Taxons les robots car même une « économiste » de 11 ans comprend ça !

Si une gamine de 11 ans explique qu'il faut taxer les robots, c'est forcément qu'il faut taxer les robots, enfin, voyons !
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Taxons les robots car même une « économiste » de 11 ans comprend ça !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 8 octobre 2018
- A +

Elle est Canadienne, elle est pétillante, elle intervient dans des lieux importants devant des gens sérieux pour traiter de sujets graves et complexes comme l’économie ou la fiscalité, et, surtout, elle n’a que 11 ans : Carlie Weinreb est devenue la nouvelle coqueluche de certains milieux et le nouveau porte-étendard d’une cause idéalement buzzable, puisqu’il s’agit de la taxation des robots.

Tant de qualités n’ont évidemment pas manqué d’attirer l’attention de la fine fleur du journalisme français spécialisé dans l’explication de l’économie aux tout-petits et dans la lutte acharnée contre l’ultraturbo-libéralisme qui mange des bébés communistes. L’Obs, avant-garde klaxonnante de cette élite du reportage d’investigation en milieu hostile, ne pouvait pas passer à côté de l’occasion d’en faire un vibrant hommage.

Tout y est : une description rapide du sujet, et quelques fleurs sur la petite Carlie qui pose bien les termes du débats, mieux même que Benoît Hamon. Pour nos journalistes, pour l’OCDE auprès de laquelle elle intervenait, pour les intervenants présents à ces débats, pas de doute : « si les robots prennent tous les boulots peu ou moyennement qualifiés, comment survivra la population sans travail, qui paiera les impôts nécessaires au bon fonctionnement des infrastructures, des écoles ? »

Ben oui, quoi, c’est vrai à la fin ! Si on remplace les bougies par des lampes, que vont devenir les fabricants de chandelles ? Si les voitures remplacent les chevaux, que vont devenir les maréchaux-ferrants ? Si les ordinateurs font les calculs à la place des hommes, que vont devenir les calculateurs professionnels ?

Et si on taxait tout ça histoire de faire payer aux robots les emplois qu’ils rendent obsolètes ?

innovation

Tout ceci est fort mignon et très rafraîchissant (« sautillant », même), mais quelques éléments doivent cependant être rappelés pour faire redescendre nos amis journalistes qui, de sautillement en sautillement, ont depuis un moment échappé à l’attraction terrestre.

En pratique, toute cette aimable histoire n’est qu’un cas supplémentaire de journalimse consternant où l’on présente une aimable gamine au cerveau et au raisonnement lourdement façonnés par une société et des parents dont on note surtout les motivations personnelles qui transpirent lourdement derrière l’enfant.

Du côté des journalistes, on ne peut s’empêcher de noter les adjectifs retenus pour la qualifier. Ainsi, la présenter comme une génie permet de faire passer la pilule du lavage de cerveau qu’elle a subi et fait commodément oublier le fait qu’actuellement, aucun économiste sérieux, ni génial ni même simplement normal, ne propose une telle taxation tant l’idée de base est ridicule et surtout extrêmement contre-productive.

En effet, il apparaît que tout cela est basé sur l’idée complètement fausse que plus le nombre de robots augmente, plus ils prennent leur travail à d’honnêtes travailleurs et qu’en conséquence, plus il y a de chômage. La réalité, statistique, dure, concrète et indiscutable est exactement l’inverse : plus un pays dispose de robots dans ses entreprises et sur ses chaînes de fabrication, de montage et d’assemblage, plus le chômage est faible.

(Ici le lien vers les statistiques détaillées)

La brave petite Carlie part donc d’un constat (« il y a de plus en plus de robots ») pour extrapoler une observation largement sujette à débat (« il y a de moins en moins d’emplois peu qualifiés ») et en tirer une conclusion fausse (« le chômage augmente »). Les « journalistes » prennent ensuite la relève pour proposer une solution parfaitement idiote (« taxons les robots »), aidés en cela par l’habituelle brochette de politiciens socialistes pour lesquels l’économie est une matière impénétrable, aux vastes territoires inexplorés et aux mille dangers rebutants.

En réalité, dans cet exercice, le génie de la pauvre enfant consiste surtout à savoir exactement comment recracher les bons termes aux bonnes personnes, ce qui lui a permis de faire du buzz. Au passage, cette forme de médiatisation, ces présentations et ces prestations pourraient largement être qualifiées de travail en bonne et due forme, voire d’exploitation enfantine si l’on voulait se la jouer Inspection du Travail dans ses meilleurs jours.

