Réacteurs de 4e génération, le nucléaire de demain

Demain, Russie, Inde, Canada, Angleterre et Chine nous vendront nos centrales nucléaires.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
France, de Moulins à Paris : Autoroute et Paysages, une traversée du territoire : " centrale nucléaire " Belleville-sur-Loire (Cher) By: (vincent desjardins) - CC BY 2.0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Réacteurs de 4e génération, le nucléaire de demain

Publié le 13 août 2019
- A +

Par Claude Brasseur.

Pour de nombreuses personnes, le nucléaire, c’est d’abord Hiroshima et Nagasaki, ensuite Tchernobyl… Fukushima. À Fukushima, seul le tsunami a tué et les Européens qui s’instruisent doivent connaître la différence entre nucléaire civil et nucléaire militaire… ils acceptent l’énergie la plus sûre et la plus propre qui existe à l’heure actuelle.

Soyons précis : aucun des réacteurs civils n’y a causé de mort1. Il y a encore mieux ! Les progrès récents dans le domaine sont fulgurants, ils nous assurent une énergie éternellement renouvelable, sans le moindre danger quoi qu’il arrive, peu coûteuse… on ne nous en parle guère.

Les réacteurs de demain que réalisent la Belgique (MYRRHA), la Chine (Clear e.a.), la Russie (BN 600, BN 800 et bientôt BN 1200), l’Inde (Kalpakkam) et ceux que les USA, l’Angleterre et le Canada étudient sont tout à fait différents de ceux d’aujourd’hui ! Ils font partie de ce que l’on appelle la 4e génération. Beaucoup promettent un Kwh coûtant 1 à 3 centimes. À l’heure actuelle, le nucléaire revient environ 4 centimes au maximum là où l’éolien monte à plus de 10 cents2

Précisons que toutes les filières nucléaires de demain – il y en a près de 50  – peuvent compter sur un combustible déjà en stock pour plusieurs milliers d’années.

Les déchets et les ressources

Tout d’abord, il y a les « déchets » des réacteurs actuels qui peuvent être  entièrement et par étapes consommés par les réacteurs de 4e génération en « brûlant » leurs constituants à longue durée de vie. Ces constituants sont actuellement des déchets restant radioactifs durant des milliers si pas des millions d’années. Ils inquiètent avec raison les citoyens et Greenpeace  ne se renseigne pas, prévoit toujours leur enfouissement !3

Ensuite, ces réacteurs de 4e génération disposent d’une énergie 100 % renouvelable à l’échelle de l’humanité : la mer, radioactive, peut nous livrer l’uranium pour l’éternité. Le prix de cet uranium n’apparaîtra même pas dans les comptes des centrales4. C’est le renouvelable idéal.

La Chine bientôt en pointe ?

Le pays actuellement le plus décidé à se lancer dans le nucléaire de 4e génération est la Chine. Ce pays tente la production de ces nouvelles centrales en plusieurs variantes. Par exemple :

– La variante « Carlo Rubbia » avec un accélérateur de protons pour activer l’uranium 238 ou le thorium 232. Le cœur de ce réacteur est plongé dans le plomb. En Belgique, le gouvernement a ralenti progressivement  la construction de MYRRHA… MYRRHA qui coûte le prix de quelques éoliennes mais qui est immédiatement rentable.

– Une autre voie est celle des « sels fondus », essentiellement un mélange de fluorure d’uranium ou thorium, de récupération ou naturel, et de fluorure de lithium.
La sécurité passive totale5 de ces deux filières éliminent le discours catastrophiste de Greenpeace : aucun accident ou acte terroriste ne risque de répandre le contenu radioactif dans la nature…
– La Chine développe aussi la filière créée par la France dans les années 1980 (Phénix et Super Phénix, fermées suite aux violences des « écologistes » mais terminées en Russie qui exporte).

