Comment voter aux européennes sans enthousiasme, mais pour éviter le pire

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Comment voter aux européennes sans enthousiasme, mais pour éviter le pire

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 11 mai 2019
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Par Patrick Aulnas.

Faut-il aduler les hommes ou femmes politiques prétendument charismatiques ? Ou au contraire les regarder comme des manipulateurs tentant d’obtenir des voix ? Faut-il être fidèle à un parti et refuser la versatilité ou peut-on butiner avec insouciance sur les différentes offres programmatiques ? Faut-il revendiquer auprès d’un État qui gère d’énormes masses financières ou refuser de devenir un petit quémandeur de plus ?

Chacun peut répondre subjectivement à ces questions très actuelles et l’analyse qui suit ne prétend nullement à l’objectivité.

Surtout pas d’enthousiasme…

Il est évidemment fortement déconseillé de s’enthousiasmer en politique. La politique, mal nécessaire, permet d’élaborer les compromis permettant l’acceptation de la violence légitime, celle de l’État. Ceux qui refusent les compromis deviennent plus ou moins violents : terrorisme des années 1970-80 en Allemagne et Italie, black blocs actuels, terrorisme islamiste, voire même certains syndicats comme SUD qui n’hésitent pas à s’opposer à la liberté d’autrui, par exemple la liberté de travailler en cas d’appel à la grève.

Il est infiniment regrettable de devoir être gouverné, c’est-à-dire de subir en l’acceptant la coercition étatique. Mais il n’est pas possible d’y échapper. Il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur. D’où l’impossibilité purement rationnelle de ressentir de l’enthousiasme.

… Sauf pour les idéologues

Il existe bien entendu une exception : les idéologies, au sens très large du terme. Tous ceux qui s’imaginent pouvoir transposer dans le réel les quelques idées, en général d’une consternante banalité, qu’ils ont réussi à agencer sur le papier, peuvent facilement ressentir de l’enthousiasme politique. Communistes, fascistes, nationaux-socialistes pensaient pouvoir changer la société par un coup de baguette magique. La conquête du pouvoir prend alors une autre signification puisqu’il s’agit de construire un monde nouveau et pas seulement tenter de faire tenir tant bien que mal celui qui existe. Le monde nouveau fantasmé devient toujours une dictature dans la réalité.

Au début du XXIe siècle, il existe encore deux tendances idéologiques jouant un rôle important : l’islamisme radical et l’écologisme. Le premier veut figer l’Histoire en se référant à une interprétation archaïque de vieux textes religieux, le second entend imposer à l’humanité une discipline de fer en matière de production, ce qui aboutit à la décroissance économique. Les islamistes radicaux sont déjà passés à la violence la plus atroce. Les écologistes pas encore, ou très exceptionnellement, mais cela viendra inéluctablement lorsque les démocraties auront apporté la preuve de leur incapacité à gérer la fameuse transition écologique et solidaire. Une démocratie doit en effet rester en deçà d’un certain degré de contrainte étatique. Il n’y a pas de démocratie sans liberté individuelle. Or les écologistes doivent nécessairement aller beaucoup trop loin dans le sens de la coercition.

Pas de fidélité non plus

Faut-il être indéfectiblement fidèle à un parti politique ? La réponse est incontestablement négative. Seuls les carriéristes de la politique qui deviennent des apparatchiks ont intérêt à la fidélité pour disposer du soutien d’un appareil puissant. Le militant de base, celui qui colle les affiches sans espoir de s’élever, ne peut être qu’un idéaliste un peu naïf exploité par les ambitieux. Quant au sympathisant, il est aujourd’hui particulièrement versatile car il a compris que « les promesses de campagne n’engagent que ceux qui les écoutent », comme aimait à le dire Henri Queuille (1884-1970), radical-socialiste, trois fois président du Conseil (équivalent du Premier ministre) sous la Quatrième République. Celui qu’on surnommait le petit père Queuille ajoutait : « La politique n’est pas l’art de résoudre les problèmes, mais de faire taire ceux qui les posent. »

Le cynisme des politiciens ne date donc pas d’hier et Machiavel, dès le début du XVIe siècle, a formalisé dans Le Prince les méthodes de conquête et d’exercice du pouvoir à destination des hommes n’ayant d’autre ambition que de le conserver. La liberté de la presse complétée aujourd’hui par une capacité de communication numérique à la disposition de tous a fragilisé le cynisme politicien ; mais il n’a pas reculé, bien au contraire. Il est seulement moins efficace.

