L’affligeant Grand débat étatico-culturel à l’École des Beaux-Arts

Le Grand débat sur la culture occulte complètement le sujet principal : l’art subventionné, qui détruit la visibilité des véritables créateurs.

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Maurizio Cattelan, 2009. Canvas, wood and plastic.

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L’affligeant Grand débat étatico-culturel à l’École des Beaux-Arts

Publié le 11 mars 2019
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Par Aude de Kerros.

Le Grand débat a eu lieu ce 6 mars 2019 sous la Grande Verrière de l’École des Beaux-Arts, dans son monumental décor polychrome de style « éclectique ». Ce lieu a connu de célèbres précédents : s’y donnèrent, en des temps plus anciens,  les Assemblées Générales de Mai 68 et la confrontation houleuse de 1997. Vingt ans après, notre Révolution perpétuelle et institutionnelle des Arts a pris d’autres formes.

Sur le seuil du Palais des Études, l’Inspecteur en chef de la création, Jean de Loisy, nouveau directeur de l’École des Beaux-Arts, congratule les personnalités de la rue de Valois, massivement venues en voisins. Le débat, quoique commandé par le ministère de la Culture, est organisé ce soir par Beaux-Arts Magazine et la Fondation du patrimoine.

À la tribune on aperçoit Marie-Hélène Arbus, critique d’art et Directrice Générale de la revue Beaux-Arts, partenaire du ministère, Guillaume Poitrinal directeur de la Fondation du patrimoine. On repère aussi deux personnalités respectées, le libre et courageux défenseur du patrimoine Didier Rykner, le savant directeur de l’Observatoire des Politiques Culturelles, Jean-Pierre Saez. Fabrice Bousteau, Directeur de la rédaction de Beaux-Arts Magazine, chapeau sur la tête, à charge d’animer le débat.

En rang d’oignons : les subventionnés de la culture

Les inspecteurs de la création, leurs amis, obligés et subventionnés, prennent place cérémonieusement aux premiers rangs. Derrière, une foule remplit la salle, des inconnus, pour les officiels… venus les observer en curieux. Trois sujets exclusivement sont prévus : la culture pour tous, la protection du patrimoine, la direction de la création par le ministère.

Les discours coulent de la tribune, lisses et fluides sur les deux premiers sujets éminemment consensuels. Qui n’est pas pour la culture pour tous et pour le patrimoine ? Vite on s’assoupit. Mais la gêne s’installe chez ceux qui résistent au sommeil ! Vite, on ressent que les mots ne veulent pas dire la même chose pour les institutionnels des premiers rangs et pour les inconnus qui les entourent.

Le hold-up sémantique qui a assuré les pleins pouvoirs aux institutions apparaît avec évidence. Le terme Art contemporain ne désigne que l’Art officiel conceptuel. Quand le mot diversité surgit dans les déclarations, celle-ci ne peut être que sexuelle, communautaire et multiculturelle, jamais de l’ordre de l’expression artistique.  

Une seule définition de la culture : celle du ministère

Les responsables du système ne sont pas à la tribune… alors qui interpeller ? Que dire avec des mots à double sens ?

Rien ne se passe décidément comme en 1997. Le Monde et le ministère de la Culture avaient alors décidé de convier à un grand débat aux Beaux-Arts. L’initiative devait clore, une fois pour toutes, six mois d’insurrection intellectuelle et artistique survenue dans toute la presse, causée par un article de Jean Baudrillard publié dans Libé, titré « L’Art contemporain est-il nul ? ». Oh, scandale ! Comment une telle opinion avait-t-elle pu paraître ? Que faisait la milice de la pensée ?

En 2019, le Journal Le Monde ne parraine pas l’évènement. Le débat de 1997 a laissé un goût amer, car l’histoire des idées en garde un souvenir peu honorable. Tout avait tourné au procès stalinien des intellectuels dissidents Jean Clair et Jean Philippe Domecq. Publiquement interrogés, ils ont été jugés fascistes ! La salle a ri, couvert de quolibets et hué les apparatchiks de l’estrade, qui ne s’en sont pas encore remis. Le Monde a cependant couvert le nouveau débat du 6 mars 2019 et commis un article titré avec justesse : Aux Beaux-Arts, le grand débat manque de sel. En effet, cette fois-ci, les injures du genre nazi n’ont pas résonné dans la salle, ni même le mot  populiste qui l’a remplacé. La consigne : « Pas de vagues ! » a été observée.