AREVA société mourante

Le discours de Greenpeace s’appuie aussi sur le prix des nouveaux réacteurs d’AREVA. Cette société mourante et dépecée est effectivement incapable d’arriver à produire normalement de gros  Westinghouse « haute sécurité active » et cette faillite sert aux promoteurs d’ « énergies vertes »6.

Bref, dans le nucléaire : les diverses filières possibles, sûres, s’affrontent et malheureusement, ici aussi, l’Europe est plus que hors-jeu. Demain, Russie, Inde, Canada, Angleterre et Chine nous vendront nos centrales nucléaires.

  1. On peut se demander pourquoi les 20 000 morts par le tsunami au Japon deviennent quelquefois « les morts causées par le nucléaire à Fukushima ». Mieux encore, après le tsunami, le prétexte pour évacuer la population a été une norme de 1 millisievert par an : toute la population doit donc être évacuée de Belgique car elle en subit naturellement 2,5 . Et ne parlons pas du Massif central où on se porte bien avec 20 millisieverts par an et jusqu’à 80 dans certaines régions en Inde.
  2. Ceux qui disent « le vent est gratuit » oublient que le vent ne souffle pas souvent et généralement pas à la bonne vitesse et qu’il faut prévoir en centrales classiques la même puissance que celle installée en éolien.

    Ajoutons que ces centrales classiques sont très polluantes car au moins en stand-by 100 % du temps…

  3. Régulièrement, des transports de déchets sont attaqués sous la houlette de Greenpeace. Non seulement ces déchets sont parfaitement isolés de l’air ambiant mais quand on sait qu’ils peuvent servir de combustible à de nouvelles centrales, être ainsi neutralisés ET nous offrir une énergie propre, peu coûteuse pour longtemps… il y a de quoi se poser des questions sur les motivations/l’intégrité de certains…
  4. Voir les travaux du Prix Nobel  Steven Chu, ex ministre de l’Énergie des USA, ainsi que ceux du Dr. Chien Wai.
  5. Quelle que soit la cause de l’arrêt d’un réacteur à sécurité passive, son combustible commence à refroidir sur le champ sans le moindre rejet radioactif dans l’atmosphère. Par contre, plusieurs dispositifs doivent entrer en action pour que le refroidissement d’un réacteur à sécurité active débute. Ainsi, une pompe devait chasser de l’eau dans le réacteur après le tsunami à Fukushima. Elle était en panne et le réacteur a fondu.
  6. Si aujourd’hui, les Français payent le kWh 15 ct au lieu de10 comme aux USA, c’est à cause du renouvelable (barrages exclus). Noyés dans les éoliennes, les Allemands conditionnés sourient en payant 30 ct… se déclarent prêts à se ruiner pour des énergies « vertes »… qui le sont infiniment moins que le nucléaire de 4e génération ! À qui profite le crime ?
Voir les commentaires (53)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (53)
  • mettez vous à la place d’une personne éduquée sûre de sa supériorité intellectuelle sur le commun voire de son devoir d’éclairer (?) l’humanité…

    assumer d’avoir été dans l’erreur c’est d’abord perde son statut et sa position.
    il faut déjà arriver à escamoter le refus du nucleaire et ses implications dans la phobie des particules..

  • Si vous dites vrai, quelle manipulation de la part de nos gouvernants !
    Ou alors leur incompétence est crasse.
    Pauvre de nous français !

  • L’existence des centrales au charbon allemandes est un véritable scandale qui pollue honteusement toute l’Europe.

    • Cela ne serait pas plutot une legende comme le diesel pollue ,les centrales au charbon ont fait d’enormes progres !

        • Le CO2 n’etant ni un polluant et n’ayant aucune influence sur le climat.. sinon le site est tres joli

          • On est bien d’accord. Mais c’est malheureusement le critère utilisé… Mais ce site a le mérite de prouver que la transition écologique fait à priori plus de mal que de bien (cf Allemagne) ; si nous partons du principe que le co2 et LE gaz à effet de serre ^^.
            Concernant le charbon, ça reste un fossile assez toxique pour l’Homme, donc autant trouver d’autres solutions.

