« L’État doit financer l’information ? » Cette petite phrase potentiellement liberticide

La petite phrase d’Emmanuel Macron doit interpeller les défenseurs de la liberté de la presse. Surtout dans un État déjà soumis à de nouvelles lois liberticides.

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« L’État doit financer l’information ? » Cette petite phrase potentiellement liberticide

Publié le 8 février 2019
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Par Yannick Chatelain.

Le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’État doit financer. Le bien public, ce n’est pas le caméraman de France 3. Le bien public, c’est l’information sur BFM, sur LCI sur TF1, et partout. Il faut s’assurer qu’elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que pour cette part-là, la vérification de l’information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes. Cette rémunération doit être dénuée de tout intérêt. Mais quelque part, cela doit aussi venir de la profession. (Emmanuel Macron)

« Peut-être que c’est ce que l’État doit financer »…

 

« Peut-être que c’est ce que l’État doit financer »… il se trouve que… NON monsieur le Président,  il est avéré que ce « peut-être » est nul et non avenu pour ce qui concerne des sociétés privées de l’information. Ce n’est certainement pas à l’État de le financer, à moins de vouloir les asservir.

Dans un régime autoritaire, là, oui, pourquoi pas ! Si vous relisez votre discours avec attention — parler à bâtons rompus peut « machiavéliser » le propos et c’est là, il est vrai et je vous l’accorde, une excuse —, vous vous proposez, sans sourciller, que le pouvoir non seulement finance des media neutres (ce qui est en soi «  amusant » de faire cohabiter les termes « financer » et « neutralité »). Mais mieux encore, qu’il s’arroge de fait le droit de filtrer le vrai du faux… ce qui devient alors sidérant, pour ne pas utiliser le terme de terrifiant !

Dans un autre contexte…

Dans un autre contexte que la période douloureuse que nous traversons collectivement, vous comme nous toutes et tous, nous pourrions passer notre chemin, nous dire que ce ne sont que des mots, vos mots.

Malheureusement, Monsieur le président vos propos – ces propos — sont inquiétants, dès lors que l’on les lit au prisme de lois liberticides dont vous êtes, avec votre gouvernement et votre majorité en particulier, les responsables comme les coupables (cf. loi fake news, loi renseignement). Des lois qui marginalisent les unes après les autres le juge judiciaire garant des libertés individuelles au profit d’autorités administratives supposées être impartiales.

De petites phrases « anodines » en lois pas du tout anodines.

De petites phrases anodines en lois qui ne le sont pas, il se dessine — comme le dirait la police — un faisceau de présomptions quant à la façon dont vous et votre gouvernement envisagez l’information et son contrôle le plus strict.

La fin des petites phrases ?

Pour la fin des petites phrases que vous avez annoncée, en utilisant le mot fort de « conversion » je ne saurai vous donner tort. Malencontreusement cette tirade ne va pas vraiment dans le sens de la conversion annoncée ! Voici la lecture que j’en ai :

Tout d’abord, la neutralité journalistique dans un cadre subventionné par l’État est aussi impensable qu’impossible. C’est irréaliste, c’est antinomique. Ce que vous proposez ce n’est ni plus ni moins que La Pravda, « En marche pour le coup », avec à la clé des médias « autorisés » qui seraient constitués de journalistes « au mieux » partisans, « au pire », courbés et tremblants.

Des journalistes chargés de distiller la bonne parole,  à savoir la « vérité ». Une vérité dont le pouvoir en place serait alors le seul garant. Vous conviendrez que cela pourrait servir de fondation à l’établissement d’un régime autoritaire sous le joug de la « la voix du pouvoir », une voix normée !  S’il s’agit de mettre son intelligence au service du bien de tous, vous admettrez, j’en suis certain, que ce n’est pas une trajectoire souhaitable.

De l’opposant à la dissidence, de l’importance du choix des mots

Dans une période chahutée où, au regard de tentatives de lois ciblant des opposants en oubliant une nouvelle fois l’unique garant des libertés individuelles (le juge judiciaire) comme j’ai pu l’évoquer — que d’aucuns sous des prétextes fallacieux n’hésitent plus à traiter d’individus factieux, séditieux, subversifs, à l’envi et en boucle — élément de langage encore, élément de langage toujours — il n’en demeure pas moins que ces mots n’ont pour seul objectif que de caricaturer et de stigmatiser, petits pas à petits pas, toute forme de contestation en criminalisant la contestation, à tort et à déraison. Permettez alors, monsieur le Président, que je m’interroge !

