Ces invendus qu’il faudrait pourtant laisser détruire

Interdire la destruction des invendus comme veut le faire Edouard Philippe, c'est une très mauvaise idée pour tout le monde...
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Consommation supermarché (Crédits Markus Schoepke, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

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Ces invendus qu’il faudrait pourtant laisser détruire

Publié le 10 juin 2019
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Cette semaine encore, la lutte contre les méchancetés bat son plein. Si la semaine dernière il s’agissait essentiellement de faire entendre raison à ces abrutis d’automobilistes qui inconsciemment osent encore rouler dans leur voiture, il a été décidé cette semaine que ce serait ces scandaleux commerçants qui seraient la cible de la prochaine bordée de lois finement ciselées par un parlement en pleine ébullition, car il va bien falloir lutter contre le gaspillage, nom d’une pipe en bois de bazar en zinc !

Eh oui, vous l’avez compris : c’est le retour dans les astres politiques de la Comète du Gaspi qui revient nous visiter régulièrement et distribuer à tous, petits et grands, ses délicieuses lumières, ses principes bien étudiés et ses lois dont les effets délétères, aussi inévitables qu’imprévus, seront combattus lors du passage suivant.

Et cette fois-ci, c’est le Premier ministre qui se colle donc à la tâche et nous propose d’interdire purement et simplement la destruction des invendus non alimentaires. L’étonnement est modeste puisque les âneries ministérielles interviennent après les précédents passages de la Comète Gaspi, en 2012 où on avait découvert les propositions loufoques d’un mini-ministre suivies en 2015 des saillies drolatiques d’un autre commis de l’État qui avaient abouti à une « loi consommation » consternante.

Avec l’arrivée de Macron au pouvoir et compte tenu de l’absolue nécessité de tout bouleverser pour faire pareil, il était donc logique que l’actuel gouvernement prenne la suite de ces errements intellectuels. Voilà qui est fait avec les déclarations d’Ed l’Épicier de Matignon : présentée comme une « première mondiale », la mesure du Premier ministre vise à imposer que les produits non alimentaires invendus ne soient plus détruits, mais recyclés ou donnés.

Comme d’habitude, l’idée derrière cette nouvelle interdiction part d’un dégoulinant sentiment de révolte face à ces stocks de produits en parfait état mais qui ne trouvent pas preneurs, dégoulinant puisqu’occultant complètement les mécanismes économiques qui aboutissent à ces stocks invendus, et occultant encore plus le fait que ces mécanismes sont le résultat des interventions grossières des précédents ministres dans l’économie.

Eh oui : comme je le mentionnais précédemment, les petits coups de menton de Philippe interviennent après bien des lois entassées les unes sur les autres qui ont provoqué le constat courrouçant. C’est ainsi que l’interdiction de plus en plus stricte des ventes à perte a participé à cette situation : comme un produit ne peut plus être vendu à perte, on va le détruire.

Et si les commerçants les détruisent, c’est tout simplement parce qu’un stock qu’on ne vend pas est un poids financier qui grandit alors que le temps passe. Donner systématiquement ses invendus, c’est offrir la possibilité au client d’arbitrer sa consommation dans le temps : consommation immédiate mais payante, ou repoussée et gratuite… Pour beaucoup de biens non alimentaires, le calcul est vite fait.

Avec cette interdiction de la destruction des stocks, on signe de fait la mort de la distribution de détail et des petits et moyens commerces. Ne pouvant plus constituer de stock (tout invendu accroissant l’intérêt du consommateur à attendre pour l’obtenir gratuitement), ces commerces vont donc privilégier la prise de commande, et perdre alors le seul intérêt qu’ils avaient (la disponibilité immédiate, au lieu d’achat) par rapport aux commerces en ligne, déjà installés et dont la logistique quasiment en flux tendu ne souffrira pas de cette loi.

