Karl Marx, le faux prophète du capitalisme

Le capitalisme n’existe pas et n’a jamais existé. Ce n’est qu’un mythe dans la longue liste des légendes inventées par Marx, dont on célèbre l’anniversaire ce mois-ci.

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Karl Marx, le faux prophète du capitalisme

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 mai 2018
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Par Olivier Maurice.

Karl Marx est né il y a 200 ans, le 5 mai 1818. À 49 ans, le 14 septembre 1867, il  donne naissance au capitalisme. Avant, on parlait d’économie, de commerce, de monnaie de transformation et d’exploitation des ressources. On parlait aussi de politique, mais c’était autre chose.

Le 14 septembre 1867 paraît Das Kapital et l’économie devient politique, la politique devient économique.

Le terme capitalisme existait, mais dans un tout autre sens. Ce sont Marx puis Engels qui donnèrent corps à ce mot en parlant de « système de production capitaliste », système que Marx décrivit en détail dans ce qu’il considérait comme l’œuvre de sa vie : la vision dialectique et matérialiste du monde et de son avenir.

Comme quasiment tous les athées de cette époque, Marx se prenait pour un prophète qui pensait réinventer le monde par la raison pure, nettoyée de tout précepte moral ou religieux.

Das Kapital se veut scientifique, expurgé du fétichisme qui selon Marx permet à la classe bourgeoise de maintenir son emprise sur le Peuple. En fait, le modèle économique décrit par Marx et qui a grandement influencé le XX° siècle est tout aussi symbolique que les travers qu’il dénonce. Il est entièrement fondé sur des dogmes qu’il est facile de confondre avec des vérités scientifiques, car ils font parfaitement écho avec les mythes occidentaux provenant de la tradition judéo-chrétienne.

Afin de couper court aux critiques et de revendiquer l’entière paternité de son modèle, Marx et ses successeurs n’ont eu de cesse de brandir, en parfaits inquisiteurs, la pureté de leur athéisme et le rationalisme, afin de discréditer par tous les moyens la religion et surtout la morale qu’ils ne cessent de manier.

Le mythe du capital et de la valeur marchande

La notion de capital se réfère à la propriété d’une chose permettant de produire de la marchandise et qui est donc une source de richesse. Typiquement, un champ ou un atelier est un capital, car il permet de produire quelque chose qui a une valeur marchande. Pour Marx, toute marchandise, tout produit du capital, a intrinsèquement une valeur parce qu’il est le fruit du travail et qu’il a une utilité.

Le petit souci vient du « intrinsèquement » : rien n’a de valeur intrinsèque. Déplacez votre champ ou votre atelier sur une île déserte au milieu du Pacifique et la valeur produite disparaît : votre capital ne produira jamais aucune valeur marchande, quel que soit le travail fourni et l’utilité que sa production puisse avoir.

En fait, la valeur marchande n’existe pas : la valeur est le fruit d’un dialogue qui s’opère lors d’un échange et qui permet aux deux parties de se mettre d’accord. Les seules valeurs qui existent « intrinsèquement » sont les valeurs morales : un meurtre est un meurtre, quelles que soient les circonstances ou les raisons. Ne pas croire que cela est un meurtre n’y changera rien. Alors que la valeur marchande n’a de vérité que lors de l’échange et de la croyance en la justesse de la transaction. En dehors de celle-ci, la valeur n’est qu’une estimation, un vœu, une spéculation

Lorsque vous regardez un champ de blé, vous pouvez croire qu’il s’agit d’un capital qui vous permettra de produire quelque chose de valeur : du blé. Or, cette vision n’est qu’un mirage : vous projetez dans le futur les profits possibles que les récoltes vous permettront de faire. La réalisation marchande dépend en fait de tout un ensemble de choses : de la météo, du travail de la terre, de la qualité des semences, etc… mais surtout de votre capacité à échanger le blé, que ce soit en le troquant ou en le vendant. Ce n’est que lors de l’échange que se concrétisera la valeur marchande. Si vous ne l’échangez pas, votre blé pourrira dans des silos.

La religion marxiste

Toute la logique de Marx est fondée sur cette confusion entre valeur marchande et valeur morale et les exemples sont foison.

