Huile de palme : une huile bien meilleure que sa réputation

Pourquoi l’huile de palme est-elle devenue si discréditée au cours des dernières années par le Parlement européen ? OPINION

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nutella By: Emily Poisel - CC BY 2.0

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Huile de palme : une huile bien meilleure que sa réputation

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 avril 2019
- A +

Par Edgar L. Gärtner1.

L’huile de palme d’Asie du Sud-Est a actuellement très mauvaise presse en Europe, mais ce n’a pas été toujours le cas. Cependant, depuis un certain temps, une résistance considérable à l’importation et à l’utilisation d’huile de palme s’est installée en Europe en raison de malentendus, d’informations erronées ou de motifs protectionnistes.

L’année dernière, le Parlement européen était sur le point d’interdire ladite huile tant convoitée à partir de fin 2020 dans le cadre de son usage pour le biodiesel. Lors d’un dialogue à trois, le Parlement européen a ensuite convenu avec la Commission européenne et le Conseil européen de reporter l’interdiction à 2030.

Une huile avantageuse

Les avantages de l’huile de palme en tant que matière première dans la production de tensio-actifs pour les produits de nettoyage et cosmétiques, de biodiesel ou de pâte à tartiner comme le Nutella, par exemple, sont évidents si on les compare à d’autres huiles végétales telles que l’huile de colza ou de soja : l’huile de palme contient particulièrement un grand nombre d’acides gras dont la longueur moyenne de la chaîne contient 10 à 14 atomes de carbone.

Par conséquent, elle peut être traitée sans qu’on ait beaucoup recours à la chimie. Et ce qui est encore plus important d’un point de vue écologique : un hectare de palmiers à huile produit environ cinq à six fois plus d’huile qu’un hectare de colza. La culture des palmiers à huile revient moins cher que la culture du soja. De plus, les plantations de palmiers à huile nécessitent peu d’engrais et pas de pesticides. Leur traitement coûte aussi moins de carburant. L’huile est extraite sans l’utilisation de solvants et d’additifs chimiques. Et comme l’huile de palme est solide et durable à la température ambiante, elle est facile à transporter et à stocker.

Pourquoi, alors, l’huile de palme est-elle devenue si discréditée au cours des dernières années par le Parlement européen ?

Victime de son succès

D’une certaine manière, l’huile de palme a été victime de son succès. En raison de la croissance rapide de la demande sur le marché mondial, l’Indonésie et la Malaisie, qui représentent ensemble 85 % du marché, ont défriché de plus en plus de forêts tropicales primaires pour les plantations d’huile.

Une partie des ONG vertes voudrait empêcher la conversion des forêts primaires dans les plantations de palmiers à huile, mais le WWF a présenté le concept de la production durable d’huile de palme. À son initiative en 2004, s’est réunie à Zurich la table ronde sur le palmier durable (RSPO).

L’huile de palme certifiée RSPO est sur le marché depuis fin 2008. La Malaisie a maintenant décidé que d’ici fin 2019, toute l’huile de palme devra être certifiée conformément à la norme malaisienne sur l’huile de palme durable.

Les ONG environnementales non impliquées critiquent cette coopération en la qualifiant de greenwashing.

Cela a éveillé l’attention du Parlement européen. Un rapport qui lui a été présenté début 2017 affirme que 40 % de toutes les pertes de forêts dans le monde sont causées par la production d’huile de palme. Mais d’où provient ce nombre ?

Des chiffres

Trois agronomes du Centre de recherche français sur la durabilité, le Cirad, ont enquêté sur cette question sur la plateforme The Conversation. Ils ont pu montrer que ce pourcentage était basé sur une interprétation erronée des statistiques de la FAO. Il n’y avait que 40 % des autorisations pour l’agriculture intensive en Indonésie, selon le propos tenu.

Par ailleurs, il se trouve que la plus grande partie de ce chiffre provient des plantations destinées à la production de papier. En réalité, 2,3 % seulement des défrichements de forêts primaires dans le monde sont liés à la plantation de palmiers à huile. Ce qui est bien moins dramatique que le chiffre présenté dans les publications des ONG. On ne sera pas surpris du fait que l’adoption du mauvais pourcentage en Indonésie et en Malaisie par le Parlement européen ait suscité de violentes réactions diplomatiques de la part des pays producteurs d’huile de palme.

Les représentants de ces pays en développement peuvent souligner que la culture de l’huile de palme a permis à des centaines de milliers d’habitants de s’affranchir d’une vie de pauvreté, d’autant que 40 % de la production d’huile de palme provient non pas de grands propriétaires, mais de petits producteurs possédant moins de 25 hectares. L’Institut pour l’économie mondiale de Kiel (IfW) souligne également qu’une interdiction de l’huile de palme en Europe affecterait les producteurs certifiés pour desservir le marché européen.

L’UE indiquerait ainsi à tous les producteurs d’huile de palme qu’il n’est pas intéressant de s’attaquer aux problèmes de durabilité. En outre, le remplacement de l’huile de palme en tant que matière première ne ferait qu’alimenter la demande de produits de substitution tels que l’huile de colza ou de soja. Cependant, étant donné que leur culture nécessite davantage de terres, d’engrais et de pesticides, cela rendrait un mauvais service à l’environnement. Les récriminations de la FNSEA contre l’importation d’huile de palme par la société pétrolière Total suivent donc des motivations protectionnistes et ne favorisent ni l’environnement ni les pays pauvres.

Afin d’aider spécifiquement les petits producteurs d’huile de palme, il serait judicieux de leur fournir un accès à des semences de qualité et à une meilleure formation axée sur l’idéal de la durabilité grâce à des crédits dont ils pourraient bénéficier.

  1. Edgar Ludwig Gärtner est hydrobiologiste, écologiste et essayiste politique. Il travaille en Allemagne et en France. Il a écrit pour plusieurs magazines, dont Science & Vie, Ökologische Briefe et WWF-Journals.
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  • et si ‘Indonésie défrichait toutes ses forêts pour planter des palmiers à huile ça ne devrait pas regarder l’europe et justifier une interdiction mais à la rigueur un boycott par les consommateurs désirant que ces forêts soit préservées, ce qui n’empêcherait pas qu’elles soient défrichées pour faire autre chose que de l’huile de palme.

    l’argument , je crois, est la santé..c’te blague.

    • Le problème ici est que l’UE impose un certain pourcentage d’huiles d’origine végétale dans le diesel. La célèbre pâte à tartiner représente une goutte d’eau dans la consommation totale d’huile de palme, le plus gros faisant rouler nos voitures.
      Qui serait prêt à boycotter le diesel pour ce motif ?

      • Ehhh non cher camarade : « À l’échelle mondiale, l’huile de palme est principalement utilisée dans l’industrie alimentaire (80 %), dans l’oléochimie (savon, cosmétiques…) (19 %) et en tant qu’agrocarburant (1 %) », source wikipédia et le CIRAD.

  • Les huiles de colza et soja sont bénéfiques pour la santé, alors que celle de palme est nuisible, comme les graisses animales. Bien évidemment, on ne tombe pas raide mort après avoir consommé une pâtisserie contenant de l’huile de palme. L’ennui est qu’on en trouve partout, ce qui peut induire une surconsommation.

    • Pour un avis bien plus nuancé sur le très faible danger des huiles de palme : http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/aliments/articles/15698-vrai-faux-huile-de-palme.htm

    • Il faut arrêter avec les conneries sur les graisses animales, le corps est spécifiquement adapté à les digérer, je ne mange que ca et j’évite au contraire toute graisse végétale (à part l’huile de noix de coco) et je m’en porte très bien.(comme plein d’autres d’ailleurs)

      Juste il ne faut pas combiner graisse et glucide, c’est la le problème que plein de gens ne comprennent pas.

    • Les huiles de colza et soja sont bénéfiques pour la santé

      Elles sont vivement déconseillées ainsi que l’huile d’olive dans les traitements anticoagulants.

    • Faut rester raisonnable, on ne se gave pas d’huile au point de mettre sa vie en danger. Ces lubies écolos sont paranoïaques!

    • C’est quoi une surconsommation d’un produit aussi peu courant que l’huile de palme ou autre.dans un kg de frite y a tres peu d’huile, une salade trois gouttes une patisserie tunisienne peut etre mais un baba au rhum ?

    • ben toute surconsommation est nocive pour la santé…. au fait depuis quand est consommée l’huile de palme en asie? l’argument environnement ne tient pas et l(argument santé est bancal.. mais voila huile de palme c’est caca ont décidé les bonnes âmes..

  • C’est vrai que la foret primaire à Paris dans son appartement et quand on regarde son bonzail, on nourri ses poissons exotiques et mange une banane bio on se dit que c’est un joli et formidable fantasme à bobos.
    Celui qui y vit, entre la dingue, la malaria, la contrainte de vivre toute sa vie avec une moustiquaire, le risque de paludisme ou se faire piquer par un serpent corail ou bouffer par un alligator et une durée de vie moitié plus faible qu’a Paris, c’est pas la même impression…

    • Vous ne comprenez pas… vue de loin, la nature est bonne, c’est l’Homme qui l’a pervertie. Regardez la mode des produits « naturels » (est-ce qu’il me viendrait à l’esprit d’utiliser une crème au cyanure, de boire une tisane de cigüe ou de me baigner dans du pétrole, produits tous parfaitement « naturels »…? J’en doute, mais allez dire ça au bobo de votre commentaire…)

      • La Nature et l’homme, c’est une seul et même chose. Dans l’univers et même sans aller aussi loin en restant sur notre bonne vieille Terre, il n’y a pas d’un côté la nature et de l’autre l’homme. Mais voilà, il vînt un moment où l’homme s’est dit que le dieu des religions est mort, le nouveau dieu c’est lui, qu’à ce titre il peut triturer et torturer la Nature à son gré et à son aise. Résultats : il suffit d’ouvrir les yeux sur « le monde qui nous entoure de près ou de loin pour s’apercevoir et voir que l’homme est un dément (comme l’est notre « homme-jupiter de l’Elysée) !

    • Et surtout une vie de misère! Mais que ces gens n’aient rien à bouffer le bobo s’en fout complètement, seul son petit confort lui importe. La culture et l’exportation de l’huile permet à ces gens de survivre!

    • la dengue, siouplé !

  • A un excès (défrichement et production sauvage) répond un autre excès (catastrophisme, boycott, interdiction). La question rentrera dans l’ordre progressivement en trouvant un point d’équilibre. Même greenpeace reconnaît qu’on peut doubler la production simplement avec de meilleures techniques sans défrichement et intrants supplémentaires. La maturité demande un peu de patience.

  • Quand on est gouverne par de ploucs de salon on ne s’etonne pas de ca ni de ca ni que demain mon dentifrice n’aura plus de rayures blanches pour cause de nanoparticules.

  • Encore un grand sujet de palabres chez les « Idiots utiles » de EELV.

  • C’est justement parce que c’est au détriment des forêts primaires que se font les champs de palmes que les écologistes débitent des mensonges sur cette huile! Comme il l’ont fait pour les OGM, les pesticides, le glyphosate aujourd’hui, etc… Et surtout nos journalistes idiots et ignorants qui ne cessent de diffuser les fake news écolos!

  • Pourquoi justifier l’exploitation de l’huile de palme et la déforestation par des raisons de santés ? Si ce n’est pas l’huile de palme, ce sera une autre culture, c’est le cours des choses :

    Je suis paysan Indonésien et je vis dans la pauvreté. J’ai besoin de terre pour m’étendre :
    -J’achète des terres à quelqu’un d’autre : Impossible
    -Je vole des terres à quelqu’un d’autre : Risqué
    -J’optimise des terres qui n’ont pas de valeur marchande en aménageant un morceau de forêt primaire : Parfait. Vous avez déjà vu un tigre ou un singe avec un acte de propriété ? Je suis dans mon bon droit.
    Je ne vais pas limiter mon développement économique pour des pseudo raisons éthiques.
    Celui qui défend que la propriété est le seul droit valable et qui pense que les animaux sauvages vont survivre ailleurs que dans des zoo se trompe fortement.
    Dommage pour l’Orang Outang, il fallait développer le gêne du droit et du commerce. Mais merci quand même pour celui du pouce opposable.
    Ce n’est ni bien ni mal, c’est la loi de la nature.

  • En réalité, pour les raisons évoquées, l’huile de palme est d’un bon usage pour les bio-carburants.
    Elle a moins de vertu pour l’alimentation (en dehors de son coût) en raison de son importance en acides gras saturés. De ce point de vue, l’huile de colza est bien meilleure.
    Mettez de l’huile de palme dans votre moteur, pas dans votre estomac. Ceci dit, le Nutella, sans hdp, ne serait pas ce qu’il est !

  • Ce qui est en train d’arriver aussi, c’est que les agriculteurs défrichent à tour de bras, fassent de la monoculture de palme, et vu la tendance actuelle, ya risque de retournement du marché, et des milliers d’agriculteurs se retrouveront avec de l’huile de palme valant plus grand chose. Ruée vers l’or classique.

    • Aucun risque : il n’y a pas que l’Europe et ses sombres crétins. Le monde est vaste, et comme il faut se laver au moins les mains, le débouché ne va pas se tarir, comme la place…

      • Sauf que, pour avoir travailler dans le domaine, l’huile de palme est très mal vu par la grande distribution qui rechigne de plus en plus à l’utiliser. Et c’est un bon indicateur de tendance je trouve.
        Je n’apprécie pas comment vous parlez de l’Europe et de ses citoyens. Votre violence verbale me rappelle une citation du grand Isaac Asimov : « la violence est le dernier refuge de l’incompétence ».
        Adieu MichelC, vous ne me manquerez pas.

        • L’Europe c’est quoi? 5% de la population mondiale?
          Si l’Europe veut se priver d’un bon produit pour des raisons soit-disant « écologiques », le prix du produit baissera un peu et facilitera sa diffusion dans les pays à moindres revenus pour leur plus grand avantage. Ceux qui souffriront, ce sont les pauvres des pays européen qui devront payer un peu plus cher certains produits sans huile de palme.
          Les lubies des bobos-écolos ont toujours un poids plus lourd pour leurs concitoyens aux petits porte-monnaies.

  • Du gras animal, y’a que ça de vrai !

  • article très intéressant , je me demandais pourquoi l’huile de palme avait cette sale réputation, et je boycottais le Nutella pour de mauvaises raisons en fait.

  • L’huile de palme a des conséquences négatives sur l’environnement, mais l’interdire ou la boycotter aurait des effets encore pires car les produits concurrents sont moins productifs et nécessitent plus de terres pour produire le même volume d’huile : http://www.liberation.fr/planete/2018/06/26/huile-de-palme-un-boycott-dommageable_1661792

    « Les palmiers à huile produisent 35 % de toute l’huile végétale du monde, sur moins de 10 % des terres affectées aux cultures oléagineuses. Les autres cultures oléagineuses requièrent jusqu’à neuf fois plus de terres pour le même volume de production. »
    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/biodiversite/isr-rse/boycotter-l-huile-de-palme-serait-inutile-et-ne-ferait-qu-aggraver-le-probleme-146170.html
    Puisqu’il n’est pas possible de se passer de l’huile de palme, l’organisme suggère (pour lutter contre la déforestation dans les zones tropicales) de faire des plantations de palmiers à huile sur des zones dégradées, et non à la place de forêts tropicales ou de tourbières.

    ’huile de palme au niveau santé ne représente aucun risque mise à part que c’est une huile donc il ne faut pas en abuser. C’est utilisé pour remplacer les graisses hydrogénées qui elles sont nocives.
    Il faut rappeler que près de la moitié de l’huile de palme importée en Europe sert à produire du biodiesel, (ce que dont on pourrait fort bien s’en passer): https://www.transportenvironment.org/sites/te/files/publications/2016_11_Briefing_Palm_oil_use_continues_to_grow.pdf
    et: https://www.liberation.fr/futurs/2016/11/25/pres-de-la-moitie-de-l-huile-de-palme-consommee-en-europe-se-trouve-dans-le-diesel_1530733
    En plus, il existe maintenant des solutions de production de bio-ethanol ou bio-fuel à base de micro-algues qui sont très efficaces et demandent moins de surface
    Le problème de l’huile de palme ne vient pas de la quantité utilisée pour l’alimentaire mais plutôt de son intérêt économique pour les agriculteurs (vs graminées) suite à son utilisation dans les combustibles destinées au transport.Si on n’en fait plus du bio-fuel, alors son impact sur les populations locales disparaîtra.

    Non, l’huile de palme n’est pas responsable de 40 % de la déforestation: http://theconversation.com/non-lhuile-de-palme-nest-pas-responsable-de-40-de-la-deforestation-76955

  • Cette psychose contre l’huile de palme c’est n’importe quoi. On s’en balance des forêts primaires, en Europe nous avons détruits les nôtres depuis bien longtemps et c’est pas pour ça qu’on est tous morts. Les forêts primaires sont des lieux inhospitaliers pour l’homme. Alors oui, nous n’avons plus de loups, plus d’ours, moins de moustiques, moins de maladies, on s’en porte pas plus mal. ah! attendez! on me dit que les surfaces boisées ne font qu’augmenter en Europe , que le loup revient en France et que l’ours a été réintroduit… la forêt ça repousse, avec une gestion raisonnée. Seule l’augmentation du niveau de vie et les avancées technologiques dans les pays concernés peuvent permettre de conserver des zones sauvages.

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