Personne ne croit plus aux promesses, même si elles continuent à nous être assénées. Certains électeurs papillonnent allègrement de l’extrême-gauche à l’extrême-droite et nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à modifier leur vote d’élection en élection. Passer d’un vote socialiste à un vote France insoumise ou d’un vote Les Républicains à un vote LREM, ou l’inverse, est tout à fait courant. Alors qu’auparavant, on qualifiait de « marais » l’électorat centriste instable qui pouvait tantôt se rallier à la gauche, tantôt à la droite, cette instabilité s’est emparée aujourd’hui de l’ensemble du spectre politique. À échéance d’une dizaine d’années, rien n’est assuré pour les partis, comme l’a montré l’élection présidentielle de 2017 en France.

Il est plutôt conseillé de rester fidèle à ses idées et de ne pas voguer intellectuellement de Charybde en Sylla. Mais comme la rigueur intellectuelle n’est pas la préoccupation première des partis politiques, prenons-les comme ils sont : de simples machines électorales interchangeables.

Et enfin, pas de revendications

La mentalité d’assisté de nos concitoyens provient de la modification progressive du rôle de l’État depuis environ un siècle. Passer de l’État-gendarme à l’État-providence ne se fait pas sans conséquences psycho-sociologiques. Il est clair en effet que lorsque la puissance publique maîtrise l’affectation de 57 % du PIB (dépenses publiques en France), la course à l’échalote pour en capter une portion est inéluctablement lancée. Les revendications adressées à la puissance publique se sont donc multipliées, ce qui est tout à fait cohérent. Mais les critères politiques d’attribution de la manne sont fort éloignés des critères économiques.

Les politiciens cèdent à leur intérêt électoral ou à une violence qu’ils craignent de ne plus maîtriser. Le mouvement des Gilets jaunes a montré que la peur conduit le pouvoir à distribuer l’argent public en pure perte puisque cette distribution ne satisfait pas les revendications et ne peut en aucun cas affecter positivement le niveau de vie des bénéficiaires.

Les critères économiques sont, eux, dépendants de l’offre et de la demande, c’est-à-dire du marché. Une position sur un marché en expansion en tant que salarié, indépendant ou employeur, aboutit à une amélioration de la situation économique des individus. Un marché déclinant conduit au contraire à des difficultés individuelles, en particulier le chômage.

L’esprit revendicatif n’est donc pas lié à l’économie où il faut réussir par l’adéquation de son offre à la demande. Il résulte de l’immixtion du politique dans la sphère économique, du rôle redistributif que s’est attribué l’État. Chaque relais associatif, chaque corps intermédiaire est assailli de demandes d’interventions afin d’obtenir de la puissance publique des avantages en espèces sonnantes et trébuchantes. Les entreprises privées elles-mêmes sont condamnées à jouer le jeu en recherchant les subventions publiques ou les avantages fiscaux.

L’esprit revendicatif devient donc général, qu’il s’agisse des organisations de salariés, d’employeurs, de travailleurs indépendants, des associations, des collectivités locales, etc. Cette fonction revendicative des personnes morales affecte la mentalité des personnes physiques.

Quémander des avantages financiers n’est plus considéré comme médiocre mais comme juste. « Puisque l’État a tant d’argent, pourquoi n’en aurai-je pas une partie ? » Revendiquer des avantages financiers est devenu banal et normal. En effet, en démocratie le pouvoir politique représente en principe la volonté générale du peuple. Un pouvoir politique disposant de tant de richesses est donc nécessairement sollicité par ceux qui l’ont désigné.

Le choix de faire partie des professionnels de la revendication ou de s’en tenir éloigné a principalement une dimension éthique. Il n’est pas interdit d’observer la meute dépecer le gibier sans pour autant participer au carnage. Mais ce comportement est devenu ultra-minoritaire et ne correspond pas à l’esprit d’une époque décadente. Raison de plus pour l’adopter.

Exercice d’application

Avec ses 33 listes françaises, le scrutin européen du 16 mai prochain offre une occasion de prendre la politique avec hauteur et distance. Le philosophe Alain préconisait de se comporter en politique comme un simple soldat contraint d’exécuter des ordres auxquels il n’adhère pas.

N’adhérons pas à ce qui nous est proposé mais votons sans aucun enthousiasme pour entraver les idéologues de toute espèce. Qu’ils soient nationalistes, souverainistes, socialistes, trotskystes ou écologistes, barrons leur la route. Ce qui laisse malgré tout une certaine liberté de choix.

 

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  • claude henry de chasne
    11 mai 2019 at 5 h 20 min

    Le problème en France c’est l’etat.
    Des lors que celui ci controle tous les rouages de la vie ,et refuse de remettre en cause le niveau de depense qu’il consacre a son administration, il parait clair qu’on doive s’y opposer..
    Les élections européennes seront un bon test a ce niveau.
    pour lutter contre l’influence du socialisme repeint en vert, et les ayatollahs climatiques il ne reste qu’un vote utile, meme si on ne partage pas toutes ses convictions, mais pour sa capacité d’opposition active a la social democratie qui a échoué partout en europe. le rassemblement national!
    Non pas que ceux ci aient les clés d’un renouveau quelconque, mais ce sont les seuls a dire non a la béatitude européenne et les seuls a poser des problèmes aux instances supra nationales.
    En plus le message sera très clair , les mini reformes vendues comme des reformes de fond , çà ne convainc personne.
    La fiscalité confiscatoire çà suffit!

    • @ claude hdc
      L’étatisme et la fiscalité confiscatoire risquent d’être la pente naturelle du Rassemblement National. Cependant, passer transitoirement par l’élection de ce parti peut être une manoeuvre certes désespérée mais qui vaut la peine d’être tentée pour nous sortir de l’ornière où nous sommes englués. Ce détour aurait le mérite de réduire le pouvoir de nuisance des terroristes d’un libéralisme dévoyé qui se sont imposés avec leurs recettes minables pour organiser le pillage du pays.

      • Je suis quand même surpris que certains se réclament du libéralisme et proposent de voter pour un parti qui est en parfaite contradiction avec les idées de liberté.

        • @chicotier:
          Comme les libéraux sont en parfaite contradiction avec les idées d’égalité ?

          En fait, les uns sont pour une égalité en droit, comme les autres sont pour une liberté qui ne soit pas purement individualiste.

          Alors je ne vois pas la contradiction dans une proposition alternative, comparé au manichéisme de la conclusion qui cache une pensée unique.

          • La seule égalité qui vaille est l’égalité en droit, le reste est du verbiage, nous sommes tous différents.
            Si être pour la défense de la liberté est une pensée unique alors les libéraux sont sclérosés dans leur pensée.
            Il me semble que dans les articles de Contrepoints le RN ( tout comme le France Insoumise) sont des partis étatistes et sont régulièrement dénoncés pour cela.

            • @chicotier
              Il en va du libéralisme comme de n’importe quelle religion qui finit par devenir terroriste à force de raisonnements théoriques. C’est ainsi que nous voyons aujourd’hui s’exprimer haut et fort un libéralisme terroriste dont le maître mot est « confiscation », avec notamment le projet de confiscation des biens immobiliers, au nom de l’égalité des chances. Alors le Rassemblement National, en comparaison de ces prédateurs hallucinés qui font d’un collectivisme férocement totalitaire l’aboutissement du libéralisme, c’est franchement un moindre mal.

              • Cela dit, la propension à la confiscation est la pente naturelle du RN. C’est pourquoi donner du pouvoir au RN ne peut que correspondre à une transition qui vise à affaiblir un adversaire plus dangereux, et de manière suffisamment temporaire pour l’empêcher d’aller au bout de sa logique. En terme de voile, par gros temps, il s’agit de tirer des bords. Donc pour les élections européennes virer RN ne présage pas de la destination visée.

        • claude henry de chasne
          11 mai 2019 at 19 h 04 min

          @chocotier
          le seul objectif étant de sortir de la malédiction FN.qui pourrit les élections
          Quand le RN va arriver au pouvoir on va enfin les voir a l’oeuvre et rejoindre la cohorte des partis qui ont échoué

      • Libéralisme dévoyé? Dites plutôt capitalisme de connivence, le nouveau joujou des étatistes.

  • Tout ces braves francais ne revent que d’une chose : etre fonctionnaire et appointe par l’etat.
    Et l’etat leur fournit tout le necessaire pour postuler,l’argent ,les sujets a traiter en priorite.
    Ensuite vous votez pour le plus meritant celui qui colle a la campagne de propagande continuelle des medias ..publics….sans moi

  • D’accord le problème c’est l’état. Je n’ai rien contre le RN et suis meme d’accord avec lui sur sa dénonciation de l’immigration incontrolée en Europe, mais, meme sans enthousiasme, je ne me déplacerais pas pour voter pour ce parti. Tant que ce parti sera controlé par une famille je refuse de voter pour lui. Le culte du chef, très peu pour moi, surtout une chefferie héreditaire !!!