Étonnamment, ce n’est pas non plus la première fois que le cas d’enfants travaillant fort jeunes pour se faire médiatiser déboule dans les sujets d’actualités. On n’aura aucun mal à se rappeler que lorsqu’il s’agit de faire des vidéos Youtube plus ou moins pertinentes, cela déclenche l’urticaire chez nos bien-pensants.

En revanche, lorsqu’il s’agit de répandre la bonne parole d’une idée fiscale parfaitement idiote mais tout à fait tendance, là, tout le monde se lève et chante ♩ ♪ GloôÔôoria Alleluhiââah ♫ ♬ dans un bel ensemble hypocrite.

D’autre part, tout le message ressemble fort à une espèce d’incantation un peu simpliste : si une « économiste » ou une « fiscaliste » de 11 ans comprend ça, pourquoi des adultes ne le comprennent pas ? Inversement, on en vient à se poser la question de savoir si Benoît Hamon, qui propose bruyamment la même chose dans ses petits mots maladroits à lui, n’a finalement pas 11 ans d’âge mental ce qui expliquerait à la fois son parcours politique et ses idées en matière d’économie et de fiscalité.

Enfin et surtout, tout cela rappelle de façon claire qu’à l’évidence, les taxations, ça marche ! D’ailleurs, depuis qu’on taxe lourdement le travail, surtout en France, on a pu noter une excellente santé du marché du travail, avec un plein-emploi et une économie qui frise la surchauffe.

Mieux encore, les taxations sur les nouvelles technologies, ça marche aussi, du tonnerre de Brest, même ! Grâce à ça, les entreprises spécialisées dans ces nouvelles technologies, ces entreprises qui, justement, créent de l’emploi, vont… ailleurs, là où elles ne sont pas sauvagement taxées, là où leurs productions ne sont pas détruites par des syndicats, des Canuts ou des Luddites remontés comme des coucous. Et en définitive, cette taxation apporte richesse et innovation partout où elle ne frappe pas ce qui est un signe clair que la France doit absolument la mettre en place, pardi !

Il y a quelque chose de réellement inquiétant à ce qu’une enfant de 11 ans soit ainsi propulsée par ses parents pour défendre une idée qui a amplement prouvé son côté purement militant, contre-productif voire délétère.

Il y a quelque chose de gênant de voir ainsi qu’à l’instar de cette enfant, toute une génération est actuellement activement manipulée pour croire à l’utilité et à la pertinence d’une intervention massive de l’État afin de freiner une innovation concrète qui améliore pourtant efficacement le niveau de vie de millions d’êtres humains.

Il y a quelque chose d’outrageant à voir ces « journalistes » reprendre sans scrupules la communication putassière d’une organisation qui aboutira, par la taxation d’un moyen de production, à appauvrir encore le consommateur (eh oui, quand on taxe les vaches sur leur lait, ce ne sont pas les vaches qui paient la taxe).

Utiliser ainsi une enfant comme accessoire éminemment médiatisable pour débiter des âneries dangereuses semble parfaitement normal pour la ribambelle de bien-pensants manipulateurs derrière, depuis les parents jusqu’aux journalistes relayant cette niaiserie. Les hontectomies touchent un nombre croissant d’individus.

Décidément, rien ne semble plus tabou pour le Camp du Bien.
—-
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  • Le plus effarant n’est pas qu’une gamine parvienne aux mêmes conclusions que Hamon, mais que ces âneries lui aient été soufflées par son expert comptable de père !
    PS : qu’est ce qu’un robot, d’ailleurs ?

  • mais quelques éléments doivent cependant être rappelés pour faire redescendre nos amis journalistes qui, de sautillement en sautillement, ont depuis un moment échappé à l’attraction terrestre.

    Vu qu’ils ont l’air d’être dans la Lune, je crains que la seule solution soit de les lester avec du plomb. Je laisse imaginer à chacun ou mettre le plomb et comment.

    Utiliser ainsi une enfant comme accessoire éminemment médiatisable pour débiter des âneries dangereuses semble parfaitement normal pour la ribambelle de bien-pensants manipulateurs derrière, depuis les parents jusqu’aux journalistes relayant cette niaiserie.

    Ce n’est pas nouveau. En Syrie, une gamine avait été utilisée par ses parents pour demander des bombardements. Alors pour bombarder de taxes, c’est une évolution quasiment pacifique.

    Ces gens oublient que les robots n’ont pas de sens économique lorsqu’il n’y a pas de client. Un robot, ce n’est pas gratuit, contrairement à ce qu’ils aimeraient nous faire croire. Il a fallu des emplois qualifiés pour le mettre au point.

    Et ces gens qui réclament ces taxes, verraient-ils volontiers leur lave-linge taxé à chaque utilisation?

  • Ouai taxons. Après l’écologie, taxons aussi les robots. Pourquoi pas ? Ils taxent et légifèrent la vie déjà. Il faut bien calmer ces trucs bidules en métal. Surtout qu’un robot ne supporterait pas 2 secondes les âneries de ces humains. Si l’on demandait au robot comment améliorer le sort des humains, nul doute qu’il exterminerait directement ceux ci.

  • Et n’oublions pas que, de même que les taxes sur le lait ne sont pas payées par les vaches, les taxes sur les robots ne sont pas payées par les robots….

  • Bricoler des taxes en tous genres sur n’importe quelle solution technique, robot, TV, tablettes, opérateurs machin, carburant truc… tout cela n’est que de la bricolette…
    Si impôt il doit y avoir pour faire fonctionner l’interstice collectif entre zones privées, alors il ne peut se faire que sur la richesse produite dans le pays, c’est a dire le PIB, c’est a dire le CA. Peu importe comment une boite fait son CA, elle contribue au collectif par une partie de ce CA…
    Virons toutes les formes de charges, taxes, ponctions en tous genres, pour un seul « impôt » sur le CA de toute activité…
    De la sorte, une entreprise qui préfère importer des produits au lieu de les fabriquer sera contributrice au collectif exactement au même niveau que celle qui les fabrique localement avec des robts ou des humains.
    Ni plus, ni moins.
    Equité.

    • Heureusement que les principaux impôts ne sont pas basés sur le chiffre d’affaires mais sur la valeur ajoutée ou une part de cette dernière (masse salariale, plus-value). Le PIB n’est pas le cumul des CA mais celui des VA.

      • De mémoire c’est aussi pour cet aspect que l’idée d’une taxe sur l’EBE (sous Hollande) avait été décriée. Ceci revient à taxer un montant avant le retrait de certaines charges.

        Après la remarque de Marius Sonpeneu est de remplacer l’ensemble des taxes/charges/impôts par un seul impôts ayant comme assiette le CA.
        Le problème reste le même : appliquer une taxe sur un montant avant réduction des charges ayant permis d’atteindre ce montant.

        • Quand on écrit « c’est a dire le PIB, c’est a dire le CA », on affiche une méconnaissance profonde de la réalité économique. Dès lors, les propositions de taxes sont nulles et non avenues.

          Le CA des entreprises qui exportent chez nous est localisé à l’étranger car la création de la valeur ajoutée a lieu à l’étranger. Si l’échange a depuis la France, c’est totalement anecdotique. Mieux, Internet permet de se délocaliser pour réaliser l’acte d’achat hors de France, quand bien même vous restez assis sans bouger devant votre ordinateur. L’achat a lieu là où se trouve le vendeur et non où se trouve l’acheteur car c’est bien l’acheteur qui décide d’aller vers le vendeur et non l’inverse. Le vendeur se contente de proposer, vous disposez.

          Quand vous regardez une photo de la Grande Muraille depuis votre ordinateur situé en France, personne ne prétend que la Grande Muraille serait en France, n’est-ce pas ? Eh bien, pour le commerce, c’est la même chose. Mais au niveau de l’Etat obèse jamais en retard d’une absurdité, ceux qui nous taxent prétendent que vous ne bougez pas et que la Grande Muraille vient en France.

          Quand vous achetez un bien à l’étranger, c’est non seulement pour des raisons économiques mais également pour contourner les taxes françaises, pour mettre en concurrence fiscale l’Etat français. C’est un acte politique, tout autant qu’un acte économique.

          • Vous prêchez un convaincu, d’où ma remarque de fin concernant le commentaire de Marius Sonpeneu (illogisme de vouloir taxer le CA et de différencier entreprises importatrices de celles fabricant sur place). De plus, le passage concernant la contribution au collectif me fait frémir, qu’elle est ce collectif ? le fameux intérêt général ?

            Après, de mon côté, lorsque je commande à l’étranger c’est soit que le bien est uniquement disponible à l’étranger et/ou coûte moins cher (sûrement dû à la différence de taxe).
            La notion d’acte politique, pour moi, serait présente si je cherchais à systématiser cette démarche (préférence d’achat à l’étranger versus achat en France).

            • Eric, vous avez lu le contraire de mon propos (peut-etre mal formulé) : il ne faut pas différencier entreprise fabriquante et importatrice.
              Une entreprise qui importe évade la valeur ajoutée hors frontières, et au final cherche a minimiser sa VA par diverses méthodes.
              Cette correction de mon propos étant faite, on peut passer à la chaine PIB-> CA. En effet, le PIB est bien la somme des VA, mais si on prend la vue d’ensemble, alors il y a un ratio assez simple entre PIB et CA… (Cavaignac va encore gesticuler, parce qu’il est juste là pour aboyer derrière son grillage, même sans rien comprendre… il est payé pour ça 🙂
              Si une entreprise ne génère pas de VA, alors combien de temps survivra-t-elle ?
              Et si une entreprise évapore sa VA par prix de transferts , comment fait-on ?
              On peut retourner ceci comme on veut, mais au final, pour éviter les distorsions de marchés, une base VA peut normaliser les choses, et rendre l’équilibre entre purs pousseurs de cartons chinois et producteurs locaux. Equité totale.
              Et si on considère que toutes les autres charges sont remplacées par cette TCA, alors on cessera de prendre les salaires comme assiette fiscale…
              Enfin, cette TCA serait d’un taux voisin de 25%, peu différent (en apparence) des 20% actuels, (et même des 24% de certains pays EU)

          • « L’achat a lieu là où se trouve le vendeur et non où se trouve l’acheteur car c’est bien l’acheteur qui décide d’aller vers le vendeur et non l’inverse. »
            C’est totalement risible et démontre a quel point vous vivez dans l’ancien monde du guichet de vente … Si tel était le cas, les interfaces de commerce ne seraient pas localisées, et il n’y aurait aucun entrepôt stock tampon des matériels achetés localisé au plus près du consommateur…
            Si un commerçant vend du matériel, il est très content de prendre l’argent du consommateur là ou se trouve cet argent, et amène sa vitrine chez le client. C’est le principe même du commerce : aller chercher le client, et même ceci était vrai du temps des phéniciens.
            En pensant le contraire, vous vous placez dans la logique de bon rentier fonctionnaire soviétique, qui pense que le client va venir chez vous, dans votre boutique, juste pour vos beaux yeux…
            On est au 21e siècle cher Cavaignac, sortez de votre ferme 🙂

    • Forcément, l’impôt doit ponctionner sur la richesse produite (puisque l’Etat n’en produit pas). Mais de cette proposition ne découle pas automatiquement qu’il faut taxer le CA, ou même les activités économiques.
      Par exemple, il pourrait être envisageable de taxer « les têtes »: chaque citoyen est tenu de verser le même montant.
      Voir cette vidéo:
      http://www.parti-libertarien.be/existe-t-il-un-impot-libertarien/

  • La peur des robots, de l’AI et autres transhumanismes a l’air de prendre comme la mayonnaise dans l’esprit des gens …
    sauf que sans ces technologies adieu la conquête des étoiles !

  • @zelectron, pourquoi chercher dans les étoiles alors que la terre est un paradis ?
    Mais envoyons macron et sa clique à la recherche d’une autre planète à martyriser.

  • Une question :
    les robots créent beaucoup d’emplois, c’est pourquoi les pays avec beaucoup de robots ont peu de chômage.
    ou
    Les pays qui ont peu de chômage ne trouvent pas la main d’oeuvre nécessaire se trouvent obligés d’accélérer l’installation de robots ?

  • Elle ne fait que répéter comme un perroquet ce que lui ont appris ses parents! Lesquels visiblement ne comprennent pas grand chose et sortent les clichés habituels à ce propos!

    • Il est possible, supposition très forte de ma part, que son père, dit expert comptable, fait partie de ces personnes assise sur leur expertise depuis longtemps, sans avoir cherché à évoluer, à créer une valeur ajoutée à leur travail.

      Par exemple, il est possible que ce monsieur soit capable de comprendre les comptes de résultats, bilan, les notions comptables/juridiques/fiscales mais il n’ira pas plus loin. Il ne fera pas de propositions originales, ne jonglera entre les différentes données pour en extraire toutes l’information présentes au-delà du simple chiffre.

      Bref, il fait un travail remplaçable par une machine d’ici 5 à 10 ans (voire moins selon les avancées dans le domaine de l’IA).

      • Je me faisais la même reflexion en lisant l’article.

      • @ Eric
        Par tempérament, je ne serais pas aussi affirmatif.
        Ni dans l’article de l’Obs ni dans la chronique d’h 16, nous ne trouvons plus d’informations sur cette très jeune fille et sur ses parents, nos suppositions sont donc d’une valeur limitée.

        C’est ce qui arrive quand on prend ses informations dans les médias et pas à la source.
        L’interprétation « politique » de l’oratrice peut bien sûr être contestée mais on ne la voit qu’à peine évoquée.
        Il faut être ignorant pour ne pas se rendre compte qu’il y a de moins en moins de places pour les salariés peu ou très peu qualifiés.
        Il est probable qu’une grande partie, pas forcément des robots mais de l’électronique qu’ils contiennent nous viendra encore d’Asie.
        Ces deux seules remarques montrent déjà les considérations économiques et politiques (fiscales, balance commerciale, emploi) qui sont des sous-jacents à ce micro-exposé!
        Dans le Contrepoints de ce jour, 3 articles du jour montrent bien la différence visible entre le libéralisme théorique et la difficulté de l’appliquer strictement dans la réalité (avec l’article libertarien belge et celui sur les taxes d’importation de D.Trump).

        • @mikylux

          Je ne suis justement pas affirmatif, dès le début de mon commentaire, je précise que c’est une supposition forte et elle repose sur des comportements observés autour de moi.

          Ensuite, je suis d’accord avec vous que rien n’indique ce comportement chez les parents de cette jeune fille.

          Sur les emplois peu qualifiés, il est possible que ces derniers diminuent (encore faudrait-il précisément définir ce qu’est un emploi peu qualifié ?), mais si nous partons de ce postulat (i.e. diminution du nombre d’emploi peu/pas qualifiés), une réaction saine serait d’accroître le niveau de qualification des individus (formation, méthode d’instruction, etc.).
          J’observe, malheureusement, plutôt l’inverse, c’est à dire une volonté (des syndicats en tête) de protéger ces emplois de la robotisation (via des taxes, lois, etc.). Cette façon de penser revient à vouloir conserver ces individus sans qualifications, voire sans instructions (n’ayons pas peur des mots) que de trouver des moyens pour les faire progresser, c’est assez abjecte comme raisonnement.

  • On pourrait aussi taxer les robots…chinois,indiens etc , eux aussi ne paient pas de charges sociales pour nos pauvres…je crois que Trump y a pensé
    (+_+)

  • Les élites craignent que les robots ne suppriment les emplois non qualifiés.
    La Corée du Sud est le pays qui a le plus de robots et qui a le moins de chômage, d’après le graphique.
    Les élites veulent continuer d’avoir des personnes peu qualifiées pour qu’elles occupent des postes peu qualifiés.
    En comparant les résultats scolaires coréens et français, ainsi que le nombre de robots, on pourrait presque déduire que la volonté de la France est de former des employés peu qualifiés.
    J’en reviens donc à ce que j’avais écrit en commentaire dans un autre sujet : que nos élites socialo-communistes veulent gouverner des abrutis. Ils ont besoin de cette masse de prolétaires, peu qualifiée. Comme dans ‘1984’.

    • Pourquoi croyez vous que l’on demande une immigration intensive et peu éduquée de préférence et de religion a soumission maximum
      ?

      • @reactitude
        Bonjour,
        « Pourquoi croyez vous que l’on demande une immigration intensive et peu éduquée de préférence et de religion a soumission maximum. »
        Cette immigration n’est pas demandée. Autrement, les nouveaux entrants arriveraient par avion ou par bateau avec leurs papires en règle. Pas dans des coques de noix en payant des fortunes à des passeurs, qui laissent leurs employeurs au milieu de la Méditerranée être reccueillis par des navires de guerre, ou des bateaux associatifs. Ainsi, ces naufragés à desseins deviennent des réfugiés, alors qu’au départ, sans papiers, ni autorisation, ils sont des clandestins.

        Toutes les religions, exigent une soumission.

      • @reactitude
        Bonjour
        L’immigration dont vous parlez n’est pas demandée. Si cela était le cas, les immigrés arriveraient par avion et/ou bateau, avec des papiers en règle : passeports et visas. Pas dans des coquilles de noix fournies par des passeurs qui les laissent au milieu de la Méditerranée être reccueillis par des navires de guerre ou par des bateaux associatifs. Curieuse façon de traiter des employeurs qui lâchent entre 5.000 et 6.000 euros pour être abandonnés en mer par des employés surpayés. De clandestins sans papiers ni autorisation, ils deviennent « migrants » ou « réfugiés ».

        Toutes les religions exigent une soumission.

    • Nos zélites en ont besoin pour rester au pouvoir. Imaginez des gens un peu cultivés. Voteraient-ils pour ces ploucs ❓ Je me permets d’en douter.

      • @MichelC
        Bonjour,
        Maheureusement on peut être très cultivé, instruit et avoir une intelligence certaine pour utiliser culture et instruction sans pour autant voir le socialo-communisme comme une tare.
        Cependant, il y a de meilleures chances pour qu’en étant instruit et cultivé, ces tares se voient plus clairement. Ces ploucs ne seraient que quelques illuminés, tarés.

    • La Corée du Sud et Singapour ont aussi une natalité de 1.24 ce qui entraine une énorme pénurie sur le marché de l’emploi, tout comme la plupart des pays dans le top de la liste. Seuls les US ont une natalité élevée dans cette liste.

      L’auteur manque d’honneteté dans son analyse. La robotisation de la plupart des pays est une conséquence de la natalité, pas un mouvement avant-gardiste.

      • @Fred31
        Bonjour,
        Cette basse natalité n’est-elle pas un signe de stabilisation ? Comme un rythme de croisière ?
        Ce taux bas ne serait-il pas lié aux performances de santé dans ce pays, qui permettent des naissances moins mortelles pour les mères et les enfants ? Performances qui permettent aussi une meilleure survie des jeunes.

      • Bonjour,

        Le lien entre un faible taux de natalité entraînant une pénurie de main d’œuvre elle même provoquant une hausse de la robotisation semble assez faible.

        Dans le détail, si je prends les données de la Banque Mondiale sur le taux de fécondité (2016 – derniers chiffres que j’ai pu trouver – https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/sp.dyn.tfrt.in), j’obtiens le classement suivant (pays / naissance par femme):
        Corée du Sud => 1,2
        Singapour => 1,2
        Chine => 1,2
        Espagne => 1,3
        Japon => 1,4
        Italie => 1,4
        Allemagne => 1,5
        Suisse => 1,5
        Autriche => 1,5
        Canada => 1,6
        Danemark => 1,7
        USA => 1,8
        RU => 1,8
        France => 2
        Inde => 2,3

        Les changements de positions sont assez flagrants et ce classement ne met pas en évidence un quelconque lien de cause à effet entre baisse de la natalité et hausse de la robotisation.

        Ensuite, on observe que le Danemark a également un taux de fécondité proche de celui des USA (1,7 vs 1,8) et identique à celui d RU… pourtant le RU est en queue de peloton pour la robotisation !

        Bref, pour moi, il y a trop de divergence pour mettre en évidence un lien de causalité entre les deux.

        • @ Eric
          Par contre, il y a sans doute une relation entre le niveau de vie et la natalité par femmes (avec des conséquences de santé, d’éducation et d’espérance de vie).

          • @mikylux

            Entièrement d’accord avec cet aspect, il suffit de regarder, via le lien dans mon commentaire au-dessus, l’évolution du taux de fécondité entre 1960 et 2016.

            La quasi-totalité des pays a vu ce taux diminuer et les baisses les plus marquées sont situées dans des pays ayant prospérés économiquement. Inversement, les pays avec une faible développement économique (pour diverses raisons) voient leur taux diminuer bien plus faiblement et restent souvent avec un taux de fécondité au-dessus de 4 voire 5.

  • première question la robotisation est elle une bonne chose pour l’humanité ou une mauvaise selon cette gamine?
    n’oublions pas qu’au bout du compte dans une société ou la redistribution de richesse est le but des taxes , les robots seront bien taxés..et pire la robotisation sera découragée…quoi de nouveau..

    • @ jacques lemiere
      L’avis de la gamine n’est pas explicitement connu mais supposé démocrate « socialiste »!
      La robotisation est un outil, ni bon ni mauvais, en soi!
      Après, on peut taxer n’importe quoi et la redistribution est un choix!

      • sauf que la demoiselle oublie une chose la majeure partie des gens est heureuse qu’on fasse son travail à sa place…
        c’est leur richesse qu’ils n’aiment pas qu’on leur prennent.et c’est ce que font tous les outils…ils font tout ou une partie du travail à notre place..une simple pelle prend le travail de ceux qui creusent mains nues. rt les robots vont prendre notre travail mais certainement pas la richesse..je doute qu’il partent en vacances..ou achète une voitures payent pour les études de leur gosses..

        les sociétés ont toujours bénéficié sur le plan de la richesse globale , des outils d’augmentation de productivité..et au final plus de richesse est produite..mais l’inégalité souvent augmente aussi..et si il n’ y pas d’injustice là dedans, ça génère malgré tout des problèmes sociaux..la nature humaine est jalouse.
        mais comme pour toutes les révolutions technologiques,il  »y aura des gens incapables de s’adapter.

        un rappel historique on a aboli l’esclavage…donc des gens étaient naturellement enclins à faire faire leur travail par d’autres!!!
        les questions importantes sont la dignité et le revenu pas de prendre l’ boulot des gens..
        je n'(ai jamais trouvé rien de plus idiot que de voir des gens crier pour qu’on leur donne du boulot…si vous allez les voir et que vous leur en proposez à bas prix ils refuseront…ils ne veulent à proprement parler de travail.

  • héhé ça faisait longtemps que j’avais pas vu le philosoraptor ! 🙂

  • juste une réflexion…quand L’ÉTAT a vendu les concessions d’autoroute… pour rentabiliser le péage, ils ont supprimer 35 % du personnels , au point de vue de rentabilité, c’est sympathique la rentabilité ..les experte et spécialiste pourront nous donner leurs avis et conseils…

  • Mon lave-vaisselle, mon lave-linge sont-ils des robots ?

  • Moi, c’est l’IA que j’attends.

  • Tout ce que cela démontre, c’est que les journaleux et polytocards n’ont pas plus de connaissances en économie qu’une gamine de 11 ans.

    • @ ph11
      Carlie Weinreb n’est pas n’importe quelle gamine de 11 ans, plutôt quelqu’un de doué, au moins! (voir la réf à l’Obs).
      Quant aux journalistes, « le papier, ça se laisse écrire »!

      • Quand j’ai fait mon stage « médias », on m’a appris qu’il fallait parler dans le poste comme à un enfant de 6 ans. Ces derniers temps, il me semble que chez les journalistes ont oublié le « à », et sauté le pas. Le nombre d’interviews d’enfants de maternelle est effarant. Au moins un soir sur deux au 20 heures de TF1… Ca fait un sacré créneau pour les montreurs de singes/guenons savants !
        Warren Buffet a acheté ses premières actions à 11 ans, et à 13 il avait organisé une mini-entreprise de livraison de journaux où il faisait travailler ses copains, parce que lui trouvait que le boulot était trop dur(*), et payait ses premiers impôts. Ca c’est quelqu’un qui comprend les choses…
        (*) Moi aussi, le « Sunday paper » pesait un âne mort, mais j’étais trop bête pour avoir l’idée de faire marner mes copains à mon profit…

    • je crois surtout qu’ils n’ adressent pas les vraies questions…
      on ne peut pas dire « en m^me temps  » que le progrès social est la diminution du temps de travail et que la plus grande plaie est le chomage!!!

      ils parlent d’une façon détournée d’égalitarisme et de « distribution de revenus »…

      • un ouvrier voit son licenciement comme une mise au rebut de la société une déclaration de nullité de ses talents.et c’est effrayant quand ça arrive à un age où apprendre de nouveaux talents est difficile.
        la réponse au chômage n’est d’ailleurs pas l’aide sociale.
        mettez vous à la place d’un père de famille au chomage.. que doit il raconter à ses enfants pour conserver leur admiration? que doit il leur raconter sur la société sinon qu’elle est injuste?

  • Il faut bien trouver de nouvelles choses à taxer, les anciennes le sont déjà à fond.

    • @Gada
      Bonsoir,
      La France et la Commision Européenne seraient capables de nous taxer à 110%, en nous sortant des larmes, du pathos dégoulinant d’émotions, en nous demandant de penser aux enfants, etc… et trouveraient des idiots utiles pour les soutenir.

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