L’État promeut l’art dont personne ne veut

L’animateur chapeauté et la directrice de Beaux-Arts magazine s’employèrent avec modération à la déploration de cette France périphérique, qui se tient si loin des infrastructures créées par l’État pour mettre l’Art contemporain à la portée du peuple… la France n’est-elle est pas le pays en Europe où il y a le plus de centres d’AC1, de théâtres subventionnés par l’État, au km2 par habitant… et ils sont vides. Aux premiers rangs, on acquiesce et déplore que l’État n’investisse pas davantage d’argent pour multiplier les médiateurs afin d’expliquer aux péquenauds des ronds-points le génie de l’AC. Il faut combattre l’inculture jusque dans les campagnes !

Pourtant, un examen attentif de nombre d’interventions non programmées de la salle laisse apparaître une revendication simple : nous avons soif d’art et de culture, mais nous voudrions être les acteurs libres et entreprenants de cette vie des arts et non les consommateurs au bout d’une chaîne de production dirigée par l’État et consacrée, non par le public mais par les médias.  

Ils sont parfois venus de loin pour exposer leurs actions locales et libres faites avec les moyens du bord, sans visibilité ni financements. Les initiatives ont du succès, suscitent l’adhésion quoique non estampillées du fameux logo du ministère qui entraîne à sa suite les logos des mécènes privés. C’est par exemple le bistro qui devient la salle de concert, de lecture, d’exposition, de débat de proximité, ici défendu par le cafetier de C’est déjà ça2, venu de loin pour en parler. C’est un Café culturel associatif qui a fait des émules dans toute la France. D’autres intervenants évoquent des initiatives privées pour l’initiation musicale, théâtrale, artistique, etc. La concurrence des lieux subventionnés gratuits rend leur survie économique presque impossible. L’Art Contemporain défendu exclusivement par le ministère pompe tout l’argent public, l’argent des mécènes et la visibilité médiatique. Il n’y a aucune agressivité chez les intervenants. La question n’est même pas formulée, bien que présente : pourquoi l’art qui donne du sens à la vie n’a pas de visibilité ? Pourquoi seule la grande déconstruction de l’art et de la culture, mission de l’AC, est seule visible et subventionnée ?

Fabrice Bousteau qui donne et reprend la parole, félicite et congratule chaque intervenant et lui demande d’inscrire ses naïves idées populistes sur la plateforme prévue à cet effet par le ministère : granddebatculture.fr.

Ainsi quand l’enseignement de l’Histoire de l’Art à l’école est évoqué à la tribune par Marie-Hélène Arbus, la question est : pourquoi depuis si longtemps tout le monde est d’accord sur l’enseignement de l’Histoire de l’art à l’École mais cela n’aboutit pas vraiment ?

On remarque un grand silence derrière, dans la salle. Mais aux premiers rangs, on déplore, on discute… l’ex ministre Jacques Aillagon conclut qu’il faut tout simplement davantage d’argent ! En réalité, la force d’inertie vient de ce que personne ne veut de l’enseignement tel qu’il est conçu par les ministères concernés où il s’agit d’initier les scolaires à une réception conceptuelle, critique et dé-constructive de cet art traditionnel considéré comme trop élitiste. Il ne peut être question de l’enseigner sans l’accompagner de l’initiation à la pratique déconstructiviste de ‘ »l’Art contemporain », menée par des artistes agrées par le Ministère de la Culture. Le but étant d’éviter l’enseignement de cette connaissance par des historiens d’art. 

Un Grand débat confisqué

Décidément les fonctionnaires participants actifs de la salle ne comprennent pas qu’une culture, un art, cela ne s’impose pas de force. Deux grands échecs en ce siècle, en URSS, en Chine, le confirment : la terreur a été impuissante. L’argent risque de l’être aussi. Adhérer à une expression artistique est chose simple : si le créateur éveille l’attention, la sensibilité, l’affinité d’âme, le public se l’approprie. L’histoire de l’art ne semble pas confirmer les analyses de Karl Marx ou du sociologue Pierre Bourdieu. Nous venons de connaître quarante-deux ans de dirigisme d’État dans ce domaine, le public ne suit toujours pas. Autre est son désir !

La ligne de fracture est ce soir-là palpable dans la salle. Les institutionnels ont d’autres soucis, ils ont quitté la réalité, croient qu’elle est comme ils la déclarent. Pourtant ils ne sont plus la référence, le haut marché les tient.

Peu à peu le public las, quitta la salle… vint alors le bon moment pour aborder le sujet dangereux, gardé pour la fin : l’art dirigé par le ministère.