Ainsi, pour distinguer la monnaie des autres marchandises, Marx lui associe le fétichisme, la croyance entretenue par la classe bourgeoise d’une nature particulière associée à la monnaie qui différencierait l’or-monnaie de l’or-matériau. Marx reprend ici le mythe du veau d’or, ce qui lui permet de discréditer moralement l’argent, de le rendre impie, sale… Il est clair que d’un point de vue matériel, rien n’indique qu’une pièce d’or ait une valeur monétaire intrinsèque. Mais rien n’indique non plus qu’une pierre ne soit une arme ou un outil, et donc un capital.

Il en est de même pour le travail humain qui est pour Marx la source de toute valeur marchande. Sauf que concrètement, rien ne distingue le travail humain du travail opéré par une machine ou un animal. L’eau puisée manuellement est en tout point identique à l’eau puisée par une éolienne ou un manège de chevaux. En reprenant la tradition juive de l’Exode, de la libération de l’esclavage, Marx construit un autre mythe, celui de la rétribution légitime du travail sur lequel il construit tout son édifice de justice sociale envers les prolétaires, les travailleurs humains.

Marx manie habillement la confusion entre valeur marchande et valeur morale, créant toute une idéologie qui, sous couvert de neutralité scientifique et d’athéisme revendiqué, est en fait une règle morale qui définit ce qui est bien et légitime dans la société. Car c’est ce qu’est en définitive la vision de Marx : un jugement définitif et implacable qui détermine qui sont les gentils opprimés (les prolétaires) et les méchants oppresseurs (les bourgeois), les valeurs nobles (le travail) et les vices impies (l’argent, le profit, le capital).

Capitalisme et libéralisme économique

C’est pour cela qu’il est si épuisant de discuter avec un marxiste : celui-ci refusera par principe de reconnaître qu’il est en fait un fanatique religieux qui croit en des mythes qui pour lui sont des vérités universelles.

C’est aussi pour cela que la théorie de Marx est à l’origine des pires nihilismes criminels du 20° siècle, que ce soit le communisme ou le nazisme. La théorie de Marx a fourni une caution scientifique à des théories fumeuses qui n’ont de sens que sur le papier, tant elles sont éloignées de toute réalité. Les dizaines de millions de victimes resteront pour toujours le triste souvenir et la preuve de cette infamie.

D’une certaine façon, le système économique et politique actuel est lui aussi largement inspiré de la vision décrite dans Das Kapital, surtout pour la façon dont l’État considère l’économie : comme un espace marchand qui a un rôle néfaste mais indispensable, un mal nécessaire que l’État se doit par tous les moyens de contrôler et de réguler.

Le capitalisme n’existe pas et n’a jamais existé. Ce n’est qu’un mythe dans la longue liste des légendes inventées par Marx. Le monde est un mélange de capitalisme, de socialisme et de communisme que l’on retrouve à divers endroits. Une famille fonctionne à peu près comme un système communiste pour ce qui est des besoins courants : tout le monde se sert dans le réfrigérateur selon le « à chacun selon ses besoins ». Mais même dans une famille, les choses ne sont pas si tranchées, chacun a son espace de propriété, son indispensable jardin secret.

Le capitalisme n’existe pas, seule existe l’économie basée sur l’échange, l’économie de marché qui peut être plus ou moins régulée, administrée, codifiée, devenant un socialisme plus ou moins envahissant suivant la place que l’État s’arroge. L’économie de marché n’a pas forcément besoin de capital, seules certaines productions particulières ont besoin d’un investissement conséquent et cet investissement est loin d’être la condition suffisante : sans clients, sans marché, aucune activité ne peut subsister.

La vision de Marx est typique de la pensée de ce XIX° siècle fasciné par les machines. Marx a tenté de décrire l’économie comme une machine à produire et à consommer, refusant totalement de la considérer simplement comme ce qu’elle est : un ensemble en perpétuel mouvement d’humains connectés entre eux et qui échangent toutes sortes de choses : de la blague gratuite au joyau précieux. Chaque humain, dans toute société comme lorsqu’il se retrouve seul sur une île déserte, n’a de cesse de poursuivre le même but : conserver voire améliorer son niveau de vie actuel et à venir. Le niveau de vie n’est pas l’abondance matérielle, mais une foultitude de facteurs qui permettent aux gens d’envisager le plus sereinement possible le futur et de profiter du présent.