            • Le charbon est toxique ..surtout pour les mineurs non equipes de masques…et pas plus que pour les macons ou tailleurs de pierres..

      • Pas en brûlant de la lignite comme le font les allemands, qui en est la qualité la plus polluante!

  • Et quand est il du nucleaire dans la perspective d’un rechauffement et d’un changement climatique suppose sec ,tres sec. Dans ce cas la aucune centrale nucléaire francaise ne pourra fonctionner…..restera …pas grand chose puisque toute la’production d’electricite necessite de l’eau de reffroidissement ou de l’eau de barrage….restent les turbines a gaz….ou les centrales en bord de mer…sans aucun doute de construction absoluement pas francaise…….

    • @reactitude, s’il n’y a plus d’eau dans les rivières, les centrales à gaz ne pourront pas non plus fonctionner, car elles en ont aussi besoin pour fonctionner, cycle de Carnot oblige. Il en sera de même de l’éolien et du solaire photovoltaïque, qui ont besoin de ces centrales à gaz pour fonctionner. Vous voyez loin , mais vous raisonnez court !

      • Les turbines a gaz n’utilise pas le cycle de carnot sauf erreur grossiere de ma part.ce ne sont pas des machines a vapeur..

        • Tout machine thermique fonctionne par échange de chaleur entre une source froide et une source chaude. Il faut donc toujours une source froide, la plus efficace étant l’eau.
          Remarquez: si la loi permettait des rejets d’eau plus chaudes, il n’y aurait pas de problème. Le problème de l’été, c’est la réglementation qui interdit de rejeter de l’eau au dessus d’une certaine température…

          • Oula! Les éminents spécialistes des turbines à combustion…
            Non, non, elles fonctionnent sur le principe du cycle de Brayton.
            Reactitude à raison.

            • Le gaz dans la production d’électricité est utilisé dans :
              les centrales à cycle combiné (avec source froide)
              la cogénération dont la fonction principale est la production de chaleur et en complément par turbine à gaz de l’électricité
              L’Espagne produit 20% de son électricité par ces deux moyens à part quasi égale.
              La cogénération fonctionne en base, les CCG en suivi de charge.
              Pour la meme production la puissance installée en CCG est 4à5 fois supérieure à la puissance instalée en cogénération

    • @reactitude : faites un peu d’histoire du climat, c’est passionnant et cela remet les idées à l’endroit.
      Ainsi d’où sortez vous l’affirmation qu’un réchauffement implique un climat plus sec ? Pendant quelques millénaires, sous un climat de 2 à 3° plus chaud que le nôtre, le Sahara était verdoyant. Cela s’est arrêté avec le refroidissement d’il y a 5000 ans.
      Le réchauffement, s’il se confirme vraiment rebattra les cartes des masses d’air d’une manière qu’aucun programme informatique n’est en mesure de prédire. En fait tout dépend du programme et des postulats qu’on y entre. Cela peut être plus sec, plus humide, et varier d’un endroit à l’autre.
      Certains projets qui consisteraient à détourner les eaux des mers montantes vers de vastes zones qui sont sous le niveau de la mer et dont on pourrait faire des mers intérieures importantes pourraient également rebattre la donne.
      Si vraiment il y a réchauffement, il y a un million de solutions technologiques et d’espoir de parfaitement s’en sortir.
      A une condition, que les écologistes obscurantistes fichent la paix aux ingénieurs et scientifiques !
      Or aujourd’hui, à mon sens, l’obscurantisme écologiste, est pour le monde occidental une menace infiniment plus grande que le réchauffement climatique.
      Notons qu’en Asie, on se frotte les mains de notre bêtise et je ne pense pas qu’il soit anodin que la Chine soit en train de renforcer extraordinairement son armée, et notamment sa marine.
      Vous pourriez bien, de votre vivant, avoir à apprendre le Chinois…..

