Qu’est-ce qui fragilise la démocratie aujourd’hui ?

L’abrutissement médiatique des citoyens et la valorisation du rapport de force détruisent jour après jour les bases culturelles et éthiques de la démocratie.

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Qu’est-ce qui fragilise la démocratie aujourd’hui ?

Publié le 26 septembre 2019
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Par Patrick Aulnas.

Les majorités politiques d’aujourd’hui sont fragiles. On le voit un peu partout en Europe où des difficultés récurrentes apparaissent pour constituer un gouvernement. Il a fallu des mois en Allemagne pour mettre sur pied la grande coalition CDU-SPD après les élections de septembre 2017. En Belgique, le gouvernement de Charles Michel a chuté en décembre 2018 sur des désaccords entre partis concernant l’immigration.

Il n’est toujours pas remplacé, faute d’accord de gouvernement. En Italie, Matteo Salvini, leader de la Ligue, a mis un terme à la coalition gouvernementale qu’il formait avec le mouvement Cinq étoiles afin de provoquer des élections qu’il pensait gagner. Mais une autre coalition s’est mise en place entre le mouvement Cinq étoiles et le parti démocrate. Pour combien de temps ? La France fait exception, mais une partie de l’opinion se radicalise.

France : stabilité et mouvements de rue

La France échappe à l’instabilité gouvernementale pour des raisons institutionnelles bien connues : le régime semi-présidentiel et le scrutin majoritaire. Le président de la République, chef de l’exécutif, est élu au suffrage universel direct et ne dépend donc pas de la majorité parlementaire qu’il peut même renvoyer vers les urnes en dissolvant l’Assemblée nationale si elle se montre récalcitrante.

Quant au scrutin majoritaire, contrairement à la représentation proportionnelle, il n’a pas pour objectif d’élire une assemblée qui serait la photographie exacte du corps électoral mais de dégager une majorité parmi les tendances principales.

La contrepartie de cette stabilité gouvernementale apparaît aujourd’hui avec la multiplication des manifestions de rue. Les citoyens qui ne se sentent pas représentés par le pouvoir en place manifestent et se font parfois manipuler par des activistes professionnels, comme on l’a vu avec le mouvement des Gilets jaunes, utilisé par les black blocs. Les opposants de gauche rêvent même d’une « convergence des luttes » qui aboutirait à déstabiliser le gouvernement.

Représentativité et affabulations médiatiques

Il est particulièrement malsain que des partis politiques représentés au Parlement, comme La France insoumise ou le Rassemblement national, souhaitent contourner le processus législatif constitutionnel en appelant à s’unir, hors du cadre institutionnel, contre une majorité élue pour cinq ans. Le jeu normal de la démocratie représentative consiste à respecter le vainqueur de l’élection et à agir pour le remplacer au terme de son mandat, mais seulement à cette échéance. Laisser entendre, comme les leaders des Gilets jaunes ou de la gauche radicale, que la majorité n’est pas légitime, c’est évidemment remettre en cause le principe même de la démocratie.

À cet égard, les petits calculs arithmétiques concernant la représentativité de la majorité parlementaire ou présidentielle ne valent rien. On pourra toujours démontrer en démocratie que le gouvernement représente moins de 50 % du corps électoral dans son ensemble. La démocratie directe ne résoudrait en rien le problème comme l’indique le niveau d’abstention en Suisse lors des consultations populaires. La démocratie est imparfaite, fort heureusement. Seules les idéologies proposent d’atteindre la perfection par le totalitarisme.

Populisme et dérive autoritaire

Ceux qui manipulent la population en jetant le doute sur la légitimité d’une majorité régulièrement désignée n’ont en général que peu de chances d’accéder au pouvoir, ce qui leur permet de diffuser les propositions les plus démagogiques sans crainte de devoir un jour les mettre en œuvre. Ce jeu politique, d’un cynisme absolu, est totalement antilibéral puisqu’il conduit à privilégier le rapport de force et à écarter le dialogue et le compromis, qui sont l’essence même de la liberté politique.

Le populisme résulte de ce refus de jouer le jeu de la démocratie représentative. Le leader populiste en appelle directement au peuple en se présentant comme un émissaire de sa volonté. Depuis l’Antiquité, ce césarisme a toujours abouti à la dictature. Lorsque le démagogue conquiert le pouvoir, il cherche à se passer des corps intermédiaires élus, qui peuvent lui résister, et préfère nommer des fonctionnaires d’autorité à sa botte. Napoléon, Lénine, Mussolini, Hitler ont agi ainsi. Il nous faut espérer en France que ni Marine Le Pen, ni Jean-Luc Mélenchon, ni leurs émules n’accèderont jamais au pouvoir car l’enclenchement d’un processus antidémocratique serait alors probable.