Un artiste et professeur à l’École des Beaux-Arts signale la cause du non-débat auquel on assiste. La vision de ceux qui dirigent l’Art comprend beaucoup d’angles morts… l’art moderne-classique, les artistes singuliers, les artistes amateurs. Ils nient cette diversité-là.  

Quelques artistes posent des questions :

  • Pourquoi les artistes français sont-ils absents de toute visibilité internationale ?
  • Pourquoi seulement 10 % des artistes français vivent décemment et 90 % dans la précarité (question du président de la Maison des Artistes, F. de Verdière ) ?
  • Pourquoi l’Art doit-il être dirigé par des Inspecteurs de la Création ? 
  • Pourquoi l’Art non agréé par le ministère est-il invisible ?

Pas d’interlocuteurs responsables à la tribune pour répondre et silence de mort dans les premiers rangs ! Le ministre est assis dans la salle, venu en coup de vent, pour un quart d’heure. Aillagon ex-ministre, homme de main de François Pinault, fait un commentaire : « l’appellation Inspecteurs de la Création est malheureuse ! Il faut corriger cette maladresse sémantique »… on pense à Orwell !

Après ce bon mot historique, l’élite culturelle et ses inspecteurs s’acheminèrent vers la sortie en se congratulant.

Peut-il y avoir débat sans connaissance de l’adversaire ? La foule silencieuse de ce soir-là n’était anonyme que pour les fonctionnaires et inspecteurs de la création. S’y trouvait nombre de plumes citées dans l’imposante bibliographie de Laurent Danchin que l’on peut consulter sur Internet. Elle rassemble tous les livres et écrits sur l’Art depuis 40 ans et constituant souterrainement le débat réel, non admis par l’administration et les médias.

Malgré tout, en quittant les lieux, il m’a semblé que l’on avait aperçu concrètement, lors des interventions du public, ce que Jean-Pierre Saez avait signalé lors de son introduction documentée au débat : ses multiples études pour l’Observatoire des Politiques Culturelles, sur le terrain constatent qu’il y a un désir, une soif du public, des artistes, des entrepreneurs d’art, d’être eux-mêmes les initiateurs et les acteurs de la vie artistique et culturelle en France. Ils ne veulent pas d’une culture administrée, imposée. Quoi de plus normal ?

  1. Acronyme d’Art contemporain, qui a l’avantage de souligner le fait qu’il ne reflète pas tout l’Art d’aujourd’hui mais uniquement le courant  conceptuel.
  2. Cestdejaca.fr : site du réseau associatif de cafés culturels culturels associatifs
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  • Sur le droit du public de choisir ce qu’il aime, on peut rappeler les « trompettes de la renommée » de Brassens, parlant de ses chansons :
    Si le public en veut, je les sors dare-dare,
    S’il n’en veut pas, je les remets dans ma guitare.
    Refusant d’acquitter la rançon de la gloir’,
    Sur mon brin de laurier, je m’endors comme un loir.

    • Oui, du temps de Brassens, le ministère de la culture ne s’interposait pas de force entre l’artiste et son public. Mon amie peintre britannique finance ses séjours en résidences boréales d’artistes en vendant des petits tableaux à pas cher. En France, j’imagine qu’on n’en aurait pas idée, et qu’il faudrait monter des dossiers pleins de Cerfas pour obtenir le fric du Ministère…

      • A Cuba, les musiciens sont des fonctionnaires. Mais eux, ils n’ont pas pensé à faire du Son ou de la Salsa déconstructiviste.

  • « le libre et courageux défenseur du patrimoine Denis Rychner ». On aura tous compris qu’il ne pouvait s’agir que de Didier Rykner dans ce cas …

  • On a assisté depuis des décennies à une « soviétisation » de l’Art
    – des masses considérables d’argent public
    – une administration pléthorique
    – une vision révolutionnaire qui gomme le passé
    – la connivence avec de très grandes entreprises
    – la conception de l’Art comme soft power pour convertir « les masses » à une vision de la société.
    Mais ce n’est qu’un élément de la vision socialiste de la France… Cet élément sautera avec les autres si nous retrouvons – un jour – le goût de la liberté. En attendant, soutenons les « résistants »!

    • je note la connivence avec de très grandes entreprises dans votre vision socialiste.. Vous faites des réflexions conceptuelles :-).
      L’Art payés/commandés par des entreprises privées est pourtant libéral non ?