Je m’interroge, à vous écouter, sur votre amour sincère de la démocratie. Je m’interroge sur la vision que vous avez de l’ordre républicain ! Peut-être aimez-vous l’ordre, c’est tout à votre honneur et c’est comme tout un chacun ! Qui pourrait vous en faire grief ? Il n’est pas de démocratie sans ordre, nous en sommes presque tous d’accord !

Mais qu’en est-il de votre amour de la démocratie et de la république ? À lire vos propos, sans vouloir dramatiser les choses, je m’interroge sur la survie à court terme du  terme même, d’« opposant ». En France — cet ex-pays de #JeSuisCharlie. Si toutes « vos envies » étaient mises en œuvre par une représentation nationale devenue, n’en déplaise — comme cela semble être le cas à ce jour — un simple bureau d’enregistrement, il est notable que ceux et celles qui s’aventurent à voter contre le gouvernement s’exposent à une exclusion du parti LREM.

Aussi, à vous lire, je me demande si, sans un salutaire sursaut de votre part, et la pleine réussite de votre conversion annoncée, de votre scarification proclamée si le terme dissident ne sera pas désormais, à court ou moyen terme, plus approprié en France que celui d’opposant.

Dans un régime démocratique, ne pas penser comme le pouvoir en place ne relève pas de la fake news pas plus que cela ne relève d’un crime, à moins de s’abaisser à  une forme de « Trump attitude » grotesque qui nomme fake news tous les faits qui le mettent en défaut.

Lutter contre ces fake news — infox dans notre langue — que vous semblez décidé à combattre ne peut se faire si un pouvoir s’arroge le droit d’imposer les siennes ! Elles ne peuvent être combattues qu’en respectant le droit inaliénable à la pluralité de l’information, afin que chacun soit en mesure de pouvoir se faire sa propre opinion.

Un bien public est un bien « non rival » et « non excluable » !

Pour ce qui est de la notion de bien public, que vous évoquez, il m’apparaît utile — puisque vous utilisez ce mot en l’associant à la notion d’information – de rappeler à tous et toutes ce qu’il en est. Il s’agit ici de m’assurer que nous parlons bien de la même chose. Un bien public est un bien qui a la double caractéristique d’être « non rival » et « non excluable » :  

Un bien public est un bien non rival, c’est-à-dire dont la consommation par un agent ne diminue pas la quantité disponible pour les autres agents. « Par exemple, la télévision hertzienne, qui peut être captée et regardée par des millions d’agents au même moment est un bien non-rival. » Un bien public est un bien également est non-excluable, « il est alors difficile ou coûteux d’exclure des agents de la consommation de ce bien »…. censurer Internet, trier l’information au service du pouvoir, (le reste étant infox) va coûter à l’État et au contribuable, cible d’un véritable brainwashing, un argent considérable.

Dépenses qui seront, qui plus est, inefficientes et contre-intuitives. Il est alors aisé de comprendre que ce bien public doit permettre au citoyen d’accéder à une pluralité informationnelle on et off line non pas à une information descendante du pouvoir, labélisée véridique parce qu’émanant de ce dernier  ! Étrange label de vérité que celui attribué par le pouvoir en place dans une démocratie !

L’État, monsieur le Président de la République, ne peut ainsi d’aucune façon être le fournisseur exclusif et impartial de cette information. Si le pouvoir se fait le financeur — et qui plus est, financeur de médias de masse privés — inutile d’être grand clerc pour comprendre qu’il en sera alors à court terme le financeur et le fournisseur exclusif d’information labellisée !

Il n’y a pas de phrases « anodines » dès lors qu’elles sont extrêmement perturbantes et viennent du sommet d’un État. Si votre déclaration l’est, c’est que la lutte contre les fake news et la loi douteuse qui a été votée par votre majorité,  apparaît de plus en plus comme l’arbre qui cache la forêt d’autres intentionnalités ! Des intentionnalités qui pourraient rapidement s’avérer bien moins honorables !

Aussi et afin qu’il n’ y ait pas d’ambiguïté, comme celles qui ont dû être levées par votre secrétaire d’État pour ce qui était de votre prise de position sur la fin de l’anonymat, il conviendrait de lever toute ambiguïté sur ce qui pourrait être compris comme l’« ambition » d’une mise sous tutelle par le pouvoir de l’information. Les projets de loi suivent souvent des propos jugés « anodins ». Et les outils qui finissent par prendre corps placés entre de mauvaises mains — aujourd’hui comme demain — sont annonciateurs de lendemains et de libertés qui déchantent…

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  • Macron a la même attitude que Napoléon sur la liberté. Ce n’est qu’un début, il pourrait devenir un Robespierre.

  • ce ne sont pas de  » petites phrases en l’air  » ; macron pose des jalons , histoire de voir les réactions , mais il doit y penser furieusement en se rasant ; n’oubliez pas cette autre  » petite phrase  » : je fais ce que je dis et je dis ce que je fais ….. »

  • Petite piqûre de rappel : en URSS, il y avait deux grands quotidiens d’information financées par l’Etat : la Pravda ( la vérité ) et les Izvestia ( les nouvelles ). Comme les camarades le disaient à l’époque, « il n’y a pas d’izvestia dans la prvada, ni de pravda dans les inzvestia ». Est-ce ce qui nous attend ?

    • @Lucx : Ce n’est pas ce qui nous attend. Car on y est déjà. La meilleure preuve en étant les conditions de l’élection de Micron.

  • Macron aime l’information tant qu’elle le sert, cela s’appelle de la propagande. La maîtrise de la communication est de mise quand on organise des systèmes opaques à la Benalla,
    Incidemment, c’est pourquoi il a sorti les journalistes de leur bureau à l’Élysée : ils ne diront que ce que l’on leur dira, pas ce qu’ils verront…

  • « L’État doit financer l’information » : les producteurs des chaînes publiques vivent grassement, car elles sont financées non seulement par la redevance, mais aussi par la publicité : elles ne risquent pas de désobéir au pouvoir qui en nomme les têtes, et c’est une entrave à la concurrence des chaînes privées. Supprimez la redevance qui n’est qu’une taxe dissimulée !

    • Tant que les chaînes publiques diffusent la « culture » et « l’art », elles ne sont qu’une annexe du (couteux) ministère de la culture.

      Quand elle diffusent la « bien pesance », c’est une atteinte à la démocratie.

      Quand le directrice dit qu’il y a trop d’homme blancs de plus de cinquante ans (qui en plus font de l’audience), elle font la promotion du ridicule.

      Supprimons la redevance !

  • Pourquoi ne pas aller au bout de la logique socialiste?

    information mais aussi alimentation logement etc…
    La premier chose à crier est que l’écrasante majorité sinon l’ensemble des personnes qui disent agir dans l’intérêt général se fout de notre gueule.

    melenchon disait à propos de chavez  » comment peut on oser critiquer une personne qui a mis en place un politique volontariste de réduction de la pauvreté! »
    parce que se politique ne réduisait pas la pauvreté pardi!!!
    nous accumulons les politiques de bonne intention contre productives , gageons donc que la politique pour une information neutre aboutira à une information extrêmement partisane..
    politique de lutte contre le chomage, politique de lutte contre le mal logement loi alimentation…

    comment pouvez vous critiquer une personne qui a mis en place un plan de lutte contre le bip ?
    parce que ainsi formulé et et le bip n’étant pas vaincu, ou bien c’est un idiot mégalomane ou bien c’est un manipulateur arriviste.

    • et une question lancinante, pourquoi vouloir que le peuple soit bien informé??????
      la seule raison semble être de ne pas revivre les heures les plus sombres de notre histoire…mais est ce que ce ne devrait pas être le rôle de la constitution?

      MaIs une remarque…beaucoup de scientifiques s’insurgent contre le retour de l’obscurantisme… il me semble que ces gens pourtant bien éduqués et logiques ne se rendent pas compte que le financement public de la recherche scientifique les met par nature à la merci de la déraison.

      beaucoup de scientifiques et d’ingénieurs ne vont pas aimer..comment oser remettre en cause le financement public de la recherche et son interet pour le pays … Je le fais. La science a un seul vrai interet..chercher la vérité…
      Il arrive que ce soit absolument sans intérêt pour une énorme partie du peuple..

      la recherche devrait être financée via des fondations reposant sur le volontariat..tout autre position est constructiviste me semble t il..

      les scientifiques sont des gens de bonne intention? RCA….

      • Les scientifiques prisonniers de la recherche publique, sont déjà aux prises avec l’obscurantisme, sous la forme d’une politisation rampante avec lavage de cerveau aux « théories du genre » et autres immondices déconstructivistes. Par ailleurs la fragmentation du savoir les rend aussi vulnérables que les autres.

        • « L’expertise produite par la recherche scientifique, en particulier quand elle est sollicitée et financée par les pouvoir publics, est utilisée à des fins de légitimation des choix politiques arbitrés par ces derniers » Anne- Emmanuelle BOURGAUX

      • Je pense qu’actuellement, les voies de la science et du savoir étant impénétrables pour nos dirigeants (et oui, c’est parfois utile d’avoir des idiots!), il leur est difficile de diriger la recherche (même s’ils peuvent en avoir l’impression).
        Le financement de la recherche par des fondations est une voie. C’est ainsi que cela l’a été pendant des siècles. Ce n’est que récemment (fin du 19ième) qu’on s’est rendu compte que le financement direct permettait d’accélérer les choses. Pour moi le problème est que les retombées de la sciences sont diffuses, incertaines et lointaines, mais très importantes. Donc très difficiles à évaluer.

  • Tout ça est vrai mais un détail cloche ,Macron n’est qu’une marionnette, donc l’état ne fait que suivre les ordres des groupes de pression..qui sans aucun doute possedent quelques journaux quelques télés quelques…en fait tout ce qui compte en France pour faire son bizness…ces cadeaux a la presse remontent au temps où la CGT faisait la pluie et le beau temps..rien avoir avec un pot de vin pour acheter du journaliste ,on achetait la paix sociale..maintenant on achète du secret des affaires, bien plus grave car ces affaires se font contre le peuple avec l’argent du peuple !

    • Financer l’information, et donc la contrôler, avec l’argent public en osant proclamer que c’est pour la rendre plus conforme à la vérité (laquelle?), ça s’appelle une dictature.
      Je suis outragé de voir que personne ne semble crier au scandale plus que ça dans notre beau pays.
      Si ça passe, soit je quitte le pays, soit je rentre dans une forme de résistance active contre l’état fasciste.

      • il me semble que le journaliste du Point qui a remonté l’information (voir l’article de ce même site publié hier sur le sujet) s’insurgeait aussi largement contre ce qui est en bourgeon dans cette petite phrase.
        J’ose espérer qu’il existe quelques journalistes dans ce pays qui, bien que profitant de leur statut fiscal particulier, ont quand-même un peu de recul par rapport aux intentions du pouvoir…

    • Macron est la marionnette de l’oligarchie mondialiste. Bien plus, il fait partie de ces cercles qui pensent qu’un gouvernement mondial par une élite est la solution à tous les problèmes.
      Sociétés de pensée et réseaux divers qui se sont développés tout au long du siècle dernier témoignent de cette utopie planificatrice qui avance en prétendant faire le bien des peuples et qui a contaminé tous les milieux politiques en Occident. Ce qu’on a fini par appeler « pensée unique » est en fait la Pravda occidentale, mise à mal aujourd’hui par internet…

      • Dans ce pays, la plus grande partie des médias est donc détenue par cinq empires financiers : Bouygues, Dassault, Lagardère, Bertelsmann (groupe RTL, M6), Vivendi-Universal (canal+, SFR).
        Ajoutons encore Bernard Arnault l’homme le plus riche de France, qui fut témoin de mariage de l’ancien chef de l’état et qui possède Les échos. Vincent Bolloré, proche de l’ancien chef de l’état au point de lui prêter son yacht pour les vacances, possède la chaîne de télévision Direct8, les journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus, en plus du groupe publicitaire Havas contenant RSCG de Jacques Séguéla.

        • Et alors? L’essentiel est que des groupes de médias soient en vraie concurrence les uns avec les autres. Ce qui serait le cas si l’Etat n’avait aucun pouvoir pour intervenir dans le domaines des médias.
          En France , l’Etat a tous les pouvoirs pour intervenir dans le monde des médias (réglementations, subventions, licences de diffusion et autorisations, taxes et impôts « ciblés » divers et variés…) et il ne se prive pas de la faire! Les propriétaires des groupes de médias ont donc plus intérêt à essayer de circonvenir ceux qui gouvernent qu’à dépenser de l’argent et de l’énergie à produire un contenu attractif pour attirer une clientèle plus importante. Un exemple de plus du capitalisme de connivence…

  • Un poste de ministre de l’information est prévu dans un prochain remaniement ministériel.
    Prière d’adresser votre candidature à Brigitte.

  • Emmanuel Macron signe là une des phrases les plus significatives de son idéologie politique et sociale: le bien public n’est pas celui de la société, mais appartient à l’Etat. C’est bien ce qui distingue un socialiste d’un (vrai) libéral: soit la société procède de l’Etat, soit elle procède des citoyens dans le cadre du droit que l’Etat a pour mission de faire respecter.
    A entendre cela, tous les journalistes devraient enfiler un gilet jaune!

  • Outre les très bons arguments sur la dérive totalitaire, on pourra relever que Macaron envisage un desserrement supplémentaire des sprinklers à pognon, probablement sorti du c.. d’une licorne.

  • En Marche … vers la dictature ❗

    CPEF 🙁

    •  » C’est l’un des droits absolus de l’Etat de présider à la constitution de l’opinion publique.  »
      Joseph Goebbels

  • Le rôle de l’Etat est d’assurer la sécurité et de garantir les droits naturels des citoyens. Il n’a pas à subventionner les médias, les syndicats, la « transition énergétique », et que sais-je encore. Ni à s’octroyer le quasi monopole de l’assurance santé, et de l’éducation.

  • Surtout pas, j’estime quant à moi qu’aucunes subventionne doit être accorder à la presse, comme c’est le cas aujourd’hui. JML

  • « que le pouvoir non seulement finance des media neutres »

    Nous avons les moyens de vous rendre neutres ! C’est ce que Mme Belloubet s’efforce de faire comprendre à M. Plenel.

  • On comprend pourquoi dans le pacte de Marrakech, signé en catimini, il figure une « modulation » des aides à la presse selon que celle-ci encourage, ou non, l’immigration, en faisant, ou non, l’éloge de celle-ci…

    • Je croyais à une Fake News, mais apparemment …

      Bien que en théorie non contraignant (dans un premier temps), l’accord engage à faire du bourrage de crâne en faveur des migrants.

      Quand Macron vient donc nous parler de la liberté de la presse après avoir signé ça, on peut avoir de gros doutes …

      • Macron est vraiment le roi de la manipulation !

      • « Copié-collé du texte officiel téléchargé su le site de l’ONU :
        Objectif 17 : Éliminer toutes les formes de discrimination et encourager un débat public fondé sur l’analyse des faits afin de faire évoluer la manière
        dont les migrations sont perçues
        33. Nous nous engageons à éliminer toutes les formes de discrimination et à condamner et combattre les expressions, les manifestations et les actes de racisme, de discrimination raciale, de violence et de xénophobie visant tous les migrants et l’intolérance qui y est associée, conformément au droit international des droits de l’homme. Nous nous engageons également à encourager un débat public ouvert, fondé sur l’analyse des faits et associant l’ensemble de la société, le but étant que la question des migrants et des migrations soit abordée de façon plus réaliste, humaine et constructive. Nous nous engageons enfin à protéger la liberté d’expression dans le respect du droit international, conscients qu’un débat ouvert et libre contribue à une compréhension globale des migrations sous tous leurs aspects.
        Afin de tenir cet engagement, nous entendons :
        a) Adopter, appliquer et maintenir en vigueur des textes de loi qui répriment les infractions inspirées par la haine visant les migrants, simples ou aggravées, et former les fonctionnaires chargés de faire respecter la loi et d’autres agents publics pour qu’ils puissent constater, prévenir et combattre ce type d’infractions et les autres actes de violence visant les migrants et à fournir aux victimes une aide médicale, juridique et psychosociale ;
        b) Permettre aux migrants et aux communautés de dénoncer tout acte d’incitation à la violence contre les migrants en les informant des voies de recours existantes, et amener quiconque participant à la commission d’une infraction inspirée par la haine contre des migrants à répondre de ses actes, dans le respect du droit interne et du droit international des droits de l’homme, en particulier de la liberté d’expression ;
        c) Promouvoir une information indépendante, objective et de qualité, y compris sur Internet, notamment en sensibilisant les professionnels des médias aux questions de migration et à la terminologie afférente, en instituant des normes déontologiques pour le journalisme et la publicité et en cessant d’allouer des fonds publics ou d’apporter un soutien matériel aux médias qui propagent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et les autres formes de discrimination envers les migrants, dans le plein respect de la liberté de la presse ;
        d) Nous doter de mécanismes permettant de prévenir, de constater et d’éliminer les pratiques de profilage racial, ethnique et religieux des migrants de la part des autorités, ainsi que les actes systématiques d’intolérance, de xénophobie, de racisme et de toutes les autres formes multiples et croisées de discrimination, en collaboration avec les institutions nationales des droits de l’homme, notamment en suivant, analysant et faisant connaître les tendances, et en donnant à quiconque des voies de recours ;
        e) Ménager aux migrants, en particulier aux migrantes, des voies de recours aux niveaux national et régional, le but étant d’asseoir le principe de responsabilité et d’amener les autorités à répondre des faits et actes de discrimination commis contre les migrants et leurs familles ;
        f) Favoriser les campagnes de sensibilisation à l’intention des communautés d’origine, de transit et de destination, le but étant d’amener le public à considérer les effets positifs qu’ont des migrations sûres, ordonnées et régulières, sur la base d’éléments tangibles et de faits, et de mettre un terme au racisme, à la xénophobie et à la stigmatisation à l’égard de tous les migrants ;
        g) Inviter les migrants, les responsables politiques, religieux et locaux, ainsi que le personnel enseignant et les prestataires de service, à constater et prévenir les actes d’intolérance, de racisme, de xénophobie et de toute autre forme de discrimination contre les migrants et les diasporas, et appuyer les activités menées à l’échelon local pour promouvoir le respect mutuel, notamment lors des campagnes électorales.

        Vous noterez « dans le cadre de la liberté de la presse » :
        …en cessant d’allouer des fonds publics ou d’apporter un soutien matériel aux médias qui propagent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et les autres formes de discrimination envers les migrants, dans le plein respect de la liberté de la presse ;

        Certes il y a écrit « systématiquement »…

        Quand on sait que la presse Française reçoit de manière directe ou indirecte 1,8 milliards d’euros…il y a de quoi la museler !

        • Bel exemple de bien-pensance et de constructivisme…
          Ils essayent de museler directement l’expression d’idées différentes, dernière étape avant d’attaquer la liberté de penser différemment.

  • c ‘est pourtant évident soit les journaux appartiennent à des milliardaires qui souhaitent diffuser leurs interêts à moindre cout ,soit il reste des symbolique l’on maintient à la seule raison qu’on les musèle quand on veut…toute actualité serait purement hypothétique

  • les choses se révèlent : on revient au temps de l’ORTF !

    • Avec la nuance qu’à l’époque de l’ORTF, la Presse écrite était abondante, tant en nombre de titres qu’en nombre d’exemplaires diffusés, et très majoritairement d’opposition. La mainmise de l’Exécutif sur l’audio-visuel public n’était, somme toute, qu’un rééquilibrage.
      Il n’en est plus de même aujourd’hui.

  • J’ai, moi aussi, été profondément choquée par cette phrase de M. Macron qui, me semble-t-il a glissé sur l’intelligence d’un grand nombre de media. Comment peut-on trouver cela acceptable? Je suis effarée qu’elle soit passée pratiquement sous silence. Heureusement, Contrepoints est là.

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