Politique fiction : la France sur la voie du Venezuela ?

Horizon 2030, la France est devenue socialiste. La catastrophe avait pourtant commencé bien avant…

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Politique fiction : la France sur la voie du Venezuela ?

Publié le 27 mars 2019
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Philippe Charlez1 et Mayela Rivero2

Face à la colère de la rue sévèrement réprimée samedi dernier, le Président s’est finalement adressé hier soir à la Nation depuis le palais présidentiel sur la RTE3, la seule chaîne encore autorisée par le pouvoir. En présence de ses ministres, il s’est exprimé sur le blackout électrique qui plonge le Pays dans le noir depuis le 7 mars.

Parmi les quelques journalistes officiels accrédités, on pouvait reconnaître au premier rang de l’assemblée la Première ministre, la ministre du Contrôle de l’audiovisuel et de la propagande, le ministre de l’Intérieur,  le ministre de la Culture, le ministre des Entreprises Nationales ainsi que son épouse la ministre de la Justice. Tous les accès avaient été bloqués par la Police politique sous l’œil noir de son chef toujours aussi impeccablement coiffé de sa brosse rousse légendaire.

La moitié du pays étant toujours sans électricité, seule l’autre moitié a pu écouter le Président. Cela fait maintenant 4 semaines que les trains ne circulent plus, que les hôpitaux fonctionnent au ralenti, que la plupart des villes ne sont plus éclairées et que les quelques privilégiés possédant encore une voiture ne peuvent plus la recharger. En effet suite à la promulgation de la loi sur la transition écologique de 2025, seuls les véhicules officiels ont encore le droit de se déplacer avec un véhicule à essence.

L’état d’urgence permanent

Le Président a d’abord condamné les violences de ces derniers jours en rappelant que depuis l’instauration de l’état d’urgence permanent voici deux ans, les manifestations de rue étaient totalement interdites. Si elles se poursuivent, les forces de l’ordre et l’armée y répondront sans aucune complaisance. Ensuite durant plus de deux heures, il a expliqué les raisons du blackout électrique. Il résulte d’un « complot des capitalistes européens qui sous influence de l’impérialisme américain  refusent de fournir au peuple l’électricité dont il a besoin pour son bien-être ». Des explications relayées d’une seule voix par l’ensemble des membres du gouvernement.

Rappelons en effet que, suite à la profonde dégradation du parc nucléaire dont les trois quart des réacteurs sont aujourd’hui à l’arrêt pour des raisons de sûreté, le pays est obligé d’importer 75 % de son électricité de l’Union. Mais, en manque total de devises il n’a plus payé ses importations d’électricité depuis plus de deux ans, ce qui explique la riposte de ses voisins.

Mais comment ce pays en est-il arrivé là ? Lui qui était encore il y a 10 ans la sixième puissance mondiale est aujourd’hui devenu la plus pauvre nation européenne. En dix ans son PIB a été divisé par quatre, huit citoyens sur dix sont au chômage et l’espérance de vie est passée de 80 à 63 ans. Les touristes ont fui le territoire. Sur la côte les villas abandonnées des riches étrangers ont été préemptées par les membres du gouvernement et leurs proches. Cela fait maintenant cinq ans que le festival du film international a été supprimé. L’été dernier, le dernier palace a fermé ses portes faute de clients.

C’est à l’automne 2018 sous le mandat du Président précédent que ce drame débuta avec le fameux mouvement des Casaques rouges. Un mouvement violent, déstructuré et revanchard animé par la jalousie et la haine de la réussite et des élites. Au nom d’une nouvelle « lutte des classes » les Casaques rouges réclamaient pouvoir d’achat, justice sociale, justice fiscale et reconnaissance au sein d’une démocratie représentative.

La multiplication des violences a finalement abouti à ce fameux samedi noir d’octobre 2019 quand les Casaques rouges ont essayé d’envahir le palais présidentiel. Acculée, l’armée a alors ouvert le feu, faisant 50 morts parmi les manifestants. Le Président qui avait pourtant tout fait pour apaiser la situation en lançant notamment une Grande consultation populaire n’avait plus d’autre choix que de démissionner sous la pression de l’opinion publique, des médias et des partis de l’opposition.

Les élections présidentielles qui suivirent qualifièrent au second tour les deux candidats extrêmes dont les programmes étaient finalement très voisins. La victoire de justesse du candidat d’extrême gauche à l’élection présidentielle fût largement confirmée aux élections législatives où son parti remporta plus de 65 % des sièges.

Sixième République

Un vent d’euphorie s’est alors levé sur le pays. Grâce à la Sixième République et à sa constituante, l’État allait enfin pouvoir apporter au pays la justice sociale qu’il attendait pour « reprendre aux riches et aux multinationales tout ce qu’ils avaient spolié dans le passé ».

La nouvelle constitution octroya au peuple un semblant de démocratie participative. Ainsi, au début de son premier mandat Le Libérateur passait chaque dimanche plusieurs heures à la télévision pour animer son émission préférée « Allô Président ». Qui ne se souvient pas de l’appel de madame Dupont expliquant que « ses lunettes ne lui avaient pas encore été remboursées par la sécurité sociale » et de l’image du Président se retournant furieux vers son ministre de la Santé pour lui intimer l’ordre de créditer madame Dupont avant… mardi. Du grand art populiste qui, à l’époque, soulevait la passion des foules.

Comme il l’avait promis lors de sa campagne électorale, le Président imposa des mesures économiques et sociales radicales. Pour compenser le doublement du SMIC, le retour de la retraite à 60 ans, la santé gratuite pour tout le monde et l’embauche d’un million de fonctionnaires, il rétablit immédiatement l’impôt sur la fortune en le portant à 3 % par an. Jugeant le taux confiscatoire, de nombreuses personnes fortunées s’exilèrent au cours des deux années qui suivirent.

Contre les recommandations de l’Union, il nationalisa sans aucune compensation la plupart des grandes entreprises privées ceci afin de « mettre la main sur leurs énormes bénéfices et éviter que les dividendes engraissent les actionnaires ». Il décida aussi d’y uniformiser la grille des salaires. Fortement pénalisés, la plupart des cadres supérieurs se sont alors mis en grève, paralysant instantanément l’économie du pays. En tant que nouvel employeur national, le gouvernement réagit immédiatement en licenciant sans délai « cette élite égoïste indifférente au malheur du peuple ».

La première vague d’émigration

Ces décisions eurent pour effet de faire fuir les investisseurs mais aussi et surtout les cerveaux. On les retrouve aujourd’hui dans les grandes multinationales des pays limitrophes où ils ont refait leur vie. La plupart ont d’ailleurs pris la nationalité de leur nouveau pays d’accueil pour éviter la double imposition qu’avait imposée le pouvoir en place. C’est ce que l’on a nommé la « première vague d’émigration ». En moins de trois ans, le pays s’était vidé de ses investisseurs et de ses élites, deux ingrédients indispensables à la croissance économique. Aussi, les recettes attendues des deux mesures phares (ISF confiscatoire et nationalisations) ne furent jamais au rendez-vous.

Pour redistribuer aux Casaques rouges, il ne restait plus que la spirale de l’emprunt dont les taux sont restés très bas  jusqu’à la crise de 2026. Malgré les mises en garde de l’Union, le pays a ainsi porté son déficit à plus de 7 % par an alors que sa croissance, la plus faible de l’Union, ne dépassait pas 1 %. Début 2026 sa dette avait atteint 150 % de son PIB. C’est pourtant cette politique économique qui permit au Président de se faire réélire haut la main en 2025 avec un surprenant 60 %… au premier tour. Il faut dire que durant le premier mandat, l’opposition profondément désunie s’était révélée incapable de proposer un réel projet alternatif. Mais la nouvelle constitution fût aussi rédigée en faveur du parti au pouvoir avec notamment un redécoupage favorable des circonscriptions.

Partie d’outre-atlantique et de Chine, la crise de 2026 emmena la planète dans une nouvelle spirale financière qui fit bondir les taux d’intérêt. En quelques mois la dette du pays doubla pour atteindre 300 % du PIB. Le PREXIT était devenu inévitable. Refusant tout plan d’austérité et menaçant de ne plus rembourser ses créditeurs, le Président fût alors obligé de sortir sans délai et sans négociation de l’Union et de sa monnaie unique. Selon lui, le retour à la monnaie nationale devait être l’antidote à la mondialisation et faire recouvrer aux citoyens une prospérité que les « fascistes capitalistes et mondialistes » lui refusaient.

Catastrophe économique

Les conséquences économiques furent catastrophiques. Dans les mois qui suivirent, le pays entra en récession continue (il ne l’a plus quittée depuis). Inflation à trois points, baisse dramatique de la productivité et des salaires, incalculable nombre de faillites, déliquescence des services publics et retard récurrent de la paye des fonctionnaires conduisirent à un accroissement de la corruption mais aussi à des mouvements sociaux violents que le pouvoir réprima durement.

Des mouvements sociaux « fomentés de l’étranger par les pays capitalistes hébergeant les dissidents et les traîtres » selon le Président. Un Président aux abois, qui s’est alors durci pour se maintenir au pouvoir : suppression du conseil constitutionnel, état d’urgence permanent, arrestation d’opposants politiques et de journalistes, fermeture de la plupart des organismes de presse, des chaînes de télévision et des radios privées, interdiction de la plupart des partis politiques. Pour des « raisons de sécurité nationale » la constitution a été modifiée en 2027 autorisant le Président à se représenter cette année pour un troisième mandat.

Et pendant ce temps on assiste à une seconde vague d’émigration. Ce ne sont plus comme en 2022 les investisseurs ou les cadres supérieurs des grandes compagnies nationalisées qui quittent le pays mais des citoyens affamés et malades en quête d’un avenir meilleur. Comme toutes les frontières terrestres ont été fermées leur seul choix est de traverser la méditerranée pour rejoindre les côtes africaines totalement submergées par ce flux migratoire inattendu.

Du Venezuela où il est actuellement en exil, l’ancien Président soutenu par de nombreux pays démocratiques appelle les citoyens à résister. Mais difficile de résister quand on gagne moins de dix euros par mois, que tous les magasins sont vides, qu’on vit la moitié du temps sans électricité et que l’on doit s’approvisionner en eau à plusieurs kilomètres car le réseau de distribution n’est plus entretenu.

Cet appel a été relayé par Stéphane A., ancien leader charismatique des Casaques rouges lui aussi en exil et que nous avons pu rencontrer en caméra cachée. Lui qui croyait tant à la lutte des classes, à l’écologie, au partage de la richesse et à la solidarité reconnait aujourd’hui son errance. Il nous confie cette phrase étonnante « finalement je me rends compte que la richesse ne se partage pas, à terme seule la pauvreté se partage ».

 

  1. Philippe Charlez est expert en questions énergétiques à l’Institut Sapiens.
  2. Mayela Rivero est membre de la communauté Vénézuélienne de France.
  3. Radio Télévision d’État.
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  • Ce n’est pas vraiment une fiction, mais plutôt le programme prévu par les différents partis pour la france.

    Il manque juste la conclusion évidente :
    le pays s’éffondre comme tous les autres régimes socialismes….. et quelques années plus tard, les gens réclaments et vantent les bienfaits du socialisme.
    Parce que le socialisme est immortel et le système parfait, etc..

    Le socialisme c’est le cancer, il restera toujours une cellule moribonde pour revenir infecter le reste.

  • à faire lire d’urgence à ceux qui nous gouvernent …..ainsi qu’à leur prédécesseurs….

    • A véra.
      Croyez-vous vraiment qu’en lisant ce texte nos guignols de politicards se sentent viser ? Sérieusement, permettez que j’en doute…

  • Une bonne description de la République en marche … vers son destin.

    • A Filouthai.
      A votre commentaire, j’ajouterai les hystériques du « salut » de la planète !
      La république en marche-arrière ainsi que les déchaînés du réchauffement climatique mèneront, pour notre bien-être, le pays à la ruine…

      • @ cobc
        Oui, sauf qu’à chaque proposition de réforme répond une levée de boucliers (avec grèves, évidemment) car même la France « progressiste » reste opposée à toute proposition des habitudes, dans un conservatisme méfiant vis-à-vis de tout changement!
        Il en fut ainsi pour la retraite à 60 ans alors que l’espérance de vie n’a jamais été aussi longue et le travail moins éprouvant, par exemple!
        Mais R.Descartes n’était pas Français: ce n’est pas possible!

  • ridicule, il est impossible de prendre la route du venezuela « en marche », macron aurait appelé son partie ‘en marche et à la nage « alors peut être aurions nous pris la voie du venezuela.

  • A gauche, un socialisme fascisant, du côté d’En Marche, un fascisme socialisant (pour le moment rampant, mais bien réel)
    On a le choix.
    La voie de la liberté est étroite.

  • Aux dernières nouvelles, les troupes russes ont débarqué et occupent la capitale …

  • de la politique fiction?
    mais c’est Macron et ses acolytes a l’état pur .on fonce droit dans le mur , les français sont entrain de se noyer, et jupiter ne sais que leur dire que l’eau est bonne ! jusqu’où iront ces prétentieux incapables? la dictature de gauche , l’avenir nous le dira !

    • @ duglimbule
      Je vous rappelle quand même que ce sont les Français qui ont élu E.Macron alors que les candidats se bousculaient au portillon.
      De plus, il n’est pas pire que les précédents ou les concurrents!
      Faut savoir assumer ses choix, de temps en temps!

      • peu importe je n’ai pas voté pour un tel guignol !
        mais il faut dire qu’au niveau efficacité , il a la palme, le plus mauvais et le plus incapable president de la 5eme république les autres étaient forts mais lui c’est le champion du monde depuis qu’il est au pouvoir a part des parlotes, rien de positif ! tout est pour demain ; ce n’est pas une critique mais un constat , il a insulté les français ,comme aucun président ne l’a jamais fait ! critiqué les dirigeants européens isolant la France , nul n’avait fait mieux , il est désormais seul, largué par tous et il continue a faire le beau ; heureusement ou plutôt dommage que le ridicule ne tue pas nous en serions débarrassé !
        oui c’est notre système electoral bancal qui l’a mis au pouvoir en autorisant les partis représentant moins de 10% a se presenter.
        car ce sont les voies allant sur des candidats n’ayant aucune chance d’être élu mais grignotant 1,2, ou 3% qui ont éliminé du 2eme tour son concurrent direct qui n’aurait pu faire pire que ce pantin !

      • « Faut savoir assumer ses choix, de temps en temps! »

        1) ce n’est pas mon choix

        2) je suis coulrophobe

  • « Horizon 2030, la France est devenue socialiste »

    Pour ma part, c’est déjà le cas depuis presque un demi-siècle. Le socialisme, ce n’est pas le résultat d’un pourrissement, c’est le pourrissement…

  • Je ne sais plus qui reprochait aux écolos de miser sur la peur, de parler d’apocalypse, de scénarios catastrophes pour mobiliser les troupes et manipuler les gens, de présenter un avenir sombre pour justifier leur propos.
    La fiction présentée ici ne fait absolument pas cela. Pas du tout du tout. Ce n’est qu’une oeuvre littéraire dénuée de toute portée symbolique ou politique. N’est ce pas ?

    • IL s’agit d’une fiction qui a une volonté symbolique et politique bien évidemment . Les scénarios catastrophes dont vous parlez ne sont pas des scénarios en soi en amont d’une fiction , mais des prédictions qui s’énoncent comme vérité sous un couvert épi scientifique . Elles ne sont en rien fictionnelles dans leur intention mais prédictives doublées de la volonté d imposer des solutions politiques appropriées .
      Que cette fiction soit d’une qualité moyenne, d’accord . Un texte d’humeur vite écrit . Les auteurs n’ont peut être pas les moyens matériels de nos chers « écototalitogistes » .

      C’est par autoflagellation que vous sévissez sur ce site ou par perversité ? croyez vous que nous attendons après vous pour penser ou au moins réfléchir ?

      • merci pour votre mot-valise/néologisme, je ne l’avais pas encore vu. Tiens je vois que plus haut vous citez « la route de la servitude ». Vous avez l’abrégé dans votre poche toujours avec vous ? Prêt à brandir ce petit livre ? Vous ne l’auriez pas fait relier en rouge par hasard ?
        Plus sérieusement, je suis sur ce site pour apprendre et comprendre le libertarisme, et voir ce que pense les libéraux/libertariens. Certains articles sont très intéressants, certains commentaires aussi. Malheureusement ça tourne un peu en rond.
        Aucune masochisme ou perversité de ma part. Pas de trollattitude. De l’honnêteté et de la zététique. Et une lutte continue contre les sophismes et les simplismes. Si vous vous demandez si je fais la même chose sur les sites de la gauche profonde, la réponse est non car je les trouve moins intéressants, et les commentateurs hurlent très fort et sont d’une mauvaise foi crasse. Au moins ici, ça ne hurle pas trop.