      • Je suis tres loin d’etre rechauffiste , je ne citai que les previsions de nos nostradamus meme pas poetes.
        Moi je ne predis rien ,je constate que mon climat regional ,le seul intéressant , va vers un refroidissement et donc ,surement ,besucoup d’eau …faut des nuages pour refroidir ^_^

  • Les entreprises françaises étaient plutôt à la pointe du nucléaire; les voilà hors jeu. La responsabilité de l’Etat semble grande dans cette débâcle.

    • Phénix et Superphénix avaient environ 40 ans d’avance – il s’agissait de réacteurs de 4e génération, construits dans les années 80, alors qu’on commence seulement à en parler par ailleurs.
      Oui, mais les socialistes ont décidé que leur alliance avec les pastèques était prioritaire, et donc ont décidé qu’il fallait les arrêter. Les personnes qui les ont conçus et construits ont depuis pris soit leur retraite, soit leurs clics et leurs clacs sans bien sûr faire aucun transfert de connaissance… voilà comment les jeux d’appareil politiques sabottent un outil industriel avancé en une dizaine d’années.

      • Je vous rassure, la Recherche ne s’est pas arrêtée après les arrêts de Phénix et de SuperPhénix. Dès 1998 le CEA a lancé le projet du réacteur Jules Horowitz, réacteur de recherche destiné entre autres à mettre au point des technologies pour la 4ème génération.
        Et quelques années plus tard c’est la réacteur Astrid qui a été lancé et qui est sensé être la version industrialisée de SuperPhénix (qui dans son exploitation s’est révélé être une usine à gaz trop coûteuse à gérer et incapable de dépasser l’état de prototype – mais qui aurait pu rester un impressionnant outils de Recherche sans l’obscurantisme de Dominique Voynet).
        Maintenant ces deux réacteurs ont pris des années de retard, mais pour une fois les écologistes n’y sont pour rien.

    • Bah , ca a commence par superphenix , jamais nous n’aurions dû nous lancer dans un epr c’est une vieille technologie renovee sans avenir reel vu son prix astronomique.

    • surtout de la gauche!

  • Oui enfin on nous vendra quedal : nous allons arrêter tous nos réacteurs et les remplacer par de l’éolien et du charbon (ça diminuera le chômage dans le nord comme ça ^^).
    Remarque, ça compensera en terme d’émission co2 : La chine diminuera ses émissions plus que nous augmenterons. Si ça se trouve, ça aidera l’environnement ! :o)

  • quand on pense qu’on est incapable de construire correctement une centrale nucléaire, je pense à celle de Flamenville faute de compétences en soudures spéciales, que EDF nous prélève des taxes pour développer les énergies renouvelables, éoliennes etc., que les Verts veulent faire fermer toutes les centrales nucléaires, que Macron veut vendre les barrages hydroélectriques de EDF, je me dis que la France a décidé de son suicide collectif!!!

  • Merci pour cet article qui remet un peu de perspective dans le débat.
    Juste une petite précision : la décision d’évacuation de la population autour de la centrale de Fukushima a été prise immédiatement après l’accident mais les rayons d’évacuation ont été porté à 2km, 5km, 10km puis 20 km dans les 20h qui ont suivi l’accident parce que radiations étaient mesurées (à 2km) à 1 milliSievert par heure et non pas par an.

  • On ne peut qu’être désespéré devant autant d’incohérence de la part des politiques n’ayant aucune vision, aucun projet, tout juste capable de subir le poids des lobbys même s’ils sont contradictoires, obéissant au seul jeu électoral, comment attraper le plus d’électeurs pour rester au pouvoir quitte à les trahir après avoir été élu!!!

    • Ils ne trahissent personne , combien de machins et trucs que l’on achete decoivent ensuite a l’usage malgre toutes la prudence lors de la selection, il y a toujours des vices caches..et en politique plus qu’ailleurs.