      • Je reprends l’idée, qui me semble juste, de Philippe Fabry dans son livre « Rome, du libéralisme au socialisme », où il développe le « socialisme par le bas » (la redistribution étatique au détriment de la classe moyenne) et le « socialisme par le haut » (la connivence Etat-grands acteurs économiques, en général au détriment des entrepreneurs).

        • Pour une fois, je dois vous remercier. Je ne connaissais pas cette expression, j’aurais simplement parlé de paternalisme mais je n’aurais pas été assez précis. En recherchant des choses là-dessus, j’ai pu lire que : « Fabry décrit un mécanisme qu’il soupçonne universel : libéralisme, plus grand dynamisme, conquêtes, butin à partager, capitalisme de connivence, socialisme, chute. ». Ce qui ravira plein de vos camarades ici présent.

          Et j’ai également trouvé que le socialisme par le haut était antérieur à Fabry : https://www.marxists.org/francais/draper/1966/deuxames/deuxames.pdf

          Ce texte de 1966 (notamment à partir de la page 19) est instructif. Mais… le souci, comme avec beaucoup d’autres auteurs orientés/engagés politiquement, c’est que tout est analysé à travers un unique prisme, et que forcément tout est, dans ce cas, socialiste ou socialo-centré. Comme si on décrivait toutes les couleurs du spectre selon la valeur-étalon de la longueur d’onde du rouge magenta.

      • Oui, sauf dans le cas où c’est du capitalisme de connivence. Du mécénat privé sans les copains de l’Etat c’est très bien.

  • Un quart d’heure du précieux temps du ministre de la culture pour s’assurer que l’on déconstructive bien avec l’argent des autres …

    CPEF

  • Juste une petite correction à faire dans l’article : je ne suis pas « cafetier », je suis coordinateur socioculturel. Le reste est exact 🙂

    http://www.cestdejaca.fr

  • Pour une fois, je suis d’accord avec un article de Contrepoints, c’est rare. Et c’est affligeant en effet.. J’ai repensé à un article lu dans le journal (mainstream-communiste) Marianne : et j’y retrouvais un peu la même chose. Spécialement sur Jeff Koons…
    Et pourtant… j’ai un Picasso, un Dali, du Moderne, du Contemporain chez moi. Mais.. trop is te veel ! Non toutes les sculptures de rond-point ou de place de village ne doivent pas déstructurer la spatialité de l’ontologie masculine en faisant une mise en abyme… la Beauté de l’Art ne se retrouve pas systématiquement dans les crachats de touts les artistes envers les conventions et le classicisme.
    https://www.marianne.net/culture/art-contemporain-le-grand-foutage-de-gueule

  • Merci Aude.
    Vos constats sont exacts et courageux, car ils ne peuvent conduire, comme vous le relevez vous-même, qu’à une ostracisation de la part de ceux qui ont capté l’art au profit de leur idéologie politique.

    Malheureusement, le processus que vous décrivez touche presque tous les aspects de la société française.

    Pour notre plus grand malheur. Pour le malheur de notre civilisation qui fut pourtant unique.

    L’empire du Bien, l’idéologie socialisante, a investi tous les pouvoirs, absolument tous (media, EN, universitéq, culture, arts, syndicats, associations…) pour servir ses fantasmes, sa présomption fatale.
    Il en résulte la France qui est la nôtre aujourd’hui. Une France dans laquelle, quelle que soit la pierre que l’on soulève, sont systématiquement révélés les désastres résultants de cette idéologie délétère et létale.

  • Triste constat, affligeant même. Quel appauvrissement culturel et intellectuel!
    Merci pour l’article

  • Pour ce qui est des arts-plastiques, le point de vue présenté ici est intéressant.
    Mais, concernant le spectacle vivant, théâtre, danse et, partiellement, musique, il me semble difficile de se passer complètement de l’argent public. Comment peut-on écrire que les théâtres subventionnés sont vides? Je suis client de la Scène Nationale d’Annecy, 90 spectacles par an, 7000 abonnés, taux de remplissage moyen 80% et souvent c’est complet, eh bien, tout libéral que je sois, il me semble relever de l’évidence qu’aucun investisseur privé ne pourrait assumer une telle diversité. Inévitablement la nécessité du profit aboutirait à un appauvrissement considérable.
    Croire que le marché ou le privé, c’est la réponse universelle, c’est faire preuve du même dogmatisme que celui d’en face, du tout État. Le culturel reste un secteur spécifique qui demande des réponses souples et diverses.

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