Milton Friedman a décrit en 1957 cette hypothèse dans la théorie du revenu permanent, hypothèse qui contrairement aux affirmations magistrales de Marx se voit confirmer par des études statistiques.

Les gens ne sont pas rationnels, ils ne font pas forcément les bons choix, soit parce qu’ils ne connaissent pas toutes les possibilités, soit simplement parce qu’il existe bien d’autres facteurs qui entrent pour eux en ligne de compte : la confiance, leur passé, leurs goûts, leurs coutumes… Mais ils sont conscients et quand on les laisse libres de leurs choix, ils vont tous dans la même direction : celle de l’auto-préservation et de l’amélioration de leurs conditions de vie.

La production de marchandise n’a de sens économique que parce qu’elle permet aux individus de réaliser leur liberté : elle leur permet de voyager, de se cultiver, de se divertir, d’avoir une vie sociale, de mettre en œuvre de grands projets, de créer, de construire, d’avoir des enfants…

Contrairement à Marx, les libéraux placent réellement l’individu, avec ses forces et ses faiblesses, sa rationalité et ses fantasmes, au centre de l’économie et refusent de voir le monde comme une machine sans âme et en perpétuel conflit.

L’économie est une science empirique qui ne vaut que si ses théories sont corroborées par des chiffres et par la réalité. Le modèle de Marx, capitalisme y compris, a beau être une jolie représentation symbolique qu’il est plaisant de croire, il n’est en fait qu’une suite de dogmes et d’illusions.

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  • pas de valeur intrinsèque en effet…et cette idée ne passe pas chez beaucoup..les choses doivent avoir un prix défini autrement que par le vendeur et l’acheteur…
    je signale que l’idée e prix vrai le prix juste est plutôt en essor…

  • « L’économie est une science empirique qui ne vaut que si ses théories sont corroborées par des chiffres et par la réalité. Le modèle de Marx, capitalisme y compris, a beau être une jolie représentation symbolique qu’il est plaisant de croire, il n’est en fait qu’une suite de dogmes et d’illusions »
    Il n’y a pas plus empirique que le travail de Marx. Seulement il décrit la société du XIXe, une époque où l’échange économique est bouleversé par l’industrialisation. les états, religions, nations, complètement désorganisées.
    Marx permet de comprendre certains mécanismes, notamment les crises de l’économie de marché.
    Sa vision débouchait sur l’avènement du communisme.
    C’était sans compter que le système d’échange à tout fait pour l’éviter en inventant sous la pression marxiste l’état providence depuis Bismarck jusqu’à de Gaules, distribuant les cacahuètes, régulant l’économie, rachetant les créances bancaires pourries à chaque crise.
    Ceux qui ont le plus profité de Marx sont en réalité les classes moyennes occidentales.

    • « Ceux qui ont le plus profité de Marx sont en réalité les classes moyennes occidentales. »
      Ca, c’était avant… Avant la 2GM et surtout avant ’68, quand Marx a vraiment (re)pris le dessus. Depuis, ce sont les classes moyennes occidentales, justement, qui trinquent le plus.
      Je vous conseille de reprendre un article paru ici-même il y a quelque temps, qui montre que sur les 30-40 dernières années les seuls à ne pas avoir profité de l’amélioration globale du niveau de vie ont été, justement, les classes moyennes occidentales. Tous les autres (pauvres de partout, pays riches y compris; classes moyennes de Chine, Inde et autres pays en voie de développement; riches de partout) ont vu leur niveau de vie s’améliorer de plus de 60%.

    • Je n’ai rien contre l’état providence, mais en France, on assiste à l’état providence qui tue son hôte.
      Marx est un homme ignoble, relisez sa vie, relisez le manifeste du parti communiste.
      D’ailleurs les communistes ne sont pas pour l’état providence, mais pour l’instauration d’un état totalitaire, à l’opposé des DDHC.

      • @ gillib
        Je ne suis pas apte à parler du passé que je n’ai pas vécu, bien sûr, et il est bien possible que les « salariés et les sans grade » furent exploités tant dans les usines que dans les champs qui ne leur appartenaient pas! Je laisse aux historiens le soin d’éclaircir ces époques, sur base de documents fiables.

