Laurent Alexandre : quelle place pour le travail dans le futur ?

Laurent Alexandre explique à quoi ressemblera le travail dans un monde de nouvelles technologies. Il semble urgent de prendre la mesure de l’ampleur de cette révolution. Voici un résumé de la présentation qu’il a faite au Sénat le 19 janvier dernier.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Laurent Alexandre-Présentation au Sénat-19 janvier 2017

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Laurent Alexandre : quelle place pour le travail dans le futur ?

Publié le 31 janvier 2017
- A +

Par Phoebe Ann Moses.

intelligence artificielle
Laurent Alexandre-Présentation au Sénat-19 janvier 2017-Capture d’écran

Le 19 janvier, le docteur Laurent Alexandre a fait une présentation au Sénat sur le thème « Les conséquences de la robotique sur le travail ».

À l’heure de la taxation des robots et du revenu universel, si chers à Benoît Hamon, il est intéressant d’écouter ce que nous prédit ce spécialiste des nouvelles technologies.

Nous n’avons plus de souveraineté dans le domaine du numérique

Le futur dominé par des robots, ce n’est pas pour tout de suite. Néanmoins, l’enjeu de ces nouvelles technologies est essentiellement économique. L’Europe n’est pas un lieu de création de nouvelles technologies, et nous sommes donc pris entre les GAFA1 américains et la zone Asie-Pacifique, plus transgressive que nous dans ce domaine (puisqu’ils n’ont pas les règles morales, éthiques et philosophiques dont s’encombrent les Européens).

« En matière d’intelligence artificielle, nous sommes un pays du tiers-monde. Nous exportons des spécialistes de l’intelligence artificielle (…) et nous importons toute la journée de l’intelligence artificielle : 65 millions de Français importent de l’intelligence artificielle 180 fois par jour quand ils sont sur leur iPhone ou sur leur téléphone Android. »

Les 4 grandes caractéristiques de l’économie du XXIème siècle

  • Les technologies exponentielles : les NBIC.

L’économie du XXIème siècle s’appuie sur des technologies qui évoluent de manière exponentielle. Elle est donc très imprévisible.

  • L’intelligence artificielle « gratuite »

L’intelligence artificielle va être gratuite relativement face à l’intelligence biologique. Cela a des conséquences majeures sur le marché de l’emploi : nous savons que quand un bien est gratuit, ses substituts n’ont plus de raison d’être. Il ne subsistera que ceux qui peuvent complémenter l’intelligence artificielle, travailler avec elle. Le travail peu qualifié risque bien d’être remplacé. A contrario, la valeur du travail qualifié va monter : en effet il sera complémentaire de l’IA, dont le facteur de production a un coût nul.

  • La « démiurgisation » de la zone Asie-pacifique.

Elle se croit tout permis et a moins d’entraves éthiques.

  • La plate-formisation.

L’intelligence artificielle est créée là où il y a beaucoup de données. D’ailleurs, même un mauvais algorithme avec beaucoup de data est supérieur à un bon algorithme et peu de data. En Europe nous n’avons pas cette base de données, que par ailleurs nous nourrissons nous-même gratuitement avec les informations que nous mettons en ligne (photo, vidéos, informations, etc.).

« Nous sommes les idiots utiles de l’intelligence artificielle. »

Les technologies NBIC ne se développent pas toutes au même rythme

Biologie, recherche médicale, génétique, robotique : dans ces domaines, le progrès n’est pas exponentiel et il est lent. De plus, un robot, c’est de la mécanique et le prix de la mécanique ne baisse pas. Il progresse donc moins vite aussi à cause de son coût.

L’intelligence artificielle, elle, va réellement modifier le fonctionnement du travail.

« Les 55 petits génies de WhatsApp ont créé en 4 ans 23 milliards de valeurs, pendant que les 13 000 valeureux travailleurs, ouvriers, contremaîtres de Peugeot dans les brumes du Jura et des Vosges du sud ont créé moitié moins, en faisant les 3-8 depuis plus d’un siècle. »

C’est certes injuste mais cela montre fort bien ce qu’est cet aspirateur à valeur que l’intelligence artificielle. La paupérisation relative guette donc nos sociétés en Europe.

Quelles tâches pour quels hommes avec l’intelligence artificielle ?

Il faudra être complémentaire de l’intelligence artificielle, sans quoi il n’y aura pas de place pour le travailleur :

« Dans le futur, tous les gens qui ne seront pas complémentaires de l’intelligence artificielle seront soit au chômage, soit avec un emploi aidé. Pas 99% des gens. 100%. »

« En effet, si intelligence artificielle + vous = IA, vous êtes au chômage, ou vous êtes au RSA. »

« Aucun emploi non complémentaire de l’IA n’existera en 2050. Par définition. »

Les robots pourront remplacer les emplois peu qualifiés. Et l’intelligence artificielle remplacera les emplois très qualifiés. Il faudra donc trouver une nouvelle place pour certaines professions, même celles, plus inattendues, qui demandent une forte qualification : un radiologue, par exemple, sera remplacé aisément par l’IA avant 2030. L’IA va entraîner la reconversion de métiers à haut contenu cognitif. Un médecin, tout empathique qu’il soit, ne pourra pas faire le poids face à la masse de données que représentera un patient : 20 teraoctets de données par malade, avec la médecine personnalisée qui prend de plus en plus de place, cela ne peut plus être une consultation médicale au sens où on l’entend aujourd’hui.

