Culture : l’effritement du réseau subventionnel, c’est trop horrible !

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Culture : l’effritement du réseau subventionnel, c’est trop horrible !

Publié le 16 décembre 2014
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Quand trop c’est trop, que noir c’est noir, et qu’il n’y a plus d’espoir, il n’est plus possible de se taire. Monte alors de la gorge noueuse des damnés de la terre ce long cri rauque et puissant de ceux qui n’ont plus rien à perdre : « On veut du pognoOOon ! »

Et cette fois-ci, ce sont les damnés de la Terre version Spectacle Vivant (par opposition au numérique, au cinéma, à la télévision qui sont des spectacles morts, je suppose) qui se lèvent comme un seul corps social en proie aux affres d’une indicible agonie et qui, vibrant de leurs derniers souffles, pondent une tribune, abondamment parue dans la presse, et une lettre ouverte à la sucrerie oubliable attribuée au maroquin de la Culture.

Le geste est lancé, le cri lancé, et l’appel poignant :

À l’heure où le populisme grandit, où le divertissement se substitue à la culture et où trop de responsables politiques semblent abandonner le défi de l’émancipation humaine, il n’est plus possible de se taire.

Fouchtra, voilà qui commence fort. La tribune, signée par une flopitude de grands noms qui font vendre comme Mathieu Amalric, Emmanuelle Béart ou Denis Podalydès, ne laisse donc aucune place à l’interprétation, même théâtrale et pose un décor de ruines et de désolation qui fait froid dans le dos. L’émancipation humaine est en jeu, mes petits amis, il n’est plus possible de passer sous silence les abominations dont les artistes font maintenant l’objet. D’ailleurs, Madeleine Louarn, la présidente du Syndeac, le syndicat national des entreprises artistiques et culturelles, explique dans un sanglot difficilement réprimé que, je cite :

Une conjonction d’éléments peut nous faire disparaître à grande vitesse s’il n’y a pas un sursaut.

artistes troporibl 1

Conjonction que détaille le Syndeac et qui déplore que « le budget consacré par la Nation à la culture n’a pas cessé de baisser en euros constants », tout en dénonçant aussi « des atteintes à la liberté de création »

Pas assez de plugs gigantesques sur les grandes places de France ? Trop de rouspétance de certains malappris qui s’offusquent encore des performances artistiques alternatives de femmes dépoitraillées au milieu d’églises multicentenaires ? Accès trop difficile aux tribunes médiatiques alors que cette dernière a été reproduit sans souci dans les habituels opuscules trosko-capitalistes de milliardaires socialistes ? On en sera cantonné aux supputations, toujours plus sulfureuses que la réalité puisque les détails de ces atteintes sont absents.

Néanmoins, le message est clair : le robinet d’argent frais semble s’être un peu fermé, et c’est la panique chez les assoiffés de la culture. Devant les cris affolés et l’appel qui est quasiment présenté comme celui de la dernière chance avant une mort atroce, on pourrait s’attendre à ce que le budget du ministère de la Culture et de la Communication ait été récemment ratiboisé ou que la coupe claire, près du tronc, ait massacré les plus belles ramures de ce joufflu maroquin. Que nenni. Comparé à 2013, il a baissé de 2 %. Deux petits pourcents. Certes, sur une somme de plusieurs milliards, cela fait de gros millions dodus, mais il ne faudrait pas oublier trop vite l’obèse 98 % qui reste à pavaner sur la plage, le nombril à l’air et le gras détendu.

Car oui, on pleurniche, on se tord les doigts, mais le budget 2014 de ce ministère s’élève quand même à 7,26 milliards d’euros. Pour rappel, celui de la Justice est de 7,82 milliards. La France consacre donc à peine plus à sa justice qu’à ses baltringues et ses musées. S’il semble acquis qu’on ne puisse plus, de nos jours, se passer des spectacles vivants géniaux, des écoles d’art prolifiques et d’une production télévisuelle publique assez stupéfiante de qualité, il semble tout aussi important d’avoir une justice efficace. Par exemple, qu’elle permette de tenir toutes les personnes jugées dangereuses à l’écart de la société, et dans des conditions cependant humaines évitant l’entassement dans des cellules normalement individuelles, au lieu d’en laisser des quantités tous les ans plus importantes en semi-libertés ou dans un flou juridique délicieux leur évitant l’enfermement pourtant requis.

À ce titre, peut-être serait-il plus qu’utile que le service public fasse, au bénéfice de cette justice douloureusement nécessiteuse, une petite cure d’amaigrissement, qu’il soit radiophonique, télévisuel ou de cette famille culturelle si vaste qu’elle englobe à la fois les inénarrables destructeurs d’intemporel à la truelle, les vibrants théâtreux toujours prêts à crier dans une bruyante tribune, et les clowns à roulettes qui nous gouvernent.