        Mais comment être encore « communiste » après l’échec de l’URSS et de son rideau de fer et la chute de ce stupide mur de Berlin, ersatsz de ces fortifications inutiles à l’ère de l’aviation et des missiles? C’est grotesque!
        Remplacer les croyances de la religion de Jésus par celles de Karl ne concerne que quelques pays européens du sud (France, Italie …).
        Plus au nord européen les partis communistes survivants sont symboliques!
        En France, où le succès et la prospérité sont jugés rédhibitoires et révoltent les envieux et les jaloux, majoritaires, le communisme peut encore séduire et survivre!
        C’est un anachronisme!

        • Petit commentaire sur les « sans grades » du passé.

          Avec l’école, j’avais visité un charbonnage, et la visite était faite par un ancien mineur. Dans mon esprit, les mineurs étaient de pauvres gens, qui se faisait avoir par un patron pas regardant avec les conditions de travail (je ne sais pas d’où j’avais cette idée, éducation nationale?)

          Il nous a expliqué qu’il est descendu à la mine encore mineur, contre l’avis de ses parents. Pour quelle raison? Le pognon: il gagnait environ 2 fois plus que s’il avait été à l’usine. Il était tout-à-fait conscient des risques et conditions de travail, et avait fait son choix en connaissance de cause.

          Ca change la manière de voir le passé, et c’est resté gravé dans mon esprit.

          • oui et m^me à une époque plus lointaine où le boulot dans les mines etait plus pénible c’était un progrès!!!

            • @ Tamraf et @ jacques lemière

              Oui, je me souviens bien d’avoir visité, avec l’école, un charbonnage (en surface, pas au fond), en Belgique où j’ai grandi (né en 1949). Les mineurs avaient un travail pénible: la chaleur, la poussière, le risque fréquent d’anthracosilicose (vie écourtée) ou des coups de grisou (avec une catastrophe à Marcinelle dans ce pays – 1956-).

              Alors oui, les mineurs de fond étaient, justement, très considérés, comme des héros du quotidien, respectés par tout le monde! Et payés en conséquence: c’était la moindre des compensations de reconnaissance! C’était l’aristocratie de ce qu’on osait encore appeler des ouvriers, terme plus parlant que les prétendus travailleurs mêlant les gratte-papier somnolents aux casse-dos du quotidien! Aucun travail n’est (plus du tout) méprisable, les tire-au-flanc, c’est autre chose. La lutte des classes est dépassée depuis un bon moment!

    • L’interprétation de Marx sur l’origine des crises de l’économie de marché est totalement fausse.

      Ce sont les comportements gouvernementaux qui sont à l’origine des crises : c’est la réserve fédérale américaine qui est à l’origine de la crise des années 30, c’est la caution du gouvernement US et la remontée des taux de la fed qui sont à l’origine de la crise des subprimes de 2008 …

  • Le socialisme, comme le racisme, sont des théorie pseudo-scientifique nées en XIX siècle dans une volonté de tout mettre dans des cases. Ces théories oubliaient une chose : l’Homme et le continuum des types d’individu. Le socialisme (séparation arbitraire des individus en « classes » sociales dont certaines ont plus de valeurs que d’autres) comme le racisme (idem) n’ont engendré qu’horreurs et massacres.

  • « Les seules valeurs qui existent « intrinsèquement » sont les valeurs morales »
    Pas plus. Elles sont elles aussi fluctuantes au gré des époques et sont rattachées à des systèmes politiques.
    Un « sacrifice humain » par exemple qui est pour nous indubitablement un meurtre (collectif) n’avait pas du tout cette valeur pour ceux qui le pratiquaient.
    Les valeurs morales sont en fait les valeurs marchandes d’une ideologie politique, celles qu’on vend au peuple pour en façonner les comportements selon les désirs et les intérêts des gouvernants.

    • intrinsèquement et non universellement : c’est l’essence du meurtre qui en conditionne l’interprétation morale. Les sacrifices humains restent des meurtres pour nous, même si nous comprenons que les personnes les ayant pratiqué avaient une autre conception.

      • « Le petit souci vient du « intrinsèquement » : rien n’a de valeur intrinsèque. Déplacez votre champ moral ou votre atelier ideologique sur une île déserte au milieu du Pacifique ou dans une civilisation différente et la valeur morale produite disparaît »…

        • Et donc, où est-ce qu’on peut « déplacer » un meurtre pour qu’il n’en soit plus un, et qu’il devienne acceptable ? (pour qui, d’ailleurs, pour la victime aussi ?) Pour rappel, on parle de mort infligée délibérément à un être humain.
          Le droit à la vie c’est un droit naturel, aucun rapport avec des lois ou codes moraux passagers.

          • je ne sais spas i c’est un droit naturel et je ne sais pas ce qu’est un droit naturel mais je sais une chose, je tiens la civilisation occidentale qui pose la liberté de l’individu comme comme supérieure à MES yeux et j’espere qu’on partage cette idée .. à savoir, je n’attends pas qu’on me démontre que ce soit objectivement vrai, mais je suis prêt à combattre pour protéger ces principes..

            • Nous sommes totalement d’accord !
              Je tiens plus que tout à la civilisation occidentale, au liberalisme, à la primauté de l’individu…
              Mais je n’ai aucun doute que ces valeurs n’ont rien de naturel, d’intrinseque ou d’universel. Elles sont des constructions humaines, des idéologies (au sens noble)…

              • Le jour où vous vous trouverez face à quatre malfrats armés jusqu’au dents, vous ne direz plus que le meurtre est une construction humaine, une idéologie.

                • Les dizaines de millions de victimes des disciples de Marx vous approuvent…

                • @ Maurice
                  Pour l’occidental liberal que nous sommes, qui tenont la vie pour valeur suprême, cela a tout de l’évidence.
                  Pas pour le khmer rouge, le partisan du régime nazi, le stalinien ou le maoïste, qui ont largement théorisé et mis en pratique l’elimination physique d’un nombre impressionnant d’individus…
                  Sans compter les petits « artisans », sans idéologie définie, que sont les narco-trafiquants, les caïds de banlieue, les serial-killers…
                  Voyez, même pas besoin de remonter aux civilisations précolombiennes. Tous ces personnages ont une approche « intellectuelle » de la vie et du meurtre bien étrangère à la nôtre.

                  • La preuve définitive que même les pires socialistes (communistes ou nationalistes) savaient que leurs actes étaient immoraux est qu’ils ont toujours cherché à les dissimuler.

                    On ne cherche pas à dissimuler ce qui est moral. Ce serait absurde.

                    D’ailleurs, quand l’Etat obèse cherche à dissimuler sa fiscalité réelle derrière des subterfuges de langage ou une complexité technique artificielle, il commet une faute morale du même ordre, parce qu’il sait pertinemment qu’il est tout aussi immoral de convoiter le bien d’autrui que de le tuer.

                    Il existe bel et bien une morale universelle et invariable, valable pour toutes les cultures et toutes les époques (même pour les plus criminels des socialistes), et qui par définition ne peut pas être une construction humaine. D’où la validité du qualificatif « naturel », quand on ne veut pas parler de « divin », mais cela signifie la même chose. Le droit naturel ne s’invente pas, il se découvre. Il est révélé en quelques mots simples accessibles à l’intelligence humaine la plus limitée, que tous ont pu et pourront comprendre sans exception aucune.

                    • Je trouve votre universalisme bien optimiste. Vous jugez la nature et l’évolution humaine avec nos yeux d’aujourd’hui.
                      D’une certaine façon, vous jugez qu’il n’y a pas de meilleur système de pensée que le nôtre, et qu’il a vocation à tout emporter parce qu’il serait naturel, ou inhérent à la nature humaine. Nombreuses sont les civilisations qui se voyaient ainsi et qui ont aujourd’hui disparu.

                    • « Vous jugez la nature et l’évolution humaine avec nos yeux d’aujourd’hui. »

                      Les droits naturels sont universels et intemporels. Ceux qui estiment que le droit à la vie est à géométrie variable sont des salauds.

