L’impôt, c’est le vol (1) : la prérogative du pouvoir

Cette semaine, Contrepoints vous propose une série sur l’impôt. Utile ? Confiscatoire ? Nous retracerons la genèse de l’impôt ainsi que sa définition, avant de partir à la rencontre d’individus qui ont décidé de consacrer leur vie à la bataille contre la « spoliation légale ».

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Demonstration for a fiscal revolution by philippe leroyer (CC BY-NC-ND 2.0)

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L’impôt, c’est le vol (1) : la prérogative du pouvoir

Publié le 22 octobre 2018
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Par Ludovic Delory.

L’impôt permet de faire travailler l’individu au profit de l’État. Cette forme d’esclavage serait « librement consentie », si l’on en croit les mauvais manuels de philosophie. Bel oxymore ! Refusez de payer vos impôts et demain les agents du fisc viendront frapper à votre porte. Refusez de leur répondre et ce sont des gens en armes qui viendront cette fois vous chercher. Vous serez condamné. Et vous payerez, quand bien même cela ne relèverait pas de votre volonté.

Contribuer au bien commun, cela peut se faire par d’autres voies que la coercition. Et c’est souvent plus efficace.

Le consentement libre, c’est un truc pour faire passer la pilule. Les mots, pour la bête froide qu’est l’État, n’ont plus aucun sens dès qu’il s’agit de la nourrir. Franz Oppenheimer rappelle que les constructions étatiques sont nées de la violence et du pillage :

L’État est, entièrement quant à son origine, et presque entièrement quant à sa nature pendant les premières étapes de son existence, une organisation sociale imposée par un groupe vainqueur à un groupe vaincu, organisation dont l’unique but est de réglementer la domination du premier sur le second en défendant son autorité contre les révoltes intérieures et les attaques extérieures. Et cette domination n’a jamais eu d’autre but que l’exploitation économique du vaincu par le vainqueur.

Le sens des mots

Un peu d’étymologie permet de voir plus clair dans le jeu des exploiteurs. La notion de « tributum » remonte à l’Empire romain. Elle symbolise la soumission des peuples vaincus, obligés de payer leur dû au vainqueur.  Le « fisc » désignait à l’époque un petit panier pour presser les raisins. L’Empereur était nourri grâce à la pression fiscale. Le fisc pouvait « exigere » le paiement de l’impôt, par le biais de l’« exactor », dont nous tirons aujourd’hui le mot « exaction ». Étymologiquement : « celui qui pousse dehors ».

Contraindre, c’est aussi ce à quoi nous ramène le mot « impôt », dérivé du terme « imponere », qui signifie « forcer quelqu’un à quelque chose ». En France, le percepteur des impôts était appelé jusqu’il y a peu « l’imposteur ». Et ce terme n’avait à l’époque rien de péjoratif. L’État, pour subsister, a besoin de s’accaparer par la force les avoirs appartenant à un contribuable. Jusqu’au XVe siècle, un verbe était réservé pour cet usage : « confiscare ». Confisquer.

L’impôt n’est payé qu’au pouvoir

La logique suit donc son cours : pour exister, l’État s’accapare le droit de lever l’impôt par la violence. Les différentes justifications nées au fil des siècles ne tiennent pas la route. Personne n’a signé ce fameux « contrat social » et ceux qui tentent d’échapper à l’impôt « librement consenti », au nom de la liberté, se voient in fine privée de celle-ci.

Cette question de liberté est au coeur du problème : comment pouvons-nous vivre libres sous le joug d’un exploiteur ? Si les citoyens avaient besoin de l’État, pourquoi ne solliciteraient-ils pas volontairement ses services ? Pour Guyot, l’impôt « est arbitraire et porte atteinte à la propriété privée ». Pour Mises, il est « un mode déguisé d’expropriation ». Pour John Stuart Mill, il est « une forme adoucie du vol ». Pour Spencer, il est « une servitude ». Murray Rothbard, lui, résume cette réalité en une phrase :

L’impôt est un vol, purement et simplement, même si ce vol est commis à un niveau colossal, auquel les criminels ordinaires n’oseraient prétendre.

Et alors ? Si les gens votent pour les impôts ? Si 50,1 % de la population décide de les augmenter ? Ne s’agirait-il pas d’un « devoir civique » élémentaire, comme tendent à nous le faire croire ceux qui, justement, se repaissent de l’impôt ?

Ne jouons pas sur les concepts, souligne le Pr Serge Schweitzer :

Qu’une majorité cautionne la violence de l’impôt ne rend pas une violence non violente.

Par définition, l’impôt est un acte coercitif pratiqué à l’encontre de l’individu. Des hommes se sont révoltés contre cette spoliation. Ils ont écrit l’Histoire.

Révolutions gagnantes

La plus connue des révoltes contre l’impôt fut assurément celle qui préfigura, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la création des États-Unis d’Amérique. Pour protester contre les taxes imposées par l’occupant britannique, les habitants des Treize provinces se rebellèrent. L’arme à la main. L’imposition servit de déclencheur.

