Remarques naïves sur la réforme des retraites

Remplacer 42 régimes par un seul aboutit nécessairement à une concentration du pouvoir entre les mains des futurs gestionnaires du régime unique. Est-ce souhaitable ?

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Manif du 7 septembre 2010 à Brest By: jyc1 - CC BY 2.0

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Remarques naïves sur la réforme des retraites

Publié le 17 septembre 2019
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Par Patrick Aulnas.

Il est sans doute souhaitable de rationaliser. Et les régimes de protection sociale n’échappent pas à la règle. Les 42 régimes de retraite actuels forment un maquis dans lequel seuls les spécialistes du sujet sont capables de se promener sans se perdre. Pour le vulgum pecus, dont je fais partie, connaître correctement le régime auquel on est soi-même soumis n’est déjà pas si mal. Rationalisons donc, mais posons-nous aussi les questions simples inhérentes à toute démocratie. En voici deux. Mais il y en a bien d’autres.

Le vice et la vertu

L’État doit-il récompenser la vertu et châtier le vice ou faire le contraire. Certains régimes de retraite ont en effet été bien gérés et disposent de réserves financières importantes. Les spécialistes évoquent un chiffre global de 137 milliards de réserves financières. Ainsi, le régime complémentaire des salariés du privé (AGIRC-ARRCO) dispose de 70 milliards, le régime des indépendants (RCI) de 24 milliards, celui des contractuels de la fonction publique (IRCANTEC) de 8,5 milliards.

Par contre, le régime de base des salariés du privé est lourdement déficitaire, de même que les régimes de la SNCF, de la RATP et de la fonction publique d’État. Une réforme systémique aura-t-elle pour conséquence de mettre à la disposition des gestionnaires du nouveau régime universel les réserves accumulées par les vertueux afin de combler le déficit global ?

Personne ne peut à l’heure actuelle répondre à la question. Mais le risque de récompenser le vice en utilisant les bénéfices de la vertu n’est pas du tout exclu. Politiquement, ce sera sans doute une tentation.

La centralisation du pouvoir

Un régime unique de retraite par répartition dans le cadre de l’État-nation, géré par les politiciens et les fonctionnaires de l’État-nation ; voilà à peu près le projet. Le cadre géographique est fixé : l’État. Candide se demande alors pourquoi l’État et pourquoi pas la région ou l’Europe, par exemple. La technocratie publique a la réponse : la solidarité intergénérationnelle est organisée au niveau étatique, point final. On la comprend aisément puisqu’il s’agit d’une masse financière de plus de 300 milliard d’euros. Inutile de souligner le pouvoir dont disposent ceux qui gèrent de tels montants.

Remplacer 42 régimes par un seul aboutit nécessairement à une concentration du pouvoir entre les mains des futurs gestionnaires du régime unique. Est-ce souhaitable alors que la puissance de l’État n’a jamais été aussi grande, même si son arbitraire a reculé par rapport à des époques lointaines ? Autrement dit est-il plus démocratique de laisser les professions, les individus, les secteurs économiques choisir leur régime de retraite ou d’organiser un régime unique et obligatoire pour tous ?

La réponse dépend de la conception que l’on se fait de la démocratie. La tendance collectiviste répondra qu’il faut privilégier l’égalité de traitement des individus en imposant à tous les mêmes contraintes dans le cadre étatique. La tendance individualiste voudra faire prévaloir la liberté de chacun au risque de maintenir certaines inégalités. Pour elle, d’ailleurs, le cadre de l’État-nation est trop contraignant et elle admet que l’on puisse s’en affranchir par des régimes de capitalisation choisis à l’échelle internationale.

Les choix philosophiques

Dans ce domaine, comme dans beaucoup d’autres, le manichéisme ne quitte jamais les esprits. Certains verront donc cette réforme des retraites comme un bien, d’autres comme un mal. En vérité, il n’existe aucun régime miracle. Au moment de l’effondrement de l’ex-URSS, les retraités, qui dépendaient entièrement de l’État, se sont trouvés dans une situation de grande pauvreté. Oui, les États eux-mêmes peuvent disparaître ou se diriger vers la faillite. On imagine la situation des retraités dépendant aujourd’hui de l’État vénézuélien.

Mais les fonds de pension ne sont pas à l’abri des désastres et certains ont totalement disparu à la suite de graves crises économiques ou d’une mauvaise gestion. L’un des cas les plus célèbres concerne les salariés de la société américaine Enron, dont la faillite, au début du XXIe siècle, entraîna celle d’Arthur Andersen, spécialisé dans l’audit financier. De nombreux salariés d’Enron avaient investi toutes leurs économies dans un fonds de pension créé par l’entreprise lorsqu’elle était florissante. Ils ont tout perdu avec sa faillite.

Le choix est en définitive philosophique. Choisit-on la liberté et ses risques ou l’égalité et ses contraintes ? Et comme la plupart des choix philosophiques ont une base émotionnelle, il s’agit simplement de savoir si l’amour de la liberté supplante la passion de l’égalité.

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  • Je ne crois pas que les intentions de l’etat soient la justice et l’équité..

    Les intentions de l’etat sont claires:
    travailler plus longtemps et toucher moins a la retraite pour le systeme privé..
    Seuls les fonctionnaires posent un probleme de rapport cotisations/ retraite, leurs avantages ayant étés renforcés par leurs capacités de nuisance syndicales pendant 70 ans.
    Ces capacités ont elle disparu? non ! donc leurs avantages vont perdurer car nous sommes toujours entre 2 élections
    La seule manière de payer les fonctionnaires c’est de faire main basse sur les fonds des caisses a l’équilibre et provisionnées du secteur privé , pour le moyen terme (on a augmenté les effectifs de l’administration de 40% depuis 1981 ils arrivent a la retraite aujourd’hui, voila le probleme).
    pour le long terme la maîtrise de la valeur du point permettra d’adapter les pensions aux ressources et a la durée de vie ..
    voila la vérité, tout le reste c’est du pipeau

    • vu la demographie, il faut pas se faire d illusion : les jeunes Generations vont devoir travailler plus longtemps et payer plus car elles doivent entretenir plus de retraités.

      Apres on peut evidement choisir ou positionner le curseur: d un cote taxer a mort les jeunes et les faire travailler jusqu a 70 ans , de l autre coté ne pas augmenter les cotisations retraites et mettre a la diete les retraites actuels.

      Inutile de dire que l option 2 est un suicide electoral

  • Je ne me fais aucune illusion quant à l’ aboutissement de cette réforme. Ceux qui conserveront leur régime spécial sont ceux qui potentiellement votent en faveur du régime, ou conservent un pouvoir de nuisance. Au final, un maximum de gens de la majorité silencieuse seront lésés, puisque sans le dire il est d’ ores et déjà question de se démerder pour sa retraite tout en étant grassement ponctionner pour celles des autres. Mais elle sera perçue et présentée comme une TRES GRANDE ET COURAGEUSE REFORME.

  • Je crois que c’est une vision à court terme pour boucher les trous des mauvaises caisses pour en créer une seule (qui deviendra mauvaise elle aussi). Dans un premier temps cela permettra de faire ré-élire Jupiter. Les retraites des fonctionnaires seront protégées c’est le plus important. Le privé a l’habitude d’être traîné dans la boue pour payer le plus beau système du monde que personne ne copie. Donc voyons cela comme une mesure comptable ou un énième tour de magie de l’Etat. Le budget 2020 est probablement très rock n’roll et je me demande comment l’on peut s’en sortir avec autant de mauvais choix. Ils nous trouveront pour payer la facture. C’est la seule certitude.

  • A une époque où les gens passent d’un emploi à d’autres au cours de leur carrière, le principe d’un système unique de retraite peut se justifier. Mais est-ce bien raisonnable de confier ce régime unique à l’État, piètre gestionnaire, avide de fonctionnariser la société pour étendre sa mainmise ?

  • De nombreux salariés d’Enron avaient investi toutes leurs économies dans un fonds de pension créé par l’entreprise lorsqu’elle était florissante. Ils ont tout perdu avec sa faillite.

    Mettre tous ses œufs dans le même panier, mais quelle ânerie, quelle ânerie de compétition ❗
    Le fond de pension doit être strictement indépendant de la société et audité correctement.
    Les administrateurs doivent être sanctionnés lourdement s’ils laissent acheter 100% d’actions ENRON.
    Et pour s’affranchir des aléas, il devrait y avoir de la concurrence entre fonds de pension, et l’assuré devrait avoir la liberté de choix, ce qui mettrait la pression sur les canards boiteux.

    Le but du pouvoir semble être de gérer le court-terme. Si cela n’est pas un aléas moral, qu’est-ce donc ❓ De la roupie de sans-macronien ❓
    Mettre la main sur les réserves pour financer la retraite des ponctionnaires, c’est astucieux. Du moins au premier abord. Mais après, quand la fête est terminée, que fera-t-il ❓ Il interdira les soins aux plus de 70 ans, puis aux plus de 60 ans ❓

    Non, l’état ne fait pas son travail actuellement, et au vu de cette « réforme », il ne le fera certainement pas demain.

    Le déclic viendra sous forme de claque.

    • Il faut peut être passer par cette reforme avant l’etape des fonds de pension généralisés…ce ne sont quand meme des abrutis ces tres hauts fonctionnaires ,il y en a certainement des très compétents….^_^

    • Le rapport Pébereau dès 2005 mentionnait : ». L’évaluation de ces engagements est complexe, tout particulièrement dans le cas des retraites des fonctionnaires. L’application des normes comptables des entreprises privées aboutit, pour ces engagements supplémentaires, à un montant compris entre 790 et 1 000 milliards d’euros. La Commission propose une méthode de calcul tenant mieux compte du principe de la retraite par répartition et des spécificités de l’État, qui conduit à un montant minimum pour l’ensemble des engagements de 400 milliards d’euros. » C’était en 2005.https://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/054004454.pdf

    • « Non, l’état ne fait pas son travail actuellement, et au vu de cette « réforme », il ne le fera certainement pas demain. » ce n’est pas actuellement cela fait tellement longtemps.

  • Les bons gestionnaires et les mauvais…il y a vraiment de la gestion dans un système par repartition ou simplement des rapports retraités / actifs différents ?
    Si ma deuxieme hypothese est la bonne alors il faut un organisme commun….si bien entendu on continue sur ce syteme de repartition tout a fait inegalitaire actuellement et le rendre un peu moins inegalitaire puisqu’ obligatoire.

    • MichelC ne parlait pas de répartition mais de capitalisation et dans ce cas il y a des provisions qui sont gérées

      • A quoi bon parler capitalisation , le gvt ne veut pas en entendre parler ni les gerants de fonds ni les assureurs sur la vie….

        • Ceux qui peuvent doivent le faire tout en la mettant hors de portée des doigts crochus des polytocards. Ce ne sont les pays européens qui manquent.

          Il reste encore cette liberté : profitez-en 🙂

    • C’est encore une fois entretenir la médiocrité, faire payer ceux qui ont réussi (en se cassant le cul) au profit de certains qui se laisse vivre et qui pratiquent les métiers de la main tendue…
      «Tout ce qui tombe du ciel est … produit par d’autres qui bossent» En fait il faut rendre le bénéfice de la solidarité temporaire comme le chômage, le RSA allouable 1 an par période de 10 ans (par ex.).
      Quant aux retraires, ne faudrait-il pas généraliser la retraite (CNAV) à tous avec des règles identiques pour tous (calcul des cotisations (points attribués par tranches de salaire), âge de départ, etc.) et conserver les retraites complémentaires financées par les corporations (liées à l’activité de l’individu et non activité générale de l’entreprise).

  • « La technocratie publique a la réponse : la solidarité intergénérationnelle est organisée au niveau étatique, point final »
    j’ai trop aimé le ton de l’article. Au moins tu nous arraches quelques rires. Merci pour la rigolade cher Patrick

  • La Suède a disposé de treize années pour réformer son/ses régimes de retraites avant d’aboutir avec de nombreuses navettes/consultations démocratiques. En France, c’est un jeune de 39 ans qui sait tout, comme les prédécesseurs qui étaient plus âgés mais qui savaient tout, aussi, qui d’un seul coup sans participation démocratique -seulement les partenaires sociaux = syndicats = majoritairement publics ! avec leurs compromis en coulisses = paix sociale – vont décidés de cette réforme !
    Le problème est pourtant assez simple à traiter puisqu’il provient d’un déséquilibre d’une part de la démographie (tendance lourde observable sur 20 à 30 ans) donc connue d’avance ou progressivement et d’autre part des négociations/compromis entre des gouvernements faibles et des syndicats potentiellement nuisibles et partiaux. Donc la solution, d’après moi, la moins mauvaise serait de laisser un libre de choix à chaque français de verser ses cotisations (réelles pour la fonction publique et les régimes spéciaux) vers des caisses/fonds -j’insiste sur la pluralité qui est vecteur de choix et de sécurité- dont on pourraient arbitrer (changer) nos propres provisions personnelles constituées vers les caisses/fonds les mieux gérés (disposer d’une lecture transparente annuelle des performances et pas seulement des différents gestionnaires ) et pourquoi pas diviser les cotisations vers au moins deux fonds pour diversifier son risque. M. Delevoye a été un fonctionnaire régulier pendant toute sa vie donc un pur produit du système qui va composer avec le système pour pérenniser le système en faisant cette réforme pour le système. L’on va bien vite le savoir

  • La perspective d’un régime unique piloté par l’état est extrêmement préoccupante. Il ne faudrait pas aller au delà de suppression de quelques régimes microscopiques et il faut laisser les intéressés aux commandes totales. Bien entendu il faut quelques règles pour compenser les problèmes démographiques (lorsqu’un régime en expansion a un afflux de nouveaux cotisants alors qu’un autre régime voit ses cotisants disparaitre) mais ces règles doivent assurer la neutralité. Il est inadmissible que des régimes particuliers accordent des retraites meilleures que la moyenne en recevant des transferts. En revanche ils devraient pouvoir parfaitement offrir plus si leurs cotisants sont d’accord pour être prélevés plus et ne comptent pas sur d’autres pour payer l’addition.

  • 1- Les professions libérales ne veulent pas payer pour les salariés du privé.

    2- Les salariés privé ne veulent pas payer pour les fonctionnaires.

    3- Les fonctionnaires considèrent que leur régime de retraite fait partie du « contrat » qu’on leur a proposé à l’embauche.

    Conclusion:
    Personne ne veut d’un régime unique.

    Le jeune Macron, bien trop jeune pour comprendre le lien identitaire qui unit les Français à leur retraite, s’est fourré tout seul dans une drôle de galère alors que personne ne lui demandait d’aller si loin.

    Hollande n’a pas été très habile sur bien des points, mais sur les retraites il avait bien compris qu’on ne peut avancer qu’à pas comptés.

    • Le problème, c’est : Avez-vous le temps d’avancer à pas comptés ? Ou l’urgence est-elle bien le moteur de cette réforme ?

    • a pas comptés???!!!!
      Mais ya le feu! ya plus de fric!
      Quand dans une petite boîte ya le feu et ya plus de fric, je t’assure qu’on y va pas à pas comptés :-)))))

    • Les salariés du privé et les indépendants considèrent que payer pour les fonctionnaires n’a jamais fait partie d’un quelconque contrat qu’ils auraient signé quand le fonctionnaire a été embauché ! « Contrat » est un terme malheureux, trop utilisé dans les mafias et pas assez dans le reste du monde.

  • Versement du salaire complet et fin du monopole d’état sur les prestations sociales (retraites et maladie) et rien d’autre. Marre de l’état nounou/salope!

  • Un seul régime obligatoire de base, avec des règles strictes : tout le monde cotise et touche de manière identique (durée, taux, réversion). Les cas sociaux sont assumés par l’impôt avec un budget connus annuellement (empêchant de faire des cadeaux à une catégorie d’électeurs avec l’argent des autres).
    Rien n’empêche que chaque catégorie professionnelle gère sa partie de manière contrôlée.

    Une retraite complémentaire raisonnable et cotisée au loisir de chacun (pour les fonctionnaires d’état et autres le niveau défini et contrôlé par l’assemblée) aucun déficit n’est compensé par l’état.

    Ensuite libre à chacun de cotiser le double ou le triple pour améliorer le résultat.
    Mais aucune compensation ou salaire déguisé n’est toléré s’il est issu d’argent public….

    Une uthopie…..?

  • Que nos amis du public dont les correctes retraites sont majoritairement payées par l’argent sale du capitalisme se rassurent. Nos braves petits soldats du privés sont pour la majorité, du haut de leurs petits salaire et petites retraites, d’accord pour se laisser ponctionner. Ils vont rouler en Dacia, prendre un forfait à 2 euros chez Free, se jeter sur le yaourt moins cher de 2 cts d’euros et tout et tout mais pour rien au monde jouer le jeu des salauds de riches, de bourgeois, de patrons, d’actionnaires…

  • Regrouper toutes les caisses de retraite en une seule et la confier à l’État? Dans un pays où l’on veut prendre sa retraite à 60 ans en n’ayant travaillé que 35 petites heures par semaine? Et ça ferait en sorte que tout le monde serait à flot pour la nuit des temps?

    Vous voulez rire, chers cousins français?

    Pour ma part, j’opte pour la liberté et la responsabilité. Les caisses privées doivent primer. Il est vrai que des risques subsistent, tel le cas d’Enron évoqué par M. Aulnas. Nous avons vécu la même chose au Québec et au Canada avec l’entreprise Nortel. Cotée à plus de 160$ à son sommet, l’action de Nortel s’est vendue «penny stock» lorsque le traficotage comptable a été mis à jour.

    Mais ce genre de problème se règle en exigeant de verser l’argent des retraités dans un fiducie sans droit de regard de l’employeur; pas en étatisant les caisses privées.

    Pour l’amour du Ciel, on ne confie pas au renard la garde des poules.

  • Ce régime de retraite universel n’est qu’une nationalisation de tous les régimes de retraite y compris des caisses de retraite indépendantes des libéraux.
    Macron, Philippe et Delevoye ont voulu nous faire croire que ce régime universel mettait fin aux régimes spéciaux, y incluant les caisses de retraite indépendantes.
    Comment ont ils pu croire que les Français ne verraient pas la supercherie?

  • Les commentaires sont fermés.

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