Réduire la dépense publique : des pays l’ont fait !

Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est comment sortir de l’augmentation continue des dépenses publiques

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Réduire la dépense publique : des pays l’ont fait !

Publié le 21 mai 2018
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Par Yves Buchsenschutz.
Un article de Témoignage fiscal

Contrairement à ce que l’on pourrait croire et comme nous allons le montrer, il est extrêmement simple de réduire la dépense publique.

On sait aujourd’hui par les études de l’IFRAP que le taux de prélèvements sur le secteur marchand est de 70% de la richesse produite, et que le nombre de fonctionnaires par habitant en France est parmi les plus élevés d’Europe. Ainsi en France le secteur public distribue gratuitement ou quasiment à la population un certain nombre de biens, de prestations et de services qui sont de fait financés par des prélèvements soit sur les entreprises, soit sur les contribuables de toutes sortes, sous forme d’impôts, de taxes ou de cotisations, et ceci très largement. Par exemple, la mairie de Paris annonce sans vergogne que 85 % des Parisiens sont éligibles à une aide au logement, mais ne le savent pas !  Le résultat global est une asphyxie progressive des entreprises qui perdent chaque jour en compétitivité (en particulier sur le plan international) et un exil perlé des contribuables les plus importants, lesquels sont également les investisseurs créateurs d’entreprises potentiels.

Cet effet ciseaux, augmentation continue des dépenses publiques, diminution des contributions potentielles des entreprises et des assujettis, devrait aboutir logiquement à une paralysie globale du système. Tous les pays du monde, au moins ceux de l’OCDE, ont compris cette mécanique et ont appris à maîtriser ce glissement depuis le pic de welfare state de 1995 et la crise de 2008, sauf la France. À ce sujet, lire l’article d’Olivier Maurice paru le 21 avril dans Contrepoints.

Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est de savoir comment en sortir ? Tous les pays, la Suède ex-champion du monde du secteur public avant la France y compris, ont résolu le problème en figeant strictement les dépenses dans un univers en croissance. Cela signifiait des recettes supplémentaires à dépense constante, donc progressivement une baisse du poids relatif de l’État. Le Royaume-Uni et le Canada, eux, ont agi à la fois sur la croissance des recettes et la baisse des dépenses en valeur absolue, c’est-à-dire ont dégagé l’État d’un certain nombre de domaines. Ainsi la France devrait elle aussi amorcer la pompe : a minima geler les dépenses ! et injecter de l’espoir et de la confiance.

Que pouvons-nous observer depuis l’entrée en fonction de notre président il y a un an ? Une attitude et un climat délibérément optimistes, lesquels ont eu un effet psychologique positif sur les créateurs de richesse et les entreprises. La transformation de l’ISF en IFI, ainsi que l’instauration d’un taux unique de 30% sur les plus-values et les dividendes ont crédibilisé cette volonté d’avancer. L’accumulation des autres projets de réformes a également donné l’impression que quelque chose avait changé. Mais l’effort de la France semble s’arrêter là.

En effet, entre les projets et la réalisation finale, l’écart s’est le plus souvent révélé béant. Un seul exemple : Notre-Dame des Landes ! Que l’État français se contente en définitive de la vague signature de trois barbus et deux égéries pour leur faire cadeau, non seulement d’un projet d’aéroport à 1 milliard d’euros, mais au bout du compte également de la propriété d’un domaine public, voire pire, expropriés à d’autres citoyens, peut rendre perplexe sur notre interprétation de la notion d’égalité et de démocratie.

Et de ce point de vue, les Français voudraient voir des résultats plutôt que des explications.

Ceci sans compter un certain nombre de dossiers plus ou moins discrets qui donnent l’impression de vouloir reprendre d’une main ce que l’on a donné de l’autre : nous rangeons volontiers dans cette catégorie :
– l’augmentation des taxes sur l’essence ;
– la nouvelle limitation à 80 kilomètres/heure ;
– le prélèvement à la source délégué aux entreprises ;
– les déclarations, payantes, de l’actionnaire majoritaire dans une entreprise ;
– l’augmentation des PV ;
– l’augmentation non compensée de la CSG pour les retraités ;
– la taxe d’habitation des résidences secondaires ;
– la visite de sécurité renforcée des véhicules ;
– etc.

Ce n’est certainement pas comme cela qu’on va y arriver !

Pour résoudre une crise de ce type il n’y a pas trente-six solutions : la première mesure à prendre et au demeurant la plus puissante est d’améliorer les recettes à pression fiscale constante… c’est possible. L’entreprise (et le contribuable investisseur) se mettront davantage en marche s’ils constatent que la machine à prélever est stoppée. De plus, si l’État veut que les entreprises prélèvent l’impôt à sa place, alors il doit compenser cette prestation effectuée par les entreprises. Concrètement, cela veut dire améliorer leur financement, mais aussi les accompagner dans l’innovation, le développement, l’amélioration des marges, et l’exportation. L’augmentation des recettes fiscales viendra, naturellement, du développement de l’activité des entreprises.

De l’autre côté, il faut, à défaut de les faire baisser, au minimum bloquer totalement en euros courants la croissance des dépenses. Si l’inflation est de 1,5% par exemple, il faut, a minima, demander à chaque responsable de budget public de faire un effort de productivité du même montant pour obtenir une production identique avec un peu moins d’argent ou de moyens l’année suivante. Et ceci pendant plusieurs années consécutives L’objectif standard d’un consultant arrivant dans une société qui n’a pas été examinée depuis longtemps est une augmentation de productivité d’environ 20% ! Par ailleurs, dans les sociétés normalement gérées, l’effort de productivité annuel demandé à l’organisation globale est le plus souvent fixé aux alentours de 3%. La réserve de progrès accumulée par le fonctionnement public, faute d’efforts, de remise en cause et surtout de concurrence, n’a aucune raison d’être différente.

Une autre fuite, plus subtile, est à tarir : l’État ne cesse de légiférer et de décréter, ce qui se traduit en général par de nouvelles contraintes financières ou règlementaires sur les entreprises ou sur les contribuables. Arrêtons cela, ou alors exigeons que toute nouvelle disposition soit compensée par une baisse des contraintes par ailleurs. Cette disposition en principe existe déjà, mais il faudrait la faire fonctionner réellement, voire la compléter. L’enfer est pavé de bonnes intentions.

L’amélioration du niveau de vie de chacun vient d’abord de la croissance continue de la productivité : si les agents publics ne sont pas capables ou refusent de faire leur part de cette remise en cause permanente, dérangeante il est vrai, alors il faut envisager sérieusement d’exclure ces agents du bénéfice de l’amélioration du niveau de vie ! Monsieur Macron devrait rouler en carrosse. Toute ressemblance avec la position de Monsieur Martinez, responsable de la CGT-SNCF serait purement fortuite.

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  • Pire encore, ou que l’on aille en France, les collectivités locales aidés par toutes les associations d’extrémistes ne parlent que de nouvelles taxes ou prélèvements sans oublier de nouvelles contraintes.
    Dans le même temps toute cette idiocratie s’étonne d’une incivilité croissante dans notre pays !
    Force est de constater l’imbécillité sans limites de toute la classe politique Française.
    Pendant ce temps là à juste raison, les retraités vendent leurs biens pour partir au Portugal, les Frontaliers de la Belgique, Allemagne, Espagne et même Suisse vont y faire leurs courses, y acheter cigarettes et carburants bien moins chers ce qui représente un montant de TVA non négligeable et on pourrait aussi imaginer l’inverse, que ces pays viennent se ravitailler en France ! mais cela échappe totalement à tous nos nimbéciles Politico-Administratifs nationaux et locaux.
    Dans ce malaise croisant l’incivilité et les violences augmentent, la population ne va plus aux urnes cela ne sert à plus rien, ce qui n’empêche pas ces escrocs de la politique de fêter une victoire avec 10 à 15 % d’électeurs inscrits ! et pour finir, malheureusement cela me semble aujourd’hui être la seule issue pour rendre raison à cette mafia politique nationale et locale toujours plus nombreuse, des coup de battes et autres violences sans limites. Et cela me semble être de plus en plus proche. La France, Pays le plus taxé au monde

    • « les associations d’extrémistes » : Propos digne d’un insoumis au sens vrai du terme !

    • je serai curieux de voir quels sont les francais qui vont faire leur courses en suisse … tout y est nettement plus cher qu en France !

      • Il y a des années, les suisses allaient faire le plein de diesel en France. Maintenant, ce sont les français qui viennent faire le plein en Suisse. Tout ce qui est électronique est moins cher en Suisse qu’en France. Mais pour le reste, c’est vrai que, comptés les kilomètres et le temps pour venir en Suisse, je ne suis pas sûr que ce soit très rentable.

      • Non, presque mais pas tout.

  • Je pense qu’un réel changement ne pourra voir le jour que dans la violence.
    La bernicle est fermement accrochée à son rocher depuis trop longtemps…

    • @ lol Tholurst
      La violence reste à éviter: comme on sait ce n’est pas une bonne solution: l’état aura sans doute le dernier mot et les dégâts seront coûteux sur le plan humain, matériel et financier! Sans pouvoir assurer immédiatement un bénéfice aux salariés, très nombreux, bien plus que les libéraux, en France! (C’est une des leçons de mai ’68!)

      Pas Français, je n’ai pas choisi votre président: normal! Il est arrivé à la tête d’un pays où entre un budget (trop) optimiste, comme d’habitude, et une dette record, sa marge financière ne lui permet pas de faire des miracles! Et dans 4 ans, ça n’ira pas mieux, si le pays le décide par son refus musclé de toute réforme. Donc entre un pays bloqué par la grève sur ses décisions et une absence de réforme, il faut bien trouver le moyen terme pour parvenir à moderniser un peu!

      Après, vous essayez ou vous sabotez!

  • Je ne vois pas d’autre scénarios possible que deux:
    1. la France devient une Grèce islamisée (de loin le plus probable, hélas)
    2. les français se révoltent et envoient tous ces profiteurs se faire voire ailleurs et somment les musulmans de se soumettre (comme le dit leur religion) aux lois du pays ou de refranchir la Méditerranée.

  • Ce sera la solution 1 malheureusement, à cause du vivrensemble, du refus de nommer les choses, de la démographie, des migrants. Et c’est bien pour cela qu’il est impossible de réduire les prélèvements, la France se tiers-mondialise dans l’exaltation de la bien-pensance.

    • @ RaphSud
      Non, ce ne sera pas une seconde Grèce!
      L’U.E. n’a pas les moyens de soutenir 2 pays membres, simultanément.

      Et vous connaissez déjà la position d’A.Merkel pour partager ses bénéfices!
      Il est déjà étonnant qu’un pays se disant co-leader européen se comporte en mendiant!

      Comme si la France était un pays pauvre!

  • nous sommes en fin de cycle …le pire est à venir…le pays est dans une impasse…

  • L’auteur n’a pas inventer la poudre.
    La sous traitance, le gel des salaires et le non remplacement des fonctionnaires est constant depuis Sarkozy en passant par Hollande, Macron. À tel point que le niveau de salaire d’un technicien (cadre B) est proche du smic et que de nombreux secteurs peinent à recruter.
    En réalité le poids de notre administration est proche de celle de nos voisins, la plus grande partie de la dépense publique sont les crédits d’impôts (en compta publique c’est aussi une dépense publique), les systèmes de retraite et de santé, et les politiques familiales.

    • Vos propos ne résistent pas aux chiffres.

      • Votre erreur est de confondre dépense publique (56% du PIB) et dépense des administrations (dépenses des 3 fonctions publiques).
        D’ailleurs, même au sein des dépenses des administrations, un même chiffre peut cacher 2 réalités : 2 administrations qui dépensent 1 milliards d’euros pour construire une route, l’une sous traite, l’autre fait construire par la DDE. Dans les 2 cas, la dépense rentre dans la dépense de l’état, et pourtant la manière n’est pas du tout la même.

        • Je ne commets pas d’erreur. Vous voulez me faire croire que certaines dépenses et certains emplois, financés contre mon gré par mes impôts, ne devraient pas être comptés parce que ça ne correspond pas à de subtiles distinctions entre administrations, collectivités, services publics et je ne sais quoi, distinctions qui d’ailleurs empêchent toute comparaison avec nos voisins. Donnez nous les montants dépensés en fonction des services rendus, et les nombres d’emplois publics avec la même distribution, là vous pourrez comparer avec nos voisins. A moins, évidemment, que vous ne vouliez masquer où va l’argent, vous savez tout ce qui est prélevé en plus et qui bizarrement ne conduit pas à de meilleurs services publics, et même plutôt à des bien pires…

          • Exactement, et bien comparez les dépenses des administrations françaises et Allemandes par habitant, vous verrez qu’elles sont très similaires.
            Ce n’est pas masquer la réalité que de dire, quand on fait une comparaison avec ses voisins, de comparer des choses comparables :
            De dire qu’il n’y a pas d’école maternelle en Allemagne et que le nombre d’enfant à scolariser et 25% moindre, ça influe forcement sur le 1er budget de l’état qu’est l’éducation.
            Que la sécurité sociale allemande sort de la comptabilité nationale parce qu’elle est gérée par des mutuelles de branche (pourtant ultra réglementée et gérée par les syndicats, comme la sécu française),
            Que l’Allemagne compte sur ses alliés pour assumer ses dépenses militaires (c’est Trump qui le dit… mais c’est pas totalement faux) et c’est le 2e budget de l’état).
            Que la démographie sur le marché du travail et du logement ne sont pas du tout les mêmes.
            Si vous êtiez si rigoureux, avant de faire des comparatifs simplistes.

            • Ne seriez-vous pas en train de nous dire que si nous ne payions pas des tas d’allocs pour que les Français fassent des enfants, nous n’aurions pas l’occasion de dépenser autant pour l’Education Nationale, les banlieues surpeuplées, les chômeurs, le logement, etc. ?

              • Si bien sûre, mais ce ne sont pas des dépenses de fonctionnement de l’état. Se sont des dépenses de politiques pour acheter la paix sociale. C’est assez différent, car autant vous aurez toujours besoin d’un état, mais pas forcément de solidarité nationale, à condition d’avoir des mécènes (religions, asso humanitaires de solidarité) assez solides pour l’assumer à sa place. Mais le mécénat n’est pas dans la culture française.

            • Donc les allemands ne payent pas plein de truc inutiles; enfants de 2 ans à l’école, guerre au Mali et en Syrie, etc..
              Quant aux mutuelles en France elles obligatoires depuis peu, et ne comptent pas dans les prélèvements obligatoires.

              • 3 ans, pas 2. Vous verriez comme c’est la galère pour trouver une crèche en Allemagne, vous reviendrez sur le procès en inutilité.
                Pour les guerres tout dépend comment c’est fait, l’armée intervient aussi en force de paix, et je ne pense pas que la France ait intérêt à avoir un régime terroriste à 200 km de ses approvisionnements en uranium.

                • Mettre des bac +5 pour garder des enfants de 2 ans (la plupart des écoles prennent à 2 ans) est une mauvaise allocation des ressources, mais comme tout bon socialo le gaspillage ne vous rebute pas surtout avec l’argent des autres.
                  Honte à vous.

          • Et vous dîtes « financé contre votre gré avec vos impôts »… vous êtes certainement le 1er à pourrir l’état quand une route est mal entretenue, et le 1er à récupérer une grosse partie du magot en crédit d’impôt, prestation sociale directe ou indirecte. D’ailleurs si vous payer autant d’impôt que vous le dîtes, vous ne devez pas être tant à plaindre.

            • MDR, avec ce genre d’argument, on se demande juste ce que vous faites sur un site libéral. De la provoc ?
              Tiens, les routes : l’état au sens large prélève 43 Mds par an au titre de la circulation automobile, et en affecte 13 à leur entretien. Donc oui, je me demande où sont passés les 30 Mds restants quand j’abîme ma bagnole sur un des nombreux nids de poules qui parsèment nos routes. Et non, on ne « récupère » jamais rien en crédit d’impôt, on paie moins que si on payait plus, et l’état dépense moins que s’il dépensait plus…
              Pour faire des comparaisons, monsieur le socialo-étatiste, on prend des situations comparables d’individus dans les pays qu’on veut comparer. On ne cherche pas les bonnes excuses de ceux qui trouvent que 57% du PIB pour l’état, c’est un manque à gagner de 43% !

              • Il n’y a pas 57% pour l’état puisque l’état n’utilise que la moitié de cette somme pour financer ses administrations soit 33% du PIB. C’est vous qui interprétez des chiffres n’importe comment et faites des comparatifs absurdes.

                • L’état décide seul et mal de l’affectation de la totalité des 57%. C’est la seule chose que je dis.

    • les crédits d’impôts sont peut être comptabilisés en dépenses publiques..mais ce ne sont PAS des dépenses publiques.

      comparer les couts n’est de toutes façons pas pertinent, l’etat n’a pas à se mêler d’économie.. car la seule façon qu’il a de le faire est d’opérer de prime abord des transferts de richesses et ensuite, et pire, de démotiver a création de richesses . .
      Et le moins cher n’est pas toujours le mieux..ainsi on ne peut pas comparer un système de santé privé et un système de santé collectivisé en terme de coûts. la liberté et la responsabilité et la reconnaissance du travail ne sont plus les m^mes…

  • L auteur est helas aveuglé par son ideologie. Citer NDDL comme une capitulation alors que cet aeroport allait etre un gouffre financier pour le contribuable. Sur un plan purement economique, ne pas construire un aeroport deficitaire etait une bonne idee, meme si c etait pour le premier ministre de l eopque une facon de marquer son empreinte au frais du contribuable. C ets pas parce que des disciple de EELV critiqaient aussi cet aeroport qu ils avaient tort et que NDDL etait une bonne chose !

    • Mais NDDL est une capitulation ! Quand bien même le projet n’était guère judicieux économiquement, Il n’a pas été arrêté le moins du monde pour cette raison.

      • @ MichelO
        Je suppose que l’abandon du projet a été abandonné à cause de son coût face à un aménagement à l’Aéroport de Nantes-Atlantique.

        L’autre aspect: je suppose qu’il y a des espoirs déçus de propriétaires espérant vendre à bon prix. Si vous avez d’autres infos, je serais heureux que vous les partagiez!

        • Le projet a été arrêté en raison de l’incapacité du gouvernement à rétablir l’ordre public nécessaire à la conduite des travaux. Il n’est en rien question de coût de l’aéroport, d’ailleurs le coût de l’extension de Nantes-Atlantique n’est pas chiffré non plus.
          Personne ne savait, le jour où la décision a été prise, combien ça allait coûter, en tout cas c’est ce que disait la presse régionale. Ironiquement, d’ailleurs, il n’est même pas sûr que l’arrêt soit moins coûteux que ne l’aurait été la poursuite du projet : les choses ont bien changé économiquement par rapport à la situation d’il y a 5 ans.
          Il n’y a pas d’espoirs déçus de propriétaires espérant vendre à bon prix, mais une distribution gratuite des terres à des anti-capitalistes en échange d’un simple engagement à y mener des projets non-violents, aussi farfelus soient-ils. Le montant du dédommagement au concessionnaire qui devait y construire l’aéroport et l’exploiter est indéterminé, mais le gouvernement s’en moque car les négociations dureront au-delà du quinquennat. C’est juste une histoire de patate chaude qu’on envoie refroidir, en espérant que tout s’arrangera sans mort de manifestant, ce critère étant le seul retenu.
          Allons, si économiquement le projet avait toujours été aussi déséquilibré qu’à ses débuts, pourquoi le gouvernement s’est-il montré bête au point de ne pas faire appel à cet argument ? C’était pourtant facile de dire « on n’a pas les moyens, on laisse tomber » !

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