L’Histoire est constellée de révoltes contre l’impôt. Même en France. En 1382, Rouen et Paris connurent de violents mouvements anti-fiscaux. L’État, toujours en quête de besoins nouveaux, oppressa la population. Les Croquants du Quercy (1637), les Lanturlus de Bourgogne (1630) ou les Nu-Pieds de Normandie (1639) incarnèrent la défense du peuple contre l’administration fiscale de l’époque. En 1907, les vignerons de l’Aude firent la grève pour protester contre l’impôt sur l’alcool. Toutes ces révoltes furent réprimées par les hommes de l’État.

Du poujadisme aux Bonnets rouges, notre époque est elle aussi émaillée de mouvements populaires visant à contester l’oppression fiscale.

En France, les prélèvements obligatoires s’élevaient, en 1896, à 9 % du PIB. Aujourd’hui, ils frôlent les 57 % du PIB. Plus de la moitié des richesses produites sont happées par la machinerie d’État. Face à ce tsunami, le citoyen-payeur est incapable de gérer plus de la moitié de sa vie. Sans que cela ne soulève de mouvement populaire.

Or, le paradigme n’a pas changé : les rebelles sont muselés, traqués, emprisonnés. Alors qu’ils ne font que se défendre. Comment expliquer cette soumission ?

Le consentement imposé

Principal critère de légitimation de l’impôt : la démocratie. « Voter, c’est bien. Cela permet de légitimer l’action publique. » Partant de là, les spoliateurs peuvent se permettre toutes les outrances. À commencer par celles qui piétinent vos libertés. Un candidat à l’élection promet des baisses d’impôt ? Une fois élu, il augmente les impôts.

De quelle marge de liberté dispose l’électeur cocu ? Aucune, jusqu’à la prochaine élection. Et encore. Rien n’est sûr, car d’autres candidats plus futés pourraient procéder de même.

C’est avec la caution démocratique qu’a surgi le mythe du « consentement à l’impôt ». Rien ne vous est imposé, puisque vous avez voté. Le problème, c’est que l’État s’affranchit très facilement de votre volonté.

Le cambrioleur légitime

Par un détournement sémantique incroyable, le voleur est devenu aujourd’hui celui qui tente d’échapper à l’impôt. Alors qu’en réalité, ce n’est pas lui qui tient le pistolet sur la tempe de sa victime. Ce renversement des concepts s’est diffusé grâce à la propagande étatique. Les mots « justice » et « redistribution » agissent sur les foules comme un nouvel opium.

L’impôt ne sert plus qu’à financer un service. Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, il est devenu un outil de redistribution de l’individu vers la collectivité. L’impôt-service est devenu l’impôt-sanction. Aujourd’hui en France, les services régaliens sont sous-financés : la Justice et la police sont les enfants pauvres du budgetOr, les dépenses et la dette de l’État augmentent. Les dettes contractées sur le dos des générations suivantes s’empilent et accroissent la répression financière à l’égard des individus et des entreprises.

En 2018, les dépenses totales de l’État atteindront 424,7 milliards d’euros, contre 417,4 milliards en 2017. Quant au déficit de l’État, il atteindra les 82,9 milliards d’euros à la fin de l’année prochaine (contre 76,5 milliards d’euros en 2017), ce qui représente une hausse de 6,4 milliards d’euros.

(Le Figaro, 27 septembre 2017)

Destiné d’abord à financer les guerres inter-étatiques, l’impôt n’a cessé de croître en temps de paix. Le budget des armées, en France, s’élève aujourd’hui à 34,2 Md€. Moins de 2 % du PIB. Pensez-vous encore qu’on lève des impôts pour assurer la protection des individus et du territoire ?

Justice et redistribution, les nouvelles justifications de l’impôt

L’impôt progressif est l’un des piliers de la pensée marxiste. L’arme de l’utopie révolutionnaire, telle que prônée dans Le Manifeste du Parti Communiste (1848). L’impôt pensé comme un outil d’échange réclamant une contrepartie équitable (au sens libéral) s’est mué en impôt-spoliation, dont le seul rôle consiste à viser l’égalité (au sens socialiste).

Voilà pourquoi le système, aujourd’hui, consiste à voler les créateurs de richesses et à redistribuer cette richesse à des personnes déterminées par des spoliateurs qui, eux aussi, s’enrichissent au passage. C’est l’impôt sans contrepartie, le règne de l’arbitraire, l’inquisition fiscale. La guerre déclarée au citoyen par l’État.

Dans ses Principes de Morale (1879), Herbert Spencer écrit :

Prendre son argent au citoyen, non pas pour payer les frais de la protection de sa personne, de ses biens et de sa liberté, mais pour payer les frais d’actions auxquelles il n’a pas donné son assentiment, c’est lui infliger une injustice au lieu de la prévenir.

Dans cette lutte inégale, l’État dispose aujourd’hui d’un pouvoir considérable. Les pouvoirs renforcés de l’administration fiscale, l’informatisation des transactions financières et les tentatives diverses d’éliminer l’argent cash font peser de nouveaux risques sur la liberté.

De tout temps, des individus se sont levés contre cette injustice.

C’est leur courage que nous avons décidé d’exposer dans cette série. Tout au long de cette semaine, vous ferez connaissance sur Contrepoints avec les résistants qui, à contre-courant de la pensée unique, ont choisi d’affronter la nouvelle inquisition fiscale.

Demain, nous (re)découvrirons le texte de Henry David Thoreau (1817-1862)  sur La désobéissance civile.

Mercredi, nous retracerons le parcours d’Irwin A. Schiff, qui a voué sa vie à combattre l’administration fiscale américaine.

Jeudi, nous vous proposerons un extrait de l’interview exclusive de Toine Manders, avocat néerlandais, qui devra répondre d’évasion fiscale devant la Justice de son pays la semaine prochaine.

Enfin, vendredi, nous tenterons de voir, avec l’économiste Pascal Salin, s’il existe des solutions à ce qu’il nomme « La tyrannie fiscale ». Sachez-le déjà : l’heure n’est pas à l’optimisme.

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  • L’impôt romain sur la Gaule narbonnaise – Le Sénat romain levait un impôt pour au moins deux motifs : le premier étant d’occuper l’armée à la construction de routes et d’aqueducs. Une armée désœuvrée est dangereuse pour le pouvoir. Enfin, le Gaulois bénéficiait des infrastructures et tout le monde était content. La gestion de la province était confiée à un riche gaulois choisi parmi ses pairs et en l’absence de consensus, un choix autoritaire par Rome. Il devait répondre de sa gestion sur sa richesse mais également sur sa tête et certains préféraient tout abandonner et s’enfuir. Je rêve de ce système.

    • @ Homo Orcus
      Oui, j’approuve votre propos!
      Nous sommes tous issus de cette « colonisation » romaine qui nous a tant donné. Cet empire ne se serait pas autant développé si il n’avait apporté autant qu’il prélevait sur les terres conquises (rien n’est gratuit!). Ces gens-là nous ont tout apporté même ce qu’ils avaient compris d’Athènes, et en particulier, le progrès et l’idée même de progrès. Je ne les porte pas aux nues mais je ne les méprise pas pour autant!

  • oui…excellent..
    mais néanmoins ont doit aussi admettre que les gens ont le pouvoir de refuser ce vol par la révolte..les gens devant l’impôt font un calcul de rapport de force..et de speculation sur ce que serait leur vie sans cet état qui les vole..
    pour se révolter il faut être certain que ça ne peut pas être pire…
    l’etat du monde sans violence collective cadrée par l’etat c’est souvent la violence individuelle ou par groupe sur lesquels on a aucun contrôle..

    on doit peut être commencer par admettre qu’une été m^me voleur n’a pas que des inconvénients..il est facteur d’ordre et de sécurité…..

    • « les gens ont le pouvoir de refuser ce vol par la révolte »
      c’est sans doute pour cela que plus d 50% de la population ne paye pas l’Impôt

      • @ claude henry de chasne
        Non! Pus de 50% de Français « pensent » ne pas payer d’impôts mais le font, en fait, au cours de chaque transaction, quand de l’argent passe d’une main à l’autre!

        • tout le monde paye ceux là , le probleme ce sont les autres

        • @mikylux
          Qui ne produit rien et ne possède pas grand chose ne paye pas d’impôt. Lors d’une transaction (par exemple en achetant un bien frappé de TVA), il ne fait que restituer une partie de son « aide sociale » aux hommes de l’État. Les impôts ne peuvent être prélevés que sur des producteurs (prélèvements sur la richesse produite dans un passé récent) ou sur des possédants (prélèvement sur la richesse produite dans un passé plus lointain). Il ne peut en être autrement.

    • @Jacques lemiere

      Le pire libéral (pas complètement anarchiste) convient que l’état reste indispensable sur un territoire appelé pays.
      Il appartient aux Français de juger si leur état s’attribue trop de droits et compétences ou, pour rester dans le sujet, trop de revenus!
      Ce n’est pas le cas ailleurs!
      Pourquoi 57% de PIB pour la France contre 45% pour l’Allemagne?
      Y-a-t-il une explication? Démontrable dans des résultats? Ou n’est-ce qu’une particularité culturelle ou folklorique, évidemment nationale?

    • @jacques lemiere
      Étrange conception de la liberté. Tout le monde a toujours le pouvoir théorique de refuser de se plier à une exigence imposée par la force en se donnant la mort, mais se donner la mort, n’est-ce pas aussi céder à l’agresseur ?
      Le reste, c’est de la propagande « OK, on vous prélève des impôts par la force (fait jamais reconnu comme tel par les hommes de l’État) mais que feriez-vous sans nous ? ». Outre les preuves indiscutables du caractère coercitif de l’impôt apportées dans l’article, le fait que les hommes de l’État consacrent une immense partie des ressources qu’ils prélèvent à la propagande justifiant ces prélèvements, montre à quel point cette affirmation est fondée.
      La propagande vise à :
      – justifier l’impôt avec le même genre d’arguments que les vôtres
      – donner l’illusion à la majorité que ce ce sont les autres qui payent.
      Le fait que tous les « services » « fournis » par les hommes de l’État soient des monopoles (la libre entrée sur ces activités est interdites) prouve justement qu’ils pourraient être fournis par des organisations humaines contraintes de se financer via des contributions volontaires. Le financement via des contributions obligatoires est la garantie d’un mauvais service, voire d’une absence totale de service. L’État est facteur de désordre et d’insécurité (avez vous jamais eu affaire à la « justice », plus faite pour protéger les malfrats que les gens honnêtes ?).
      Quand à la violence individuelle ou en groupe sur laquelle « on » n’a aucun contrôle, c’est précisément elle qui est à l’origine de la formation des États.

  • « Les gens croient que l’impôt est le prix qu’ils payent pour vivre dans un pays civilisé, alors qu’en fait l’impôt est le prix qu’ils payent pour ne pas aller en prison »

  • Who is John Galt ?
    Je pense à ces médecins du secteur libéral qui préfèrent travailler un jour de moins par semaine. Ou à ces informaticiens qui se déclarent ‘salarié unique’ d’une filiale étrangère (leur propre boite). Et enfin, à mon cousin fiscaliste qui mène grand train, ne ménage pas sa peine, mais sait comment ne rien payer.

    • Hé oui,
      la méconnaissance des lois fiscales ne vous mettra jamais à l’abri de payer l’impôt;
      la connaissance par contre si…

      • @ Leipreachan
        Un bon conseiller fiscal vous aidera sur plusieurs plans:
        – les niches fiscales
        – le camouflage de revenus ou l’augmentation des frais d’obtention
        – l’ « os à ronger » (le piège) pour le fonctionnaire qui croit avoir trouvé la faille dans votre déclaration (ce que vous payerez avec courtoisie)!

  • L’inspiration marxiste de la politique de la france n’est plus a prouver, tant que les citoyens ne feront pas tomber notre « mur de Berlin » idéologique mis en place a la libération, ils seront assujettis
    au dogme socialiste, avec les résultats qu’on sait..
    Pour parer a cette menace le pouvoir s’arrange pour qu’il ait plus de gens qui touchent que de gens qui payent, de façon a ce qu’une majorité d’électeurs ait interet a maintenir ce systeme.
    Cependant ce systeme s’autodétruit par la « dette » nécessaire a sa
    perpétuation, on a vu les résultats de ces principes en Grèce..
    gageons de beaucoup de nos partenaires européens se satisfassent de notre situation affaiblie , ce n’est donc pas pour rien que les candidats se précipitent a l’étranger pour financer leurs campagnes électorales..

    • @ claude henry de chasne
      Mais non!, les pays européens « du sud » se sont bien rendus compte que dépenser plus que ce qu’on gagne, ça ne marche pas bien!
      Tous? Non, il reste un village gaulois nommé « France » qui résiste à cette logique, mais sans la potion magique! Donc la fin de l’histoire est déjà prévisible!

    • @claude henry de chasne
      +1 pour le début.
      Pour parer a cette menace le pouvoir s’arrange pour faire croire à une majorité de gens que ce sont les autres qui payent, de façon a ce qu’une majorité d’électeurs pense avoir intérêt a maintenir ce système.
      La « dette », n’est que de la création monétaire, un impôt comme les autres, et l’impôt est destructeur. Parce qu’il décourage les producteurs, parce qu’il empêche la formation de capital privé, parce qu’il est un prélèvement parasitaire sur la production en échange de rien ou de pas grand chose, l’impôt diminue la production et donc la quantité de richesses distribuables dans le pays. De plus, si l’impôt est prélevé, c’est nécessairement pour être redistribué. Il s’agit d’un butin dont le partage donne lieu à des luttes politiques intenses qui ruinent encore un peu plus le pays. La redistribution politique se fait nécessairement (il ne peut en être autrement) au détriment des producteurs et au profit des non producteurs (ceux qui ne produisent rien) ou des contre producteurs (ceux qui empêchent les autres de produire). Cette redistribution incite de plus en plus de gens à chercher par tous les moyens à passer du statut de producteur (« contributeur ») à celui de non producteur ou de contre producteur (« bénéficiaire »). La spirale de l’appauvrissement généralisé mêlée d’une perte des valeurs morales est enclenchée.
      Pour finir, j’ignore ce que souhaitent nos partenaires européens et je pense que ça n’a aucune importance. Au niveau des individus, il est toujours préférable d’avoir affaire à des partenaires prospères qu’à des partenaires misérables, quelles que soient leurs nationalités. Au niveau des États, la plupart sont lancés dans une course à l’expansion monétaire permise par l’Euro et financée, jusqu’à présent, par les travailleurs allemands, mais il faudra bien que ça s’arrête un jour. L’union européenne, c’est la poursuite du socialisme au delà des frontières.

  • La meilleure façon de ne pas payer un impôt, c’est de ne pas le déclarer : mais si l’on est salarié, cela va être difficile maintenant ! raison pour laquelle cette réforme est mise en oeuvre car c’est votre employeur qui déclarera vos revenus .
    L’incivisme face au vautours de l’état est conseillé si l’on ne souhaite pas être volé ! car refuser de payer un impôts vous expose à des sanctions ou à des saisies : il vaut mieux donc ne rien dire et pour éviter d’être taxé.

    • La panopticon de Bercy voit tout, pas seulement les salaires.

      • @ mc2
        Évidemment non! il a accès à votre « secret » bancaire transparent pour ses ordinateurs!
        Ça avait du bon, tout compte fait, ce secret bancaire?

    • Aujourd’hui, tout est planqué sous le tapis… l’impôt est saucissonné en multiples petites portions…. Cependant, comme cela coute cher a collecter, une énorme part de l’impôt est maintenant collecté via les entreprises.
      Commençons donc par redéfinir l’assiette même de l’impôt, en supprimant l’individu, et en ne « taxant » que la valeur créée.
      Ensuite, on redéfinit les besoins couverts, et on attaque le taux de cette ponction, devenu nettement plus lisible.

  • Bien vu!
    Le langage est une arme redoutable. Du temps où la France avait une Constitution, elle ne parlait que de « contribution », un terme qui déjà implique le consentement personnel. Et puis le pouvoir leur a substitué les impôts (imposés), taxes, redevances, amendes, droits et autres formes de fisc (confiscation).
    Il a altéré voire inversé le sens des mots (égalité, justice), introduit subrepticement le concept vaseux de consentement par procuration: je délègue au parlement que je n’ai pas élu le droit de consentir à ma place à la spoliation qui m’est imposée par la force (pour acheter la majorité d’électeurs qui perpétuera le parasitisme et la classe politique qui en profite). Le droit de propriété est purement remplacé par le concept arbitraire d’intérêt public sans autre indemnité que le vivre-et-couvert en prison pour celui qui y résiste.

    • @ mc2
      Mais non! Même mon père lisant son quotidien, arrivé tous les jours dans la boîte aux lettres, disait déjà que le papier se laisse écrire (n’importe quelle contre-vérité)!
      Les mots ne sont que du vent, n’en déplaise à l’Académie Française!

    • Si, vous l’avez élu le Parlement. De fait, le consentement à l’impôt est assuré par les représentants du peuple, qui votent chaque année les lois de finances.
      Au moins sur le papier, le consentement libre à la contribution publique est respecté.
      Si nous n’en avons finalement pas l’impression, c’est que la démocratie représentative est à revoir sinon à supprimer au profit d’une démocratie directe.

      • « Si, vous l’avez élu le Parlement. « 
        Non, je n’ai jamais voté donc je ne lui ai jamais délégué mon consentement.

        Relisez la DDHC: en ne participant à aucun processus électoral je n’ai accordé à personne le droit de consentir à ma place.

        • D’ailleurs il est bien marqué « le citoyen OU son représentant ».
          le texte à bien été écrit dans l’idée que le représentant n’est pas obligatoire

          • Je n’ai jamais prétendu que la démocratie représentative était la seule solution offerte par la DDHC. J’aspire même à une démocratie plus directe. Je dis simplement que dans la démocratie participative, le consentement de l’impôt est de fait confié aux représentants du peuple.
            Et que Tartempion ou Duchmoll se soit déplacé au bureau de vote ou soit allé à la pêche, ait voté Machin, Bidule, blanc ou nul ne change rien au fait que le Parlement est bien élu par le peuple et qu’il est censé le représenter dans les décisions politiques. Et si Tartempion ou Duchmoll ne sont pas contents des ânes qu’on lui présente à la foire électorale, rien ne leur interdit de se présenter…

            • erratum : « représentative » et pas « participative » (cette confusion est sans doute liée au fait que je viens de lire un article où Ségo accuse le gouvernement de malhonnêteté pour pondre de nouvelles taxes avec l’excuse de l’écologie).

            • @Jean Manchzek
              Bonjour,
              « Je dis simplement que dans la démocratie représentative, le consentement de l’impôt est de fait confié aux représentants du peuple. »
              « Et que Tartempion ou Duchmoll se soit déplacé au bureau de vote ou soit allé à la pêche, ait voté Machin, Bidule, blanc ou nul ne change rien au fait que le Parlement est bien élu par le peuple et qu’il est censé le représenter dans les décisions politiques. »

              Sauf que ces représentants n’ont qu’un seul but :
              « Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. » DDHC 1789
              A partir du moment où ils se permettent de pondre des lois qui s’attaquent aux biens et aux richesses (quelle que soit leur importance) appartenant à leurs électeurs, ainsi qu’à ceux qui n’ont pas voté pour ces élus, ces représentants n’en sont plus et ne sont plus légitimes.

              Pour être élu par le Peuple il faut déjà que les élus n’excluent pas certaines partie de ce même Peuple avec d’un côté les bons citoyens, et les mauvais. Et qu’ils prennent en considérations ceux qui ne viennent pas voter.
              Le problème de la France est qu’il n’y a pas de démocratie du tout, donc les représentants, députés, sénateurs, président, sont illégitimes.

  • C’est ce Bastiat appelle  » La spoliation légale ». Et j’ajouterai que cette spoliation est aussi « discriminatoire » lorsque je regarde la CSG.

    • @ Michel P.
      Non! Un état est nécessaire dans chaque pays. Il ne travaille évidemment pas gratuitement! Donc les citoyens payent pour l’état: normal!
      Mais trop est trop! Et payer trop cher les services rendus, ça passe mal!

      • Vous mettez le doigt sur le point crucial de ces débats : l’efficience de l’impôt. En clair : avons nous l’impression d’en avoir pour notre argent ?
        Quand on compare le ratio impots/services rendus entre, disons, les années 60/70 et aujourd’hui, il est clair que la réponse est non. Auparavant nous avions des écoles, des bureaux de poste, des maternités jusque dans les plus petites villes. Tous ces signes que l’Etat « investit pour notre avenir ». Aujourd’hui, alors que les « prélèvements » n’ont jamais été aussi forts, la tendance s’est inversée, les coupes budgétaires sont légion ! On économise même l’argent des routes…
        Et l’Etat devient schizophrène : en pleine chasse aux petites taxes, voilà que pour mettre en place un contrôle accru sur l’industrie automobile, réclamé par Bruxelles, il envisage une taxe additionnelle sur les cartes grises, qui rapporterait au total 7 petits millions d’euros !!

      • Même les plus libéraux admettent la nécessité d’un état pour des tâches dites régaliennes : armée, police, justice, diplomatie. Le reste, on n’a pas besoin de lui, c’est de l’arnaque !

  • A cette spirale infernale, je ne vois qu’une solution:
    Que les élus aient peur….
    Peur pour leur vie? Leur misérable carcasse n’en vaut pas la peine…
    Peur pour leur place dans la société, peur pour leurs prébendes , peur d’aller en taule…
    Comment générer cette peur? En accumulant des données, en faisant parler les gens, en creusant leur vie….
    Et en leur laissant entendre qu’on sait beaucoup de choses sur eux, par allusions, sous entendus et petits mots….Leurs laissant comprendre que leur vote aura une incidence sur la discrétion qu’ils espèrent.
    Le tambour médiatique des réseaux sociaux devrait améliorer le rendement de cette guerre si chaque citoyen se transformait en « Burma » et traquait inlassablement élus et haut fonctionnaires.

    • @Kansas beat
      Les élus sont exposés, visibles et faciles à trouver ; les fonctionnaires sont planqués, invisibles et hors d’atteinte. Le rôle de la démocratie dite représentative est de mettre en face de la population des élus qui sont livrés à la vindicte populaire à la place des fonctionnaires.

      Votre remarque montre que vous avez bien intégré le rôle qui vous est assigné dans cette foire tragi-comique qu’est la vie politique. C’est dommage parce que, si vous vous contentez d’agir contre les personnes, l’Etat s’en sortira toujours, avec son armée de clones bureaucrates bien protégés par le détournement de votre colère vers des politiques qui sont là pour ça. D’où leur médiocrité croissante, car plus personne de valable ne veut se porter candidat pour un rôle aussi désespérément ingrat.

      La solution : un autre type de guerre que celle que vous proposez et dont témoignent nombre d’articles et de commentaires, y compris les vôtres parfois, fort heureusement.

  • Très bel article qui raconte l’histoire de la spoliation fiscale à travers les ages. Vous n’insistez pas assez sur la pression fiscale qui a participé à l’effondrement de l’Empire Romain.
    Lectrice assidue de votre blog et de celui de témoignagefiscal.com
    depuis des années, j’espère que ces deux blogs finiront par changer la coercition et les lettres de cachet de Bercy.

  • « Sachez-le déjà : l’heure n’est pas à l’optimisme »
    Attention spoiler donc !
    Comment pourrait-il en être autrement ? Puisque même les libéraux les plus pur sucre réclament un Etat qui soient à leur service : a minima par une présence policière et judiciaire qui préserve leurs intérêts et leurs biens. Ceux-ci ont des choses à préserver et veulent un Etat qui les protège. Et ceux qui n’ont rien ou si peu ? Pourquoi devraient-ils payer pour les possédants ? Ou alors si les premiers bénéficient à leur seul profit des largesses de l’Etat, payées par tous les citoyens, pourquoi les seconds devraient ils être exclus du grand banquet de la redistribution et ne pas récupérer aussi une partie de ce que paient les autres ?
    Le principe de la redistribution est inhérent à l’impôt, même lorsque celui-ci se réduit, comme c’était le cas à l’origine, à l’entretien de la force publique. Le ver rentre dans le fruit à l’instant même où on prélève à des individus de l’argent pour entretenir une collectivité fictionnelle.
    Entre l’impôt imaginé par les fondateurs de notre constitution actuelle et celui voulu par les fanatiques de la redistribution socialisante, il n’y a pas une différence de nature mais de degrés…
    Au final, le « consentement » à l’impôt – quel niveau de taxation reste-t-il acceptable – se résume à une simple question de sensibilité personnelle.

    • « Puisque même les libéraux les plus pur sucre réclament un Etat qui soient à leur service ».

      Vous prenez vos désirs pour la réalité.

    • « Le principe de la redistribution est inhérent à l’impôt »

      Je vous rappelle que la contribution d’origine couvrant la force publique était à taux unique (flat tax), proportionnelle aux « facultés », fonctionnant donc comme une prime d’assurance (on contribue à la hauteur de ce que l’on protège). Il n’y avait rien de redistributif là-dedans, nul ne payait pour les autres.
      Il était même précisé que toute dépossession devait être nécessaire et faire l’objet d’une juste indemnisation préalable.

      • Pas tout à fait. Si les « 4 vieilles » (contribution foncière, contribution mobilière, contribution sur les portes et fenêtres, patente), ces impôts directs qui ont été mis en place après la révolution française, sont bien des flat tax, rien ne garantit l’absence de redistribution de certaines parties de la population vers d’autres.
        Les trois premières contributions étaient dites  » de répartition ». C’est à dire que les pouvoirs publics calculaient leurs besoins de recettes, et répartissaient ensuite cette charge sur les citoyens, certes à due proportion de leurs facultés. Mais rien ne permet d’affirmer que chaque citoyen pût tirer en retour, un profit proportionnel à ce qu’il aura payé.
        Si les recettes publiques servent, par exemple, à financer la conscription et l’effort de guerre, mais que dans le même temps, on autorise les enfants de bourgeois à se faire « remplacer », le pauvre diable, qui n’aura pas les moyens d’y échapper, aura bien participé, comme tout le monde à l’effort collectif, mais risquera de payer de sa vie la survie des planqués. Si c’est pas de la redistribution, ça !…
        Ce sont les politiques menées par les pouvoirs qui garantissent que chacun en ait pour son argent (comme dans le système assurantiel) ou pas (si elles avantagent certaines classes sociales). Que les taxes soient flat ou pas n’y change rien.
        Il n’y a guère que le système des fonds de concours qui réponde à cet objectif : ce qui est payé par un sous-ensemble de contribuables profite exclusivement à ce même sous-ensemble.

        La privation de propriété à laquelle vous faites référence (art 17 de la DDHC) s’applique aux biens et pas aux revenus.

  • Merci pour cette série. Il ne faudrait pas oublier d’impliquer les voleurs à cette lecture utile et formatrice. #bercy #voleurs #revolution

  • @jean, un vol est un vol. Voler un fruit ou plusieurs milliards reste un acte répréhensible. Le plus gros problème en France est que la gestion de l’argent volé nous échappe complètement. Ce qui est la plus grosse injustice. Bercy est aujourd’hui hors la loi. Il dépasse de loin toutes les lois et normes constitutionnelles. Mais le plus rigolo est l’absence de réaction des gens. De là, CPEF.

  • Le processus historique est toujours le même: au départ, des spécialistes rendent un service utile et se font payer pour cela. Par exemple les guerriers qui, à la chute de l’empire romain protègeaient les paysans contre les bandes de pillards. Et puis ces spécialistes accroissent peu à peu leur pouvoir, pour se faire payer de plus en plus, jusqu’à créer une classe sociale dominante vivant au dépends de la richesse créée par les travailleurs.
    Patriciens, féodaux, bourgeois, nomenklatura sont des exemples de ces classes dominantes.
    Nous sommes bel et bien les SERFS de l’Etat, représenté par la classe politique des technocrates. Nous ne sommes même pas propriétaires de notre habitat, mais locataires (impôt foncier).
    La différence avec les temps antérieurs, c’est que les dominants n’affichent pas ostensiblement leur richesse et leurs avantages, et ont inventé un bourrage de crâne depuis l’enfance des gens, la désinformation (« politiquement correct »), qui cherche à faire croire qu’ils représentent le progrès social et qu’ils agissent dans « l’intérêt général », alors qu’ils n’agissent que pour eux-mêmes et leur descendance.

  • Je ne vois qu’une issue à cette problématique de l’impôt, qui punit contre leur gré, ceux qui ont bien travaillé. Donner en compensation plus de voix électorales à ceux qui payent, en fonction des tranches: 0 voix aux non imposables, 1 voix jusqu’à 9807, 2 voix jusqu’à 27086, 3 voix jusqu’à 72617, 4 voix jusqu’à 153783, 5 voix au-delà. Quelque chose pourrait enfin bouger. Car confier le destin de la nation à une majorité d’inactifs non-imposable est une injustice.

    • Le suffrage censitaire est exactement ce que nos gouvernants ne veulent en aucun cas! Ils vont hurler que c’est une injustice et une atteinte à « l’égalité ».

    • On pourrait tout aussi bien accorder un bonus électoral aux blonds aux yeux bleus au détriment des moustachus à peau basanée et des chevelus à nez crochu…

  • @Gada, oui. Et nous ne pouvons qu’agir avec la violence pour reprendre notre droit et notre liberté. La conclusion est évidente!

    • La violence n’a jamais amené rien de bon. Les révolutions sont toujours suivies de dicature.
      Les élections des différents candidats dits « populistes » semblent bien être une réaction des populations contre les classes dominantes.
      Est-ce qu’il se présentera chez nous un candidat « populiste » sincère et digne de foi?
      On peut rêver….

      • Populiste
        Sincère
        Digne de foi
        Cherchez l’intrus…

        • Le mot « populiste » est un mot inventé par les politiques (de gauche ou de droite) au pouvoir pour désigner un concurrent qui ne fait pas partie de leur classe. Ce mot se veut, bien sur, péjoratif.
          Mais il désigne bien quiconque ne fait pas partie de ce que les Américain appèlent « l’establishment » (par exemple Trump).
          Ceci étant noté, ce candidat « populiste » peut être positif, ou négatif. Bien entendu, la probabilité est d’avange pour « négatif », mais on ne sait jamais, espérons!

  • Tiens… L’article sur le cannabis a disparu.

  • @Gada, encore oui. La violence n’est elle pas utilisée par l’Etat pour nous voler ? Ne pouvons nous pas simplement faire de même en refusant de payer ? En psy c’est une évidence. Ne pas parler le même langage que son bourreau est une aberration, de la stupidité, de la faiblesse.

  • Petite correction amicale, vous avez écrit : »En France, les prélèvements obligatoires s’élevaient, en 1896, à 9 % du PIB. Aujourd’hui, ils frôlent les 57 % du PIB. » Sur ce dernier terme il y a confusion avec la dette.
    Pour les prélèvements obligatoires en 2017 ils sont de 45,3 %, cf. https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381412

    • @goufio
      Petite correction amicale aussi : le vrai taux de prélèvements obligatoires en France en 2017 a été de 77,6% selon les propres chiffres de l’INSEE. Démonstration dans mon commentaire général sur l’article ci-dessous.

  • Superbe article de fond. Merci et bravo à l’auteur et à Contrepoints pour cette initiative qui promet.
    Deux erreurs importantes cependant.
    1) Le vrai taux de prélèvements obligatoires calculé à partir des chiffres publiés par l’INSEE pour 2017 s’est élevé au taux exorbitant de 77,6%. Démonstration ci-dessous.
    2) Les (pseudo) « dettes » (des administrations dites publiques) ne sont pas contractées sur le dos des générations suivantes car elles ne seront jamais remboursées. Elles sont extraites du système bancaire corrompu, complice et soumis à la banque centrale à qui le pouvoir politique a octroyé le privilège de la création monétaire ex-nihilo pour financer gratuitement ses propres dépenses. C’est un impôt comme les autres, prélevé en nature sur la production avec de la fausse monnaie.

    Calcul du vrai taux de prélèvements obligatoires (pour autant que ce soit possible) :
    Si on s’en tient aux définitions et tableaux publiés par l’INSEE ici : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3547369?sommaire=3547646 (malgré l’invalidité fondamentale de la notion même d’agrégats macro-économiques dans lesquels on prétend additionner des biens et services hétérogènes), les chiffres (en Milliards d’Euros) seraient les suivants pour l’année 2017 :
    Dépenses des administrations publiques : 1294,0
    couvertes par :
    cotisation sociales et impôts : 1105,7
    autres recettes : 89,6
    revenus de la propriété (!!!) : 15,3
    déficit : 61,4
    Comme les « autres recettes » n’auraient jamais été perçues sur un marché libre, on doit aussi les considérer comme prélèvements obligatoires. Idem pour de déficit, qui est financé par l’expansion monétaire comme indiqué ci-dessus.
    Les prélèvements obligatoires s’élèveraient donc à 1294,0 Milliards d’Euros.
    Regardons maintenant du côté des producteurs, contraints de financer ces dépenses. Les « valeurs ajoutées brutes » établies par l’INSEE par secteur pour la même année 2017 seraient les suivantes :
    Sociétés non financières : 1186,0
    Sociétés financières : 82,1
    « Ménages » : 363,6
    Associations lucratives sans but : 35,7
    Total : 1667,3.
    Les associations lucratives sans but (pudiquement dénommées « institutions à but non lucratif au service des ménages » par l’INSEE), étant largement subventionnées (sauf celles qui sont vraiment utiles comme Contrepoints), il est douteux que ce chiffre ait une quelconque signification mais on fait comme si.
    Des producteurs générant une « valeur ajoutée brute » de 1667,3 Milliards d’Euros sont contraints de financer 1294,0 Milliards d’Euros de prélèvements obligatoires, soit un taux de prélèvements obligatoires de 77,6 %.

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