              • Droit naturel: l’ensemble des normes théoriques prenant en considération la nature de l’homme et sa finalité dans le monde.
                L’homme, comme toute autre forme de vie, existe dans ce monde d’abord et avant tout pour vivre et perpétuer l’espèce. Qu’il y ait des humains qui ne considèrent pas la vie (des autres, bien sûr) comme un droit naturel, fondamental et inaliénable ne lui enlève en rien ces caractéristiques.
                On voit bien que vous n’avez rien compris à Antigone (si toutefois vous en avez entendu parler).

                • Le concept de « droit naturel » est lui-meme une construction humaine… Vous tournez en rond.

                  • Le « concept » de vie également, c’est une « construction humaine » ? N’importe nawak. Antigone, je vous dis, mais vous ne comprenez pas. Normal, vous êtes un pauvre gauchiste qui sait qu’il a raison et qu’il n’a donc besoin de rien.

  • @ Tigrou666
    « Ceux qui ont le plus profité de Marx sont en réalité les classes moyennes occidentales ».
    Les classes moyennes sont surtout issues du courage qu’elles ont mis à se tirer elles-mêmes par les cheveux pour se tirer du bourbier où elles étaient nées. Ce fut d’abord pendant les « trente glorieuses » des années 50 aux années 70. Au début des années 70 leur réussite avait transformé la France en une gigantesque pépinière d’entreprises. A ce moment-là, l’Etat a sifflé la fin du rêve démocratique et obtenu des banques qu’elles ne prêtent plus à tous ces ex-gueux pour qu’ils poursuivent leur ascension ; il fallait que tout l’argent du pays soit consacré à la constitution de grands groupes qui allaient plus ou moins fonctionnariser les baby boomers et détruire en eux toute velléité d’esprit d’entreprise ; ces grandes entreprises artificielles ont ensuite fait des faillites retentissantes sur fond de braderie de l’outil industriel pour cause de pilotage hasardeux d’une élite administrative incompétente. (Pour avoir un exemple du type de processus désastreux à l’oeuvre, voir le dernier scandale en date avec l’histoire de Framatome-Areva).

    Pendant ce temps, les banques allemandes finançaient la transformation des TPE issues des trente glorieuses en PME qui sont ensuite devenues les ETI pour assurer la croissance et les emplois valorisants qui vont avec.

    Au contraire, en France, la richesse produite par les baby-boomers a été confisquée par l’énarchie régnante pour qu’elle soit investie à fond dans l’Etat providence. Il s’agissait de laminer les classes moyennes avec un programme d’infantilisation de la population imparable. Cela arrangeait les collectivistes et les pouvoirs mafieux parfaitement en phase.

    Aujourd’hui, les classes moyennes sont devenues inexistantes, détruites par une entreprise de lobotomisation étatique très efficace. Respectez au moins la mémoire de ce qu’elles furent. Elles ne doivent rien à Marx. Par contre, les marxisants leur doivent beaucoup pour n’avoir eu rien d’autre à faire que fournir à l’Etat des arguments afin que soit dilapidée la richesse qu’elles avaient créée par leur travail.
    In memoriam.

  • Et que fait-on du « Titre de Propriété ».?

  • S’il y a confusion dans « Das Kapital » c’est plutôt entre le coût de production et la valeur d’une marchandise.
    Le coût de production peut être déterminé à l’avance, alors que la valeur va dépendre de tous les paramètres décrits dans l’article. Une marchandise dont personne ne veut n’a aucune valeur alors qu’elle aura toujours coûté qqch pour la produire. Marx se sert de cette confusion comme base pour tout son raisonnement comme par exemple le travail gratuit lorsque la valeur est supérieure au coût…

    • oui…le coût de production ne peut pas vraiment être déterminé à l’avance avec certitude (et merde j’ai pété mon foret je vais devoir aller en rechercher un ou zut mon usine a brûlé..il y a un risque) ..mais une fois qu’un chose est produite on sait combien elle a coûte…le producteur l’a acheté en somme…

  • Pourquoi réduire le capitalisme au seul champ économique? C’est cela, la véritable victoire de Marx.
    Le capitalisme du savoir faire, de la connaissance, la concentration de la valeur ajoutée, la création de cette dernière, la soif, la boulimie de savoir. Pour moi, l’argent n’est qu’un marqueur de la réussite de la concentration du savoir. Et les (national) socialistes ou apparentés communistes sont des obsédés envieux de l’apparence, auquel le fond importe pas ou très peu. Ils jalousent quelque chose qu’ils ne comprennent absolument pas.

  • Le Totalitarisme : en germe dans l’œuvre de Marx http://est-et-ouest.fr/chronique/2016/160115.html

    Plus d’une quarantaine de pays communistes, tous ont eu le même résultat: dictature sanglante, répression des opposants,…Je vois mal comment on peut nier la réalité concernant le communisme.

    il faut lire: « L’Histoire du marxisme » de Leszek Kolakowski qui montre la culpabilité de Marx dans le totalitarisme communiste

    Un bon reportage sur les crimes communistes: https://www.youtube.com/watch?v=tS55AlUclKw

  • Les théories marxistes ont été démontées propre en ordre. Les économistes ont montré que ces théories n’ont aucune structure interne cohérente (lisez par exemple Bohm-Bawerk pour ne citer que lui), et qu’elles reposent sur des conceptions erronées, notamment de la valeur du travail, de l’échange, du capital ou du profit. Il n’y a pas un économiste sérieux qui défende les conceptions de Marx. Il n’y a pas une faculté d’économie où l’on enseigne son modèle économique comme on enseigne le modèle IS-LM, la théorie du consommateur, etc. Dans les facultés d’économie Marx fait partie de l’histoire des idées comme Freud en psychologie. Il a été montré mathématiquement que la planification de l’activité économique était moins efficace que l’économie de marché. Allez lire la démonstration de Barone 1908, c’est un bijoux. L’économétrie durant tout le 20ème siècle a massivement montré que les mesures socialistes (contrôle des prix, salaire minimum, etc.) ne permettent pas d’atteindre les objectifs souhaités et/ou produisent des effets secondaires qui sont plus problématiques que le problème qu’on essaye de solutionner.De même, les mesures comparatives montrent sans ambiguïté que plus les pays protègent la propriété, plus il y a de liberté économique, plus ces droits entrent en force dans la réalité grâce à un système de tribunaux efficaces, et plus à l’arrivée on a un revenu réel élevé par habitant y compris pour les plus pauvres. Allez lire par exemple De soto. En d’autres termes, l’économétrie a montré dans toute sorte de domaines économiques ce que les mathématiques avaient anticipé. Finalement, l’histoire a également montré que chaque fois qu’on a essayé le marxisme, et on l’a essayé plusieurs fois comme on répète en science une expérience pour voir la robustesse du résultat, ça finit très mal. http://www.institutcoppet.org/2013/02/16/de-l%E2%80%99impossibilite-du-socialisme-par-hans-hermann-hoppe/
    Pour en finir avec la théorie de l’exploitation du labeur d’autrui de Marx: http://www.minarchisteqc.com/2010/10/pour-en-finir-avec-la-theorie-de-lexploitation-du-labeur-dautrui-de-marx/

    Tout l’édifice marxiste repose sur une simple erreur: https://web.archive.org/web/20180505014524/https://threadreaderapp.com/thread/929692400821456896.html

    Le sophisme de Karl Marx: https://www.institutcoppet.org/2016/02/14/sophisme-de-karl-marx-yves-guyot-1901