« Cela ne veut pas dire que le cerveau biologique n’a pas sa place, mais sa place est profondément transformée. »

Y a-t-il une réponse politique ?

« Un docteur en génomique à Bengalore coûte à l’heure trois fois moins cher qu’un ouvrier spécialisé aux 35 heures en région parisienne. C’est une situation qui ne durera pas, dans les deux sens. »

Avec ces modifications du travail qui se profilent, et ce risque de voir des emplois peu qualifiés disparaître, on comprend que le travail de reconversion et de formation va être long et difficile. Plus simple et plus rapide est la proposition de Benoît Hamon avec son revenu universel. Mais Laurent Alexandre met en garde :

« Le revenu universel de base est absolument suicidaire. Je pense que les gens qui le promeuvent comme Hamon sont les idiots utiles d’une intelligence artificielle. (…)

Si tous les gens qui ne sont pas complémentaires de l’IA, on les met sur le côté, on leur donne des jeux et du cirque, dans 50 ans on a Metropolis et dans un siècle on a Matrix.

Il faut qu’on se batte jour et nuit en réformant l’éducation et le système professionnel pour assurer la complémentarité des travailleurs, quel que soit leur niveau de qualification, avec l’IA. Sinon c’est un suicide collectif et c’est de l’irresponsabilité politique. Et pas seulement des politiques : c’est une irresponsabilité politique de l’ensemble de la société civile. »

  1. Google-Apple-Facebook-Amazon, les « géants du web ».
Voir les commentaires (38)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (38)
  • ‘un mauvais algorithme avec beaucoup de données est meilleur qu’un bon algorithme avec peu de données’ ou comment dire une énorme bêtise et ruiner sa crédibilité. Ce monsieur Irma ferait bien de se documenter un peu, il existe de nombreux articles démontrant mathématiquement qu’à partir d’un certain volume de données, des corrélations ‘foireuses’ apparaissent automatiquement comme celles qui lient le taux de suicide dans l’état du Maine avec la consommation de margarine… Donc un mauvais algorithme produit par de mauvais professionnels sortira de mauvais résultats que les dits mauvais professionnels interpréteront n’importe comment produisant des effets rigologenes…. À prendre avec des pincettes cet article….

      • Comme quoi, le problème n’est pas l’IA, mais le bonhomme. Donc normalement, une intelligence toute naturelle (et relative)

        Les courbes sont justes, c’est leur rapprochement qui est stupide. Il suffirait de modifier qq paramètres pour que tombe la « supercherie », dans le sens ou le hasard peut faire aussi bien (genre les résultats des élections pronostiqués par des animaux).
        C’est la règle des trois C : cause, corrélation, concomitance. Le biais cognitif fait que l’on s’arrête au premier. Pour un novice, la lecture de ces courbes lui paraît farfelue, car il y comprend une relation de cause à effet fantaisiste. La corrélation est une notion qui n’est pas simple, quant au dernier, par nature, l’esprit humain le rejette.

    • Vu la teneur de l’article mon opinion est qu’il se situe sur le plan économique.
      Et vous pourrez peut être supplanter Google sur le plan algorithmique vous serez bien en peine pour les concurrencer car même avec des algo sous performants ils continueront à dominer le marché vu la masse de données qu’ils possèdent.

    • Oui, une des nombreuses énormités présentes dans l’article. Le principe est simple : débiter quelques évidences (qui sont souvent des idées reçues et complètement fausses), broder sur le sujet, caresser le lecteur dans le sens du poil. Tout ça pour faire du buzz !

      Il y a au mieux quelques semi-vérités dans tout ça. Mais croire les conclusions de ces charlatans illuminés ne peut que nous conduire au mur.

  • Adapter 10 milliards d’humains à complémenter l’IA à l’horizon 2050?
    J’ai comme un doute…

  • Brillant ! Ce pays est completement foutu.

  • Après voir lu l’article..en diagonale.

    Comme quelqu’un a dit, rien ne se crée tout se transforme….. le robot intelligent supprimerait tous les emplois….que nenni, a quoi serviraient ils si personne ne peut payer leur service ?
    Le nombre d’emplois humain ne peut donc pas baisser en valeur car malgré tout la construction de ces robots ne peut pas avoir une valeur nulle même si leur construction est réalisé par des robots.le propriétaire de la mine voudra toujours quelque chose en échange de son minerai
    Un robot ne peut exister que si il justifie son existence par un échange de services….entre humains.