L’étape suivante est limpide : Édouard ou son remplaçant, les yeux vaguement humides de constater la disparition des commerces de proximité, se fendra d’une nouvelle loi ou préférablement d’une bonne grosse taxe « pour sauver ces commerces » et pour tabasser « faire payer les sites en ligne ». Ceux qui seront contre (forcément ultralibéraux) seront taxés de peticommerçophobes et naturellement voués aux gémonies.

La taxe, bien évidemment autant payée par les sites en ligne que celle sur le lait est payée par les vaches, sera donc intégralement reportée sur les clients finaux, augmentant les prix, diminuant la consommation, ce qui propulsera un nouveau clown à roulettes sur le devant de la scène : la lippe tremblante, l’œil encore une fois légèrement humecté par l’émotion, il nous vendra la nécessité d’un grand plan de sauvegarde du pouvoir d’achat, probablement financé avec une hausse d’impôts (pour changer des taxes, soyons raisonnables).

On imagine sans mal que ce nouvel impôt aidera bien évidemment les plus pauvres (dont le nombre aura augmenté, comme c’est étrange !) et qu’il ira frapper en priorité ces classes moyennes un peu trop dodues dans lesquelles on trouve les consommateurs habituels des commerçants (en ligne ou non), qui reporteront donc certains de leurs achats pour pouvoir s’acquitter de ce nouvel écot. Forcément, ça va très bien se passer.

Sans que personne n’en parle vraiment, sans qu’aucun débat ne prenne vraiment place, sans que l’opinion ne prenne vraiment la mesure des sottises qu’un Premier ministre vient ainsi de débiter, c’est pourtant une nouvelle bombe à retardement pour l’économie française qu’on va sciemment mettre en place.

La vente à perte, la destruction d’invendus sont des étapes indispensables pour la formation d’un prix. C’est par ces mécanismes que la concurrence s’établit, que le marché reconnaît ce qui est nécessaire (i.e. là où le capital financier peut être investi) de ce qui est superflu (i.e. là où le capital n’aurait pas dû aller). C’est par la destruction de ce capital mal investi qu’on peut prendre l’exacte mesure de l’erreur commise. C’est aussi ce qui donne la valeur à ce qui a été effectivement vendu en adaptant la quantité finalement disponible aux prix effectivement négociés.

Avec cette loi et sans s’en rendre compte, Édouard Philippe collectivise encore davantage l’économie française : en interdisant ces mécanismes par pure idéologie, par démagogie ou par inculture crasse, on ajoute de nouveaux boulets (et pas des moindres) dans la formation de l’information la plus indispensable à un marché, le prix. Un marché avec des prix biaisés, ou pire, sans prix, est un marché mort. Un marché mort, c’est la garantie de misères diverses et variées (demandez aux Vénézuéliens pour la panoplie complète).

En France, l’étau se resserre, partout. Il ne se passe plus une semaine sans qu’un nouveau pas soit franchi pour lutter contre la méchanceté, la vilénie, les bassesses quotidiennes et les situations scandaleuses en tout genre. Et à chacun de ces fléaux, un ministre pond une loi, dégaine une interdiction ou une obligation, trouve une belle taxe.

Chaque loi, chaque obligation, chaque interdiction, chaque taxe, vient s’empiler telle une nouvelle couche de neige fraîche sur un versant déjà trop chargé. Les gouvernements français qui font du hors piste depuis de trop nombreuses années se rendent-ils compte de la puissante avalanche qu’ils vont déclencher ?


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  • Mon cher h16,
    Tout ce que vous dites est bel et bon mais vous semblez oublier une règle fondamentale de l’économie en RF du Bisounoursland : les choses ne s’y passent pas comme ailleurs, les prix font ce qu’on leur dit et les consommateurs où on leur dit.

  • L’etat n’a pas le choix , ne pouvant plus prelever plus d’impots et taxes il doit malgre tout nourrir vetir loger les millions de pauvres causes par sa politique..jadis on allait a la decharge , y a plus de decharge en libre acces alors….