Tout, tout de suite

L’impatience de la population affecte également les démocraties. La propension au « tout, tout de suite » se généralise, même lorsque les problèmes posés relèvent de toute évidence du long terme. Les manifestations dites « pour le climat » constituent des moyens de pression sur les gouvernants concernant ce que certains qualifient d’urgence climatique. Mais il est clair que dans ce domaine seuls le temps long et l’action géopolitique à l’échelle mondiale sont réellement efficaces.

La politique de la France seule n’a strictement aucune influence sur l’avenir du climat. Notre pays est d’ailleurs un très faible émetteur de gaz à effet de serre par rapport à son PIB car son électricité provient du nucléaire et également de l’énergie hydraulique, non émettrices de CO2. Les militants et même les sympathisants sont donc enfermés dans une posture politico-éthique, une sorte de catéchisme du parfait écologiste, qui ne prédispose pas à la réflexion individuelle et à la clairvoyance.

La même analyse pourrait être faite pour la réforme des retraites, à ceci près cependant que ce sont les lâchetés et les erreurs accumulées depuis un demi-siècle par les dirigeants politiques qui sont la source des problèmes actuels. Si, en 1981, au lieu d’accorder la retraite à 60 ans aux salariés du secteur privé, on avait reculé à 65 ans la retraite du secteur public, conformément aux évolutions démographiques, la situation actuelle serait beaucoup plus satisfaisante.

Lorsqu’on dispose d’un recul historique suffisant, il apparaît évident aujourd’hui que, réforme systémique ou pas, seul le long terme, le courage politique et la ténacité permettront de concilier vieillissement de la population et solidarité intergénérationnelle.

Surinformation et réseaux sociaux

La fragilisation des démocraties provient donc de facteurs multiples. Mais une surinformation de mauvaise qualité basée sur le goût de la polémique joue un rôle particulièrement négatif pour attiser les mécontentements. Les médias télévisuels d’information en continu ne sont pas toujours à la hauteur à cet égard. Mais bien évidemment, les réseaux sociaux constituent la véritable catastrophe contemporaine.

Beaucoup de braves gens utilisent Facebook pour communiquer à des pseudo-amis des photos, des vidéos et des informations sans le moindre intérêt sur leur vie personnelle. Voilà déjà un recul de l’intelligence. Mais il ne reste pas toujours innocent lorsque les pseudo-amis s’amusent à diffuser des contenus polémiques.

Les politiciens, les partis politiques, les activistes et même des services spécialisés des États-nations, se sont engouffrés dans la brèche pour influencer, manipuler et diffuser des fake news sur les réseaux sociaux. Donald Trump utilise systématiquement Twitter pour caresser son électorat dans le sens du poil. Le format du message Twitter interdisant toute analyse, il convient particulièrement bien à un électorat populaire dont le niveau culturel tangente souvent le point zéro. Désinformation et théorie du complot sont donc omniprésentes et il s’avère que la capacité de résistance du plus grand nombre est faible.

La démocratie ne peut fonctionner que si l’information est de qualité et le sens du compromis omniprésent. Un minimum vital culturel et une certaine ouverture d’esprit doivent rester présents. L’abrutissement médiatique des citoyens et la valorisation du rapport de force détruisent jour après jour les bases culturelles et éthiques de la démocratie. La déliquescence d’une civilisation n’étant pas compatible avec la liberté, nous devons craindre pour elle.

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  • L’auteur de cet article ne mentionne pas l’écologisme comme l’une des démagogies avide de conquete de pouvoir qui peuvent mettre en danger nos libertés et la démocratie. C’est dommage. C’est pourtant peut etre là que se trouve les dictateurs de demain quand on entend les Thurnberg , Hulot et compagnie ….

  • ce qui vient maintenant est la ( fausse) désobéissance civile sur tous les sujets…ironiquement…afin de mettre en place plus de mesures restreignant les libertés..
    des gens par exemple dépendent les portraits de macron…
    nous allons avoir des écolos plus souvent bloquer des avions ou des camions, entraver l’activité économique..

    leur désobéissance sera en fait une dictature.

    que le partie de melenchon s’appelle la france insoumise en dit long…

  • « On pourra toujours démontrer en démocratie que le gouvernement représente moins de 50 % du corps électoral dans son ensemble. La démocratie directe ne résoudrait en rien le problème comme l’indique le niveau d’abstention en Suisse lors des consultations populaires. »