        • @Amabys
          Bonsoir,
          En France on utilise les termes « libéral » et « libéralisme », peu « libertarien » et « libertarianisme ». En anglais U.S, le terme a été galvaudé et désigne les démocrates, ou la « gauche » dans son ensemble.
          Etre libéral, en France, c’est respecter les Droits fondamentaux/Libertés Individuelles, de soi et de chacun, tels que décrits dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. La DDHC dans son article 2, en définit 4 :
          – la liberté ;
          – la propriété ;
          – la sûreté ;
          – et la résistance à l’oppression.

          • Libéral et libertarien n’est pas la même chose. Libertarien c’est (beaucoup) plus loin dans l’anti-étatisme.

            • @Amabys
              Bonsoir,
              Les libéraux et libertariens ne sont pas « anti-Etat ». Ils sont pour que l’Etat reste cantonné à son seul rôle : l’Exécutif, donc de diriger l’Armée (défense extérieure), la Police (défense intérieure), la Diplomatie, et l’Administration (gestion des documents civils). De plus doit rester au service des citoyens, du Peuple / de la Nation, et non l’inverse.
              La Justice étant un Pouvoir à part entière comme le Législatif et l’Exécutif, elle n’a aucune raison d’être un chaperonée par l’un ou l’autre. Or, notre Etat s’est doté des prérogatives législatives et a sous sa coupe le pour judiciaire.

              • STF : là vous êtes comme le vendeur qui lit ce qui est marqué sur la boîte sans avoir jamais ouvert la boîte de l’appareil, ni utilisé l’appareil. Un peu de réflexion/pratique sur la théorie serait plus intéressant.

                • @Amabys
                  Bonsoir,
                  Je vous remercie de mettre en évidence ma stupidité par mon manque de réflexion et/ou de pratique. Du coup, quiconque n’a expérimenté quoi que ce soit, doit la boucler ?
                  Un vendeur qui ne connaît rien de sa marchandise est un idiot, voire un incompétent, probablement un escroc.
                  Pour ce qui est « Un peu de réflexion/pratique sur la théorie serait plus intéressant. » je fais un constat simple : l’Exécutif s’est arrogé/octroyé TOUS les Pouvoirs : nous ne sommes donc ni en République – qui suppose la séparation des Pouvoirs, ni en Démocratie qui suppose que le Peuple ait TOUS les Pouvoirs afin de pouvoir les conférer/accorder à ses représentants.
                  Les pratiques politiciennes actuelles, socialistes, ne sont plus au stade de « théories » puisqu’elles sont appliquées.

                  N.B : Au passage, je ne vends rien.

                • @Amabys
                  Bonjour,
                  Pour revenir sur « plus loin dans l’anti-étatisme », les communistes sont des champions puisqu’à terme, le communisme fait disparaître l’Etat, une fois que ce dernier aura mis en commun toutes les propriétés et les moyens de production tant en ayant supprimé les classes sociales.

    • Il existe une différence fondamentale qui semble vous échapper.

      Le scénario proposé ici n’impose rien. Il se contente de décrire les conséquences d’une politique déjà appliquée dans le monde. Son rejet est rationnel dès lors qu’on sait par expérience qu’elle échoue toujours et partout. Au contraire, les escrolos veulent s’imposer, éventuellement par abus de la force, transformer radicalement le monde selon leurs fantasmes en jouant sur des peurs irrationnelles et infondées.

      Dans un cas, on refuse seulement de se laisser enfermer dans une politique, sans rien imposer. De l’autre, on veut enfermer le monde dans une politique par la contrainte. La comparaison n’est pas pertinente.

    • Vous avez raison : une fiction ou un scénario catastrophe sont superflus dans le cas du socialisme, car on a tous les exemples historiques pour montrer que l’effondrement du pays est inéluctable.

      Donc si on écarte les trolls, les neuneu et les activistes de mauvaise foi, la question est : « est-on ou pas engagé dans une transition socialiste ? ».

      Quand je lit les élucubrations des « think tank » alterécolomalthusianosocialo et l’absence de la moindre réserve de la Pravda sur leur contenu, je dis oui : la transition socialiste est en cours et se dissimule simplement sous un autre nom.

      • par contre il manque encore des exemples historiques de cas où le libéralisme total (pas le succédané de libéralisme à l’américaine) a fonctionné.

        • Le « libéralisme total » n’existe pas plus que le « big bang ». Mais le socialisme est tout à fait observable comme les trous noirs.

          • le big bang n’a pas eu lieu ? Une société 100% libérale n’existe pas ou ne peut pas exister ?

            • Le big bang ne peut exister car il suppose une énergie infinie à l’origine et que c’est impossible d’après la physique quantique. Pour le libéralisme, les physiciens ne se prononcent pas

          • @ alan
            Évidemment non!
            Comme toute conception à la base d’un parti politique, son absolutisme ne sera pas adopté en démocratie.
            C’est évidemment l’opposition (+/-) variée qui crée la démocratie accordant au plus plébiscité la majorité MAIS AUSSI la protection du droit à la minorité (et opposition) de s’exprimer.
            Et je vous rassure: le socialisme total n’existe pas non plus! Certains se retrouvent toujours plus haut que les autres!

        • @Amabys
          Bonsoir,
          Aucun des libéraux du site n’a jamais mentionné « libéralisme total », parce les libéraux cherchent le libéralisme, tout court.
          Là où le libéralisme fonctionne, le socialisme se montre pour réclamer sa part « du gâteau », trouve des injustices sociales, rogne les droits de chacun puis fait disparaître celui qu’il abhorre le plus : la liberté. C’est le cas aux U.S.A, en Australie, et actuellement en Suisse. En France on y est jusqu’au cou.
          Il n’y a en fait que très peu de bastions du libéralisme dans le monde, et même dans les pays développés, que l’on nomme « pays du Nord » en géographie, ou plus communément l’Occident, ils sont peu nombreux, et la Suisse en est un des plus représentatifs si ce n’est le plus. Mais de l’Argentine au Japon [dans le sens Ouest-Est], du Canada à l’Australie en passant par l’Afrique, le monde est grangréné par le social-communisme.
          D’un autre côté, le socialisme total se nomme communisme. Ce dernier n’est que le résultat du socialisme une fois les dix mesures de Marx appliquées. Dans la plupart des cas, il y a échec avant la mise en pratique des 10 mesures de Marx.
          Jean Jaurès a dit dans un discours à l’A.N que le socialisme proclamait que la République politique devait aboutir à la République sociale. C’est fait : la France est une république démocratique, et sociale dans son intitulé long. [de fait elle n’est ni républicaine, ni démocratique]

  • Excellent texte.
    Question légitime : science-fiction ou réalité annoncée ?

  • C’est pas drôle commentent mes ados.
    Sachant que 100% veulent quitter le pays , notre France mais malheureusement a entendre la LREM , l’imposition galopante, je les comprends, j’ai fait cette erreur de revenir, si c’était à choisir , je ne reviendrai certainement pas, ce pays est tristement foutou…et n’inspire qu’a ce dénouement .

  • Une fiction originale imaginée à partir d’un mixte intéressant de faits réels pris dans l’histoire récente des deux pays.
    Contrairement à une idée trop répandue (à dessein), la descente aux enfers du Venezuela a commencé bien avant Chavez, avec un glissement lent mais certain vers un socialisme de plus en plus envahissant (programmes « sociaux », nationalisation de l’industrie pétrolière en 1976, endettement auprès des banques étrangères au moment où le pétrole était au plus haut, imposition massive des producteurs via l’expansion monétaire avec pour conséquence une inflation à 2 chiffres, contrôle des prix…). Inconscients la cause réelle de leurs malheurs, les électeurs ont porté au pouvoir l’ex putschiste amnistié Hugo Chavez, qui lui en promettait encore plus, en 1998. La similitude avec la France est effectivement frappante.
    https://mises.org/wire/pundits-still-don%E2%80%99t-understand-venezuela

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