  • Deux remarques :
    – la branche AREVA de construction et de maintenance de réacteurs nucléaires n’existe plus, elle a été rachetée en 2018 par EDF et rebaptisée de son ancien nom, FRAMATOME (ce nom est-il gage de renaissance ?)
    – « Soyons précis : aucun des réacteurs civils n’y a causé de mort » : justement çà manque de précision, il faut regarder la note en bas de page pour comprendre que l’auteur ne parle ici que de FUKUSHIMA, alors que dans le paragraphe précédent il mentionne aussi TCHERNOBYL…Et difficile de dire qu’il n’y a pas eu de morts victimes d’un réacteur civil à cet endroit précis !

    • A Tchernobyl, la catastrophe n’est pas liée à un dysfonctionnement de la production, mais à une expérience avortée.

      • Ils ont simulé la guerre. Ils ont eu le résultat de la guerre.

      • mais vous ne pouvez pas plaider pour le nucléaire civil en éludant l’accident de TCHERNOBYL, vous ne gagnerez pas, or l’auteur de l’article l’a évacué, ce qui est contreproductif pour emporter la conviction (sauf pour ceux comme moi qui sont déjà convaincus, mais çà n’a aucun intérêt dans ce cas)

        • Le réacteur de Tchernobyl n’avait pas de cloche en béton au dessus. La fusion du coeur a provoqué le nuage que l’on sait et qui s’est arrêté juste aux frontières de la France, comme chacun sait.

    • D’autant plus qu’il y a eu beaucoup de morts causés par les réacteurs de Fukushima. Même le directeur de la centrale, Masao Yoshida, qui a été fortement irradié (mais beaucoup moins que la plupart des liquidateurs) a développé des cancers de la thyroïde et de l’oesophage seulement 6 mois après et est décédé d’un accident vasculaire cérébral après 18 mois de traitement.
      Alors c’est sûr, d’après Tepco c’est parce que c’était un fumeur, pas parce que sa thyroïde a été saturée d’iode radioactif…
      Et les centaines d’autres irradiés qui ont développé des cancers mortels présentaient selon Tepco des préconditions médicales.

  • Cela est bel et bien SAUF que l’on ne chiffre jamais le coût de démolition des centrales anciennes!!! Si on le faisait,l’énergie nucléaire serait sans aucun doute la plus chère de toutes!
    Sans compter l’amateurisme et l’incompétence de AREVA qui reporte sans fin l’ouverture de sa dernière centrale et le désastre financier au niveau mondial que notre chère, très chère super-énarque-Mines Lauvergeon
    Cela étant le problème est le même pour l’éolien et le voltaïque: efficacité à 30% et mêmes coûts de démolition après usage…
    Ce désastre de l’Etat français restera à la charge du citoyen Français qui est condamné à payer….

    • Mais c’est chiffré, mais si les normes changent tous les jours, les chiffres aussi.

    • Les coûts de démolition n’ont pas de sens : il suffit de prolonger la vie des centrales… L’hydroélectricité comprend-elle les coûts de démolition des barrages ?

    • Le coût de la démolition peut être compensé, dans une certaine mesure, par les avantages promis, si les promesses sont tenues.

    • @tradition :
      Durée de vie d’une éolienne attendu les vibrations et l’usure générée 15 à 20 ans, estimation du coût du démantèlement 750 000 euros pour une éolienne de 1,5 Mw (en moyenne les grandes sont entre 1 et 3 Mw. Les matériaux peuvent être revendus pour 60 000 euros. Cela ne comprend pas le coût de destruction du socle en béton dit « indestructible » d’environ 3000 tonnes qui serait également faramineux (mais je ne peux m’avancer sur des prix non vérifiés).
      A noter que dans certains pays, des agriculteurs qui avaient signés avec des sociétés « paravents » il y a 15-20 ans, se voient obligés de déblayer à leur frais, les sociétés ayant disparues entre temps.
      En d’autres termes, ils sont ruinés jusqu’à la 20ème génération….