  • Le capitalisme a réduit ces dernières années de moitié la pauvreté mondiale. http://loicgonsolin.politicien.fr/2013/07/05/716/ http://www.contrepoints.org/2012/03/22/74166-la-pauvrete-recule-dans-le-monde-grace-a-la-liberte-economique http://www.contrepoints.org/2013/10/13/142447-tout-ce-que-vous-aimez-devoir-au-capitalisme
    cela est un fait le capitalisme permet d’améliorer le sort des plus pauvres…..comme disait churchill: » Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère. » intéressez-vous à Muhammad Yunus et à Hernando de Soto Polar : Deux économistes qui ont démontré, de façon expérimental et concrète (avec le micro crédit en Inde pour le premier et dans les favelas pour le second), que seul le capital, le plus petit soit-il, peut permettre de sortir de la pauvreté. A LIRE : « Au secours, ils veulent la peau du capitalisme ! » (Sous-titre : Petites leçons sur l’économie de marché à l’usage de ses détracteurs) de Nicolas Lecaussin, chez FIRST Editions
    C’est un livre écrit de façon limpide : tout le monde peut le lire et comprendre. le capitalisme est un sytème parfaitement morale contrairement à ce que disent les anticapitalistes: http://nicomaque.blogspot.fr/2013/02/le-capitalisme-est-il-moral-ce-que-vos.html http://www.contrepoints.org/2012/01/31/66856-le-capitalisme-le-systeme-le-plus-vertueux-jamais-invente
    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/nouailhac-recul-de-la-pauvrete-vive-le-capitalisme-08-10-2015-1971651_2428.php
    Sur le capitalisme, lisez « The Mystery of Capital : Why Capitalism Triumphs in the West and fails Everywhere Else »de Hernando De Soto (Voilà un lien pdf pour lire le livre (même si le format de ce lien n’est pas très pratique): https://yendieu.files.wordpress.com/2009/04/the-mystery-of-capital.pdf )
    et « The Case For Legalizing Capitalism »de Kel Kelly. L’ouvrage se trouve gratuitement ici: https://mises.org/library/case-legalizing-capitalism Cet ouvrage vise à expliquer ce qu’est vraiment le capitalisme et comment celui-ci est la meilleure forme d’organisation économique possible. La plupart des mythes et sophismes économiques les plus répandus y sont abordés.
    Si vous voulez trouver plus d’articles et d’ouvrages traitant sur le capitalisme, allez ici: https://mises.org/search/site/%2520Capitalism (vous pouvez les lire gratuitement)
    Ceux qui diabolisent le capitalisme ont tort: il améliore grandement le monde
    http://humanprogress.org/blog/dont-demonize-capitalism-its-making-the-world-a-better-place

    Les anticapitalistes et autres gens haissant la finance utilisent un sohisme qui consiste de faire du marché une personne. le marché n’existe pas en tant qu’entité. Le marché, c’est chacun d’entre nous, chacun de ses acteurs, producteurs et consommateurs ou intermédiaires. Le marché ce sont des acteurs, plus ou moins nombreux selon le type de produit échangé. Ainsi, le marché du pain en France est constitué des millions de consommateurs qui achètent leur baguette, des dizaines de milliers de boulangers, d’agriculteurs, etc. Le marché ne désigne que l’ensemble des relations à la fois volontaires et potentielles entre les personnes. Volontaires, cela veut dire que tout le monde y entre exprès en relation, et c’est une preuve suffisante qu’elles y trouvent toutes leur intérêt. Potentielles, cela veut dire qu’il y a marché tant qu’il y a choix. Si l’échange est à long terme, on entre alors dans un contrat, et quand les contrats sont multiples, dans une organisation.
    le marché a des imperfections mais comparer le marché à un état parfait comme le fait les anticapitalistes est erroné. l’état a aussi des imperfections. or si on étudie les imperfections du marché et les imperfections de l’état, on se rend compte que le marché a moins d’imperfections que l’état. c’est pour cela qu’il faut un état limité.
    Est ce que le capitalisme cause la pauvreté ? https://www.project-syndicate.org/commentary/does-capitalism-cause-poverty-by-ricardo-hausmann-2015-08#RdW5g19UkGWLsDom.99
    Le capitalisme aide à éradiquer la pauvreté: http://humanprogress.org/blog/the-worlds-poorest-people-are-getting-richer-faster-than-anyone-else
    L’eurocentrisme des anticapitalistes: https://www.huffingtonpost.com/hernando-de-soto/piketty-wrong-third-world_b_6751634.html

    Malgré sa prétention que le système capitaliste appauvrirait les masses, «quand (Karl) Marx mourut en 1883, l’anglais moyen était trois fois plus riche qu’il ne l’était quand Marx est né, en 1818.»

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Sandrine Rousseau
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Il existe des personnes que l’on n’interrompt jamais. Non pas par respect ou par politesse, mais par sidération ; parce que ce qu’elles disent nous paraît tellement hallucinant, tellement sidérant, tellement idiot, que ça nous laisse comme deux ronds de flan et que l’on ne sait simplement pas quoi répondre. Sandrine Rousseau en est l’archétype politique, tout comme Nabila en est l’archétype cosmétique.

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