L’autre souci, c’est qu’avec ces méchantes restrictions budgétaires,

On voit de plus en plus d’élus qui interviennent à la fois sur les budgets et sur les contenus mêmes. De nouveaux maires veulent choisir eux-mêmes la programmation des théâtres.

artistes troporibl 3

Eh oui : au Blanc-Mesnil, le directeur Xavier Croci s’est vu reprocher une programmation « élitiste ». Palsembleu ! Et à Roanne, le directeur du théâtre Abdelwaheb Sefsaf a été limogé brutalement par une municipalité ne s’embarrassant pas de préavis douillet. Vertuchoux ! Mais voilà : si demander que le théâtre municipal s’adresse au plus grand nombre est, probablement, une abomination digne des heures les plus sombres de notre histoire tralala fascisme culture revolver tralala, on ne peut s’empêcher de penser qu’après tout, c’est justement ce plus grand nombre qui paye pour l’entretien des danseuses du cru parmi lesquelles ce Xavier Croci et, ne l’oublions pas, le maire du Blanc-Mesnil lui-même. Dès lors, il semble aussi normal qu’un président que les payeurs en aient pour leur argent (surtout actuellement où il vient à manquer) et qu’une programmation non-satisfaisante se traduise par un remerciement. Après tout, c’est ainsi que cela fonctionne partout ailleurs, et le monde continue de tourner.

Mais voilà. Nos artistes ont mal à la culture devant toute cette vilaine réduction budgétaire. Jugez plutôt :

  • l’État vient d’imposer un gel de 8 % aux crédits d’intervention du ministère de la Culture. Ce manque d’argent est abominable.
  • Le Festival d’Avignon a vu son budget amputé de 302 000 euros. Ce manque d’argent est horrible.
  • La baisse des dotations aux collectivités les a poussées à remettre en cause les conventions de deux orchestres d’envergure internationale, Les Musiciens du Louvre à Grenoble et Les Arts Florissants à Caen. Ce manque d’argent est scandaleux.

On le voit : c’est un champ de ruines de non-subvention, une plaine aride de tout argent public, le désert chaud, sans pitié et stérile de toute redistribution collective en provenance directe de la poche des autres. La fin est proche. C’est avec le goût de sel sur des lèvres gercées par le soleil brûlant de l’austérité que nos artistes lancent leurs derniers cris, les yeux secs de ne plus pouvoir pleurer d’avoir tant sué sans pouvoir boire à satiété… C’est atroce.

artistes troporibl 2

Mais tout de même. Jamais je n’aurais cru que tous ces hommes et ces femmes cultivé-e-s étaient à ce point intéressés par l’argent des autres. C’est vraiment étonnant qu’ils soient à ce point obsédés par l’argent public qu’ils en viennent à en réclamer de nouveaux tombereaux par voie de presse.

Moi qui croyais naïvement que brûlait en leur sein cette passion dévorante pour le métier qu’ils pratiquent ! Moi qui pensais qu’à l’instar de tant d’acteurs, de peintres, de musiciens, de chanteurs ou de sculpteurs qui, bien que jadis non subventionnés, laissèrent pourtant dans l’Histoire française les marques les plus resplendissantes de sa culture mondialement reconnue, ces nombreux et bruyants signataires feraient largement passer leur art avant leur ventre et qu’ils continueraient, coûte que coûte et vaille que vaille, à défendre leur vision culturelle quitte à se commettre avec des mécènes généreux et à devoir attirer un public payant pour leurs prestations.

Eh bien non. L’addiction est trop forte : l’argent des autres leur est si indispensable qu’ils n’ont pas hésité, sans la moindre honte, à en réclamer encore plus, haut et fort.

Décidément, de nos jours, la passion artistique est en solde.
—-
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  • Ben , de quoi se plaignent-ils?
    Notre petit président et les socialistes avaient bien promis  » le changement c’est maintenant ». Pour une fois qu’ils tiennent parole…

  • « trop de rouspétance de certains malappris qui s’offusquent encore des performances artistiques alternatives de femmes dépoitraillées au milieu d’églises multicentenaires ? »

    A ma connaissance les Femen ne sont pas subventionnées par de l’argent public.

    Je ne vois pas la relation entre leurs performances artistico-politique et l’article. Mais alors pas du tout.

    • C’est parce que vous ne comprenez pas la phrase qui n’a effectivement aucun rapport avec une éventuelle subvention publique aux Femens.

    • C’est normale, surtout si vous appelez cela une performance artistique… certaines personnes quia defaut de pretendre avoir du goût, demontre une certaine culture, ne partage pas votre avis et considere cela uniquement comme un action politique radicale particulierement irespectueuse des catholiques ( vous imaginer la tete de l’imamsi elles jouent la meme dans la mosquée?).
      Cette phrase a pour but de denoncer exatement le piege dans lequel vous semblez être tombé: la confusion des genres entre la culture et la politique sous couvert d' »art engagé ».
      Autrement dit  » en subventionnant la culture, le politique pourrait etre tenté d’une part d’alouer sa préférence a ce qui defendra son propre camps et d’autre part de conseiller a sa fille toxico debile de devenir artiste pour pouvoir lui verser les 1% culture des grands chantiers.
      En clair pour etre sur que vous compreniez: les, »cultureux » sous perfusion d’argent public ( je ne vous parle pas de ceux qui vivent en vendants leurs oeuvres a des privés. ..) ne s’ inquietent de l’imission politique dans leur cours que lorsque celui-ci ne lui ait plus aussi favorable.

      • @borlo : En clair et pour être sur que vous compreniez aussi : http://www.festival-avignon.com/fr/spectacles/2014/the-fountainhead

        Et c’est ainsi que fut jouée au festival d’Avignon la SEULE oeuvre de « culture libérale » cette année !

        Je vous conseille vivement The Fountainhead ;). Mac Carty /Edward Roak même combat d’ailleurs.

        Peut-on détruire des logement sociaux au nom de l’esthétisme ? Oui.

        Peut-on détruire un Plug géant afin de ne pas défigurer une place qui comme dirait H16 est l’une des marques les plus resplendissantes de notre culture française ? Non.

        • @ Adèle : « Peut-on détruire des logement sociaux au nom de l’esthétisme ? Oui.

          Peut-on détruire un Plug géant afin de ne pas défigurer une place qui comme dirait H16 est l’une des marques les plus resplendissantes de notre culture française ? Non.
           »

          Ni oui ni non, vos causes de destruction ou de conservation ne sont pas les bonnes.
          L’esthétisme, la défiguration ou pas d’une place ne comptent pas et en doivent pas compter.

          La seule chose qui compte : si celui a qui appartient les logements sociaux veut les détrurie, il peut, ou alors il peut les conserver, pour les raisons qui le regardent lui et lui seul.

          Le propriétaire de la place ou se mouve le plug géant est le seul a décider de conserver ou de détruire ce que certains considèrent comme un immondices, mais seul l’avis et le choix de celui à qui appartient la place compte.

          Cela s’appelle la Justice, cad le respect des droits fondamentaux d’aurui.

        • Bonjour Adele,

          Il ne s’agit pas de detruire cette curiosite contemporaine mais d’eviter d’en faire emplette.

          Qu’un particulier, ou une entreprise privee, soit assez idiot(e) pour acheter ce plug de Noel, et qu’il (elle) decide de l’installer sur un terrain suffisemment vaste pour que cette oversized curiosite ne vienne pas gacher ma vue – c’est son affaire.

          Que le contribuable finance l’ineptie au contraire me cree probleme.

          L’oeuvre d’art novatrice ici consiste en la crevaison de l’objet – bullshit deconstruction.

          Pour les Femen, c’est autre chose, a l’evidence, qui consiste a enfoncer a cris stridents, tout en etant depoitraillees, des portes deja bien ouvertes.

          Dans la premiere performance decrite, la taille embarassante de l’objet et sa couleur primaire, dans la seconde un exhibitionnisme ostentatoire- et somme toute ringard – en sont les traits marquants.

          The reste is bull.

          Ces themes ridicules me rappellent d’ailleurs cette oeuvre murale, realisee a Londres sur un mur, au pochoir, par ce superbe artiste anonyme, travaillant sous le pseudonyme de Banksy, et qui representait un gardien de musee, assoupi devant un tableau encadre dont il avait la garde, ou dans le cadre ne figurait seulement que ce mot « graffiti style »: ARSE!

          Bansky et H16 ont d’ailleurs plusieurs choses en commun – et c’est pour cela que ce sont mes artistes preferes du moment – Ils denoncent les deviances de notre temps, ni l’un ni l’autre ne sont subventionnes, l’argent, a l’evidence, en contrepartie de leur travail ne les interessent pas en priorite, et ils travaillent tous deux sous pseudonyme sans gloire visible.

          Le contraire – totalement – des deux performances precitees.

    • « Le Président a-t-il encore sa connaissance?’ ‘ Non, elle vient de partir par l’escalier de service ». 16 février 1899….

    • Ça veut dire quoi fe+men ?
      Des femmes à poil qui s’excitent en gueulant?

      Ce mouvement est une des trouvailles les plus abjectes de ces dernières années.
      Imaginez des hommes montrant leurs couilles ?

      Non, hein !

  • Ah la bande de sangsues, et moralistes en plus ! Quel culot !

  • Il y a des ministres de la simplification, des entreprise Étatiques pour filtrer la culture.

    Une presse d’Etat, une religion d’Etat, une culture d’Etat. Un chômage d’Etat, une pauvreté d’Etat.

    Bien, parfait, tout est à l’Etat. Cela est d’autant plus croustillant que jour après jour l’Etat prouve son incompétence à gérer les problèmes qu’il crée lui même.

    Le résultat est d’autant plus facile à analyser et à expliquer.
    Back off. Que le libéralisme se retire. Que les travailleurs stoppent toutes activités.

    Laissons l’Etat avec lui même. Regardons le gigoter sur sa chaise l’air perplexe. Puis en proie au doute d’un coup. Que vont ils faire après ? Nous accuser encore et toujours de french bashing, de non patriotes, de méchants citoyens qui ne comprennent pas l’économie et ses subtilités keynesiennes.

    Va donc savoir. Mais j’ai l’impression que l’info tourne vite en ce moment. Des graines libérales poussent dans les cerveaux d’ex socialistes. Des petites pousses qui ne demandent qu’à vivre heureux et à travailler. A vivre dignement du fruit de son travail et non humilié chez soi avec une sonde qui alimente votre corps au compte goûte et au bon vouloir Étatique

    2015, ça va être très très savonneux. C’est une Bonne Nouvelle. Enfin !

    Proposition 2015:
    Un jour de grève total, national !

  • De tout temps au doux pays de France l’art a été subventionné par les princes, qu’il s’agisse de l’église ou des autorités séculaires. Pourquoi en irait-il autrement aujourd’hui?

    • Et pas seulement en France…

      • Non! Pas qu’en France! Mais en France, les médiocres sont encore subsidiés! (cas des « intermittents du spectacle », trop peu demandés pour « gagner » leur vie!)

    • Dans le domaine du patronnage des professions artistiques, les princes – les lions et les servals – ont disparus de la circulation depuis longtemps. Ne restent aujourd’hui que les hyenes et les chacals, et la mode, la poupeebarbiefication du marche de l’art, le conformisme, la fixite des idees, la pretention, la posture.

      L’imposture.

      • Détrompez-vous. Lorsqu’ils ne sont pas financés par nos impôts, les artistes sont financés par des hommes d’affaires. Il y a très peu d’artistes financés par leur public.

        • Il est rare, de nos jours, que les artistes subventionnes – ou non – deviennent tres connus de la majorite, meme s’ils gagnent tres correctement leur vie avec leur art (ce qui dans mon experience, limitee au domaine des arts plastiques et des arts appliques, est plus souvent le cas des non-subventionnes). Nous vivons dans une societe ou le bavardage mediatique intense, les chaines de television inombrables, l’internet, ne permettent pas de conserver l’attention du public bien longtemps. A moins de faire dans la provocation ou dans le grotesque. Et seulement la vous devenez hypervisible car on ne peut plus vous manquer (MacCarthy’s plug – Tracy Emin’s unmade bed – David Hirst’s shark and diamond skull – ou meme Femen…). Vous devenez par ailleurs la coqueluche des medias, car vous leur permettez de vendre du papier, et du temps d’ecoute. De la publicite. Mais cela n’a rien a voir avec l’art. On est ici plutot dans le meme domaine mediatisable que le football de premiere division (et si ce n’est pas mon sport de ballon favorit, il n’en demeure pas moins qu’il y ait sans doute plus d’art dans la pratique du football).

          Hors ces cas d’art « grand spectacle » et « jeux du cirque », ou les perpetrateurs ont clairement gagnes le gros lot – pas toujours avec merite – avec cynisme ? – il s’agit par ailleurs de ne pas confondre visibilite et profitabilite.

    • Pourquoi ? et bien, par exemple, parce que la noblesse, et donc les princes, ont officiellement été abolis ?

      • A l’époque ( 1789 ) les artistes descendaient dans la rue pour abattre leurs mécènes. Aujourd’hui, ils mangent dans la main de l’état…

    • Oui mais quel art ????

  • « tout en dénonçant aussi « des atteintes à la liberté de création » …»

    Si ce qu’ils appellent liberté, c’est recevoir de l’argent de l’État, comment appeler le fait de se faire prendre son argent par l’État ?

  • Ce pertinent rappel a la necessite vocationnelle – de la part de H16- me rappelle cette reaction de Michael Caine, lorsque dans une soiree quelque part, peu importe le lieu, une dame un peu cruche l’aborda et lui dit, « Je vous envie tellement, Monsieur Caine, j’aurais moi-meme tant voulu etre une artiste », et Caine qui, ce soir la sans doute, n’etait pas de tres bonne humeur, pour commencer, de lui repondre :

    « Si vous aviez voulu devenir une artiste, vous seriez devenu une artiste, ce que vous auriez voulu, Madame, c’est devenir riche et celebre. »

    Dans un systeme politiico-culturel sain, on laisse les artistes se debrouiller tous seuls, les meilleurs talents les plus motives, les plus vocationnels, finissent toujours par emerger (tot ou tard – cette petite parenthese pour ceux qui sont encore coinces dans le syndrome de Van Gogh), les autres terminent generalement dans le professorat ou pour les moins chanceux/talentueux – dans la restauration rapide. Cela peut-etre parfois triste, mais considerablement moins triste que le gavage permanent des contribuables avec des conneries qu’ils n’auraient eu – laisses libres – aucune intention de financer eux-memes pour commencer.

    • Que je sache, Van Gogh fut soutenu par son frère, plus riche, qui croyait en lui jusqu’au bord de la ruine!
      Son médecin acceptait aussi ses toiles pour payer ses honoraires.
      Son aubergiste fut également patient.
      Mais Van Gogh, demi-« fou », complété, dans sa folie, par l’absinthe, n’aurait pu s’imaginer tenté de vendre ses oeuvres, lui-même! Il ne s’aimait pas assez pour ça!
      Il n’ a pas failli ! Il est allé jusqu’au bout de sa vision, peinte, semi-délirante, sans approbation ni récompense, qui s’arrache à des sommes folles, maintenant: trop d’indécence mentale, bien comprise actuellement? Je n’en sais rien!

      • Votre exces d’enthousiame me fait craindre que vous n’ayez pas bien compris mon allusion.

        Je ne m’attaquais pas a Van Gogh, mais a ceux qui se servent de lui, et de son exemple de vie, pour justifier des subventions.

        Vous savez, a l’epoque de Van Gogh, c’etait assez courant pour les artistes de faire du troc avec leur art dans les auberges et les cafes, il s’agissait alors d’une espece de mecenat prive, en quelque sorte (les socialistes essayent de nous faire croire que les individus ne s’aidaient pas, avant l’avenement du socialisme etatique, mais c’est totalement faux). Il reste encore quelques huiles, a meme le mur, dans certaines auberges, encore visibles aujourd’hui, ou l’artiste payait sa pension avec son travail et decorait l’endroit de ses couleurs (l’Auberge des Chasseurs, bois de Chambarans, dans l’Isere, en est un excellent exemple, ou l’on peut admirer trois muraux bien conserves). On peut souvent observer le manque d’argent, chez ces artistes itinerants, par une utilisation forcenee de pigments a base d’oxydes de metaux qui n’etaient pas tres couteux a acquerir a l’epoque.

        • Je ne peux nier mon goût pour Van Gogh (alors que je ne suis pas connaisseur). Ce que je voulais signifier, comme d’ailleurs aussi chanté par Ch. Aznavour dans « la Bohème », c’était qu’au lieu de subsides devenus proches d’un quasi salaire garanti, il y a de la place pour des actions qui sans avoir la prétention de « mécénat », sont des actions libres de la part de personnes pour bien des raisons conscientes ou non (vocation refoulée car pas raisonnable, sympathie, etc …).

          Ce serait peut-être le moyen de ne pas voir produire des « oeuvres » trop proches du « foutage de gu…e! »

          • bah tout repose sur une hypocrisie crasse de la part de gens qui se définissent comme artistes; ils prétendent mépriser l’argent, et ce n’est pas un trait qui leur est propre toutes les professions du publiques qui veulent une revalorisation pécuniaire parle de reconnaissance…
            L’art est partout…pourquoi les simples machines du début du siècle sont si belles à mes yeux?
            il est le propre de l’homme, et rien de pire que de nourrir une caste qui prétend accaparer cela. On crée une forme de caste intouchable et supérieure car en plus on essaye de nous faire croire que la qualité de l’artiste est liée à la qualité de ses oeuvres…en clair, un charcutier ne peut être un véritable artiste.

          • Tout a fait : la promotion bureaucratique de la l’art, et son cortege de subventions, se rapproche des mecanismes d’achat. Qu’une personne, un particulier, ou meme un couple, decide d’acheter le travail d’un artiste et il s’agit la d’une decision honnete de leur part – envers eux-memes et leurs gouts personnels. Qu’un comite, constitue de plusieurs individus, decide d’acheter le travail d’un artiste, avec de l’argent qui ne sortira pas de leurs poches personnelles, et vous pouvez etre certain que la decision qui sera prise, quant a l’achat, sera invariablement un compromis motive par l’appartenance de l’artiste a la clique de leur choix.

  • Ils n’ont qu’à crever: ce sont des ventres vides qui refusaient la concession, qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour les oeuvres inoubliables.

    Vivant comme de petits bourgeois refusant tout risque, ils ne vendront leurs efforts qu’à la hauteur de la rémunération ou, si possible, un peu moins d’effort, limitant totalement ce qu’ils ont dans le ventre!

    Déjà, les « intermittents du spectacle » sont des chômeurs privilégiés puisque, paraît-il, même le célèbre Gérard Depardieu y a eu droit (oui, je sais: il fait noir là où ce génie se perd, génie qui n’est pas née dans la soie!).

    Mais quand on voit le nombre de médiocres productions ridicules, suscitées par ces subsides, il y a évidemment des économies à faire, et rejeter un tas de productions médiocres que personne ne payerait pour aller voir et pourtant imposées par des « copains » distribuant le budget!

    Qu’un génie soit matériellement comblé et j’applaudis!

    Qu’un médiocre (à mes yeux mais aux yeux des autres aussi, je ne suis pas le seul bon juge! Il y a des talents inexploités dans la télé-réalité! Pourra-t-on en faire des créateurs? Ce n’est pas à moi à le dire! ).
    Donc, qu’un médiocre soit subsidié sans sélection, qu’il aille plutôt travailler!

    Ce que je sais, c’est que le talent doit se soumettre à un temps d’initiation et de perfectionnement ou « purification » pour s’exprimer pleinement à d’autres, ce qui est leur but, très égocentrique, d’ailleurs! Et on n’a manifestement pas besoin de tous ceux qui se voudraient célèbres et célébrés!

  • 7,26 milliards auxquels on peut ajouter 1 milliard de déficit du régime des intermittents, 200 millions de réduction de TVA pour les abonnements Canal+, le budget des collectivités locales (inchiffrable surtout si l’on compte la mise à disposition des bâtiments publics)….J’ai bien peur que la gabegie soit bien plus grande !

  • Combien ont coûté: Voltaire, Molière, Balzac, Dumas, .. Monet, Manet, etc, etc,… Combien ? = 0(zéro)
    Donc on sait quel doit être le montant du budget de la culture, pour « produire » des: Voltaire … etc, etc = 0(zéro)

    • Voltaire était financé par des princes divers et variés. Molière était financé par Louis XIV. Les artistes de la Renaissance étaient tous financés par des princes. Les cathédrales ont été construites par les princes de l’Eglise.

      Certains artistes ont été reconnus par le public de leur vivant et ont gagné leur vie avec leur art, mais ils sont très rares. Les hommes politiques sont les princes d’aujourd’hui.

      • « Les hommes politiques sont les princes d’aujourd’hui. » (sic)

        Evitons de generaliser – les princes varient.

        Et on peut tres bien gagner honnetement sa vie tout en etant un artiste non subventionne. Mon epouse et moi-meme sommes des artistes professionnels non subventionnes. Ce que nous produisons (a l’etranger) n’est pas totalement inconnu, et le fait de ne pas etre subventionnes nous permet de ne pas etre dans l’obligation de nous conformer a la gnose officielle et au mandarinat. La ou nous habitons , comme en France, l’enseignement de l’art est devenue une usine a moutons bien gradee.

        • Petite erreur – desole – l’usine a mouton n’etait pas bien gradee – mais bien gardee…

          • EN france elle est bien gradée aussi selon les statut de la fonction publiques…….. le lapsus est révélateur 🙂

            • J’aime bien les lapsus – les hommes politiques devraient en faire plus souvent…

              • D’ailleurs dans un monde ideal, une oeuvre d’art parfaite n’est souvent rien d’autre que l’expression d’une verite a la fois synthetique et subconsciente. L’ecriture en est l’exemple le plus accessible a tous, puisqu’il s’agit la du processus meme de l’ecriture.

                You produce a piece – almost unknown to yourself – and discover the piece as you make it.

                Le poet Anglais Coleridge exprime parfaitement le processus de creation dans ce celebre poeme.

                What if you slept
                And what if
                In your sleep
                You dreamed
                And what if
                In your dream
                You went to heaven
                And there plucked a strange and beautiful flower
                Ah, what then ?

          • Ce qui est marrant dans votre lapsus et votre laïus inanutshell, c’est qu’elles mettent en valeur le fait qu’aujourd’hui, pour être un artiste subventionné, il faut mettre plus l’accent sur une formation et une compétence administrative que sur un véritable et authentique talent artistique. En théorie, un « artiste » sorti de l’ENA ou d’une école d’administration (ou ayant ces relations dans son entourage), connaissant les rouages du financement public et possédant un solide carnet d’adresse dans ceux-ci, aura beaucoup plus de chance et de succès que celui qui s’attelle à son art et à la pratique formelle quotidienne de son métier. On en revient au problèmes des PME françaises, qui sont aujourd’hui obligées d’affecter intégralement un employé aux relations avec les administrations, mécanisme historiquement sans précédent.

            Mais le syndrome s’est étendu outrageusement au marché de l’art mondial, où la prédominance est désormais donnée aux artistes qui vendent des millions de dollars des œuvres médiocres contre les mannes virtuelles de clients possesseurs d’argent non producteur de richesses, argent issu de l’immense chaîne de Ponzi qu’est devenue l’économie financière mondiale. Ces « artistes » ne produisent plus dorénavant d’œuvres mais sont collés à leur réseau d’influence jour et nuit grâce à leurs téléphones satellite et leurs webmails. Ils font d’ailleurs réaliser les œuvres par des petites mains qui sont eux les vrais talents de notre époque, mais sans la notoriété, à l’instar de leurs homologues les sans-dents. Il n’est donc pas étonnant que constater que les vrais artistes sont toujours aussi pauvres, alors que ceux qui ont la plupart du temps des noms sont de véritables escrocs, sur le plan artistique s’entend. Je ne parle pas ici des artistes interprètes mais surtout des artistes créateurs.

            En France, on a plusieurs « auteurs et compositeurs » célèbres qui sont des négriers estampillés. On parle, mais je n’ai pu le vérifier ce sont des ouï-dire, de 25% du milieu littéraire et musical gangréné par des escrocs.

            • Bonjour Fraserve,

              Moi vous savez, je poursuis mon petit bonhomme de chemin en Irland, sans trop payer d’impots et sans recevoir aucune subvention. Je gagne tres correctement ma vie car je viens du secteur commercial et je peche tres large sur le marche. Je ne connais pas le domaine de la musique et de l’art dramatique, mais dans le domaine de l’art plastique et pictural,ainsi que des arts appliques, je crois qu’il serait plus pertinent d’apprendre aux jeunes,dans le cadre de leurs etudes aux beaux arts, a se vendre et vendre leurs productions plutot que de leur balancer des subventions comme on accroche un mourrant a sa perfusion.
              Il n’y a que tres peu de culture commerciale associee aux ecoles d’art, car cette culture est deja etrangere aux professeurs qui y sevissent et qui sont principalement de religion marxiste. L’argent c’est mauvais et les artistes qui reussissent a se vendre correctement sont des prostitues de l’art.

              Pour le reste, MacCarthy, Emin ou Hirst, on est dans le grand cirque mediatique, et la effectivement il faut qu’il y ait concomitance de la subvention et du declanchement mediatique. Un peu d’aide de personnes riches et connectees (on pense a un publiciste Londonien – par exemple) ne gate pas non plus. Mais enfin la c’est plutot la lotterie.

  • et encore vous n’ajoutez pas au budget de la culture le déficit de 1 milliards du système d’assurance chômage de tous ces braves gens que d’affreux ultralibéraux capitalistes ont essayé de modifier …
    C’est vraiment trop injuste …

  • Cher H16, comme vos propos sont une bouffée d’oxygène, plein d’impertinence et sans onsolence, je dois vous dire merci.
    Car chaque fois que je vous lis, c’est mon espérance qui grandit pour un journalisme tonique, plein d’acuité et insoumis au système du « entre soi ».
    Continuez à nous nourrir de vos pensées et réflexions car nous pourrions être en manque.
    Bravo, et je salue bien bas votre talent
    Richard

  • Hollande est heureux : avec l’économie russe qui s’effondre littéralement sous nos yeux (c’est hallucinant ! ) il a trouvé son maître, Poutine a des choses à lui apprendre en termes de destruction d’une économie. 😀

    • Ouais, mais Hollande ne devrait pas trop se réjouir, car s’il ne livre pas le(s) Mistral(s) rapidement, Poutine ne va pas oublier de lui demander un remboursement de ce qu’il avait déjà payé. 😀

      • LOL y aura d’autres acheteurs, ne t’en fais pas. Et Poutine n’aura bientôt plus lesm oyens de les acheter de toute façon 😀

        Les fans de Poutine, ça fait quoi d’avoir soutenu un loser qui a mené l’économie russe au bord de la faillite ? Dire que le FN voit ça comme un exemple pour la France, comme quoi l’ignorance ça voue détruit un pays ^^ »

        • Parce que Hollande, lui, a réussi à mener son pays à la faillite en s’opposant à Poutine, il en devient respectable ? Et non, il n’y a pas d’autre acheteurs. Et non, le pétrole à 50$ ne brûle pas dans les gazinières. Et non, un pays ne se limite pas à l’image que donne la presse d’un autre pays de son dirigeant.

          L’antipoutinisme réflexe n’est pas une réflexion, et encore moins un exemple libéral. Il n’a pas grand rapport avec la culture, si ce n’est celle des fruits que la guerre économique que vous soutenez laisse sur les bras des producteurs. Ca serait sympa pour ceux qui vous lisent que vous soyez capable de discuter de la politique française en matière de culture sans ramener ça aussi à la Russie…

    • Réussir à placer votre traditionnel Poutine-bashing ici, ça tient de l’art ( non subventionné, j’espère) ou de la névrose

  • – Capitaine Hollande, l’orchestre se plaint qu’avec le ramdam de l’évacuation, il ne peut plus exercer son art correctement, les stewards se plaignent que les passagers ne sont pas assez généreux avec les pourboires, les passagers de première classe disent que le champagne est tiède, les passagers de secondes exigent d’être transféré sur un autre bateau et ceux de troisième voudraient qu’on les laisse sortir de la cale parce qu’ils ont de l’eau jusqu’au cou.

    – Laissez moi tranquille matelot ! Le GIEC vient encore de me confirmer qu’il ne peut plus y avoir d’iceberg ici en cette saison.

  • Pour ce qui est de la comparaison des deux budgets, ils faut voir ce que versent les collectivités territoriales à la culture. Je ne suis pas sûr qu’elles versent grand chose à la justice.
    Au résultat, il se peut que les dépenses de culture soient supérieures à celles de justice.

  • Qui définit ce qu’est la culture ?????Quels sont les critères pour s’auto-proclamer ARTISTE ????? Corrélativement pourquoi ces artistes diffuseurs de culture ne vivent pas de leur travail comme tout un chacun ?????Si leurs spectacles n’attirent pas les foules qu’ils se remettent en cause !!!!!Leurs démarches ressemblent à la soviétisation culturelle et nous avons le devoir de nous y opposer !!!!!!

  • comme quoi la vocation de parasite est typiquement fraonçaise

  • Osons le mot : des parasites. Ces gens sont tellement habitués à vivre de l’argent des autres pour créer les oeuvres de leur esprit singulier qu’ils n’imaginent même pas qu’ils pourraient le faire sans l’argent pris dans d’autres poches que la leur.

  • Contrôler la culture c’est contrôler la pensée dominante: en 1945 les communistes ont perdu la guerre politique, mais ils ont gagné la guerre culturelle, Sartre & co en tête.

    Leur rejeton, c’est la culture française subventionnée, un dégueuli étatiste vautré dans le n’importe quoi pour masquer la vacuité totale de son âme.

  • ce qui me gêne un peu est que justement on ait réduit la culture à ça,du théâtre élitiste, l’art moderne, le cinéma deux trois trucs pourvus qu’ils n’émanent pas du peuple; la culture est plus vaste que cela…et toute société produit sa culture.

    • L’art élitiste est nécessaire, même s’il est cantonné à une niche économique non viable. Mais l’État n’a pas à se mêler de cela, c’est anti démocratique. Pourquoi valoriser un art auquel peu de gens ont accès, que ce soit au niveau du langage comme des conditions d’exposition et de diffusion. Cet art élitiste doit être le fait de mécènes éclairés, qui au fond dilapident leur argent comme ils le veulent et le ressentent. L’État n’est pas dans son rôle quand il valorise à fonds perdus pendant 40 ans des expériences inutiles (jusqu’à 75% des fonds alloués à la musique en France certaines années) comme l’IRCAM sous la place Stravinski. Par contre il l’est quand il finance des grandes salles de concerts, quelles que soient les programmations qui leurs sont attribuées, quand il finance l’éducation à la culture et les musées (pas les musées dédiés à de médiocres artistes vivants par contre, voir articles anciens sur cette même publication, un musée est nécessairement le fait du passé révolu après état des lieux et analyse historique, jamais le fait du vivant de l’artiste), quand il finance la rénovation d’édifices (publics ou privés historiques) notables du passé.

      De même l’État (et le financement public) n’est plus à sa place quand il finance des salles comme la future Philharmonie de la Villette, qui doivent devenir uniquement et contractuellement des lieux de programmation de musique contemporaine, alors qu’on interdira en parallèle dans le projet global du Ministère de la Culture à l’historique Salle Pleyel (rénovée pour quelques dizaines de millions d’Euros sur fonds publics de même) de programmer de la musique classique de concert (alors que c’est sa fonction première et l’attendu du cahier des charges de sa rénovation), le tout pour ne pas faire concurrence à la nouvelle salle du XIXè arr.

      Une bataille juridique est d’ailleurs en cours pour interdire à des factions très bien organisées administrativement et ayant des entrées autres que celles du petit personnel au Ministère rue de Valois – « les Boulez’s boys » – pour que l’argent public ne soit pas en somme détourné à des fins quasiment privées, celles d’un genre et d’un style qui déplait à une immense majorité de la population, le tout pour magnifier la grandeur du « génie » l’année où l’on fêtera en grandes pompes ses 90 ans, le tout sur fonds publics pour une coterie éclairée de moins de 2000 personnes sélectionnées parmi les « élites VIP » du monde entier, accourues exprès pour l’acclamer… une dernière fois avant l’extinction des feux… de la rampe.

      De la même manière qu’on n’a pas financé sur fonds publics les 7 salles de Wagner pour que sa folie mégalomaniaque puisse triompher. Comme on ne céda pas à celle de Stockhausen qui voulu mobiliser de son vivant l’argent public pour s’octroyer un panthéon aussi grand que celui du compositeur de la Tétralogie.

  • « où le divertissement se substitue à la culture »

    Se divertir, voilà l’horreur ! Toutes ses productions « culturelles » qui pourraient nous faire penser à autre chose qu’à la lutte des classes, brrrr j’en frémis.

  • Il m’est arrivé, il y a +30 ans, d’accompagner des sonneurs et danseurs traditionnels pendant les fêtes de Lorient (avec le biniou/bombarde de l’icône de gauche btw). On avait droit à un sandwich et c’est tout. Pas de question d’argent entre nous ! Juste le plaisir de jouer. Si quelqu’un avait des soucis personnels, c’est la solidarité des musiciens qui fonctionnait.

    Ces gens sont pires que des parasites. Ils me font penser aux « rats plongeurs » de cette expérience où des individus se spécialisent, par leur agressivité, dans le vol de la nourriture des autres.

    Je trouve jouissif de les voir se disputer l’argent qui reste.

  • C’est un peu daté, mais pour donner une idée du gouffre que constitue le Ministère de la Culture, c’est tout de même édifiant.
    http://www.lemonde.fr/politique/visuel/2013/07/01/associations-a-qui-profitent-les-subventions_3430228_823448.html
    Et ça se passe de commentaires…

  • En tant qu’artiste non subventionné et fier de l’être, j’ai particulièrement apprécié l’antépénultième paragraphe de H16 qui commence par « Moi qui croyais… ». Je préfère toujours écrire H16, car h16 est trop réducteur.

    Dans un récent article sur le sujet, j’avais écrit qu’on pouvait en France faire une échelle graduée qui montrerait aisément le caractère inversement proportionnel du talent (dans les arts et ailleurs, par ailleurs) avec celui du montant des subventions. Cela s’est vérifié, se vérifie, et se vérifiera encore longtemps. En gros, plus les artistes sont subventionnés – les cas du passé mentionnés sont bien réels, ils avaient peu ou pas de subventions, quelquefois des mécènes, crevaient souvent la dalle et sortaient leur tripes et leur génie pour survivre, c’est souvent la condition générale de l’artiste avant le succès ou pas -, plus ils sont médiocres et moins ils font d’efforts pour faire éclore leur génie. Mais je n’invente rien.

    Dans les arts comme souvent dans n’importe quelle circonstance de la vie, il faut crever de faim pour s’en sortir et brillamment. Cela s’appelle la résilience.

    http://www.esolem-production.com/20100901_BLOG_VousCrachezDansLaSoupeOuLaBoiteAIdeesIlFautChoisir.pdf

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