    Certes, CE problème ne serait pas résolu, mais des tas d’autres le seraient.
    Pour commencer, les citoyens n’auraient plus l’impression d’être constamment trahis par leurs politiciens qui arrivent avec de belles promesses qu’ils ne tiennent guère.
    Les décisions politiques seraient plus souvent en phase avec le pays, au lieu de l’être, seulement en théorie, une fois tous les 5 ans, pendant quelques mois seulement.
    La respiration démocratique serait bien meilleure qu’avec cette démocratie représentative qui ne représente pas souvent grand chose.
    Sous la pression permanente de la démocratie directe, le personnel politique réfléchirait à deux fois avant de prendre des mesures, sur des bases souvent idéologiques.
    On ne proposerait pas de réduire lundi des avantages fiscaux aux seniors avant de faire machine arrière deux jours plus tard. A l’autre bout, on ne s’entêterait pas sur le 80, mesure dont presque personne ne veut, en livrant ensuite des mensonges pour la justifier.
    On éviterait bon nombre de manifestations, qui traduisent à tout coup l’insuffisance de concercation/négociation en amont.
    Le citoyen se défierait beaucoup moins du politique et le politique aurait face à lui un citoyen plus responsable.
    La perte apparente de pouvoir qu’il aurait fatalement à subir serait largement compensée par une meilleure marche du pays et des réformes mieux acceptées.
    Au final, qui représente le mieux l’autorité : le coq chantant sur son fumier ou le lion endormi dans la savane ?

    • On ne peut qu’approuver ces paroles. Macron a beaucoup trop donné ‘image d’un centralisateur qui pense que tous les sujets ne doivent être traités que par lui, car lui seul se sent à la hauteur.
      Ce genre de manager est une plaie en entreprise, car il ne demande à ses subordonné ni obligations de résultats, ni obligations de moyens mais obligations seulement d’exécution sans latitude.
      Un travail de réforme du pays tenant un peu plus compte des réalités concrètes, et étant moins l’émanation d’une vision théorique en cabinet serait plus acceptée.

  • «L’abrutissement médiatique des citoyens..»

    Je parlerai d’abrutissement informationnel des citoyens dont personne n’a vraiment la maîtrise, en gros trop d’informations tue l’information. C’est la faute avant tout à notre cerveau, incapable de traiter avec discernement toutes ces informations. Il trie et oriente selon notre subjectivité, ce qui ne fait que la renforcer, et se traduit par des clivages plus prononcés et de la radicalité.
    Je passe un temps fou a essayé de trouver de la bonne information et parfois je ne resiste pas à aller au plus simple.

  • « Le format du message Twitter interdisant toute analyse, il convient particulièrement bien à un électorat populaire dont le niveau culturel tangente souvent le point zéro »
    « La démocratie ne peut fonctionner que si l’information est de qualité et le sens du compromis omniprésent. Un minimum vital culturel et une certaine ouverture d’esprit doivent rester présents »

    Si je comprend bien l auteur, on devrait restreindre le droit de vote afin que l electorat populaire et/ou peu eduque ne puisse voter.

    Ca s appelle l aristocratie ou eventuellement le suffrage censitaire.
    C est pas un progres sur le plan moral et ca sera une catastrophe car les gens qui ne seront plus du tout representé se sentiront la legitime pour s opposer au gouvernement par la force

  • je ne partage pas l avis de l auteur sur la democratie suisse.
    Il y a en effet une forte abstention sur les referendums car les gens qui n ont pas d opinion sur le sujet ne vote pas. donc pas mal d abstention pour savoir si on doit subventionner les paysans pour que leurs vaches aient des cornes
    Par contre sur les referendum « importants » l abstention est nettement moindre

    L avantage de ces referendums est par contre evident. Contrairement a la France, le gouvernement suisse ne peut passer en force, car il sait que s il le fait, sa loi va etre bloquee par un referendum.
    La conception francaise est a l opposee. Nos dirigeants pensent (comme l auteur) que le francais moyen est un con, qu ils savent mieux que lui ce qui est bon et qu il faut donc lui forcer la main car sinon il ne fera rien
    Ca peut marcher avec des dirigeants d exception de type De Gaulle. Mais ce type de personne n accede au pouvoir que dans des circonstances exceptionnelles (defaite de 40, guerre d algerie)
    En tant normal, on a des politiciens mediocres qui se font elire par clientelisme, de type Hollande ou Chirac. Et leurs decisions (ou non decisions) sont la juste pour caresser l electeur dans le sens du poil. Quelque fois, on a un rate comme la taxe sur l essence (acceptee a l unanimite a l Assemblee nationale) et qui declenche les gilets jaunes

  • qu’est ce qui fragilise la démocratie….la corruption , les mensonges , l’avidité , les magouilles, l’orgueil ‘( c’est  » moa » qui est raison ),les cachotteries , les  » je te tiens par la barbichette  » , les décisions prises sans concertation et rarement sur le long terme ….pfuuuui , j’en passe et des meilleures , bref , si nos politiques n’étaient pas pourri de défauts , s’ils ne pensaient pas leur temps à vouloir se faire réélire , s’ils travaillaient dans l’intérêt de notre pays , cette question sur la fragilité de la démocratie ne se poserai même pas ;

  • D’abord il n’y a pas de democratie en france.
    La Constitution de la 5eme
    republique n’est pas
    démocratique
    ne cherchez pas plus loin la raison
    des abstentions..