  • « Qu’ils soient nationalistes, souverainistes, socialistes, trotskystes ou écologistes, barrons leur la route. Ce qui laisse malgré tout une certaine liberté de choix. » Excusez moi de poser cette question idiote, mais c’est qui la « liberté de choix » ? La REM, surement pas, c’est tout ca à la fois !!!!

    • Je pense comme vous, le billet est comme toujours avec Patrick Aulnas d’une grande lucidité mais la conclusion sur la liberté de choix me laisse songeur surtout si on élimine (à juste titre) les catégories citées….

  • Ce texte de Patrick Aulnas est très pertinent et très éclairant sur le comportement politico-électoral des Français. C’est un fait que les sociologues ont déjà mis en exergue : les Français ne savent pas -parfois même quelques jours avant les élections – pour qui ils vont voter. Ils sont indécis, versatiles car les hommes politiques sont incohérents, sans vision à long terme, qu’ils promettent aux uns sans dire qu’ils vont dépouiller les autres. Ce méli mélo engendre un malaise psychologique. Nous sommes dans une société anomique qui engendre toutes sortes de malaises au plan individuel.

  • « votons sans aucun enthousiasme pour entraver les idéologues de toute espèce. »

    Ben si je prends au mot l’auteur …

    Il y a des idéologues qui ont mis la France à feu et à sang pour une histoire de limitation de vitesse à 80.

    Il faut donc voter contre LREM. Entravons, entravons …

  • Le Rouméliote
    11 mai 2019 at 9 h 28 min

    Le mot d’ordre, c’est : liberté ! Commençons déjà par retrouver la liberté de la nation, préalable indispensable à la lutte pour la liberté individuelle. Le seul vote utile, c’est celui pour le frexit humaniste, celui de FA, pas de FP !
    Le RN, LREM et les autres ne sont que les variantes de l’étatisme triomphant avec plus ou moins de soumission à la dictature supranationale. Point barre !

  • La petite bête
    11 mai 2019 at 9 h 32 min

    Le sujet essentiel de cette election n’est pas l’Etatfrançais, mais l’Europe. Voulons-nous un fonctionnement supranational qui impose la décision politique au niveau européen (via une instance non élue, les pouvoirs de la Commission ont encore été récemment étendus), ou souhaitons-nous garder des prérogatives nationales, voire locales?
    Même si l’Etat français est ce qu’il est, il n’est pas certain qu’on y gagne à éloigner les centres de décision. Je n’ai d’ailleurs pas remarqué que la situation française se soit améliorée depuis le traité de Maastricht.

    • Esprit critique
      11 mai 2019 at 12 h 00 min

      On égorge, on tue, on massacre partout, tous les jours sur la planète au nom de L’Islam.
      Voila qu’on nous impose une liste authentiquement Nazislamiste, car aucun de ses membres n’est fichés « z », c’est ainsi que l’on répertorie les musulmans officiellement « Modérés » pour les distinguer de fichés « S ». (Pour Mémoire)

  • Tout s’est éclairci cette semaine quand l’élection européenne a été annulée au profit d’un référendum LREM ou RN. Vote RN sans grand risque puisqu’au mieux il ne peut y avoir que cohabitation pour 3 ans. ce qui avait été tout bénéfique pour Mitterrand pour un second mandat.

  • Si on ne vote pas on va tous mourir? J’ai bon?

  • Dans la Constitution Française le Président de la République est au dessus des Partis Politiques en tant que « garant » de cette dernière. Est-ce le cas actuellement.? Apparament il me semble plutôt Chef du Parti LREM.

    • Nah, il est officiellement The Chosen One, le Dernier Rempart contre les Hordes Brunes… Bonaparticule fait don de sa personne à l’Europe, c’est beau, j’en suis tout remué.

  • Esprit critique
    11 mai 2019 at 11 h 45 min

    Tout ce verbiage pour nous encourager a voter Macron !
    Quelle Honte.

    • Ou à la rigueur pour la liste LR. Vu les colistiers encadrant Bellamy, la séparation LR / LaREM est inexistante.

      Ou pour l’autorité de la France, selon la théorie de Raffarin qui serait que Macron défendrait les idées françaises contre Merkel ou Orbán !

      • Ah la la, quelle andouille que ce Rafarin, l’homme qui a réintroduit l’esclavage en France !
        C’est en lisant les articles de Contrepoints avec la télé dans la pièce que j’ai entendu cette baudruche asséner toutes ces salades à coups de menton ; on aurait cru Mussolini…
        Ce type serait totalement obsolète en admettant qu’il ait eu une quelconque utilité un jour…

  • la France est dans un trou noir de l’Etatisme cette fiction, mal incurable, qui fait que chacun veut vivre aux dépens de tous les autres (pensée lumineuse de Bastiat et dès lors que plus de 50% des citoyens restent dans cette illusion mortelle car leurs fins de mois dépendent de cette monstruosité, on est en deçà de l’horizon indépassable dudit trou (duc???)

  • Les socialistes et autres idéologues de gauche plus jamais. LERM est socialiste. Il présente la même liste que PS Place Publique. Macron est revenu sur la suppression des 120 000 postes alors que ça représentait une goutte d’eau.

    Impuissance depuis leur élection à faire respecter les règles démocratiques de notre pays et ce sans considération à notre bien réel, des milliers de migrants économiques clandestins qui passent allégrement les frontières, détournent le droit d’asile et qui pèsent sur le système social, avec la complicité des Assos et autres ONG. Ça beaucoup de français qui sont profondément respectueux de la démocratie et de l’asile ne pardonnent pas.

    À deux pas des élections, le gouvernement claironne que les Géorgiens qui demandent l’asile ça suffit, quid des Maghrébins, des subsahariens, Côte d’Ivoire, etc. et d’accueillir, il serait temps, les Yazidis qui, avec les minorités chrétiennes, sont pourtant les plus persécutés au monde.

    D’autant que l’Afrique, ce n’est pas la vision misérabiliste que les ONG et autres gauches essaient de nous vendre pour justifier leurs salaires. L’Afrique se développe malgré tout. Ils ont eux aussi des ordis, la plupart ont des téléphones cellulaires. Ce que veulent ces migrants de l’Europe, ce sont ses salaires élevés point, comme les Roumains, sauf que c’est avant tout pour obtenir une femme en échange d’une dote qu’ils doivent payer pour se marier. La femme africaine est pas prêt de se sortir de sa condition.

    La fameuse cause «mondiale» des femmes (en fait l’imposition de la vision féministe occidentale portée par une certaine élite à toute la planète) est une farce scandaleuse, une nouvelle forme d’impérialisme/colonialisme. Une telle déclaration inconséquente ne va faire que renforcer le djihadisme et l’islam.

    Tout ça pour dire que ces afflux de migrants dont il faut s’occuper nécessitent toujours plus de fonctionnaires, ce pourquoi les 120 000 postes demeurent.

    Finalement, de tous les programmes seul le parti Les Républicains propose à la fois la réduction de la fonction publique, le contrôle de l’immigration (et pas de quotas), des frontières et la reconduction ou l’expulsion des migrants déboutés. Enfin, ils sont plus susceptibles d’avoir des arguments d’emplois face aux ardeurs des écolos et d’éviter les déclarations intempestives puisqu’ils respectent différentes opinions. Les autres partis restent trop étatistes. Le RN c’est la sanction de toutes les dérives des 40 dernières années. Mais comme pour tous les candidats, il y a le programme et les actes.

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Par la rédaction de Contrepoints.

Il arrive souvent que, même sur ce site, des commentaires témoignent d’une certaine ignorance en matière économique.

C’est l’occasion de rappeler l’existence d’un petit livre écrit il y a quelques années par notre contributeur régulier Gérard Dréan dans le but justement de combler cette lacune.

Cet ouvrage de 230 pages vise à présenter les faits fondamentaux de la réalité économique, en se gardant bien d’entrer dans la confrontation des théories et encore plus des idéologies.

Il pa... Poursuivre la lecture

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Alors que la campagne présidentielle débute et que tous les candidats s'efforcent de construire et de communiquer leur programme, notre Président continue de soutenir successivement tout et son contraire afin d'entretenir une confusion idéologique maximale sur ses intentions, ses priorités et son projet.

Cette confusion est voulue. Elle est au coeur de la tactique de communication et de positionnement de la macronie afin de couvrir son manque de vision et de plan pour le pays.

Frustrée de ne pas pouvoir élargir son influence (mê... Poursuivre la lecture

Par Pierre Lemieux[1. Pierre Lemieux est économiste, professeur associé au Département des sciences administratives de l’Université du Québec en Outaouais et chercheur associé senior à l’IEDM.]. Un article de l'Institut économique de Montréal

 

Entendu comme un régime politique où le peuple gouverne, le populisme semble en croissance dans plusieurs pays. Pourtant, les opinions à son sujet ignorent souvent une question fondamentale : qui est le peuple ? Depuis un demi-siècle, les économistes et politologues ont démontré que ... Poursuivre la lecture

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