      • Mais pourquoi demanteler alors que les emplacements adaptes aux eoliennes ne sont pas nombreux ? On change le mat et on recommence le casino !

        • Ce serait vrai si le soubassement en béton était capable de soutenir les éoliennes modernes plus performantes mais ausi plus hautes et avec des pales plus grandes (donc efforts latéraux plus intenses)

    • « très chère super-énarque-Mines Lauvergeon »

      Ne répétez pas bêtement et vérifiez:
      Anne Lauvergeon n’est pas énarque.
      (C’est une physicienne passée par le Corps des Mines mais pas par l’X)

  • Quand on regardera les moulins à vents sans vent à bord de notre voiture électrique sans électricité les gentils chinois pourront venir avec leur canonnière nous apporter la bonne parole comme nous l’avions fait au siècle dernier chez eux.

  • En tant que partisan du nucléaire, je suis toujours triste d’entendre qu’on va fermer les centrales (après les avoir prolongées très/trop longtemps).
    Cependant, le MYRRHA des Belges, c’est avant tout un réacteur de recherche, et pas une visée de production d’électricité, bien que ce soit sous-jacent. Les délais dans le nucléaire étant de plusieurs dizaines d’années, les gouvernements ont encore le temps de changer d’avis.
    Pour l’uranium dans l’eau de mer, j’ai des doutes quand au coût de son extraction. A 3,3 µg/L, il faut traiter 300 millions de litre de mer pour obtenir un kg d’uranium.

  • L’Europe est tombée dans l’hiver de la pensée, le délire climatique fera de nous le tiers-monde du 21ème siècle.

    • Vous avez malheursement raison. L’europe a commencé à se suicider en 1914-18, puis en 1939-45, a poursuivi avec les socialistes après les chocs pétroliers, puis avec l’immigration de millions de musulmans et la gangrène des frères musulmans et les écolos-pastèques sont en train de terminer le boulot! Je déprimerai à mort sans le secours de Sénèque et de Marc Aurèle.

  • Et comme toujours rien n’a été prévue pour un démantèlement moins difficile/plus facile ?

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par François Brunschwig et Michel Gay.

 

Les récentes déclarations de la ministre Agnès Pannier-Runacher lors de son interview le 3 novembre 2022 par la chaîne Public Sénat et quelques jours plus tard lors de l'examen devant le Sénat de la loi d'accélération des énergies renouvelables, interrogent sur les intentions du gouvernement.

 

Des slogans pour arguments

La ministre traduit-elle une manipulation habile de l'opinion publique (qui manifestement fonctionne) et un piège tendu aux sénateurs (dans lequel... Poursuivre la lecture

Un article de Conflits

L’origine de la décision politique de l’arrêt définitif du réacteur nucléaire surgénérateur Superphénix par le gouvernement de Lionel Jospin le 2 février 1998 s’apparente au fameux « effet papillon » : le battement de l’aile d’un papillon au Brésil peut aboutir à la formation d’un cyclone au Texas ou en Indonésie. Le résultat de cette décision annoncée (elle figurait dans son programme pour se faire élire avec les voix des Verts) fut un désastre technique (abandon d’une filière d’avenir), humain (pertes de compét... Poursuivre la lecture

 

Une étude récente du bureau des statistiques des Nations-Unies portant sur la période 1980-2017 a montré que le PIB par tête des Français n’a été multiplié que par 3,03 dans cet espace de temps, alors qu'aux États-Unis le multiplicateur a été de 4,8, et que le coefficient de l’État hébreu a été de 6,6.

C’est ce que montre le tableau ci-dessous :

PIB/tête en dollars courants (ONU : Statistics Division)

L’économie française réalise depuis une quarantaine d’années des performances très médiocres, bien ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles