Hamon, malthusianisme et robots taxés

Pour combattre le chômage provoqué par la révolution robotique, Hamon imagine que des robots taxés abonderont aux caisses sociales. Comme c'est mignon.
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Hommes robots

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Hamon, malthusianisme et robots taxés

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 décembre 2016
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Les robots sont partout. Depuis votre cuisine où ils mixent vos légumes jusque dans votre poche où ils relèvent et classent vos e-mails, depuis la chaîne de construction automobile jusqu’à l’algorithme de trading boursier, depuis la science-fiction, en livre, en film ou en séries télévisées jusque dans les discours politiques, ils sont partout. À ce titre, ce serait vraiment dommage de ne pas les taxer, ne trouvez-vous pas ?

Et l’idée n’est pas neuve. Régulièrement remise au goût du jour par l’un ou l’autre de ces articles gravement atteint de journalimse baveux, cette idée fleure bon ce petit parfum de malthusianisme qui combine à la fois l’efficacité de la simplicité théorique avec la popularité des concepts collectivistes et le foirage lamentable des raisonnements gravement bancals.

On la retrouve, sous une forme un peu simplifiée, avec l’apparition du luddisme en Angleterre au début du XIXe siècle. C’est la même, un peu plus tard, lors de la révolte des Canuts à Lyon en France. Depuis, elle a pris régulièrement des formes plus ou moins violentes, mais avec toujours une même base : l’arrivée d’une mécanisation ou d’un automatisme provoque la disparition d’un travail auparavant fait par des hommes.

Peu importe que la tâche ainsi mécanisée fut pénible ou répétitive : elle met un homme au chômage, et c’est forcément abominable. Au passage, on admirera la position malaisée des collectivistes qui, d’un côté, fustigent l’avilissement de l’homme dans ces tâches, certes rémunérées, mais abrutissantes, et qui, d’un autre, ne se réjouissent pas davantage lorsqu’enfin, il peut s’en affranchir, leur but étant, évidemment, le salaire sans la tâche.

Et c’est donc ce qu’ils réclament, de façon plus ou moins camouflée, au fil des ans et des progrès techniques et technologiques.

Actuellement, cela prend la forme d’une proposition de taxation des robots, histoire de leur faire payer les cotisations sociales. Ainsi, en Espagne, on trouve un grand syndicat qui avance l’idée que les entreprises devraient cotiser pour les robots qui prennent la place des ouvriers sur les chaînes de production.

Et quand bien même l’hypothèse selon laquelle à force de tout automatiser, on va manquer de travail n’est étayée par aucune théorie ni aucun fait tangible (si l’emploi, saboté par des politiques idiotes, ne suit pas, le travail, lui, ne manque toujours pas), l’inévitable politicaillerie s’est emparée du sujet : ce mois de décembre, le Parlement européen sera saisi de la délicate question de savoir s’il faut faire payer des cotisations aux robots (réponse : oui, bien sûr) et surtout, comment procéder, avec une proposition de création d’une agence européenne de la robotique et de l’intelligence artificielle, qui devrait être responsable, entre autres, du développement d’un cadre éthique et technique autour de l’automatisation sur le lieu de travail.

Ben voyons.

Comme d’habitude, ce sont les vieilles idées, à la fois simples et fausses, qui ont la peau la plus dure et qui reviennent régulièrement sur le devant de la scène, poussées par le populisme et la facilité de politiciens. Et pour touiller ces vieilles idées, quoi de mieux qu’un vieux politicien tout ridé de l’intérieur, de préférence paléo-socialiste, dont les seuls faits d’armes n’ont jamais été qu’une lutte acharnée contre toute forme de travail ?

Qui mieux que Benoît Hamon, l’inénarrable ministre de l’Éducation nationale pendant les mois de grandes vacances 2014, celui qui pensait sincèrement que si les entreprises faisaient trop peu de marge c’est parce qu’elles distribuaient trop de dividendes, qui mieux que lui pour porter ce message grotesque ?

Pour notre homme, et afin de lutter contre la misère, la peste, le choléra, la veuve et l’orphelin, il faut mettre en place cette fumisterie de revenu universel dont le financement sera notamment possible en prélevant des « cotisations sociales sur le travail des robots » lorsqu’ils remplacent celui d’un être humain.

Si les machines remplacent le travail des hommes, elles aussi doivent être taxées pour financer notre protection sociale.

Voilà une déclaration à la mesure de notre Benoît national, c’est-à-dire étroitement vissée sur le passé et l’inculture économique crasse.

D’une part, taxer les machines, c’est taper sur la mauvaise cible.

Quand on taxe les vaches sur leur lait, ce ne sont pas les vaches qui paient, mais le consommateur. De même, taxer les robots comme le propose Hamon, c’est d’abord taxer l’entrepreneur qui reportera sur son prix de vente et donc, au final, taxer le consommateur. Dans un monde où, justement, la mécanisation permet de facilement faire produire ailleurs (un robot qui fonctionne en France fonctionne aussi bien en Chine, monsieur Hamon), taxer en France, c’est nous mettre un boulet dans la course avec le reste du monde. Malin, non ? On dirait du socialisme.

D’autre part, les robots créent aussi de l’emploi, directement et indirectement.

Non seulement, il faut les construire, les installer, les maintenir, les remplacer et les faire évoluer, mais par ailleurs, chaque robot supplémentaire diminue la quantité de travail fastidieux dévolue aux humains qui peuvent alors se consacrer à des tâches plus rémunératrices, ou simplement plus agréables. L’explosion du temps libre dans nos sociétés, le bien-être dont jouit d’ailleurs Hamon lorsqu’il utilise son smartphone et sa voiture ne sont dus qu’à cette robotisation.

Et cette automatisation galopante de la société n’entraînera de chômage massif que si on l’empêche d’évoluer, par la contrainte, les taxes, les régulations et les protections illusoires (ce que semble absolument vouloir faire Hamon et sa clique).

En réalité, les besoins et les désirs de l’Homme sont immensément vastes, et varient d’autant plus que les technologies et les progrès lui permettent de vivre mieux, plus longtemps, d’aller plus loin et d’expérimenter davantage. D’ailleurs, on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait et certainement pas quelles seront les professions de demain : il y a 30 ans, personne n’aurait pu imaginer qu’on gagnerait un salaire en créant des sites sur internet ; il y a 20 ans, personne n’aurait pu imaginer qu’on pourrait se rémunérer, parfois grassement, en vendant des jeux-vidéo ou des sonneries sur des téléphones ; il y a 10 ans, personne n’aurait pu imaginer qu’on pourrait gagner sa vie en animant des communautés virtuelles et des réseaux sociaux. Tous ces emplois sont directement issus des gains de productivité rendus possibles par des mécanisations, des robotisations, des automatisations.

Très concrètement surtout, le manque d’imagination de certains ne doit jamais servir de prétexte pour imposer à tous des restrictions, des taxes, des impôts ou des vexations de tous ordres. Et heureusement, tout porte à croire au vu du joyeux bordel dans lequel s’ébroue la primaire socialiste que le manque d’imagination de Benoît Hamon, symptomatique d’un archéo-socialisme rigologène, ne pourra pas servir de base de réflexion pour la société de demain.


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  • oui je suis toujours admiratif de voir des gens pleurer parce qu’un robot va faire le travail ingrat d’une caissière par ex, les gens veulent absolument avoir un travail de merde même s’il n’est pas productif, ayant nous même un projet innovant qui sera peut être partout dans plusieurs années, ça rassure de voir que l’innovation , la créativité, les gains de temps etc sont autant encouragés; juste une question pourquoi ils ne virent pas tous les tracteurs pour les remplacer par des charrues avec des bœufs, si leur plan est si génial autant le mener jusqu’au bout, il y aura plein de travail pour les agriculteurs.

    • Et qu’ils n’oublient pas de taxer les charrues en acier pour favoriser les charrues en bois, car cela donnera du boulot aux artisans.

      • Faudrait surtout voir à taxer les bœufs qui prennent au moins le travail de 10 personnes !

        • Les luddites préfèraient le temps des planches à laver le linge dans la rivière, naturel sans savon, au moins c’était lol et ça permettait de faire quelque chose toute la journée. Les machines à laver et le progrès c’est satan.

          • Moi pas président
            15 décembre 2016 at 9 h 15 min

            De biens belles réponses amusantes mais quel manque d’empathie quand il n’y a plus de travail, qu’est-ce qu’on fait ?
            Dans le tourisme, je recevais de nombreux groupes qui venaient en vacances via leur boite….puis on ne les a plus vu…Tout a fermé…
            Ces ouvriers d’Arcelor, de Peugeot, de Renault….etc ils font quoi maintenant ?
            Qu’on les a viré comme des merdes à 50 balais ?
            Il vont monter une start-up ?
            Taxi chez Uber pour gagner 1200€ en faisant 70 heures par semaine, c’est génial…
            Ils vont devenir Traders ?
            Il ne peuvent plus bosser car il n’y a plus d’usines…
            Les petits enfants du Bengladesh, c’est plus sympa pour les entreprises, ca demande un Euro par jour pour survivre.
            Nous vivons en collectivité et nous devons tous prendre soin les uns des autres.
            Ce n’est pas parce qu’on est du bon coté pour aujourd’hui….qu’on doit oublier les autres.
            Mieux un boulot de merde pour tous qui permette à tous de vivre décemment dans la société que de se retrouver en marge et d’être réduit à vivre au crochet de la société et aller au resto du cœur.

            • Pas d’accord avec ça 🙂
              Mais tout à fait d’accord avec le début : il est inadmissible que des gens autrefois productifs soient juste mis au rebut parce qu’ils ont été remplacés par plus productif.
              Toutefois, automatiser notre société reste une bonne chose dans le sens où l’homme se retrouve libéré du travail. Bien sûr ce n’est qu’une opinion 😉

              Le vrai problème en fait, c’est que les gens ne sont payés que s’ils sont employés. Et on n’est employé que si c’est lucratif (en tout cas dans le privé). Donc, dans le privé toujours, exit les « charges », niet au social, niet au culturel, etc. Mais je m’écarte un peu.
              Dans les années 50, tout le monde était tout fou des progrès faits au niveau de la robotisation. On avait vu ce que ça pouvait donner par exemple dans l’automobile avec ses chaînes de montage.
              Du coup on imaginait un monde où l’argent dégagé par le robot qui remplaçait l’ouvrier….serait donné en partie à l’ouvrier. Qui par conséquent pourrait faire autre chose de sa vie. Par exemple du caritatif, du social ou même une autre activité salarié pourquoi pas. Même concept que la retraite en fait.
              Au lieu de ça, les gains de productivité vont dans la poche d’un nombre très réduit de personnes : les détenteurs des moyens de production et des capitaux des entreprises (actionnaires). Et la part de ceux qui sont écartés du système diminue voire devient nulle.

              Tant qu’on ne cherchera pas à redistribuer plus proprement les richesses, la colère populaire augmentera avec la robotisation de la société, et à juste titre.
              Et le peuple pourrait être au final amené à rejeter le progrès puisqu’il représente pour eux non pas un progrès mais une régression sociale ! Tout est question de point de vue ! La cupidité de quelques uns entraînera la régression de tout un peuple !

  • Le problème c’est que les cotisations sociales ont 2 objectifs distincts : un objectif d’assurance et un objectif de redistribution. Il y a assurance quand une catégorie reçoit à peu près autant qu’elle donne (en tenant compte bien sur de l’effet âge puisque je vais donner plus pour la maladie dans la force de l’âge et recevoir plus en fin de vie), il y a redistribution dans le cas contraire. La part redistributive est en fait un impôt qui n’ose pas s’afficher ainsi. Il serait beaucoup plus transparent de supprimer le prélèvement social redistributif et de l’intégrer dans les impôts. Le problème des cotisations sociales des robots disparaitrait, les robots contribueraient à la production et cette production est soumise à l’impôt (TVA, bénéfices des sociétés, bénéfices des actionnaires des sociétés…). Hélas, les états veulent alimenter leurs finances mais ne veulent pas que cela se voit trop en affichant cela comme un impôt. D’où nos usines à gaz fiscales et sociales (qui ont aussi l’avantage pour les politiciens clientélistes de justifier de nombreux postes de fonctionnaires !).

  • C’est bien il veut accelerer la chute de la France. Bravo !!!

  • On taxe les hommes, pourquoi pas les robots,les chiens d’aveugles et votre animal de compagnie ?

    • C’set sûr qu’on devrait taxer les déjections animales. Pas pour les ramasser, mais parce qu’à chaque fois qu’ils font leurs besoins, cela fertilise le terrain (pas sur les trottoirs, on est d’accord). Ils font donc un travail à la place d’un être humain qui serait taxé si c’était lui qui le faisait.

      M’en vais donner mon idée à M. Hamon. Vous pensez qu’il aimera ?

      • Qui parle de crottes….on taxe le travail des hommes,le chien ou le robot font un travail au même titre qu’un homme et il a une valeur… donc,taxable.

  • Après avoir vidé les usines d’humains car ils les avaient trop taxés, les robots ont faits leur apparition. Les taxer ne va pas faire disparaitre les robots mais les usines…

  • C’est sûr qu’après avoir détruit l’EN, donc ne pas avoir donné aux gens une solide formation de base pour leur permettre d’évoluer au cours de leur vie professionnelle, la suite logique est ce genre d’idée débile.

  • Plus débile comme proposition, je n’ai pas encore trouvée.

  • j’en ai marre, que personne ne comprenne que les robots ne sont qu’un outisl de plus.
    on exploite les robots comme on exploite son marteau, son cheval.

    l’avenir c’est pas la taxe sur des robots, c’est le capitalisme populaire, via l’entrepreneuriat ou le fond de pension.

    quand a la disparition du travail on nous a fait le coup, et à chaque fois dès que les gens travaillent moins, ils s’inventent du travail à faire par les autres pour s’amuser…

    le problème c’est que noter révolution industrielle s’est faite sur un modèle seigneurial avec une concentration en capital et en pouvoir très haute/.
    hernando De Soto rappelle que dans les pays émergent, la moitié des revenus sont en fait des revenus du capital (et nous les français on est trop salariés, des esclaves d’un capital concentré dans d’autre mains)

    http://www.huffingtonpost.com/hernando-de-soto/piketty-wrong-third-world_b_6751634.html

    AirBnb, Heetch, Blablacar, UberPop, Drivy, c’est l’avenir.
    Nous devons devenir des salops de capitaliste, c’est le meilleur des amortisseurs sociaux.
    On est moins dépendant d’un salop de patron…

    ca m’amuse de voir les crypto marxiste refuser d’appartenir à la caste des exploiteurs, comme si ils avaient bien compris que c’est pas si confortable que salarié…
    c’est moins confortable mais plus résilient.

  • Cet article m’a intrigué, mais je suis finalement un peu déçu.
    Il y avait même une distinction de faite entre travail et emploi, et c’est assez rare pour être souligné !

    Seulement l’auteur de cet article a fini par se noyer dans l’adage du « ben oui mais ça crée d’autres emplois ! »
    Et même si c’est vrai, ce n’est pas suffisant du tout.
    Petite démonstration !

    Je suis une entreprise X qui produit et commercialise un produit P. J’ai un ensemble de N salariés, ce qui me coûte MS (masse salariale) euros par mois.
    On me propose, ou j’ai l’idée, de remplacer une partie de mon salariat (disons 10% N) grâce à un nouveau logiciel ou un nouveau robot ou à une nouvelle réorganisation (même combat).
    Pour que ce soit intéressant, il faut nécessairement que le coût de ce changement soit, sur le long terme au moins, < 10 % MS, puisque c'est ce qu'il va me faire économiser en masse salariale.

    Imaginons qu'il s'agisse par exemple d'un logiciel.
    Alors la société Y qui produit le logiciel (c'est très schématique, mais c'est suffisant pour le raisonnement) doit nécessairement vendre un produit intéressant financièrement parlant à l'acheteur.
    Elle a plusieurs solutions : trouver plusieurs acheteurs différents, ou s'arranger pour que le développement du logiciel soit suffisamment peu coûteux.

    Si on reste sur le postulat de départ ("ça crée d'autres emplois") et qu'on le reporte à cet exemple, ça signifie que la société Y emploie donc:
    – Soit un minimum de 10% N salariés (+/- selon les salaires comparés des deux secteurs)
    – Soit un minimum de 10% N salariés de chaque entreprise qui jouira du logiciel.

    On voit donc qu'il y a une incompatibilité financière de fond. Si une société souhaite s'industrialiser, s'automatiser ou se robotiser, c'est pour dégraisser. Il faut donc que ce soit intéressant économiquement, et donc les nouvelles solutions doivent mécaniquement faire intervenir moins d'employés, au moins sur le long terme !

    Ce qui termine la petite démonstration.

    Je pense que les vraies questions relèvent de l'organisation du travail dans notre société, et je pense que la notion d'emploi fausse les calculs.
    L'humanité a besoin/envie d'un ensemble de biens, de services et d'interactions pour se sentir bien. On peut décomposer tous les secteurs concernés pour en retenir un ensemble de domaines d'activités qui sont utiles. Et je ne parle pas d'utilité financière, mais d'utilité dans l'absolu, pour l'humain.

    Si on raisonne de cette manière, la robotisation est effectivement une bonne chose, puisque ça diminue le travail à accomplir par l'humain.
    Le problème c'est qu'aujourd'hui, le travail est assimilé à l'emploi, et que l'emploi est une condition nécessaire à l'obtention d'une source de revenu qui permet d'accéder à l'ensemble des biens et services utiles.
    C'est pour ça qu'on se retrouve dans cette situation absurde où une augmentation de la productivité n'est pas souhaitée par une partie de la société.
    Et contrairement à ce qui est écrit, les arguments tenus par les défenseurs du "non" à l'automatisation, sont également recevables, puisque dans le contexte actuel il condamne une partie des travailleurs.

    Nous avons donc besoin d'une refonte de notre système pour prendre en compte les perspectives offertes par la robotisation 🙂
    Le problème n'est pas tant lié au gain de productivité qu'au système !

    A méditer pour d'autres articles 😉 ?

    • Bien sûr, pour effectuer une même tâche, moins de travail humain sera nécessaire (c’est le principe de l’automatisation-mécanisation). Mais d’autres tâches nouvelles apparaissent : l’apparition d’internet a fait disparaître certains emplois (les librairies sont concurrencées par Amazon, par exemple) mais permis l’apparition de nouveaux emplois, de nouvelles demandes (création de sites web, par exemple). C’est à ce niveau-là que s’opère la « destruction créatrice » (Schumpeter).

    • « les nouvelles solutions doivent mécaniquement faire intervenir moins d’employés, au moins sur le long terme ! »
      C’est une évidence. Le travail créé ne l’est pas ni dans la même branche, ni dans celle des robots, mais il l’est dans les gains de productivité obtenus. C’est parce que votre ordinateur fonctionne si vite que vous pouvez faire plus de choses, générer plus de richesses et in fine demander des travaux ailleurs et de l’emploi en conséquence.

      Si ce n’était pas vrai, la population ayant augmenté de façon énorme sur les 150 dernières années, il y aurait maintenant dans le monde plus de chômeurs que de travailleurs. Ce n’est pas du tout ce qu’on observe.

      Et ce qu’on observe en France, ce n’est pas un problème lié aux nouvelles technos, c’est une société complètement fossilisée par l’Etat, incapable de s’adapter aux nouveaux paradigmes, ce qui entraîne mécaniquement ce que vous décrivez. On n’a nul besoin de combattre les robots. On a besoin de combattre la bureaucratie, la taxophilie galopante illustrée par cet article et les idioties d’Hamon, l’interventionnisme de l’Etat tous azimuts, etc…

      • Ce n’est pas si simple.

        Sur ces 150 dernires annees, nous sommes passé d’un travail pour tout le monde, homme femme et enfant, de 6/7 jours sur 7, pendant 10/12 heures.
        Il y avait une difference entre un travailleur des champs et un travailleur des villes.
        Et je ne parle bien entendu pas des conges payés.

        Aujourd’hui, nous en sommes en moyenne à 37h/ semaines, voir 35 pour l’allemagne, et un peu moins pour les pays nordiques., avec un nombre respectable de « femme au foyer ».

        Bref, depuis 150 ans, le nombre d’heures travaillées n’a pas arreté de chuter.

        • Nous sommes passés d’1.5 à 7.5 milliards d’individus, donc même à raison de 70 h de fenaison à la Marquise de Sévigné par semaine et par personne à l’époque, le nombre d’heures travaillées a au moins été multiplié par deux.

          • Tu me parles en global, je te parle en moyenne. Et quand on parle de productivité, on parle bien de moyenne.
            A mon avis, le nombre d’heure global a fait plus qu’etre multiplié par 2. Depuis 150 ans, la population a fait un *5 environ

            Quand à l’approche global, j’ignore de combien la production à augmenté, mais pour moi, c’est beaucoup, beaucoup plus que *5

        • Il y a un siècle il fallait 8h de travail ouvrier juste pour pouvoir se nourrir, 1/4 d’heure suffit aujourd’hui, simplement parce qu’avant il fallait 30 fois plus de temps pour produire cette alimentation. Avec 1 heure de travail vous nourrissez votre famille de 4 personnes : corroboré par le fait que le budget alimentation représente 15% du budget total d’une famille (vs 35% il y a 50 ans)

          • « Avec 1 heure de travail vous nourrissez votre famille de 4 personnes »

            Pas au smic.

             » le budget alimentation représente 15% du budget total d’une famille (vs 35% il y a 50 ans) »

            C’est quasiment 25% du budget pour les familles modestes. Elle sont suffisemment nombreuses pour ne pas le négliger.
            Mais globalement, la tendence est à la baisse. Merci les subventions.

    • Vous oubliez une chose, c’est que l’automatisation des tâches a permis le maintient de nombre d’industries en France, ainsi que d’avancées sociales.
      Le genre de Robotaxe que vous appelez de tout votre bon cœur aura l’effet inverse, la suppression de nombre d’industries et donc d’emplois.
      Les personnes au chômage devront se trouver un petit job mal payé. Ou le progrès ❓

      Puisque vous le désirez tant, que le socialisme se mange bêtement la queue, que l’on puisse ricaner encore un coup ❗

    • Bonjour Erwan

      Vous dîtes « la robotisation est effectivement une bonne chose, puisque ça diminue le travail à accomplir par l’humain. »

      Ce que vous ne comprenez pas c’est que les robots sont des outils qui augmentent la productivité des employés. Ce ne sont que des outils il faut tjs la main de l’homme pour les employer. L’ouvrier est gagnant car il profite d ce gain de productivité. La robotisation AUGMENTE le travail accompli par l’humain. Un travailleur va produire 2 fois plus de voiture à l’heure (par exemple) donc au final il sera gagnant.

      PS je n’ai pas compris votre distinguo travail/emploi..

      • Bonjour Gillib
        Dans une autre vie, qui a duré 50 ans de la fin de mes études puis obligations militaires jusqu’à ma retraite, ainsi qu’aujourd’hui du reste, j’ai employé et j’emploie des moyens ( outils et temps) pour travailler ou me livrer à toutes les occupations que la vie m’impose ou m’offre pour mes loisirs. Le problème est que la langue française est vivante et que le mot travail utilisé pour désigner entre autre la torture au moyen âge voire l’accouchement aujourd’hui encore, donc des contraintes désagréables à connotation négative est également employé pour une activité professionnelle et est devenu une quasi grossièreté. Il a été remplacé par emploi, mais « emploi à quoi » ou « emploi de quoi »? Peut être parce qu’une entreprise emploie un employé, ce qui peut se concevoir car dans le langage de certains dirigeants, les hommes sont des moyens.

    • Comme souvent dans ce genre de raisonnement, vous oubliez le consommateur : Celui-ci va bénéficier d’un produit moins cher, fabriqué par la société robotisée, il aura don des moyens supplémentaires pour acheter d’autres produits ou services à d’autres entreprises, et souvent, comme dit dans l’article, de nouveaux produits ou services, ce qui, mécaniquement, comme l’histoire nous le montre, créera de nouveaux emplois quelque part : En France, si nous disposons du capital suffisant, ailleurs si le capital a fui.

      Vous devriez (re)lire ce texte de Bastiat, « Ce qu’on voit, et ce qu’on ne voit pas » http://bastiat.org/fr/cqovecqonvp.html

    • Quand on fait une erreur de raisonnement et qu’on ne parvient pas à la trouver, c’est en général que celle ci se trouve dans un postulat de départ qu’on à pris pour une vérité.

      Si une entreprise cherche à augmenter sa productivité, c’est simplement que les progrès le permettent et que ceux qui ne le font pas ne sont plus concurrentiels. Dès lors, il est inutile de considérer l’économie comme une multiplication de petites entreprises et de raisonner à l’échelle de ces entreprises.

      Adoptez une vision d’ensemble : les techniques font des progrès dans tous les domaines, ce qui génère forcément des gains de productivité. Il faut absorber ces gains de productivité : soit on travaille moins, soit on consomme plus. Travailler moins a ses limites : la concurrence internationale, la règlementation pour interdire la concurrence locale (=socialisme) qui a toujours montré qu’elle était inefficace pour ne pas dire catastrophique. Consommer plus n’a aucune limite – à part dans l’esprit des écolos. Il ne s’agit pas de gaspiller 2 fois plus mais de s’offrir ce que seuls des très riches pouvait obtenir auparavant. Mais la encore, et c’est ce que refuse de comprendre les écolos (et pourquoi ils sont plus proche des communistes que des progressistes), c’est que personne ne va travailler plus (ou autant qu’avant) pour se payer quelque chose dont il n’a ni besoin ni envie.

      Il n’y a donc rien à changer dans ce système qui fonctionne depuis des millénaires – sauf mettre quelques pendules à l’heure sur la raison pour laquelle on travaille : ne pas vivre comme une bête et avoir toujours mieux.

    • @Erwan, votre « petite démonstration » est valable à l’échelle d’une seule entreprise considérée comme un isolé. Il est bien évident qu’une entreprise a intérêt à diminuer ses coûts de production. Ce que votre « petite démonstration » oublie c’est que l’entreprise n’est pas seule au monde.

      Si elle ne diminue pas ses coûts, ses concurrents vont le faire et lui prendre des parts de marché. Soit ellle réagit d’une manière ou d’une autre soit elle disparait. Parmi les nombreuses réactions possibles elle peut baisser les pix de vente (à qualité constante) ou bien améliorer la qualité (en maintenant les prix). Dans tous les cas c’est le client qui bénéficie de la concurrence. Depuis cro-magnon, le progrès technique est aussi un progrès pour l’ensemble de la société.

    • Erwan, vous avez fait une erreur de raisonnement car vous n’avez pas considéré la baisse de prix générée par l’automatisation et donc l’augmentation du volume produit. Vous raisonnez à volume de production constant et prix constant mais on n’est pas dans un monde fini.

      D’autre part on n’investit pas pour produire la même chose en même qualité, en même quantité et au même prix de revient (ni au même prix de vente, j’y reviens) ,c’est un non sens économique.

      Un investissement c’est presque toujours une baisse du prix de vente : parce que si l’investissement ne permettait que de faire plus de bénéfices alors un nouvel entrant viendrait en concurrence sur ce même marché pour profiter de ces bénéfices juteux… et qui dit concurrence dit baisse de prix.

      Et c’est parce qu’il y a cette baisse de prix que de nouveaux marchés s’ouvrent : en 1955 il se vendait en france 3000 machines à laver le linge qui coûtaient en prix de vente 1960 heures de travail moyen, en 1985 moins d’un million qui coûtaient 150 heures et en 2015 2.2 millions qui coûtent 40 heures.

      Que croyez vous que chaque salarié a acheté avec la différence ?

      • Je vais être politiquement incorrect.
        Avec la baisse des prix, récemment, le Francais moyen a acheté des téléphones et tablettes, qui ont juste permis à des centaines de millions de salops de chinois de plus crever de faim, de plus vendre leurs 2e et 3e enfants (comme une copine chinoise de la campagne le prévoyait avec son mari néerlandais – sa surprise qd elle a découvert que la productivité de son mari lui permettait d’évite ca, et même de nourrir ses ptiots) et d’être honteusement exploités dans des usine où ils accourent sans se rendre compte qu’on les exploite, et qu’ils se soumettent au veau d’or en achetant des gadgets qu’ils fabriquent pour les quelque euros qu’ils gagnent (après avoir mangé à leur faim).

        l’impopularité de la révolution actuelle c’est peut être dû a ces milliards de (salops de) pauvres qui ont dépassé le minimum de 2$ par jour pour manger.

        Le malthusianisme qui sous-tend les discours Luddites et écolo c’est quand des aristos découvrent que des salops de pauvres s’enrichissent et commence à s’installer à coté du parc de son chateau. Il faut que ca cesse, c’est pas propre.

    • Bon, je vais me répondre à moi-même, mais c’est une réponse à tous les commentaires qui m’ont été fait en vérité.
      Je ne vais citer personne en particulier, j’ai juste retenu les idées en gros.

      Commençons par les lacunes de ma « petite démonstration » : oui, évidemment, elle est très synthétique et possède donc des gros défauts. Oui, évidemment elle se cantonne à une seule entreprise, c’est évident que le monde est plus complexe.

      Il m’a été reproché de ne pas considérer par exemple que des évolutions technologiques créent d’autres emplois tierces.
      Certes.
      Par exemple, internet a permis entre autres la création des réseaux sociaux, et donc la création de nouveaux emplois. C’est juste un bête exemple.

      Pour beaucoup de ces nouveaux métiers, il faut bien faire attention à ceux qui créent de la richesse, et à tous les autres qui sont dans le secteur tertiaire.
      C’est un détail pour beaucoup de monde j’imagine, mais pourtant, sans création de richesse initiale (agriculture/industrie), les secteurs tertiaires, aussi innovants soient-ils, n’auront plus de richesses à brasser.
      Bref, passons.

      Dans tous les cas, vous semblez oublier que les « nouveaux secteurs » sont tout aussi automatisables 🙂 et s’ils sont automatisés, c’est bien pour en optimiser les coûts, y compris les coûts humains !
      J’ai lu comme réponse que les entreprises ne s’automatisaient pas tant pour minimiser leurs coûts que pour survivre face à leur concurrent. Mais sur quoi cette sélection se fait sinon sur les coûts ? Être plus compétitif, c’est vendre à qualité équivalente moins cher. Ou se situer au choix sur des secteurs de niche ou sur des capacités de production différentes de celles des voisins, mais dans le cas d’une compétition, c’est le moins cher qui gagne, rien d’autre !

      Toute entreprise qui va avoir pour objectif de diminuer ses coûts, va chercher à réduire le coût de son personnel (entre autres choses) d’une manière ou d’une autre, et le coût des prestations des entreprises sur lesquelles elle s’appuie. Donc tous les prestataires cherchent également à adapter leurs coûts au plus bas, ce qui entraîne de nouvelles automatisations quand c’est possible. Etc, etc, etc…
      De même pour les nouveaux secteurs non corrélés.

      Il m’a été également répondu que « ben oui mais les gens ils ont moins de sous, du coup il faut diminuer les prix ».
      On pourrait parfaitement avoir le raisonnement inverse.
      Si les produits étaient plus chers, les employés (qui restent) qui les produisent seraient donc mieux payés, auraient donc plus de pouvoir d’achat, et donc pourraient in fine acheter plus cher lesdits produits :).
      Exemple concret : lorsque l’esclavage a été aboli dans les colonies françaises, les anciens esclavagistes se sont…..enrichi ! Comme il fallait payer la main-d’oeuvre, le prix des produits a flambé, ce qui a permis aux exploitants de réaliser des marges plus grandes.
      Mais j’imagine que je ne convaincrai personne ici des bons aspects de la régulation, des salaires minimums, et de tout ce que vous associez de près ou de loin au « paléo-socialisme » ;). Dommage, comme dans tout, il y a du bon et du mauvais, à part peut-être pour le dogmatisme !

      Si vous voulez des chiffres, plutôt que des arguments, une étude a été mené au niveau européen. Depuis le début des années 2000, on estime à 6% la masse d’emplois perdus suite à l’automatisation/l’informatisation/la robotisation. 6%. Et ça prend bien évidemment en compte tous les emplois « créés ». Ca peut paraître peu, mais ça me semble pas trop absurde vue la courbe du chômage en France. C’est une étude que j’ai lue il y a quelque mois, donc je n’ai malheureusement pas de lien à partager, mais je suis sûr que n’importe qui pourra mettre la main sur cette étude ou équivalent !

      Pour revenir aussi sur un point que j’ai lu ou que j’ai cru apercevoir dans les commentaires, concernant la dérégulation.
      Oui, je suis d’accord que l’état est beaucoup trop bureaucratique, dans le sens où les démarches sont globalement complexes et chronophages pour tout un chacun. Et ça va du grand patron (j’imagine, puisque je ne le suis pas et que je n’en connais pas), à celui qui veut juste toucher ses APL, en passant par le petit agriculteur qui ne comprend jamais pourquoi sa cotisation au RSI change chaque année du tout au tout.
      Toutefois, il est, je pense, important de maintenir des taux de cotisations raisonnablement hauts pour tous. La « simplification » ne doit pas rimer avec « défiscalisation ». Notre pays présente des services publiques qui, s’ils sont privatisés, coûteront plus chers à ceux qui continueront d’en bénéficier tout en écartant une partie de la population. C’est d’ailleurs le cas aux USA avec le système de santé, ou l’éducation par exemple.
      Le libre-échange et la baisse des réglementations (sociales, écologiques, etc.) ont entraîné dans tous les pays qui les ont subis une hausse très importante des inégalités sociales, ainsi qu’une explosion du chômage. Aux Etats unis par exemple, qui masquent la réalité du taux d’emploi, certains états présentent des taux d’inactivité très importants, qui ont été encore plus aggravés par l’ALENA (pour ceux qui connaissent).
      Les raisons sont simples : les secteurs dérégulés ont permis la création de « géants » sur certains marchés, qui ont avalé tous les autres. Au Mexique par exemple, les gros exploitants terriens ont chassé les plus petit (on se croirait en Colombie…), entraînant des dizaines de milliers de personnes dans la pauvreté !

      Petit encart pour ceux qui s’intéressent : le capitalisme est non viable et commence déjà à s’étioler assez sérieusement dans bien des pays (les votes de contestation récents en sont un premier soubresaut). Mais comme ce n’est que mon analyse et mon opinion, vous pouvez très bien les ignorer ! Toutefois, socialisme et communisme ne sont pas non plus adaptés à la transformation de nos sociétés, j’en suis convaincu. Il nous faut de nouvelles idéologies politiques, qui sont à inventer 🙂 Si je dis ça, c’est pour que vous puissiez plus facilement me situer idéologiquement, et éviter des classements hâtif qui ne servent pas au débat.

      Bonne journée !

      • j’hallucine en réentendant le preuve d’incompréhension de la réalité.
        Ce qui compte c’est l’effort pour produire pas la valeur monétaire.
        si l’effort diminue, un équilibre apparaît entre augmentation de la conso=production+qualité et des loisir (qui crée de la conso=production)…
        quand au prix, c’est effectivement très variable… la monnaie change de valeur comparée au travail.
        si les prix baissent grace a la productivité, on peut acheter plus en travaillant moins (ou autant).
        si les salaires montent grace a la productivité, on peut acheter plus en travaillant moins(ou autant).

        selon le moral des gens c’est l’un ou l’autre, mais ce qui est certain c’est que si on emm**de les gens avec des action inutiles pour des faux besoins, de la fausse qualité, là on perd du temps, et on a rien de plus… mon avis c’est que c’est ca qui fait notre décroissance.

        ce délire intellectuel ici et ailleurs, est très partagé je l’accorde, et justifie le raisonnement pseudo-keynésien qui consiste à répéter qu’il faut bosser plus pour produire moins, sinon les gens peuvent plus consommer .
        Il faut compliquer le travail, en veillant a ne rien produire d’utile en plus, mais juste à occuper les gens.
        On fait ca très bien, et on y arrive.
        et bizarrement ce faisant, le gens consomment moins et travaillent plus.
        pire encore on met au chômage des gens moins productifs et on exploite le autres… heureusement qu’il y a les gains de productivité sinon les rares qui bossent travailleraient pire qu’au 19e siècle

        on utilise des raisonnements digne d’un perpetuum mobile, pour justifier l’absurde… on oublie des rétroaction, des vues globales…

        faut arrêter de fumer.

        mais comment parler à des gens qui avalent ces inanités?
        c’est peut être lié aux programme d’économies de l’éducation nationale?
        ou a la faiblesse en math ?

        globalement les politiques français ont des problème avec les rétroactions… ils pensent uniquement en boucle ouverte.
        donner leurs des cours d’automatique.

        • Je n’ai pas compris dans les détails si je me faisais taper dessus ou non, mais je suis globalement d’accord avec le commentaire.

          Juste : les gains de productivités ne sont aujourd’hui pas juste apportés par l’automatisation. La « globalisation » des entreprises en poussent beaucoup à diminuer les coûts de production en tirant directement sur les salaires.
          La conséquence c’est des gens avec un pouvoir d’achat moindre qui va demander des produits de consommations plus abordables. Et là le cercle pervers s’amorce.
          Donc je suis d’accord pour dire qu’une baisse des prix lié à un gain de productivité suite à une automatisation est une bonne chose dans l’absolu (moins dans notre société, puisque ça s’accompagne généralement de licenciements malheureusement), mais si cette baisse des prix est issue d’un matraquage sur les salaires, c’est une mauvaise chose, et pas que pour la boîte en question.

          Sinon pour le reste et surtout pour les boulots de merde, je suis plus que d’accord.
          Employer les gens juste pour faire en sorte qu’ils ne soient pas au chômage est stupide par exemple. Mais l’employé, de son côté, voit midi à sa porte et désire souvent être payé même si c’est un « bullshit job » pour utiliser le terme approprié.

          Le problème est donc lié à l’emploi, pas au travail !
          Mais si on parle juste entre convaincus on ne changera pas grand chose pour répondre aux questions de la fin ! Expliquer et comprendre, c’est la seule façon de convaincre, j’imagine !

          • vous mélanger exploitation des travailleurs et simple désinflation.

            La désinflation (la déflation dépression c’est un autre soucis, comme un bank run à l’envers) c’est pas un problème pour le travailleur, c’est un problème pour l’endetté.
            Ca n’est qu’une des expression du progrès. l’inflation est parfois la conséquence du progrès.

            la désinflation est très impopulaire chez les étatistes car les états endettés sont en faillite…
            le mystère c’est pourquoi il y a désinflation et pas inflation ?

            si on creuse on doit trouver un marché du travail qui est verrouillé, des prix trafiqués, des gens déprimés, des connivences et verrouillages sociaux partout…. aucun rapport avec le progrès et la productivité.

            de toute façon les salaires montent, avec le chômage (parce que ceux qui bossent sont productifs et soignés par les patrons).

            mon idée c’est qu’il y a une inflation salariale énorme…
            mais pour les pauvres… les salops de chinois ou d’africains qui nous exploitent.
            leurs salaire explosent avec leur productivité… très méchant.
            Les Chinois en sont au point de lancer des satellites ultra-modernes et d’être leader en détection de neutrinos ou en calcul intensif…

            que fait la police coloniale pour remédier à ce déséquilibre ?

            • oops
              « de toute façon EN FRANCE les salaires montent, avec le chômage (parce que ceux qui bossent sont productifs et soignés par les patrons). »

              • Pas du tout d’accord pour les salaires qui montent avec le chômage.
                Dans un secteur qui présente un fort taux de demandeurs d’emploi, les salaires diminuent. C’est la bête mécanique de l’offre et la demande. Je travaille dans l’informatique et je sais de quoi je parle. Dans les années 80 c’était le far west et la ruée vers l’or. Tant qu’il y a eu plus d’offres de postes que de personnes qualifiés, les salaires ont été très confortables.
                Ces dernières années la tendance s’est inversée, et les salaires dégringolent. Et j’ai des connaissances dans ce milieu qui peinent à trouver un emploi.

                Le chômage est utilisé comme levier par les entreprises pour tirer les salaires vers le bas. Ils se cachent derrière la mondialisation pour beaucoup, mais la situation n’est acceptée par les employés qu’à cause du chômage. Sans chômage, les gens refuseraient les offres, et les entreprises reverraient leurs propositions à la hausse.
                Pour aller plus loin même, je pense que le patronat a un intérêt à ce que le chômage soit présent. Pas trop pour éviter les révoltes, mais suffisamment pour que les employés acceptent tout et n’importe quoi, du moment qu’il y a salaire (jusqu’à des contrats 0 heures en grande bretagne…)

                • Que de lieux communs.
                  Les demandeurs d’emploi sont des personnes non qualifiées : le niveau du SMIC ne permet tout simplement pas de leur fournir un travail et il n’est même pas question d’offre et de demande. Si les robinets devaient être plaqués or (réglementation) il ne se vendrait pas de robinets.

                  Merci de nous expliquer pourquoi les salaires sont élevés dans certains pays dont le chômage est très bas et que leur économie est florissante et pourquoi ça ne gêne pas du tout les employeurs de ces pays. Vous donnez dans le complot avec votre « patronat » et c’est plus facile d’accuser les salauds de patron que de rechercher les vraies raisons du chômage.

                  Renseignez vous sur les contrats zéro heure avant de raconter n’importe quoi.

                  PS : si vous aviez été honnête et aviez eu des arguments vous auriez répondu directement aux questions posées au lieu de donner des réponses à des questions vagues qui n’ont pas été posées.

  • « de préférence paléo-socialiste »

    🙂
    Existe t il une autre catégorie ?

  • Merci pour cet excellent article Mr H16.

    Alfred Sauvy ne disait-il pas que si nous remplacions tous les camions par des brouettes la solution au chômage serait toute trouvée ? C’est une voie intéressante, appliquée avec panache en Corée du Nord je crois, Mr Hamon pourrait aussi s’en inspirer…

    D’autre part il n’y a aucune notion de « seuil » dans cette approche… A partir de quand estime-t-on qu’un « automate » remplace le travail d’un humain ? L’ordinateur sur mon bureau comme le smartphone dans ma poche ne remplacent-ils pas déjà à eux seuls bon nombre d’emplois peu ou pas qualifiés ? Ne devraient-ils pas être taxés à ce titre ? Et dans quelles proportions ? En fonction de la puissance du processeur peut-être ? Bref…

    Bref, l’idée séduit au plus grand nombre (testé dans mon entourage) mais le raisonnement économique ne semble pas si simple à démontrer… Quant à parler des Luddites et des Canuts avec l’arrivée des métiers à Tisser Jacquart, on me regarde avec des yeux ronds…

    Je constate, comme souvent hélas, une asymétrie profonde entre un sophisme économique énoncé en trois mots (« taxer les robots ») et l’énergie oratoire à déployer pour contredire l’auteur, ce qui suppose un effort de concision peu commun et un combat perdu d’avance contre le « socio-style anti-économique » dont parle assez bien Claude Robert (https://www.contrepoints.org/2016/12/14/274988-francais-ne-comprennent-leconomie)

  • pourquoi certains comme Benoît H arrêterait de dire de telles bêtises : on continue à le payer par nos impôts !

  • C’est pas possible d’être aussi con….

  • L’impact des robots sur le travail… Ce n’est pas nouveau en effet et cela me rappelle cette anecdote cite par Ch. GAVE dans sont dernier livre (je cite de memoire): Alfred SAUVY se promenait sur un chantier immobilier avec F. MITTERRAND; et la Mite de faire cette remarque: « regardez toutes ces pelleteuses, combien d’ouvriers avec des pelles remplacent-elles ? »; et Alfred de repondre: « Oh oui, et combien d’ouvriers avec des petites cuilleres »…

  • Moi pas président
    15 décembre 2016 at 9 h 07 min

    Mesdames, Messieurs,
    Quelle inhumanité dans tous ces propos.
    Hamon n’est pas ma tasse de thé mais il faut clairement se poser la question sur ces robots.
    Nous venons tous de la paysannerie et de la classe ouvrière alors ne laissons pas tomber ceux qui n’ont plus rien.
    Nous ne pourrons pas faire qu’un monde d’économistes, de consultants et d’ingénieurs…c’est un mensonge.
    Ce n’est pas parce que vous êtes du bon coté de la balance qu’il faut oublier les autres.
    Comment ne pas se poser de questions quand on lit ceci:
    On délocalise en Chine pour produire moins cher (même si l’entreprise est multimillionnaire….) et ensuite on vire la moitié des ouvriers chinois de l’entreprise qui coûtent désormais trop chers…
    Que vont-ils devenir ?
    Désolé mais y a un malaise…
    http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/foxconn-remplace-60-000-ouvriers-par-des-robots-en-chine_1796372.html#DBL8u1VjifGyVKgY.01

    • Moi pas président
      15 décembre 2016 at 9 h 41 min

      Quand à la merveilleuse soi disant sortie de la misère de l’ouvrier chinois, très bien si cela vous rassure votre conscience, mais ils gagnent juste de quoi être moins misérable, entassés dans des dortoirs sur le site même de l’usine en mangeant 2 bols de riz par jour, chouette un de plus que d’habitude…c’est sûr c’est plus belle la vie !
      Le retour de l’esclavage est le « progressisme »….
      Le libéralisme est mort aujourd’hui, il aurait pu être la solution, mais nous sommes passés désormais au règne de la Jungle financière, chacun pour soi et surtout pour quelques uns au mépris de toute humanité.
      Il faut de tout pour faire un monde et il faudrait organiser la planète pour que tout le monde puisse travailler et gagner correctement sa vie, pas vivre pour survivre…
      Un autre monde est possible.

  • Hahaha,cela me fait toujours rire.le robot ne détruit pas d’emplois il les valorise….mais ,il y a toujours un mais, il faut un système éducatif performant car le robot détruit le travail des non qualifiés qu’il remplace…..et accentue le chômage,augmente le nombre de fonctionnaires(et oui, il faut embaucher des fonctionnaires qualifiés tout en gardant les autres) et détruit une société
    M’enfin, qui prête attention a ce que dit ce type?

  • On voit sur la photo que mon ami Benoit a encore fait des bêtises. Il va chercher dans les poubelles de l’histoire tout ce que l’on peut recycler qui puisse nuire au progrès de l’humanité.
    On a vu comment ses Amis soviétiques, cambodgiens, cubains, vénézuéliens ont apporté un bonheur sans borne à leurs concitoyens.
    Encore récemment il a apporté ses lumières au ministère de l’éducation nationale, permettant ainsi à la France de faire un bon en avant

  • Concernant les progrès réalisés grâce à l’automatisation et aux robots ainsi que l’amélioration des différentes technologies permise par l’informatique dans les domaines de la sécurité, de l’agrément d’utilisation, de la consommation et du confort ainsi que du coût d’utilisation, dans l’industrie automobile, j’apporte quelques repères. En 1969, une BMW 2002 TI coûtait 22.000 Francs. Le Franc de 1969 représente 1,12083 Euro 2016 pour 0,1524 maintenant sur la base de 6,55957 Francs par Euro (bonjour l’inflation)
    http://www.leparticulier.fr/jcms/c_57169/valeur-des-francs-en-euros-2016
    donc aujourd’hui l’équivalence est de 19.628 Euros pour 22.000 Francs 1969.
    Elle était équipée d’un moteur à carburateurs de 2 litres de cylindrée et d’une boite de vitesses mécanique à 5 rapports, le freinage était assuré par disques à l’avant et tambours à l’arrière Le tout dans une carrosserie à deux portes assez spartiate dont la tenue de route, bonne pour l’époque donnerait des frissons aujourd’hui. Évidemment, elle n’était pas équipée d’ABS ni de quelque aide à la conduite que ce soit, ou de boite robotisée pas plus que de climatisation ni de tous les accessoires utiles ou non dont sont dotées les voitures modernes. La fiabilité, loin d’être mauvaise selon les critères de l’époque n’arrivait pas à la cheville des modèles équivalents actuels bien que beaucoup plus compliqués. A partir de 150.000 km il fallait envisager sérieusement un rodage de soupapes et divers travaux qui deviennent maintenant nécessaires vers le double de ce kilométrage. Le concept de la qualité par le contrôle a été largement dépassé depuis belle lurette par la maîtrise du procédé, laquelle ne peut dépendre d’un humain trop subjectif et trop dépendant de ses sens, par rapport à un robot qui n’a pas d’état d’âme.
    C’était un véhicule de haut de milieu de gamme qui n’était à la portée que de peu de Français (même très peu).
    Dans le marché actuel, il doit être possible de trouver un modèle équivalent aux environs de 15.000 Euros avec les accessoires en prime et pour presque 20.000, on entre dans un autre monde. Il est certain que le nombre d’heures nécessaires à la fabrication d’un véhicule a fortement diminué, mais la réduction des coûts et la concurrence ont rendu ce produit accessible à beaucoup plus de monde et le marché a explosé, compensant et au delà les réductions d’effectifs qui se seraient produites à volume constant.

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