Écologie politique contre nucléaire

Centrale nucléaire du Tricastin (Crédits : Sancio83, Image libre de droits)

L’écologie est bien souvent un prétexte politique pour combattre l’énergie nucléaire.

Par Michel Gay.

Centrale nucléaire du Tricastin (Crédits : Sancio83, Image libre de droits)

Le Directeur de Greenpeace-France a écrit dans le journal Libération du 20 mars 2014 que « les adhérents et les électeurs d’EE-LV ont la lutte antinucléaire chevillée au corps. Ce combat historique a forgé la colonne vertébrale de l’écologie politique en France. »

Ainsi, pour Greenpeace, l’écologie n’a pas vocation à sauver la planète et la qualité de vie, mais elle sert de prétexte politique pour supprimer l’énergie nucléaire.

Pourtant, cette énergie fournit une électricité à prix faible qui adoucit les effets de la crise en France pour les ménages et nos entreprises. Elle est deux fois moins chère qu’en Allemagne qui produit pourtant encore plus de 15% d’électricité d’origine nucléaire et encore 60 % grâce au charbon (de plus en plus) et au gaz.

Dans notre pays, la santé des personnes n’a jamais été altérée par la présence de centrales nucléaires, alors que le charbon tue chaque année des milliers de personnes avec les rejets de particules fines, sans parler des émissions supplémentaires de CO2.

Les éoliennes et le photovoltaïque, énergies fatales, intermittentes et chères, ne peuvent que rester marginales. Elles impliquent donc d’être complétées par des énergies fossiles (charbon ou gaz), avec les inconvénients précités.

Enfin, le Directeur de Greenpeace-France affirme que la réduction du nucléaire était une « promesse phare de Hollande ». Le programme qui a fait élire ce dernier était fondé d’abord sur la réduction du chômage, le désendettement du pays et la lutte contre la dictature de la finance, avec les succès que l’on sait.

Le puissant lobby antinucléaire Greenpeace est respectable dans ses opinions et ses agissements, tant qu’il reste dans le cadre démocratique. Mais ses intrusions brutales dans plusieurs centrales nucléaires, notamment à Fessenheim le 18 mars 2014, confirment que cette organisation penche de plus en plus vers des actions violentes à caractère terroriste (faire peur), savamment préparées, et tirant profit de la faiblesse coupable de la justice de notre pays.