    • C’est faux.
      C’est la dilution de la responsabilite. chaque employeur va se dire : ce n’est pas moi le probleme, c’est l’autre. Chacun va vouloir faire grossir sa marge, nuisant au bénéfice de l’ensemble.

      Ce sera à xxx (à l’état ?) de se charger du problème.

      L’intéret du groupe à long terme n’est pas obligatoirement l’intéret de l’individu à court terme. Je travaille dans un groupe organisé comme cela.

      • Le rôle de l’employeur n’est pas de faire grossir sa marge, mais de minimiser ses coûts tout en satisfaisant ses clients. Sa marge est le résultat d’une soustraction, pas une hypothèse de départ.
        De plus, il n’y a pas de « bénéfice de l’ensemble » : une n’entreprisse n’a pas pour vocation à accroître le « bénéfice de l’ensemble » hormis celui de ses clients.
        Introduire ce concept semble légitimer le rôle redistributeur de l’Etat. Hors l’Etat n’est jamais légitime pour ça.

        • Quand la TVA pour les restaus ont baissé, les salaires n’ont pas bougé, les prix n’ont pas bougé, seule la marge a augmenté.

          • Oui, c’est évident : une charge diminue, le profit augmenté, c’est logique. Rien n’aurait justifié que les salaires soient modifés : les contrats de travail signés ne sont pas indexés sur le taux de TVA. Et quand le restau est en difficulté, les salaires ne baissent pas.
            Peu importe le discours politique et syndical dans cette histoire de TVA.

      • Koriaendre: Chacun va vouloir faire grossir sa marge, nuisant au bénéfice de l’ensemble.

        Non. Les marges des entreprises française sont les plus basses d’Europe, le dépenses sociales sont les plus élevées au monde, le résultat est un social à peine dans la moyenne européenne et un pays en faillite.

        Koriaendre: Ce sera à xxx (à l’état ?) de se charger du problème.

        Ah oui, cet état là…

        Sur 148 pays la France est:
        -130ème place pour le poids global des réglementations
        -134ème pour les prélèvements obligatoires.
        -137ème pour la fiscalité défavorable à l’investissement privé,
        -134ème pour le taux d’imposition en pourcentage des profits,
        -127ème pour les incitations fiscales à travailler
        -137ème pour les règlementations liées au fait d’entreprendre.
        -144ème pour les règles trop strictes encadrant les licenciements.
        -117ème pour la flexibilité.
        -135ème pour la dette publique,
        -135ème pour les relations conflictuelles entre entrepreneurs et salariés

        9 millions de pauvres, 25% de la jeunesse au chômage, 750 zones de non droits, déserts médicaux, 24% de déficits, 246% de dette etc. etc. (cf: Cour des Comptes)

        Koriaendre: L’intéret du groupe à long terme n’est pas obligatoirement l’intéret de l’individu à court terme.

        Dans un état de droit libéral, les échanges sont forcément volontaire et donc mutuellement bénéfique. Chacun en maximisant son intérêt sans nuire a l’autre maximise « l’intérêt général » : le pays est prospère, les salaires élevés, le chômage bas, les dépenses maitrisées.

        Dans un état socialiste comme la France ou un salarié sur trois vit de l’argent des deux autres, les échanges sont en grande partie contraints et ce font aux détriment des productifs et de tout ceux qui ne sont pas en haut des pyramide corporatiste. Pour le résultat, voir plus haut.

        • Ok, il baisses ses couts. ça ne change rien à la démonstration =>

          Chaque dirigeant d’entreprise va dire : en automatisant, je réduits mes couts, je vais pouvoir baisser le prix de vente.
          Le probleme énoncé « a quoi serviraient ils si personne ne peut payer leur service ? » est un problème à responsabilité diluée, à moyen / long terme, car au moment ou il met en place cette automatisation, il y gagne effectivement : on comprend assez logiquement que l’intéret du court terme génère un handicap à long terme, et que face à ce choix, la réponse est toute trouvé : il suffit d’une personne qui le fasse pour que les autres, via la concurrence, soient obliger de s’allignere, generant un cercle vicieux.
          mais vu que la responsabilite est diluée (c’est pas moi le probleme, mais l’entrerpise d’en face qui en a fait 10* plus), qui voir devoir gérer le probleme ? les entreprise ? les libéraux ? l’état ?

           »
          Dans un état de droit libéral, les échanges sont forcément volontaire et donc mutuellement bénéfique.
           »

          En théorie.
          La pratique a plutot enseigné l’inverse.
          Je bosse dans un groupe ou je peux constater chaque jour (ou presque) que cette loi a été, reste et restera un pur fantasme théorique, parce que la natrue humaine est tout autre, aversion à la perte en tete.
          Le fameux passage de « la main invisible des marchés » parle d’un comportement individuel qui priviligie l’achat d’un produit nationnal face aux sirenes de la concurrence mondiale. On voit bien le choix qui est fait lorsque l’on a une opposition profit court terme vs profit long terme.

          • Visiblement mes données vous sont passées largement au-dessus de la tête pour laisser la place à vos idées reçues.
            Vous collectionnez les biais cognitifs :
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_cognitif

            il suffit d’une personne qui le fasse pour que les autres, via la concurrence, soient obliger de s’allignere, generant un cercle vicieux.

            Ça fait 200 ans que les entrepreneurs optimisent leur coût à chaque outil et suppriment des emplois ça n’engendre absolument aucun problème global dans les pays bien gérés.

            Le chômage et les bas salaires français sont à 99% du à la fiscalité et la législation,, le pays d’à côté, bien plus robotisé et infiniment plus libre n’a absolument aucun problème.

            Je bosse dans un groupe ou je peux constater chaque jour

            Vous vous vendez vos services entre collègues ?!?

            Si vous pouviez cesser de prendre vos petites « constatations » basées sur des idées reçues idéologiques pour de grandes lois économiques, vous auriez fait un grand pas dans la connaissance du fonctionnement réel de l’économie.

            Le fameux passage de « la main invisible des marchés » parle d’un comportement individuel qui priviligie l’achat d’un produit nationnal

            Non, vous n’avez rien compris.

            En théorie.
            La pratique a plutot enseigné l’inverse.

            Non, d’où sortez-vous cette absurdité ?
            Dans un marché libre, la quasi-totalité des échanges sont parfaitement volontaire.

            Cherchez bien, tous les échanges contraints sont le fait de l’état. (Impôts, taxes, utilisation d’un service étatisé)

            face aux sirenes de la concurrence mondiale.

            Socialiste-nationaliste hein ? Eh ben !

            Le commerce mondial, enrichi mutuellement les peuples, les processus à l’œuvre sont hors de votre compréhension, mais un exemple très parlant est que l’Afrique est le continent le moins mondialisé, le moins libéral et c’est et de très loin, le plus pauvre.

            •  »
              Visiblement mes données vous sont passées largement au-dessus de la tête pour laisser la place à vos idées reçues.
               »

              La réciproque est vraie

               »
              Ça fait 200 ans que les entrepreneurs optimisent leur coût à chaque outil et suppriment des emplois
               »
              C’est vrai.
              En meme temps, ça fait 200 ans que le travail hebdomadaire moyen ne cesse de diminuer (sans inclure les heures non travaillées des chomeurs …). Pour le moment, il n’y a aucun indicateur qui permette de dire que cette courbe va subitement s’inverser.

               »
              ça n’engendre absolument aucun problème global dans les pays bien gérés.
               »
              Quels pays bien gérés : ceux qui votent trump ? le brexit ?
              Je pense que l’allemagne sera le prochain exemple : eux aussi vont connaitre de violents soubressauts : ça fait 10 ans qu’on leur vend des petits jobs en tant que tremplin vers des CDIs mieux rémunérés, ce dont je ventais les mérites. Las, 10 ans plus tards, ceux qui sont dans des jobs à 400 €/mois n’ont jamais rebondis, à de tres rares exceptions pres. ça finira bien par produire un resultat à la « trumxit ». (que j’en sois ravis ou non n’est pas la question)

               »
              Vous vous vendez vos services entre collègues ?!?
               »
              Certaines structures ne sont pas si pyramidale que ça.

               »
              Non, d’où sortez-vous cette absurdité ?
               »
              Des travaux de Daniel Kahneman

               »
              Dans un marché libre, la quasi-totalité des échanges sont parfaitement volontaire.
               »
              Alors la, je suis bien d’accord.
              En fait, sur ce point, je me suis mal exprimé, parce que pour moi le point clivant de cette phrase n’etait pas cette partie, mais plutot son final « et donc mutuellement bénéfique. »
              Vu que vous me citiez les biais cognitifs, vous devez donc savoir que l’economie comportemental regorge d’exemples de choix benefiques à court termes, mais contre productif sur le long terme. La notion de « bénéfice » est fortement liée à un moment et à un contexte. ex: à voir toutes les externalisations qui ont eu lieux au sein des entreprises : quels bénéfices pour quelles personnes ?

              avant de me répondre que je ne suis qu’un « Socialiste-nationaliste hein ? Eh ben ! », je te demanderai de réfléchir au sens factuel de ce que je viens d’écrire, en apaisant temporairement ton coeur de militant ideologique. parce que j’exprime bien davantage une constatation qu’une opinion.

              Par ce que le « face aux sirenes de la concurrence mondiale. », n’est qu’une observation relativement pragmatique – quoique teintée d’une pointe de sarcasme – sur un comportement tout à fait naturel, que je pratique allegrement par ailleurs.

               »
              Le commerce mondial, enrichi mutuellement les peuples
               »
              Ho que oui. ça a meme permis l’invention des maths et de l’ecriture. Je m’en réjouis chaque jour.

               »
              les processus à l’œuvre sont hors de votre compréhension
               »
              kikoo lol

              • >La réciproque est vraie

                Non,désolé, mais il n’y a aucune donnée dans tes commentaires. Pas de chiffres, pas de données statistiques.

                En meme temps, ça fait 200 ans que le travail hebdomadaire moyen ne cesse de diminuer

                Et on a gagné en plus quelques centaines de millions d’emplois. Ce que tu disais était donc erroné. Les entrepreneurs optimisent depuis toujours, mais ça n’a rien d’une spirale mortelle bien au contraire. Les pays qui empêchent ces processus ont tous mal fini.

                Quels pays bien gérés : ceux qui votent trump ? le brexit ?

                Si tu ne le sais pas, ça ne te laisse pas beaucoup d’information pour discuter de manière compétente d’économie. Il y a 148 pays dans le monde, cherche la liste des plus libéraux, des plus dynamique, de ceux qui déposent le plus de brevets, qui ont les plus hauts salaires, le moins de dette, de chômage et de déficit.

                Ce dont je ventais les mérites. Las, 10 ans plus tards, ceux qui sont dans des jobs à 400 €/mois n’ont jamais rebondis, à de tres rares exceptions pres

                Des minijobs créés par Schröder basé sur des absurdités idéologiques socialiste font immanquablement cet effet, un peu comme les 35 heures ou le SMIC en France. Ça part d’une idée idiote et simpliste, ça finit en catastrophe. L’exonération totale de charge a créé de fait un différentiel des minijobs par rapport aux autres emplois. Or quand on « subventionne » une chose, elle bouffe la place de choses légitime dans un libre marché. Vous avez bien trop de minijobs qui bouffent la place de vrais emplois.

                Mais voilà la vraie différence du marché de l’emploi :

                Avec un taux de chômage des jeunes de 25,7% en France contre 7% en Allemagne, 18.7% de la jeunesse française vit aux crochets des autres sans pouvoir acquérir de l’expérience ni commencer une carrière qui la mènera vers des salaires plus élevés ni créer de la richesse a bon marché qui irriguera l’économie en créant éventuellement leurs futurs emplois.

                Mais c’est bien plus grave que ça en fait. Les politiciens français ont par démagogie électorale et incompétence « caché » une énorme partie des inactifs dans un état devenu obèse. Pendant que l’Allemagne diminuait les emplois publics de 7 millions à 4.5 millions en 17 ans pour 80 millions d’habitants, la France faisait exactement l’inverse au chiffre prêt, mais… pour 66 millions.
                http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/fonctionnaires-les-chiffres-qui-tuent-18-11-2014-1881987_2428.php

                En fait la France paie à crédit quasi la moitié de son chômage réel et si tu ouvres un budget de l’état (PLF, PLFR, PLFSS) tu t’apercevras que le déficit réel de l’état est de 24% (recette-dépenses). La France est morte sur cette trajectoire !

                Je pense que l’allemagne sera le prochain exemple : eux aussi vont connaitre de violents soubressauts

                Hum… L’Allemagne rembourse sa dette avec pourtant des impôts moins haut qu’en France, elle a donc une certaine marge fiscale et une grande partie de la population active dans le secteur privé.

                La France est virtuellement en faillite, accrochée à une carte de crédits qui ne tient encore que par quelques artifices. Il ne reste plus que 19% de la population qui travaille dans le secteur privé et l’état emprunte 100 milliards par année juste pour survivre. Et le pire, c’est qu’avec sa natalité, la France devrait avoir un atout supplémentaire sur l’Allemagne qui doit déjà faire face au papy-boom et au lieu d’utiliser cette jeunesse la France la transforme en boulet à la charge… d’eux-mêmes puisque la dette va leur tomber sur le coin de la gu…

                Avec l’engagement des retraites, la dette de la France est de 246% (Cour des comptes)

                Vu que vous me citiez les biais cognitifs, vous devez donc savoir que l’economie comportemental regorge d’exemples de choix benefiques à court termes, mais contre productif sur le long terme. La notion de « bénéfice » est fortement liée à un moment et à un contexte. ex: à voir toutes les externalisations qui ont eu lieux au sein des entreprises : quels bénéfices pour quelles personnes ?

                On ne parle pas de la même chose visiblement.

                Un échange mutuellement bénéfique n’inclut pas forcément des coûts mesurables par exemple l’achat d’une tablette est une perte comptable, mais un gain en bonheur, si tu n’estimais pas l’échange bénéfique tu aurais gardé tes billets. Tous les échanges volontaires sont mutuellement bénéfiques.

                Et désolé, mais même dans l’autre cas personne n’est capable de prédire avec exactitude si le choix à long terme va être bénéfique ou pas et les bureaucrates lointains sont bien les dernières personnes au monde à qui on devrait confier ce jugement-là. Ce n’est pas leur argent ni leur avenir, ni leur responsabilité ni eux qui subissent les conséquences ou prennent les risques. Pires, leur intérêt n’est pas du tout concomitant avec celles des créateurs de richesses.

                Oups dodo time !
                So long’

          • Encore un imbécile qui confond la contrainte de l’environement et la contrainte par la menace. Librement consenti ça ne veut pas dire que ça vous fait plaisir. En pénurie de nourriture ça ne fait pas plaisir de vendre sa maison pour quelques kilos de riz. il n’empêche qu’on le fait volontairement pour ne pas crever de faim dans une belle maison.

            • Moi, sous la contrainte de l’environnement,je ne vends pas mon riz.
              On verra qui sera l’imbecile.

              • Vous vendez si vous en avez assez pour tenir 2 ans et que vous n’avez pas de maison.

                On verra… oui mais on a déjà un peu vu avec vos commentaires.

  • Je trouve la remarque d’Elon Musk tout à fait intéressante. Envisager la relation avec l’IA comme une collaboration plutôt qu’une confrontation, perdue d’avance, est contre intuitif aux plans animal et émotionnel, mais vraiment sensé.

  • La conception actuelle du « travail » est un constructivisme qui date en gros de la deuxième moitié du XIX° et qui depuis n’a fait que se figer de plus en plus : semaine de 7 jours, dont 5 jours ouvrés, semaines de congés, base horaire, salaire mensuel, syndicalismes, etc…

    La notion de « travail » est avant tout légale, réglementaire et absolument pas économique : ce n’est pas le travail qui crée la valeur, mais l’échange.

    Les pays d’Asie l’on bien compris, et mettre leur succès sur le dos « d’un morale différente » (politiquement correct pour parler d’un manque de moralité) est juste complétement stupide.

  • Il y a a boire et manger mais bon après il a une pensée 100% urbano-centrée … « les inutiles, et autres inadaptés » pourraient progressivement se retirer à la campagne et vivre de manière semi-autonome loin de tout ces problèmes, particulièrement si l’état providence se reduit faute d’argent des autres …

    La grosse claque :
    « Les 55 petits génies de WhatsApp ont créé en 4 ans 23 milliards de valeurs, pendant que les 13 000 valeureux travailleurs, ouvriers, contremaîtres de Peugeot dans les brumes du Jura et des Vosges du sud ont créé moitié moins, en faisant les 3-8 depuis plus d’un siècle. »

    Prodigieux !

    • Jean Bon: c’est 23 milliards de valeur se sont traduit en quoi de manière réelle est palpable? l’opération a rendu multimillionnaires 55 employés et milliardaires leurs dirigeants, ce fut en effet une belle opération pour une boîte ayant mis 8 million au départ et ne dégageant toujours pas de bénéfice lors de sa vente.

      Si le futur de notre économie c’est uniquement des boîte de 50 salariés qui se font racheté par des gros pour empocher le gros lot, on à le profil de ces salariés d’ailleurs notamment leur parcours académiques etc?

      Le rédacteur de l’article ne veut voir que le côté positif de ce type de travail d’ailleurs la comparaison en elle même n’est elle pas limite?

      Qu’est ce qu’à à voir des ouvriers qui n’ont sans doute qu’un bac pro ou b+2 dans un domaine au final très limité, qui ne peuvent changer de métier sans formation un minimum conséquentes et au final coûteuses?

      Les 55 employés de whattsapp sont à minima des ingénieurs ou des docteurs ayant sans doute chacun des compétences multidisciplinaires: maths, ingénierie électronique, informatique et algorithmique qui leurs assurent une vie pro dynamique sans vraiment d’interruption.

      Ces personnes qui ont créé Whattsapp auraient pu faire docteur, ingénieur , analyste financier docteurs ou je ne sais quoi d’autre.

  • Ce que dit ce transhumaniste est à prendre avec des pincettes:
    « L’homme qui vivra mille ans est déjà né » déclare t-il en 2014
    http://www.capital.fr/a-la-une/interviews/l-homme-qui-vivra-mille-ans-est-deja-ne-951957

    Je suis perplexe … et ne serai sans doute pas la en 3014 pour vérifier cette assertion 🙂 🙂 🙂 !

    • Comment peut on comparer des ouvriers à BAC+1-2 dans des domaines très spécialisés et donc peu interchangeables avec des salariés qui sont sans doute tous BAC+5 à 8 voir chercheur permanents en plus de leurs emploi et qui donc on des compétences multidisciplinaires avancées en maths, ingénierie-électronique, informatique, logique et algorithmique bref des employés hyper-qualifiés touche à tout qui comme garantie une vie promo certe dynamique mais sans période d’inactivité.

      Je pense pas que la notion de temps partiels/temps plein, ou de 3/8 soient familières dans le domaines des NTIC et puis le point faible de l’argumentaire à mon avis et l’effet euphorisant du contexte des nouvelles technologies, la multiplication des forums, la démocratisation croissantes des salons high-tech.

      En gros on réinterprète l’optimisme louable des chercheurs, ingénieurs et concepteurs comme un futur proche ou immédiat inéluctable: batterie électrique: toutes les secteurs en seront équipés d’ici 5 ans alors que c’est pas le cas, même chose avec Uber ou on parle d’ubérisation comme d’une révolution industrielle en analysant uniquement en terme de nombres de consommateurs et de part de marché ce qui permet de rendre tout le monde joyeux.

      Après on peut toujours imaginer que les NTIC envahissant désormais tous les domaines de la vie humaine, un système d’exploitation ne serait plus uniquement une interface entre l’homme et la machine mais également entre l’homme et son environnement. On peut alors sans doute miser sur le fait que les poids lourds actuels des NTIC : Google, Facebook, Apple, Amazon, et d’autres agrègent un nombre croissant d’activités comme c’est déjà le cas: énergie, bio et nano-tech, sécurité etc… en fait la notion même d’objet connecté adossé à une marque peut rendre possible la concentration d’activité infinie: transport, agroalimentaire, logistique, distribution, restauration, défense, sécurité, finance, énergie etc…

  • Ceux qui se reposent sur l’IA sont à la merci de la moindre grève EDF. Ce jour-là, on découvre que 1) l’intelligence naturelle s’usait pendant qu’on ne s’en servait pas ; et 2) la dépendance envers un système noyauté par une minorité de maîtres-chanteurs est la récompense méritée d’avoir renoncé, par paresse intellectuelle, à décider soi-même d’un avenir qui ne soit ni la moyenne des avenirs d’autrui, ni le résultat d’une optimisation (ou d’un bug) aléatoire ou adverse.

  • « L’économie du XXIème siècle s’appuie sur des technologies qui évoluent de manière exponentielle. Elle est donc très imprévisible. »
    La peur exponentielle, ça va bien plaire à Benoît Rittaud !

    • J’aurais envie de répondre non sequitur entre « […]évoluent de manière exponentielle. » et « Elle est donc très imprévisible ».

      En plus si l’on prend l’inverse, une technologie évoluant de manière non exponentielle serait donc prévisible ? hum j’ai un doute…

  • « L’intelligence artificielle va être gratuite relativement face à l’intelligence biologique »
    Hormis l’adage libéral qui rappelle que rien n’est gratuit, l’IA est gratuite en tant que concept, mais on implémentation concrète nécessite des développeurs, des serveurs, des systèmes de refroidissements, des connections réseau très haut débit, une consommation énergétique considérable, etc.
    Rien de gratuit dans tout ça, bien au contraire…
    À l’inverse, l’intelligence biologique est gratuite : elle est intrinsèque à l’usage du cerveau humain…

    • C’est bien pour ça qu’il emploie le terme relativement.
      L’intelligence humaine elle aussi nécessite tout un tas de choses pour fonctionner.

      Si on compare le cout des intelligences on arrivera bientôt au résultat que l’IA va être relativement gratuite par rapport à l’intelligence humaine.
      Si vous comparez aujourd’hui les couts de calcul entre un cerveau humain et un microprocesseur vous arrivez à la conclusion que le calcul in silico est relativement gratuit face au cout du calcul biologique, ce qui a permis de libérer l’humain de tache fastidieuse et sans grand intérêt.

  • Le plus terrible en définitive c’est que l’argent que cet homme a gagné dans les affaires lui donne un semblant de légitimité pour s’exprimer devant le Sénat. Ceci le pose colle « expert » qui expose « ses » visions, qui sont loin d’être irréprochables, sur des sujets très controversés, et hors de portée intellectuelle de la plupart de nos elus. Bref, c’est avec de tels experts qu’on se retrouve avec des politiciens qui veulent « réguler les algorithmes » !

      • La grosse claque :
        « Les 55 petits génies de WhatsApp ont créé en 4 ans 23 milliards de valeurs, pendant que les 13 000 valeureux travailleurs, ouvriers, contremaîtres de Peugeot dans les brumes du Jura et des Vosges du sud ont créé moitié moins, en faisant les 3-8 depuis plus d’un siècle. »

        Prodigieux !

        Peut on vraiment comparer une startup avec des employés de formation Bac+5-8 voir plus, parlant sans doute aisément plusieurs langues, ayant un parcours académique et des compétences techniques multidisciplinaires: maths, ingénierie électronique, informatique, algorithmique, logique , économétrie etc… bref qui après l’aventure Whatsapp pourront créer de la très haute valeur ajouté dans un nombre de domaines incalculable et seon leur désir.

        Tout le monde est capable de créer de la valeur ajoutée: ce qui en créent comme l’exemple de Whatsapp sont une extrême minorité.

        Les ouvriers chez Peugeot ou Renault? Bac+2 ou Bac+3, des parcours pro mais hyper-spécialisés au final peu interchangeable.

        Faut pas oublier que le progrès technique à comme corollaire la nécessité d’une plus grande qualification pour en jouir pleinement, c’est sans doute hyper-caricatural mais je vois mal comment recycler si facilement des générations d’OS ou d’emploi à faible qualification pour faire de l’IA l’ami du travail et à terme du plein emploi.

        Pour donner un exemple est ce n’est pas pour ce vanter mais il se trouve que j’ai un cousin ayant fait un parcours prépa polytechnique aujourd’hui chercheur au USA dans l’ingénierie électronique dans un domaine ultra pointu et promu à un grand essor mais dont au final j’ai du mal à comprendre moi même le domaine.

        Au delà de son expertise dans son domaine d’activité il a des compétences avancées en maths, physique, chimie, informatique, électronique, chimie moléculaire, éco-management etc…

        Bref aucun souci de recyclage en cas de souci: prof de fac renommée bien payé, reconversion dans la finance, ingénieur dans quasi tous les domaines,

  • La présentation ce veut pour le grand publique et tombe dans l’ornière de la trop grande simplification.
    @luc & Phd; vous avez raison quand on parle d’algorythmes déterministes ou statistiques mais ce que vous dites est faux pour les algorithmes supervisés que l’on nomes trop rapidement IA. Dans ce cas, la masse de données disponibles est un avantage concurrentiel massif, c’est le cas pour le moteur de recherche de google, pour la reconnaissance d’image/voix, plus discutable pour le marketing.

    Pour le reste, c’est le propre de toutes inventions que de générer des fantasmes et peur, fin du travail, chômage massif, etc.

  • « Les 55 petits génies de WhatsApp ont créé en 4 ans 23 milliards de valeurs »

    Voilà une affirmation bien hasardeuse quand on a compris que cette valeur (à la suite de l’achat 19 milliards par Facebook, grâce à l’argent d’actionnaires enthousiastes) dépend intimement des injections monétaires continues des banques centrales alimentant un marché de flux dont les valorisations confinent à l’absurde depuis plusieurs années. On n’est même pas sûr que les gars de WhatsApp ont seulement créé 1% de cette valeur dans la réalité, et même ça, ça paraît encore beaucoup trop.

    • C’est bien le fond du problème : beaucoup de gens confondent valeur boursière et richesse créée. Quand on regarde le parcours de Yahoo ou la valorisation de Uber, on peut relativiser considérablement la fortune concrète du « 1% » si souvent évoquée…

  • Il semble urgent de prendre la mesure de l’ampleur de cette révolution.

    Il semble surtout urgent que les élus ne fassent rien pour une fois, ils ont fait bien assez de dégâts.

    la zone Asie-Pacifique, plus transgressive que nous dans ce domaine (puisqu’ils n’ont pas les règles morales, éthiques et philosophiques dont s’encombrent les Européens).

    Le chômage, le surendettement, l’obscurantisme, le protectionnisme, le dirigisme n’ont strictement rien de « moral » ni « éthique », et la « philosophie » de la France coté décideurs, et « penseurs » se résume à une assemblée de vieux c.. nostalgique tentant désespérément d’empêcher les autres d’évoluer vers une émancipation inéluctable.

    « Laissez faire, telle devrait être la devise de toute puissance publique, depuis que le monde est civilisé. Détestable principe que celui de ne vouloir grandir que par l’abaissement de nos voisins ! Il n’y a que la méchanceté et la malignité du cœur de satisfaites dans ce principe, et l’intérêt y est opposé.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Laissez-faire

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
tapis roulant
0
Sauvegarder cet article

Par Sophie Kayech et Karl Eychenne.

L’Homme est bien la seule espèce vivante à savoir faire du surplace en courant. Il doit ce formidable pouvoir à l’invention d’un objet technique un peu curieux : le tapis roulant. Plus qu’un objet technique, le tapis roulant symbolise en réalité bien des paradoxes du monde contemporain, de l’atonie de la croissance économique malgré les nouvelles technologies, à notre insatisfaction chronique malgré tous les progrès en termes de bien - être.

Le tapis roulant économique

Le premier témoignage s... Poursuivre la lecture

Un entretien avec la directrice de l’association Agriculture Cellulaire France, Nathalie Rolland, réalisé par Constance Péruchot pour Contrepoints.

Dans un essai datant de 1931, Winston Churchill parlait de la nécessité d’échapper à l’absurdité de devoir élever un poulet entier, pour produire uniquement la partie qui sera mangée. Déjà, la classe politique s'intéressait à notre assiette et son futur.

Depuis quelques années, l'élucubration de Churchill ne semble plus si fantaisiste. En 2013, les futurs fondateurs de Mosa Meat prés... Poursuivre la lecture

Par Frédéric Mas.

Il était attendu depuis des mois et des mois : le jeu Cyberpunk 2077 est enfin disponible depuis jeudi 10 décembre. En novembre dernier, les fans s’exaspéraient encore. Une nouvelle fois, CD Projekt Red avait décidé de repousser la sortie d’un jeu initialement prévue le 16 avril dernier.

Selon les mots des concepteurs polonais de The Witcher III, le projet allait être particulièrement complexe à gérer. Ce sont en effet 9 versions du même jeu qui sont prévues à la vente.

We ha... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles