera la situation en 2022 :

  • la pointe ne changera guère en si peu de temps, prenons la à 95 GW
  • la capacité disponible à la pointe sera, en tenant compte de la disponibilité des installations (95 % de taux de marche pour les centrales classiques) de 88 GW.

Donc dès 2022 on ne passe pas les soirs sans vent. C’est d’ailleurs ce qu’a plus ou moins laissé entendre RTE, le Réseau de Transport de l’Électricité, filiale d’EDF. Mais sans trop le dire.

Comment l’État peut-il être aussi irresponsable ? Il semble qu’une des raisons est que la loi oblige RTE dans ses calculs à prendre non pas une sécurité absolue pour l’approvisionnement (c’est-à-dire avoir une capacité mobilisable bêtement égale à une prévision de consommation) mais une approche probabiliste ; pour simplifier, n’être en rupture que dans 10 % des cas…

 

Et en 2035 ?

Comment va-t-on passer a priori l’arrêt de 12 réacteurs supplémentaires après Fessenheim, soit 10 GW ?

  • dans 15 ans, on n’aura pas d’EPR supplémentaires, car aucun n’est décidé actuellement, et même si une décision est prise dans quelques années, les délais d’autorisation vont traîner en longueur
  • il n’y aura pas plus de vent et de soleil en hiver
  • nos voisins font les mêmes programmes, voire pire, on ne peut compter sur eux
  • le potentiel de la biomasse est très faible

La capacité sera alors de l’ordre de 80 GW. Comment baisser la pointe à cette valeur, sachant qu’on va privilégier le vecteur électricité chaque fois que c’est possible ? Il existe déjà des mécanismes qui allègent la pointe, via les gros consommateurs, les valeurs de la pointe en 2012 et 2018 en tenant compte. Donc on ne peut attendre trop de ce côté-là.

 

Examinons les solutions

– Ne pas baisser la pointe, si c’est impossible techniquement ou socialement :

  • installer 10 GW de centrales à gaz power to power (via bio méthane, méthane de synthèse, ou hydrogène) avec stockage associé capable de fournir pendant deux jours. C’est plus ou moins le principe du programme Negawatt (assorti d’une baisse de consommation de moitié !). Mais les technologies n’en sont qu’au stade de pilote, et les rendements attendus sont tellement faibles que le coût sera exorbitant avec des impacts environnementaux très négatifs. Et la disponibilité de la ressource (biomasse) est sujette à caution. En aucun cas cela ne pourra être opérationnel dans 15 ans, si même c’est faisable un jour.
  • installer en catastrophe 10 GW de centrales à gaz, alimentées en gaz russe ou qatari.

Baisser la pointe malgré des besoins en forte croissance :

  • faire de la France un désert industriel. Il est vrai que c’est bien engagé
  • utiliser les compteurs Linky pour organiser une pénurie tournante, via des algorithmes de tirage au sort ?
  • en tant que particuliers, acheter un petit groupe électrogène diesel
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  • L’etat prevoit tout ,on va tout simplement baisser la consommation des francais….je ne sais pas par quel miracle mais sans doute en pratiquant des prix dissuasifs ! Tout electrique , A vous le chauffage a petrole ou a gaz ,ca pollue pas et n’est absoluement pas dangereux dans une maison hyper isolee, adieu plaques a induction ,sortez le barbecue ou le brasero ….. 🙂

    • je crois savoir que bien des façades vont noircir…

    • Et l’allumage et la régulation de votre chaudière, ils se font comment?

      • Chaudiere , quelle chaudiere ?…..sinon je ne vois pas le rapport une chudiere a gaz n’a pas besoin de grand chose et au fuel c’est pareil ,une batterie doit faire l’affaire ..recharger par le soleil ,bobonne qui pedale pour avoir la ligne ou simplement votre bagnole ou tondeuse a gazon

        • reactitude: « et au fuel c’est pareil ».
          Ma chaudière au fuel a dépensé en 2016 329 kWh, en 2017 334 kWh et en 2018 337 kWh. Elle chauffe aussi toute l’année l’eau, mais 80% de la dépense annuelle est entre le 1 novembre et le 1 mai, soit les 6 mois où le chauffage fonctionne, et les 20 % le reste de l’année.
          Ce n’est pas tout à fait « grand chose ».

          • Je suis le’premier surpris de cette affreuse situation comme dirait trump !
            Pourtant une pompe a eau ca consomme pas grand chose ni un injecteur de fuel ..vous etes sur de ca ?
            M’enfin 350 kw ca ne fait jamais qu’un petit kilo par jour…n’importe petit groupe electrogene ou une tondeuse te fourni ce courant !

          • C’est pas beaucoup 329 kWh. Cela fait dans les 33 litres de mazout.

        • Les chaudières de nouvelles générations ne fonctionnent pas sans électricité : régulation, ne fonctionnent plus en thermosiphon besoin d’une pompe, celles à échangeur thermique pour l’eau chaude encore une pompe, chaudière à plaquettes ou granulés besoin d’un moteur pour l’alimentation…
          A moins de mettre en place des systèmes de gestion automatique avec groupe électrogène….
          Pour info tout cela fonctionne en 220 volts, donc pas question d’utiliser la voiture ou la tondeuse… Quant à bobonne vous avez intérêt à commencer son entrainement tout de suite si vous voulez qu’elle fournisse l’énergie nécessaire avec son vélo…

          • Il va falloir lui acheter de la choucroute. Et beaucoup 😉

          • Ca fonctionne en 220v ,la belle affaire……sinon moi je me preoocupe plus de mon congele que de mon chauffage ,le chauffage n’est pas reelement un probleme ..mais j’ai l’experience , j habite la campagne , 3 ou 4 coupures par an..le plus chiant , l’expresso…retour u camping gaz et au goutte a goutte dans un chausette..:-)

    • L’État applique les arguments fallacieux pro-ENRi. Or ce que rappelle cet article, c’est que le problème n’est pas la consommation, mais la pointe ! ( différence entre Énergie et Puissance )

      Après, ce que n’explique pas l’article, c’est pourquoi les besoins en pointe seraient-ils en croissance ? Et si la technologie permettrait de diminuer la pointe. Par exemple, pour le chauffage électrique: on a l’équivalent avec une pompe à chaleur, tout en divisant par 3 la puissance appelée sur le réseau pour la même quantité de chaleur injectée dans votre logement. Peut-être dans dix ans aurons-nous tous des dispositifs de stockage électriques dans les maisons pour diminuer cette pointe ( cf Tesla ). Ou de petites centrales à gaz qui génèrent de l’électricité et en même temps qu’elles récupèrent la chaleur. Ou … des dispositifs dont personne n’en voit encore l’émergence.

      Bref, … pas évident qu’il faille invoquer la pénurie ou de la privation de liberté. Comme d’habitude, le problème sera le coût de tout cela !

      LE problème, c’est le coût de la puissance garantie.

      • bleubv : « tout en divisant par 3 la puissance.
        Cà c’est le rendement théorique qui est valable quand il fait relativement chaud. Quand la température extérieure diminue le rendement diminue et atteint 1 pour des températures en dessous de – 10°C. Pour ces températures froides vous avez parfois besoin d’un apport par un autre type de chauffage.

        • Je suis dans le Sud … vous avez raison. C’est n’est pas « universel », mais j’espère que ça peut illustrer le fait que la technologie permet de diminuer les puissance appelées pour un même service rendu.

  • La France subit une vague de froid tous les 30 ans. La prochaine conduira donc à une panne générale avec, sans doute, plusieurs jours sans électricité et sans chauffage pour des millions de français. Il sera trop tard pour acheter un groupe électrogène à ce moment là….

  • J’ai déjà un groupe électrogène. Ma pompe à chaleur ne fonctionne qu’en relève de ma chaudière à bois. Reste à alimenter le circulateur en cas de coupure du réseau électrique… On va voir ça dans les mois qui viennent. A moins que le « réchauffement climatique » ne vienne à notre secours…

    • « A moins que le réchauffement climatique … »ou un bon black out qui dure et fait suffisamment de dégâts pour que toute cette équipe de branquignolles se fasse foutre dehors à la prochaine élection, elle et toute sa clique de godillots . Espérons qu’on aura un hiver très très froid, quelques sooient les dégâts ce serait peut-être le retour à la raison

      • Hélas rien ne les fera raisonner. Quand il fait chaud, c’est le réchauffement climatique, quand il fait froid, c’est le réchauffement climatique; quand il fait sec, c’est le réchauffement climatique; quand il pleut à torrents, c’est le réchauffement climatique….

      • Je suis très frileuse mais je prie pour un black out sévère !
        Usines, commerces, pompes à essence (donc pas de groupe électrogènes), hôpitaux, maisons de retraites, administration, distributeurs de monnaie, inopérants, plus d’eau au robinet non plus ! bref une grande cata pour que certains cerveaux IMPRIMENT enfin que ce ne seront pas des éoliennes et des panneaux solaires qui seront le recours et remplaceront le nucléaire (les éoliennes bloquées par le gel, les PV recouverts de neige), et que de plus, il faut que ces écolos-bobos pigent que le fonctionnement de l’électricité ce n’est pas comme l’écoulement de l’eau au robinet !
        Si trop peu d’énergie = le réseau saute, si trop idem. On ne peut pas faire du cas par cas, un peu d’électricité pour la lampe de chevet, mais pas pour la machine à laver ou le congélo ! On ne peut pas organiser une distribution civique ! (sauf avec Linky, conçu pour nous rationner pendant la pénurie !)
        Antoine Waechter vient lui aussi de publier un bouquin sur l’illusion éolienne !
        Le seul écologiste ayant une formation d’ingénieur. Les autres ne sont que des grandes gueules avides de pouvoir, point barre ! voir le cas Jadot, qui ne relève pas le niveau des Duflot, de Rugy, et l’inénarrable J.-V. Placé !

    • Faut penser a votre bagnole elle a du jus pour alimenter le circulateur !
      Conseil gratuit.

      • Et d’ou vient le jus qui alimente la pompe a essence qui alimente la bagnole qui alimente le circulateur ?

        • Au lieu de boire ton wisky , tu le mets dans ton reservoir et vogue la galere..ou il doit bien y avoir un bon vieil alambic de contrebande dans les parages !

          • Y a mieux !
            Une vieille 205 diesel sur cales dans la grange, alimentée au mazout domestique (il doit bien y en avoir 1’000 litres qui dorment au fond d’une cuve), circulation radiateur branchée sur le chauffage maison, une courroie sur une générateur 220v, sans compter le chargeur usb sur l’allume cigare…

            Je suis certain que des petits futés rajouteront des options 😉

            Elle est pas belle la vie ?

  • Elément important des discours de Jean Marc Jancovici (Audition à l’assemblée nationale:

    ) la démonstration irréfutable de l’absolue stupidité (100 Milliards d’Euros détruits sans utilité) du programme de production d’électricité renouvelable.

    En gros et pour être clair: le renouvelable nécessite d’être couplé à du non renouvelable qui doit prendre le relais la nuit ou quand il n’y a plus de vent. La capacité de non renouvelable nécessaire est donc équivalente, et les investissements sont au total doublés pour rien. A pleurer de rage et de fureur contre l’invraisemblable !

    La justification rationnelle de cette folie est évidemment une corruption incroyable dans toute la filière, par ailleurs dénoncée dans un livre récent.

    Un pays occidental à la riche histoire s’enfonce dans le tiers monde abruti et superstitieux le plus glaireux. C’est maintenant, et c’est sous nos yeux. Bon voyage !

    Qu’un pays

  • Non seulement l’ arithmétique mais aussi la philosophie, l’ humanisme et le sens du bien commun.

  • Excellente analyse, mais il manque un facteur de taille : les voitures électriques.

    • Oui : Le chauffage électrique est un accusé facile. En fait, il est prévisible selon les besoins de l’habitat et du secteur (encadré dans le contrat fournisseur), et prédictible avec la météo.

      Le problème, ce sont l’augmentation quasi permanente des besoins électriques (voitures électriques et reste), besoins qui n’apparaissent constant que sur une période longue. A l’instant, ils varient considérablement.

    • Il n’y a pas de voitures électriques (1,2% du marché automobile Français), si cela doit exister, c’est demain, voire après demain.

      L’éolien qui vérole, ruine et corrompt tout le territoire c’est maintenant.

      La remise en état de la production à fioul et à gaz (sans parler du charbon) pour pallier l’abandon du nucléaire qu’on organise c’est demain matin, comme en Allemagne.

      A moins qu’une bonne guerre…

  • Bah, la clique au pouvoir s’en fiche. Elle aura les générateurs gratuits payés par con.tribuable.
    Ils n’ont plus de chauffage? Qu’ils mangent de la brioche :mrgreen:

  • Constat implacable, merci.
    Soit nous sommes dirigés par des incompétents, soit par des traîtres.

  • Les chiffres sont imparables. Seuls des énarques sont capables de ne pas les voir ni les comprendre. Pourtant l’exemple de l’Allemagne est assez clair.
    La seule solution: démarrer tout de suite une dizaine de nouveaux EPR (au bord de la mer).

    • Sur la cote d »azur , c’est la que seront les réfugiés climatiques…du nord de l’est et de l’ouest..en plus prevoir la desalinisation de l’eau de mer dans ces projets…

  • Excellent article. C’est effectivement une pure folie que ces décisions insensées prises par des ignares dans une ambiance fascisante d’hystérie climatique. La France (et l’Europe) est en train de se suicider au grand plaisir (d’abord interloqués mais désormais ravis de voir les frappadingues aux commandes en Europe) des Etats Unis, Chine, Inde et Russie.

    • Les USA sont aussi frappés que nous, la gauche est le cancer de l’Occident qu’elle veut détruire.

      • Oui mais de loin pas à ce point. Je connais fort bien les Etats Unis où je me rends chaque année voir mes enfants qui y vivent et 1) les Khmers Verts n’y sont pas aux commandes du tout 2) la transition écologique y est « en marche » effectivement mais avec des innovations techniques qui semblent d’avenir comme la voiture à moteur à hydrogène avec une autonomie de 700kms et une recharge très rapide. Et en plus il faudra que le marché américain soit prêt et preneur.

        • non, il faudrait que les pays producteurs de pétrole renoncent à leur privilèges pétrole, et de cette dernière, pour encore de très nombreuses décennies, ils n’y sont pas disposé.

    • L’Asie sera le leader du Monde aux dépens de l’Occident en pleine dégénérescence!

  • La solution la plus libérale, ne serait-ce pas de tendre vers la diminution de la puissance garantie des abonnements EDF ( 6kVA à 3kvA), donc mécaniquement la pointe, et de laisser les gens qui veulent de la puissance en plus s’équiper avec des équipements domestiques de stockage ?

    Rappel :
    – un équipement de 4W en veille, ça fait 100Wh sur une journée
    – faire bouillir 1l d’eau ça fait aussi 100Wh .

    Mais avec une bouilloire de 1500W, la puissance appelée sur le réseau est 375 fois plus grande !

    Bref, si on diminue (un peu) la puissance des appareils électriques, est-ce vraiment une régression sociale ou une privation de liberté ?

    • En gros, vous diminuez de manière arbitraire la puissance disponible de chaque citoyen. Cela n’a rien de libéral mais digne d’un Etat totalitaire. Visiblement, la pensée libérale vous est étrangère.
      De plus, la production de l’électricité n’a rien de « libéral » en France puisque le fait d’une entreprise étatique monopolistique, à laquelle le citoyen est obligé de se raccorder. On n’est pas dans un système libéral! Et ne me parlez pas de la libéralisation de l’électricité avec ces entreprises de distribution « privée » qui sont obligées de se fournir chez EDF et qui ne sont qu’un cache-sexe franchouillard mis en place pour répondre à une obligation européenne de « libéralisation » du marché des énergies.

      La solution la plus libérale, serait de privatiser entièrement EDF, d’ouvrir le marché de l’électricité à de nouveaux acteurs, de les mettre en concurrence sans priorité d’accès au réseau ni subvention, de laisser libre choix aux individus de se fournir comme ils ne souhaitent et de cesser les ingérences étatiques et politiques dans la production d’énergie, ingérences permettant la constitution de « fromages » pour les copains ou de programmes sociaux électoralistes.
      Après si certaines veulent à tout prix (!) avoir leur électricité verte, ils en paieront le prix réel. Mais je ne pense pas qu’ils seront très nombreux à le faire… 🙂

      • Vous n’y êtes pas. Le réseau électrique actuel est par essence communiste ! Les électrons circulent sur les mêmes tuyaux. La contrainte de transport ( régulation de la fréquence et de la tension et de la puissance max ) est une contrainte technologique, pas politique. Le libéralisme est au dessus des lois physiques, pas une alternative.

        Cet article parle de la gestion de la pointe. La PUISSANCE disponible n’est pas l’ENERGIE disponible. Vous divaguez ! Le problème de la pointe n’est un problème individuel. L’exemple de la bouilloire est pourtant clair:

        Vous pouvez avoir chez vous un dispositif qui stocke l’ENERGIE nécessaire sans trop appeler sur le RESEAU (communautaire). Puis chez vous avoir un dispositif privé qui restitue cette ENERGIE avec la PUISSANCE dont vous avez besoin individuellement !

        Là où ce sera libéral, c’est quand les entreprises construiront AUSSI leur propre réseau de distribution, tout comme ça s’est fait dans la téléphonie mobile.

        • Bonjour bleubv

          Vous lancez une discussion intéressante, même si votre dernière intervention à Virgile est juste un argument d’autorité.

          Vous avez raison; le problème que je soulève est à la pointe. J’ai volontairement simplifié mon propos pour faire passer un message simple: en matière de sécurité d’approvisionnement électrique, il faut être en surcapacité. Car chaque fois que le réseau est « limite » un simple incident peu dégénérer, surtout avec des productions aléatoires qui peuvent varier très brusquement, comme le vent et le soleil.
          Or, à 15 ans, la prévision de ce que sera la pointe est essentielle. Or on ne sait pas faire de prévision économique… Il faut donc prévoir large, pas en dessous des limites.
          Vous avez raison, on peut essayer de limiter la pointe. Votre idée de batteries est la plus mauvaise façon. Mais on peut stocker de la chaleur (radiateurs à accumulation, gros ballons d’eau chaude…)
          On pourrait sans doute, via linky et des micro coupures tournantes partielles par foyers améliorer aussi. Je doute que tout cela soit significatif dans 15 ans. Et les progrès seront en compétition avec des utilisations nouvelles: comment gérera t on le parc automobile électrique? Viendra t il en aide ou au contraire mettra t il encore un peu plus de contraintes?
          Sur un plan écologique et économique, si les contraintes à la pointe sont trop forte, il y a risque de détournement des acteurs pire qu’une production centralisée: des batteries dans tous les foyers, je doute que ce soit très rentable ni écologique… C’est pour cela que j’ai terminé sur la blague du générateur diesel.

          Un des problèmes de ce programme, c’est qu’il est probabiliste. Or c’est ce que je critique. Risquer des coupures partielles par manque de puissance me paraît très dangereux, compte tenu de la catastrophe que serait un black out s’enchaînant par effet dominos. Il faut donc viser une probabilité quasi nulle.
          Quand on construit un pont, on ne le calcule pas pour qu’il résiste seulement au trafic à 90% du temps…

          Sur le plan plus « philosophique » , la position libérale est de faire payer le juste prix à un moment donné. Cela peut être très cher à la pointe, mais c’est à la fois l’optimum économique, sociétal et moral.

          Des restrictions, c’est un premier pas vers…l’inconnu.

          • Bonjour.

            Merci pour votre réponse.

            En quoi l’idée de batterie vous semble-t-elle la plus mauvaise façon, dans ce sens où c’est là que l’industrie automobile semble vouloir aller, avec une future baisse des prix du stockage inexorable par effet de volume ? (quant à l’écologie, il me semble que rien n’est écologique 😉 ) . Un foyer sous-tirer en continu 400 W pendant 24h, pour le réseau, ça n’est rien, mais au final ça fait 10 kWh d’énergie, de quoi alimenter sans problème un foyer. Restera le prix de l’onduleur et des batteries, mais le libéralisme permettra pour le coup une vraie mise en concurrence des équipements domiciliaires !

            C’est drôle que sur ce forum on juge qu’un abonnement à 9kVA est « normal », et qu’un abonnement plus petit à 3 ou 6kVA serait « de la privation » ou « de la restriction ». Les lecteurs savent-ils encore ce que représente une puissance utile de 9kW ? C’est le travail simultané de 90 esclaves, comme le dirait Jancovici !!

            Enfin, avec Linky, le libéralisme pourrait s’appliquer dans le sens où la puissance max pourra y être définie à distance par n’importe quel fournisseur d’électricité. Ainsi des contrats à faible puissance pourront (enfin) s’y vendre et être moins cher de part leur contribution à la baisse de la charge globale; un cauchemar pour les producteurs d’ENRi qui ne pourraient pas écouler leur stock lors de leur « pics » de production.

            Quand à la régulation par le prix, je connais des gens qui ont « Tempo » et qui dans le « rouge » sous-tirent quand même une grosse puissance, en réduisant cependant la durée de la consommation. Ils pensent qu’ils font « bien ». Or la puissance appelée est la même, juste que ça dure moins longtemps : Malheureusement le risque de blackout est le même. Pas sûr que ça fonctionne.

            L’avenir nous le dira !

            • La batterie me semble à moi une très mauvaise façon, parce que les progrès n’y sont pas à la hauteur des espérances. Il me semble que l’effacement des pointes découlera d’un prix « spot » de l’électricité, valable pour les quelques minutes à venir, et qui traduise le coût de sa production. Votre bouilloire intelligente vous conseillera d’attendre 10 minutes si vous ne voulez pas payer le prix fort plutôt que faire chauffer en une heure ce qui peut le faire dans les 5 minutes.

              • « Conseillera » ? … donc ça ne marchera pas. Bison Futé conseille aux gens d’éviter certaines heures sur les réseaux routiers. Mais autant de bouchons sur les routes. C’est comme s’ils ne disaient rien.

                • Bisonfuté ne module pas les péages en fonction du trafic. La bouilloire est un mauvais exemple parce que les sommes en jeu sont faibles, mais le chauffe-eau électrique, lui, peut très bien vous faire gagner un max. Sauf que l’électricité, c’est aujourd’hui aux 2/3 de l’abonnement et des taxes, il faudrait là aussi se rapprocher de la vérité des coûts…

                  • ben si tout le monde a un bidule intelligent?

                    on doit distinguer les usages selon qu’ils peuvent attendre ou pas..

                    • Ben si tout le monde a un bidule intelligent (en plus de son cerveau), ce bidule fera la distinction dont vous parlez, il saura par exemple qu’il dispose d’un certain temps pour chauffer l’eau à nouveau quand vous avez pris votre douche quotidienne (ou, horreur, votre bain), et que des opportunités moins chères qu’à l’instant où tout le monde prend cette douche se présenteront forcément dans les 23 heures qui viennent. La gestion des différents appareils domestiques me paraît un problème typique de ce qu’on peut confier à une intelligence artificielle.
                      Le résultat devrait être de réduire les pointes et les creux du « déséquilibre » entre l’offre et la demande, déséquilibre qui est coûteux tant pour le producteur que le consommateur puisqu’il conduit à une exploitation plus intermittente et moins optimisée.

                  • S’ils continuent dans cette voie avec les taxes, la génératrice diesel 2 kWh va être rentable, surtout si alimenté à l’huile de colza… L’habitat isolé va jouir de bonheur…

            • La batterie me semble une mauvaise réponse parce que pour le chauffage, qui est un des gros responsable de la pointe , quelques briques (ou un gros ballon) font aussi bien pour décaler de quelques heures et ça n’a ni nickel, ni lithium, ni électrolyte, ça dure 50 ans au lieu de quelques milliers de cycles…et les onduleurs ça tombe en panne, ça fiche plein d’harmoniques partout…

              Concernant des ENRi qui vendraient d’un coup en direct chez le consommateur via Linky plus ou moins cher selon le vent…une sorte d’enchères inversées temps réel via des algorithmes automatiques dans chaque foyer… vous parlez de « stocks »…justement, le problème c’est que ce n’est pas du stock.
              Dans ce cas, les ENRi ne vendront rien quand le KWh sera cher (pas de vent), et à perte ques ils auront tous du vent… J’applaudis, car ça ne durera pas longtemps!

              Si vos Tempo tirent moins longtemps, statistiquement, il y a des chances que ce ne sera pas simultané.

              Mais l’arrêt de 10 GW de nucléaire c’est hors de portée de toutes ces mesures, et surtout, mettre au point avant 15 ans…

              • A force de demander au nucléaire de pallier l’intermittence des mauvaises ENRi, ne risque-t-on pas de provoquer un incident nucléaire par usure prématurée ou par multiplication inutile des manipulations ?

              • @Negynas : « le chauffage, qui est un des gros responsable de la pointe »

                Voila une affirmation facile et manquant de subtilité. Que critiquez vous ? l’utilisation de l’électricité ou le mode de chauffage ?

                – Soit le chauffage par l’électricité de l’habitation est le mode principal, et alors, le contrat d’électricité est taillé pour couvrir la consommation électrique. C’est donc aux fournisseurs de prévoir ou prévenir le besoin.
                – Soit il s’agit d’un appoint et dans ce cas, il s’agit d’abord d’une mauvaise estimation du chauffage existant probablement fossile.

                Dans le second cas, la solution la plus efficace est d’abord d’avoir un chauffage non électrique ou une isolation minimale en cohérence avec les besoins, pas d’augmenter la production. Sinon, on tombe dans le syndrome de la Reine rouge !
                Dans le premier cas, si RDF accepte les contrats, ils n’ont pas à faire l’équivalent d’un surbooking puis affirmer que la consommation était imprévue.

                En fait, c’est la multiplication des appareils électriques qui ont pris petit à petit la part qui était réservée au chauffage, sans que la production de base suive.

                • J’accepte la discussion, mais pas « le manque de subtilité », inutile pour la clarté du débat..D’autant que vos remarques sont confuses.
                  Je ne critique rien; je constate. La pointe en été est de 50 GW, elle ne pose pas problème, en hiver s’il fait très froid 90 GW. Votre ouvre boîte électrique n’y est pour rien. C’est bien la différence de chauffage (et le fait que les appareils industriels soumis au froid consomment plus.)
                  Je n’ai rien contre le chauffage électrique, bien au contraire, il est en grande partie « nucléaire » , donc renforce notre indépendance par rapport au gaz.
                  Et dans tous les cas, si on peut isoler, c’est mieux, au moins ce qui est à peu près rentable, les toitures et fenêtres. Pour les murs, c’est une autre histoire dans l’ancien…
                  Pour le reste, je suis d’accord, un contrat est un contrat. Mais rien n’empêche le fournisseur de corréler le coût réel à la pointe au prix de vente.

                  • Les 90 GW se prévoient plutôt bien.
                    J’ai un combiné qui consomme 20 w par jour en hiver, 30 en été tout au plus.
                    Le problème est de savoir qui déconnecter.
                    Jusqu’à maintenant, c’était les industriels.
                    On prévenait l’industriel qu’il devrait arrêter l’injection de plastique 2 h plus tard, ce qui permettait de lisser la consommation.
                    Mais aujourd’hui avec les lubies de nos coûteux dirigeants écolos-bobos-sot.cialos, cela ne suffit plus. Avec la baisse de la production, il faudra aussi couper dans la consommation électrique domestique. Le problème de vos bidules à accumulation même jolis, ce n’est pas gratuit. Il faut remplacer le grille-pain posé il y a 2 ans, refaire un câblage sur le compteur, et les électriciens sont en nombre limité. Si on veut un nombre d’incendie illimitée la nuit, eh bien que l’on continue dans cette voir débile.

                    Avec du n’importe quoi, vous aurez du n’importe quoi. Rien de plus. Sheet in, sheet out :mrgreen:

                  • Le manque de subtilité est dans votre constat, phrase que j’ai cité explicitement !

                    Lorsque vous écrivez que le chauffage s’ajoute en hiver à la consommation (« normale » ?) de l’été, vous faites une confusion de toutes les consommations.

                    Le chauffage électrique en tant que mode principal ne peut pas être reproché. Le contrat passé spécifique autant que des mécanismes de limitation de la consommation (délestage) cadre la budget électrique possible. Le réseau sait son engagement à devoir fournir ce besoin. Il ne s’agit pas d’une consommation surprise.

                    L’ouvre boite ou le chauffage électrique d’appoint sont le vrai problème : càd une masse de petits consommateurs qui ne sont visibles que par les statistiques après coup.
                    D’ailleurs, je crois que les pics électriques ne se font pas tôt le matin (le moment le plus froid de la journée) mais le soir entre 17 et 20heures.

                    En définitive, nous avons bien un problème de consommation anarchique, le chauffage électrique n’est peut-être pas le mode de chauffage le plus efficace, mais il ne faut pas confondre les 2.

              • Tu as tout fait raison ,je regardait un site spécialiste du solaire , les batteries optimisees pour cette usage ont une duree de vie estimee a 2 ans en usage tres limitee…c’est absoluement pas rentable , le groupe electrogene ,donc la production individuelle est la seule solution pour l’avenir vu la politique energetique entreprise par l’europe…alimente par huile alcool ou gaz puisque le mazout va disparaitre et sera spécialisé pour des usages obligatoires comme engins de travaux publics ,camions , bateaux ,groupes electrogenes.

            • l’industrie automobile semble vouloir aller

              Non, elle se laisse diriger vers le mur ou les trous de b.a.l.l.e au pouvoir l’envoie.
              Depuis 100 ans, ce n’est pas au point. Combien faudra-t-il encore de temps ❓

          • vous êtes privilégié e.d.f.?

          • Des restrictions, c’est un premier pas vers…l’inconnu.

            Oh que si la France connait. Dès 1940, sous l’occupation nazie, il y eu restrictions.
            Visiblement, nombre de c.r.é.t.i.n.s écolos-bobos-sots.cialots semblent regretter ce temps.

        • « Le réseau électrique actuel est par essence communiste ! Les électrons circulent sur les mêmes tuyaux. »

          Pas nécessairement. Vous pouvez assimiler le réseau électrique à une zone de stockage en boite noire, à partir de laquelle vous rémunérez les fournisseurs en entrée et faites payer les consommateurs en sortie, les entrées/sorties étant équilibrées en quantité et en prix en fonction des contrats liant les uns aux autres.

          C’est d’ailleurs un peu le mode de fonctionnement des « places de marché » façon Amazon, ou encore l’AppStore d’Apple.

          Que les électrons des uns et des autres ne puissent être distingués n’a pas d’importance. Chez Amazon, plusieurs libraires vendent le même livre mais ça n’empêche pas de faire coïncider le bon client avec le bon fournisseur.

          • Non. Vous ne faites pas les bonnes comparaisons. La régulation en fréquence et en tension s’effectue en temps réel. Si la demande diminue, l’offre DOIT diminuer globalement. Le régulateur impose alors à certains de s’effacer, aux autres de rester. Il n’y a pas de coïncidence entre producteur et client.

            • Vous confondez régulation technique et régulation économique. La régulation technique est réalisée grâce à des intervenants que vous rémunérez à cette fin. Cette régulation, essentielle au bon fonctionnement du réseau et à la qualité du produit délivré, est toutefois à la marge du processus de production/consommation. Elle ne justifie donc pas une collectivisation de l’ensemble.

          • le réseau électrique nécessite un pilotage pour faire coïncider production et consommation en temps réel. Avec les énergies intermittentes et un réseau qui n’est pas conçu pour (cela serait d’ailleurs hors de prix), ce pilotage devient très ardu.

          • Le reseau electrique , une zone de stockage….. justement c’est sans doute la solution ,un reseau gigantesque stockant l’électricité….dans l’avenir grace aux supra conducteurs haute temperature…..

            • Je reconnais que ma comparaison était impropre puisque justement, l’électricité ne se stocke pas (sauf avec des barrages). Dans l’avenir, on rasera gratis…

        • Le problème dans votre bidule, c’est d’un le rendement faible, et deux la durabilité.
          Or rien de tel qu’une machine de tournante de 1000 T juste pour stocker l’énergie.
          Increvable, fiable, durable. Mais ça ce n’est pas coco, c’est cacapitaliste, et ça cétroporrible.

        • Le réseau électrique actuel est par essence communiste !

          C’est parce que l’état y met son gros groin humide et ses doigts boudinés et gras.

          Le seul « bien « commun » », ce sont les 50 Hz et 240 V. Chaque îlot doit s’y conformer sous peine de disjoncter : c’est un contrat.

    • « Bref, si on diminue (un peu) la puissance des appareils électriques, est-ce vraiment une régression sociale ou une privation de liberté ? »
      Et cela s’arrêtera où?
      Remarquez bien que le Vénézuela applique peu ou prou votre proposition depuis plusieurs années! Pour reprendre vos mots, régression sociale ou privation de liberté? 🙂

      • Les deux mon capitaine! Mais nos socialos veulent vénézuelaviser le monde entier à commencer par nous!

        • Vous êtes technologiquement à côté de la plaque ! Rouvrez un bouquin de physique.

          • Puisque Michel Negynas me le fait remarquer, je vais être moins autoritaire. En quoi une bouilloire a-t-elle besoin de faire 1500W ? A 700W, ça met peut-être deux fois plus de temps à chauffer. Mais où est le socialisme là-dedans ?

            • En quoi décider à sa place que l’utilisateur peut attendre deux fois plus de temps son eau chaude est-il libéral ?

              • Parce qu’il sous-tire une puissance extérieure qui est soumise à des régulations. Votre voiture dispose d’une réserve « privée » en énergie (l’essence): c’est vous qui alors choisissez la puissance d’utilisation ( ~= vitesse ) , vous ne contraignez personne d’autre. La seule contrainte est d’être pris dans un bouchon où c’est le réseau routier qui vous bloque, mais sans risque d’implosion. Avec de l’électricité en réseau, ça ne fonctionne pas comme ça: il existe un risque (de black-out) qui dépend de tout le monde.

                • La régulation suppose que le régulateur sait mieux que l’utilisateur ce qui est bon pour ce dernier. La vérité des prix est forcément plus efficace qu’un régulateur dont les choix sont influencés par la politique et qui n’assume pas avec son propre argent les conséquences financières de ces choix.

                • Si je dois attendre l’autorisation de ponctionnaires pour faire la cuisson du repas, je vais passer au bois, sur le balcon si nécessaire. Ou sera le gain question air pur ❓
                  On ne veut quand même pas nous interdire de manger ❓

            • Où est le socialisme? Vous êtes qui pour décider à ma place de ce qui est bon pour moi au point de me dire combien de temps doit mettre mon eau pour chauffer?

              • Le gestionnaire de réseau est forcément un dictateur puisque par construction le réseau électrique est communiste.

                • On sait très bien construire des réseaux collaboratifs, si on le veut suffisamment fort.

                    • Internet.
                      Bitcoin et autres blockchains.
                      Ou de nombreux réseaux d’irrigation.

                    • Internet ? Mais les paquets IP restent identifiables et différentiables. Les ondes électriques ne le sont pas. Je ne comprends pas

                    • Je ne sais pas ce que vous entendez par les ondes électriques. Il me semble que contrairement à l’eau, on n’envoie pas dans le réseau de l’électricité à un bout qui ressortirait par la prise à l’autre, mais on maintient sur un réseau une tension prescrite oscillant à une fréquence prescrite malgré les ponctions des consommateurs en de multiples points de ce réseau qui ont tendance à faire sortir tension et fréquence de la gamme admissible. C’est une sorte de tir à la corde entre production et consommation, où la marque au milieu de la corde ne doit pas sortir de l’intervalle désigné. Le tir à la corde est un sport qui se pratique entre volontaires, pas besoin d’un officier sadique pour remanier et fouetter constamment les équipes…

            • Ne pas confondre argument d’autorité avec autoritarisme.

            • « En quoi une bouilloire a-t-elle besoin de faire 1500W ? »

              Réponse toute simple : ça ne vous regarde pas. Mêlez vous de vos affaires ! Vous n’avez pas à définir les besoins des autres. Le gestionnaire du réseau n’a pas à définir les besoins des consommateurs. S’il doit s’assurer d’équilibrer offre et demande, il n’a pas à les définir. Les normes qui excédent la fonction (régalienne) d’équilibre sont illégitimes.

              On est véritablement au cœur du débat entre Etat obèse et Etat minimal, entre Etat socialiste et Etat régalien. Ce n’est pas un débat binaire absolu (tout Etat vs pas d’Etat) mais un débat relatif (niveau d’intervention publique autoritaire vs degré de liberté individuelle). A 56% de dépenses publiques dans le PIB, on tend clairement vers le communisme. Un Etat régalien, c’est moins de 30%, moins de 20%, voire 10%. S’il ne se mêle pas de la vie des gens, l’Etat n’a pas besoin de plus pour assurer ses missions.

              Bien sûr que le réseau de distribution est commun. Par définition, tout espace de marché est un espace commun. Mais ça ne veut pas dire qu’il doit être communiste pour autant. Les routes sont peut-être publiques mais les voitures qui circulent dessus sont privées. Le contenant commun est public, le contenu est privé. C’est aussi simple que ça.

                • OK, je vous rejoins sur la bouilloire et le « choix ».

                  Par contre, votre comparaison entre les voitures et les ondes électriques, ça ne peut pas marcher. Ça n’est pas aussi simple que cela

                  • Comme dans n’importe quel domaine, le gestionnaire du réseau doit faire face aux contraintes des cycles humains, quotidiens, hebdomadaires et saisonniers. On le paye précisément pour assumer cette contrainte. Il n’y a là rien d’extraordinaire qui nécessiterait une quelconque collectivisation des producteurs et des consommateurs.

              • La définition autoritaire des besoins d’une population, l’URSS et ses coreligionnaires l’ont pratiqué pendant plus de 70 ans avec le succès que l’on sait.

            • le seul avantage de votre proposition est qu’on ne sait pas vraiment où ça nous mène…

              on a pas à dicter les choix techniques des consommateurs.. par contre on pourrait libéraliser le marché électrique..et on verrait ce qui se passerait…

              il

            • Et 350 watts suffisent largement, et vu que vous n’aurez plus de boulot, vous aurez tout le temps nécessaires. Et avec 350 w, je suis généreux, pensez au Venezuela.

    • C’est clairement une privation de liberté.
      Je vous rappelle qu’il existe une double tarification, double compteur.
      il suffit de le généraliser. Avec Linky par exemple. Donc aucune raison d’avoir d’autres mesures autoritaires. Juste un prix selon la demande.

  • depuis que les énarques ont remplacé les X, la notion de réalité et la science ont échappé à ceux qui nous gouvernent.

  • là encore rien de vraiment nouveau..

    • on ne peut que penser que ce sont les politiciens qui font semblent d’y croire car ils pensent que c’est porteur, un peu comme pour la dette, on verra plus tard..

  • Les commentaires sont fermés.

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