    • @Reactitude2.0

      Je ne pense pas que l’état se soucie d’avoir un choix, surtout celui de nourrir des gens. Il se soucie surtout de trouver des prétextes et des excuses pour intervenir. Quand une « avalanche » se déclenche, il nie sa responsabilité, se barricade toujours plus, et continue dans sa voie « juste et bienveillante », à l’affût du moindre répit et bouffée d’air pour perdurer.

  • Va-t-on continuer à interdire la vente à perte, histoire de pousser la bêtise jusqu’au bout?

    • La vente à perte est nécessaire pour protéger tout une partie des magasins et autres.
      Exemple : j’ai 10 laveries automatiques. J’en ouvre une 11ème dans un quartier où il existe une laverie. Je vends à 1 euro, perds de l’argent sur ce lavoir mais les 10 autres me rapportent. Mais je tue en 6 mois le concurrent qui ne peut pas se le permettre. Hop. Youpie.
      (bien sûr, je remonte le prix après. A un prix supérieur à ce que le précédent faisait, on va pas se gêner. Un monopole, ça sert à ça)

      • Un monopole privé n’existe pas. Il n’existe que des monopoles publics ou excroissance du secteur public car un monopole ne peut exister sans qu’une loi l’impose par la force.

        • Et quand une entreprise a absorbé tous ses concurrents? Bien sûr, ce monopole peut oar la suite être remis en cause, mais il n’est pas facile pour une jeune entreprise de s’insérer dans un marché dominé par un monopole, surtout en cas de connivence de ce dernier avec quelques sbires de l’Etat

          • Un monopole privé est une vue de l’esprit, un objet purement théorique qui peut avoir son utilité dans le cadre d’une démonstration mais qui n’a aucune existence réelle.

            Un monopole qui peut être remis en cause n’est pas, par définition, un monopole. Attention également à ne pas confondre une position dominante avec un monopole. Une position dominante est très souvent légitime (désirée par les consommateurs) alors que le monopole est toujours illégitime (imposé par contrainte légale aux consommateurs). Dans les quelques cas où une position dominante a été acquise par tricherie, ça se termine généralement mal. C’est d’ailleurs ce qui pourrait bien arriver aux GAFA dont certains ont acquis leur position par connivence avec le pouvoir en place.

            D’ailleurs, le cas de la connivence avec les sbires de l’Obèse est celui d’une excroissance du public. Mais le capitalisme de connivence n’est pas du capitalisme : c’est seulement du socialisme sous une apparence de capitalisme.

          • Donc vous pensez qu’on devrait avoir le droit de quitter la sécu pour aller s’assurer dans le privé et ne pas payer la CSG? On devrait pouvoir déduire de nos impôts les frais de scolarité des écoles privées sans contrat?
            Combien de monopoles imposés par les fusils de l’Etat font de la vente à perte et vous facturent la différence sur vore feuille d’impôt, voire pire, sur celle de vos gosses? On dirait que ça vous choque moins que ceux qui vendent à perte et en supportent les conséquences sur leur propre rentabilité (d’où le fait que par définition ça ne peut pas durer.).

      • Ha ha , avec les kalachnikov en libre service ton monopole finiera au cimetiere.

      • Mais mais mais… c’est du dumping. Ce que fait constamment l’état avec le train, la RATP, l’éducation, les retraites..
        Vous savez, une offre que vous ne pouvez pas refuser.
        Bienvenue chez les Corleone.

      • Ben, c’est bien ce qui se passe avec les appels d’offres obligatoires pour les équipements publics !

        Une commune veut faire un rond point, Vinci/Colas fait une offre moitié prix (même en logeant les ouvriers à l’hôtel) des concurrents et remporte le marché, puis recommence à chaque fois.
        Une fois que les petits acteurs locaux du BTP ont fait faillite ou se contentent d’étaler la terre dans des lotissements, le même rond point coûtera 3 fois plus chère, offre sans concurrents…

        Merci les lois scélérates !

  • Y’a un stock d’invendus de minitels, un stock de cassettes vidéo betamax, des calendriers 2017, de bulletins de vote non utilisés des dernières élection, des livres de martine Aubry et Raffarin.
    Même gratuit qui en veut?

    • excellent!
       » a vendre le slip de « Raymond Barre » pour collectionneur ou fabriquant se spinnaker »

      • Ben justement, le slip qui n’intéressait personne devient ultra-utile aujourd’hui : il suffisait d’attendre la généralisation de l’obésité (et pas seulement pour l’Etat).

    • @lequidam. Et on nous interdira de les brûler dans la cheminée, ça pollue…

  • Ils ne servent à rien les tocards (poly…) au pouvoir. Il faut donc qu’ils se justifient en créant de nouveaux obstacles pour leurs administrés. Ils creusent donc de plus en plus profond, jusqu’au jour ou la paroi leur retombera sur la figure.

  • « sans s’en rendre compte, Édouard Philippe collectivise »

    Vraiment ? Franchement…

  • Ne vous inquiétez pas pour la consommation immédiate, la pléthore de fêtes commerciales existantes feront prévaloir un achat immédiat sur une acquisition différée. Aussi il n’est pas nécessaire de détruire un bien pour se rendre compte s’il est nécessaire ou superflu. Enfin il s’agit de recycler lesdits produits au lieu de les brûler; donc à moins que vous ne triiez pas vos déchets en verre, je vois mal ce qui vous chagrine.

    • « fêtes commerciales existantes feront prévaloir un achat immédiat sur une acquisition différée. »
      Même si vous savez que vous aurez une chance d’avoir le produit gratuitement ou presque?? Vous rêvez, cela va induire une baisse des ventes.

       » Enfin il s’agit de recycler lesdits produits au lieu de les brûler; donc à moins que vous ne triiez pas vos déchets en verre, je vois mal ce qui vous chagrine. »
      Le recyclage a cout. Pour reprendre l’exemple cité, si on recycle de lait invendu, vous croyez que ce sont les vaches qui vont en payer le coût? Non, ce sont les clients ce qui majorera le prix et diminuera les ventes de ce produit ou d’autres produits, les personnes ayant moins d’argent disponible.

      • Du coup les magasins devront mieux gérer leurs stocks sous peine de recycler à leurs frais un produit qui n’intéressait personne à la base ou le donner à des associations caritatives et faire marcher l’économie circulaire. Ou est le problème ?

        • l’etat va apprendre aux magasins à mieux gérer? et la concurrence elle fait quoi?

        • @socrate
          C’est vrai les commerçants sont tellement stupides, qu’ils ne savent pas gérer leurs stock et n’y ont jamais pensé avant. :-))
          Heureusement que l’état et des enarques y pensent pour eux

        • Les magasins travaillent avec de moins en moins de stock. Vous croyez quoi? Qu’ils ont attendus l’Etat pour limiter leurs charges et frais de fonctionnement?
          Le stade d’après sera la diminution des magasins classiques pour ceux exclusivement en ligne sur internet pratiquement sans stock (en tout cas bcp plus difficilement contrôlable par l’Etat et ses sbires).
          Et vous entendrez pleurer nos politiques sur la disparition des magasins classiques à cause (bien évidement) du méchant internet!
          On entend déjà nos politiques pleurer sur les disparitions des commerces classiques des centre-villes à cause des méchantes grandes surface périphériques. On ne les entendra jamais mettre en cause les charges, taxes et contraintes administratives étouffantes ni les restrictions de circulation des centre-villes qui ne poussent pas les clients dans les transports collectifs mais dans les galeries commerciales accessibles facilement en voiture…
          Et vos associations caritatives n’auront pas plus de produits à disposition…

          • Et vos associations caritatives n’auront pas plus de produits à disposition…

            Voire moins.

          • Donc la cause de la diminution des petits commerces n’est pas les grandes surfaces mais les restrictions de circulation des centre-villes qui pousse les gens vers les galeries commerciales. Paradoxal non ?
            D’ailleurs ce n’est pas non plus la faute des sites marchands mais à cause de la vulgarisation de l’internet ?

            • Vous transformez ce que j’ai dit:
              La disparition des petits commerces de centre-ville est causée par  » les charges, taxes et contraintes administratives étouffantes » ET par »les restrictions de circulation des centre-villes ».
              Quant vous augmentez les charges, taxes, impôts divers, réglementations administratives ou autres, cela a un coût qui se répercute sur le prix (augmentation) et sur la marge (diminution). Dans ce contexte si la clientèle se fait juste un peu plus rare (restriction de circulation), le CA baisse mais pas les charges fixes. La marge de manœuvre d’un petit commerce étant plus faible qu’une grande surface, ils ferment.
              Une grande surface de part le volume de son chiffre d’affaire (CA), a plus de facilité à gérer les contraintes fiscales et administratives. Le surcoût engendré sera reporté sur des milliers d’articles donc plus doux pour le client. En se plaçant en dehors des centres villes, elle évite les restrictions de circulation et diminue certaines charges (impôts locaux et prix du foncier).

              « D’ailleurs ce n’est pas non plus la faute des sites marchands mais à cause de la vulgarisation de l’internet ? »
              Les sites marchands ne sont pas la panacée: vous ne voyez pas directement les produits, ne pouvez pas les essayer…etc Et vous ne pouvez pas avoir le produit de suite même si ces sites ont fait de gros effort en matière de livraison. Et s’il y a un problème, il faut réexpédier le produit ce qui n’est pas toujours simple…
              Sauf que si vous passez 3H pour aller, vous garer et revenir de votre centre-ville pourtant proche en raison des restrictions de circulation et de stationnement pour 10 mn passé dans le commerce… Et pour voir que ce commerce n’a pas le produit en stock par réduction du stock (voire disparition suite aux mesures de E.Philippe). Et bien vous passez par un site marchand la prochaine fois.

    • Quand Socrate rencontre des difficultés à comprendre un texte simple …

    • Ah, parce que quand vous avez vidé votre bouteille de pinard en verre, vous la mangez ❓
      C’est nouveau ça… :mrgreen:

  • Connaissez vous des exemples de monopole ou de position très fortement dominantes exclusivement privés et de longues durées? Sans aucune intervention étatique bien évidemment? Moi, pas.
    Il peut y avoir des positions très fortement dominantes dans le monde l’entreprise privée mais elles ne durent pas.

    • Oups, c’était une réponse à Salma Hayek – le 6!

    • Pas toujours. Par ex Boeing/Airbus : ca dure depuis au moins 20 ans.
      IBM a domine le marche de l informatique des annees 60 a 80 (soit 30 ans)
      Il existe des marche ou les barrieres a l entree sont forte (gros investissement Necessaire ou techno tres complexe) et donc qui ont tendance au monople.

      • IBM a dominé mais cela n’a pas duré.
        Dans l’aviation, McDonnell Douglas a fini par se faire racheter par Boeing et le duopole Boeing-Airbus occupe 87% du marché mais pas 100%.
        Et l’évolution du marché risque d’effriter cette domination selon certains… https://www.usinenouvelle.com/article/le-marche-des-avions-grossit-le-duopole-airbus-boeing-s-effrite.N205726
        La naissance d’Airbus est né de la volonté de s’affranchir de la domination américaine dans ce domaine. La Chine et l’inde (par ex) pourrait avoir la même volonté un jour.
        Qui plus est il y a d’autres constructeurs (Embraser, Bombardier…etc) qui tendent à augmenter la taille de leurs avions produits et qui commencent à rogner les marchés habituellement réservés aux gros fabricants.
        Le monde de l’aviation civile n’est pas figé. Airbus était un nain il y a 40 ans.

  • Encore une fois, l’Etat dicte ce que l’on doit faire ou ne pas faire avec nos biens. Les invendus sont des biens qui appartiennent à ceux qui les ont achetés à leurs fournisseurs.
    Evidemment la brochette de « génies » n’a pas pensé à pondre une loi qui dirait que « Les invendus non alimentaires seront exonérés de la T.V.A. » Un premier pas pour la suppression de celle-ci, et un début de dégraissage de l’Obèse… Mais bon, nous sommes en France, républicaine, démocratique et social(ist)e, où l’économie doit être mise au pas des gros soliers de l’Obèse.
    Républicaine implique la séparation des pouvoirs : le Premier ministre qui pond une loi => séparation des pouvoir nulle ;
    Démocratique le Peuple décide : Loi pondue et passée par le Premier ministre, votée par une Assemblée qui sera quasi vide, sans l’avis du Bon Peuple => démocratie nulle.
    Sociale donc socialiste, donc contre l’Etat de Droit, contre les Droits, contre l’individu.

  • Obliger les distributeurs à recycler ou a donner gratuitement… Ben voyons!
    C’est bête mais je pense que, brusquement, les conditions de stockage vont se dégrader et que bcp d’invendus risqueront, malencontreusement (cela va sans dire), de tomber des étagères de stockages (les plus hautes évidemment) ou d’être heurtés par un chariot élévateur…etc Bref de subir quelque malheureuse avanie totalement involontaire réduisant d’autant le volume du stock.

    Plus sérieusement, les distributeurs passeront des contrats avec les fabricants obligeant ces derniers à reprendre les invendus, les distributeurs n’ayant qu’une délégation de vente. Le produit invendu ayant toujours été la propriété du fabricant, celui-ci en fera ce qu’il veut.

  • Par votre constat, vous avez résumé, notre situation, STF : « les invendus sont des biens qui appartiennent à ceux qui les ont acheté à leurs fournisseurs » :
    Mais pour notre État, la propriété privée existe de moins en moins, en voici encore la démonstration.

    • @RaphSud
      Bonsoir,
      Pour notre Etat, la propriété doit être collective, et doit donc être confiée à ceux qui savent mieux : à l’Etat donc.

  • et dire qu’on critique le Vénézuela…..

  • voila à quoi ça conduit de vénérer des concepts comme la lutte contre le gaspillage et le recyclage

  • Mais pourquoi s’en faire ? nos bons technocrates pensent pour nous. et feront notre bien de gré ou de force. C’est comme le 80 km/h: une même mesure pour 400 000 km de routes sans aucune considération pour les différences de terrain et les élus locaux. Ici aussi, on se moque éperdument des décideurs de base (qui sont, par définition, tous des abrutis puisqu’ils n’ont pas fait l’E.N.A.) au fait : E.N.A ou A.N.E ?

  • On pourrait creer une chaine de magasins d’etat pour ecouler ces invendus invendables en assocaition avec les’restos du coeur les epiceries gratos ,les hotels formule rsa etc ..pour le peuple qui n’arrive pas a devenir classe moyenne sup

    • De nombreuses associations d’inutilité publique subventionnées vont certainement se charger de faire circuler ces biens – et de délivrer l’indispensable document sans lequel le commerçant qui aurait l’outrecuidance de distribuer à ses employés ou à des pauvres non certifiés d’Etat, se verra amputé de la TVA et roué en place publique.
      Ajoutons une ou deux fondations caritatives fondées par des capitaines de connivence, et ça va très bien se passer.
      Forcément, on va tous s’enrichir.

  • « en interdisant ces mécanismes par pure idéologie, par démagogie ou par inculture crasse ». Je précise : par pure idéologie ET par démagogie ET par inculture crasse. Ed est donc un cumulard…

  • il va y en avoir des décharges…

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