    • IL faut pas exagerer. allez faire un tour en chine ou dans une dictature quelconque pour voir la difference.
      En France les GJ peuvent manifester sans que l armee leur tire dessus. En chine ils envoient les chars. Vous pouvez vous retrouver en prison juste parce que le chef veut mettre quelqu un qui lui doit tout a votre place (cf l ex chef d Interpol, qui pourtant etait bien dans la ligne du parti. Pas de bol il appartenait pas au clan de Xi et il dort aujourd hui en prison)

      • Je rejoins pourtant @claude henry de chasne, la 5eme République n’est pas démocratique. Mais cela ne veut pas dire que nous sommes en dictature. En tout cas, pas encore…

        • Selon l’indice de démocratie, la France est une démocratie imparfaite, la Suisse elle est une démocratie pleine.
          Difficile de prétendre que nous ne sommes pas une démocratie. Selon cet indice, nous sommes dans les 30 premiers sur plus de 160 pays.
          Ce qui ne nous autorise pas tant que ça à nous plaindre mais devrait nous inciter à ne pas vouloir donner des leçons à tout le monde et à être capable d’en accepter, notamment de la Suisse !

      • ne pas confondre démocratie et liberté.

      • En Chine, en même temps que les chars, Deng a envoyé le message « Chinois, enrichissez-vous ! Il est glorieux pour un Chinois de s’enrichir ! » . Il avait conscience que les chars ne règlent rien au-delà de quelques semaines. Bon, d’une part les morts de Tienanmen n’en ont pas été ressuscités, et d’autre part, à long-terme, ça a de nouveau dérivé en offrant une place de dictateur à Xi. Mais ça incite à la modestie plutôt que de prétendre qu’une démocratie imparfaite, genre la France de 2019, vaudrait mieux qu’une dictature découvrant un tant soit peu d’éclairage, genre la Chine de 1989.
        Les morts sont déplorables, mais elles le sont aussi quand elles sont dues à des mesures idiotes de circulation routière, à la poussée au suicide des agriculteurs ou policiers, à un mauvais système de santé, etc…

  • cela fait peur de telles analyses aussi vides et qui méprisent autant la réalité !

    le monde moderne (communication, transport) réduit fortement la légitimité des représentants, surtout quand ceux-ci combinent pour ne pas respecter le choix des électeurs (et verrouiller les choses).

    la décentralisation et la démocratie directe (référendums) sont des voies à approfondir : cela responsabilise au plus les citoyens.

    C’est bien parce qu’ils ne peuvent exercer cette responsabilité comme ils l’entendent que bon nombre de citoyens ne voit plus que la manifestation pour exister.

    Le succès Suisse est un très bel exemple à connaître et à méditer.

  • En réalité, le ver était dans le fruit depuis le début:
    « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants.»
    (Discours de l’abbé Siéyes, 7 septembre 1789)
    Le populisme conteste simplement que la démocratie représentative ne le représente pas.

  • « Lorsque le démagogue conquiert le pouvoir, il cherche à se passer des corps intermédiaires élus, qui peuvent lui résister, et préfère nommer des fonctionnaires d’autorité à sa botte »
    Mais que fait alors Macron en transformant l’assemblée nationale en chambre d’enregistrement (au point que le groupe LREM a interdit dans on règlement intérieur de voter pour tout amendement qui ne soit pas LREM), en nommant directement ses proches à des postes du seul fait du prince, en refusant tout débat sur sa vision et en imposant d’en haut, sans tenir compte de la réalité ou de facteur humain ?
    Il se comporte comme un manager trop centralisateur (une catastrophe en entreprise), narcissique et incapable d’empathie !

  • La France n’est pas une vraie démocratie. Le président à été élu juste pour évincer une candidate, et sans programme clair comme le proposait Fillon. Il se permet une pluie de nouvelles taxes sans réformer le pays au prétexte de l’écologie.
    Sans élus, comme en Belgique, la situation ne se détériorerait pas. Les élus français ne servent pas le pays, ils nuisent en se servant d’une manière ou d’une autre, et pas toujours dans la caisse : Jupitler, Nainboléon, Jacquouille La Tisane… Plus cela va et plus on s’approche du précipice.
    Quant à la démocratie directe de la Suisse, elle existe, et c’est bien le signe que c’est une pleine et vrai démocratie, le gouvernement pouvant être désavoué. Mais être désavoué par des « péouses », des « bouseux », cela ne vous plait pas vous l’élite.
    D’ailleurs en Suisse, on ne ment pas au peuple comme en France.
    Signé : un bouseux.

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