La liberté est-elle un projet libéral ?

Le retour de la décision individuelle permettra aussi le retour de la motivation.

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La liberté est-elle un projet libéral ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 décembre 2022
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Un des principes fondamentaux autour duquel se regroupent les libéraux est celui de la liberté individuelle.

Il serait donc logiquement en tête des arguments que porterait un candidat libéral à une élection. Ce serait pourtant une assez mauvaise idée.

 

Un principe assez difficile à expliquer et à défendre

On vous renverra souvent les objections suivantes.

Objection 1 : nous avons déjà la liberté individuelle. C’est vrai, si nous mettons de côté les confinements, contraintes administratives, codes et autres lois qui finalement ne donnent pas l’impression de briser cette liberté. Il suffit d’en parler autour de soi pour constater que la plupart de vos interlocuteurs n’y verront pas beaucoup d’inconvénients. Pas plus tard que ce midi, sur une chaîne de grande écoute (malheureusement), l’idée de couper l’électricité pendant deux heures était présentée comme « pas si grave ». Ce n’est d’ailleurs effectivement pas si grave.

Objection 2 : si on laisse un totale liberté individuelle, les gens feront n’importe quoi. Cet argument est appuyé par la désormais incontournable preuve par l’exemple devenue tellement utilisée qu’elle a remplacé l’enquête journalistique. Nous avons tous en mémoire des personnes faisant n’importe quoi malgré un cadre que l’on peut qualifier de « très présent », à tout le moins. Ces exemples n’ont pas d’autre objectif que de laisser penser : imaginez ce qui se passerait si nous réduisions les règles ?

Objection 3 : moi ça va, mais les autres… ce qui sous-entend que le Français moyen n’est pas très malin, il a besoin d’un cadre strict pour vivre, comme un enfant.

Ces objections sont difficiles à contrer mais il existe un concept plus simple à expliquer et plus intéressant d’un point de vue politique car beaucoup moins flou que celui de la liberté.

 

La liberté de choix

Ce concept est bien plus important qu’il n’y paraît.

La liberté n’est pas ce que je peux faire ou ne pas faire mais le choix qui s’offre à moi quand je dois prendre une décision.

Par exemple, vous préférez avoir le choix entre plusieurs médecins ou toujours le même qui vous est imposé, même s’il est mauvais ? Vous préférez choisir un établissement scolaire qui correspond aux attentes de votre enfant ou suivre la carte scolaire décidée… Par qui d’ailleurs ?

Restons d’abord au niveau du quotidien du citoyen lambda. Ma dernière conversation avec mes amis de gauche portait sur le libéralisme et sa promesse de liberté. Nous sommes en pleine crise énergétique et arrive sur la table le sujet du moment.

Je cite :

« Donc, d’après toi, les gens devraient avoir le choix de leur fournisseur d’énergie, d’eau, faire jouer la concurrence ? Pourtant l’eau est absolument indispensable, vitale et de très haute valeur sociétale. Moi je pense, dit mon ami de gauche, que l’eau et l’électricité devraient être un bien public, national, pour lequel tout le monde en France devrait payer le même prix. D’ailleurs, ajoute-t-il, il n’y a aucune raison objective à ce que le prix de l’eau ou de l’électricité soit différent d’une ville à l’autre. »

Je ne suis pas spécialiste mais il a sûrement raison. Globalement l’adduction et le traitement de l’eau, sauf cas particulier, me paraît être un processus technique reproductible à l’identique à peu près partout et donc facturable au même prix. Mais je laisserai les spécialistes venir éclairer notre lanterne.

L’intéressant de cette conversation c’est la position libérale face à cette situation. Doit-on laisser l’eau et l’énergie au marché ou les réguler nationalement pour que chacun en profite avec équité et égalité ?

La liberté de choix permet de répondre à cette question.

Avons-nous le choix de notre fournisseur d’eau ? Non. Il est impossible de brancher trois fournisseurs d’eau par maison et donc de laisser le choix au consommateur.

Même pour l’énergie, je ne crois pas que l’on soit un traître à la cause libérale si on décide que le marché de l’électricité n’est pas un marché libre. Les investissements à venir sont gigantesques, complexes à rentabiliser à des tarifs acceptables par tous. Et de toute manière nous obtiendrons un marché qui n’en sera pas vraiment un mais plutôt un partage des capacités de production. Partant du principe que l’électricité ne se stocke pas, difficile d’en faire un marché libre et non contraint.

Là encore, il n’y aura pas trois boutons à la maison pour chacun des fournisseurs. On se retrouve un peu dans la situation des transports publics théoriquement mis en concurrence mais qui ne sont en fait que délégués pour un temps donné. C’est assez logique d’ailleurs pour les lignes de TER ou les bus, je ne vais pas choisir mon TER entre trois fournisseurs, je prends celui en fonction de mon heure d’arrivée à destination, quel que soit le transporteur. A contrario, si je pars en vacances ou pour un voyage d’affaires aux USA, je peux modifier mes horaires de voyage pour profiter des services d’une compagnie aérienne plutôt qu’une autre. D’ailleurs ce système fonctionne très bien sur la ligne TGV Paris-Lyon. Dans ce cas, l’offre est effectivement équitable et un choix s’offre au client.
Pour rester sur le dossier énergie, on a laissé le sujet des éoliennes au secteur privé subventionné ce qui est un non-sens industriel. La localisation des éoliennes n’est pas liée à l’offre et la demande mais à la quantité de vent, ce qui en fait une utilité qui doit être implantée là où le vent souffle le plus.

La liberté de choix offre la liberté au client et au citoyen. Avoir le choix est un des éléments clés de la liberté individuelle. La vocation d’un gouvernement libéral sera de multiplier ces possibilités de choix et de les créer là où objectivement elles apporteront un confort nécessaire ; en redonnant le choix d’accès aux services publics par exemple. Arrêter la marche forcée vers les applications et offrir le choix du présentiel ou du distanciel.

 

Trop de choix peut réduire la liberté

Choisir, c’est faire le choix de la frustration, décider une direction plutôt qu’une autre et donc se priver de certaines possibilités offertes par l’autre solution. Apprendre à gérer ces frustrations, c’est grandir, devenir adulte et devenir libre. Sans ce processus, on reste éternellement insatisfait à moins d’imaginer un monde entièrement débarrassé de toute contrainte.

Alors un gouvernement libéral devra aussi limiter certains choix.

Par exemple, la double nationalité : on a une nationalité et pas deux. C’est trop facile de jouer sur les deux tableaux.

Le pantouflage : un fonctionnaire qui part pour le privé ne redevient pas fonctionnaire et inversement. Un conseiller politique du ministre part définitivement dans le privé. Sans billet retour. Au passage, un gouvernement libéral devra très sérieusement réduire le nombre de ces conseillers, très sérieusement étant un très sérieux euphémisme. Ça règlera le problème du pantouflage, il y aura beaucoup de pantoufles et peu de pieds.

Autre situation : un entrepreneur qui fait des choix ne peut pas venir réclamer de l’argent à l’État en cas d’erreur. Dans un monde libéral les décisions sont le seul fait des individus qui doivent donc en supporter les conséquences. Le seul moyen de compenser peut être l’assurance privée, pas l’argent du contribuable.

Pour parvenir à cette possibilité de choix l’éducation doit redevenir une priorité : pas en termes de moyens, car elle est déjà le plus gros budget de la nation mais en termes d’investissement du personnel, d’implication des établissements et de projets innovants. La liberté de décision doit être redonnée aux établissements. Même les classements aux résultats doivent être supprimés car ils conditionnent le comportement. Si l’État fait confiance à ses fonctionnaires pour assurer leur mission, le contrôle peut être réduit très fortement.

Pour choisir il faut être informé. Le rôle d’un gouvernement libéral n’est pas d’informer ses citoyens mais de garantir que cette information est équitable et disponible.

Sans le soutien permanent de l’État à « l’information », la recherche d’informations individuelle devient capitale. L’information du citoyen relève de sa propre responsabilité et l’autonomie de décision qu’entraîne l’autonomie de l’information lui redonne cette liberté. Avec les risques que cela comporte mais vivre libre c’est aussi vivre avec le risque de se tromper.

Cette manière de voir va à l’encontre des deux principaux systèmes actuellement proposés aux Français lors des élections : la social-démocratie macronienne qui propose de protéger les Français et le néocommunisme basé sur la planification d’État.

D’un côté un État nounou qui occupe le rôle d’adulte que la population souhaite lui déléguer.

De l’autre un État organisateur qui prend la place des citoyens et les relègue au rang d’exécutant.

Un État libéral devra redonner le pouvoir de décision au peuple. La période de transition sera longue tant l’opération d’infantilisation a été efficace mais elle est nécessaire. La croyance fondamentalement fausse des régimes dirigistes est de croire et faire croire que la centralisation fonctionne.

C’est faux. La centralisation fonctionne quand l’objectif et les solutions sont connus, éprouvés et simples. Pour tout le reste, le plus efficace est le bouillonnement créatif de la liberté, l’essai-erreur qui conduit à trouver une solution innovante.

On parle beaucoup en ce moment de quiet quitting, de démobilisation et de démotivation des Français. Ils seraient les effets des confinements et l’angoisse de la guerre en Ukraine. C’est faux. La démotivation française est l’effet collatéral de l’infantilisation et de la déresponsabilisation. Le retour de la décision individuelle permettra aussi le retour de la motivation.

Dans tous les cas, laisser la décision à l’individu réduira drastiquement la quantité de lois votées chaque année en réservant le travail législatif aux lois sociétales et en arrêtant d’utiliser le temps de débat pour des questions que chacun pourra prendre en charge.

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  • Non, la liberté n’est pas un « projet libéral », c’est un fait de la Nature !

    • L’agression, la violence, l’oppression … sont aussi des « faits de la Nature » !

      -2
      • Heu les copains, faut arrêter de tout mélanger, la liberté des libéraux est un droit naturel, c’est à dire un droit propre à la nature de l’homme, pas un droit de la nature.
        La loi de la nature c’est celle du plus fort, rien à voir avec la liberté sauf lorsqu’on la piétine.

      • Et c’est pour ça qu’il y a des lois par rapport à ça… Donc aucun rapport avec la liberté dans votre exemple…

  • La canton montagnard où un barrage a été édifié ne relève nullement des mêmes conditions pour la fourniture de l’eau et de l’électricité que celui de, mettons, la Camargue. L’idée que tout doive être unifié au prétexte que les réseaux sont interconnectés (et le sont-ils vraiment ?) ne tient pas. Heureusement ! Parce que si elle tenait, seul le fournisseur étatique serait légitime pour internet !

  • La « liberté individuelle » n’est-elle pas un pléonasme ? Quel sens pourrait avoir une « liberté collective » ?

  • Je ne suis pas d’accord sur cette notion de monopole naturel sur les transports collectifs, l’énergie et l’eau entre autres. L’exemple du téléphone montre qu’il n’y a pas de monopole naturel, ainsi que les transports aériens. La double nationalité n’est pas non plus un problème.

    • En effet, vos exemples montrent que les monopoles naturels disparaissent dès qu’ils non plus le soutien de l’Etat.
      Je peux en déduire que les monopoles naturels n’existent pas. 🙂

    • En effet, jouer sur les deux tableaux n’est un problème et une injustice que dans des Etats trop réglementés où chacun envie celui qui peut échapper à certaines de ces règles ou s’emparer d’avantages via sa nationalité. Dans un monde plus libre, la nationalité n’aurait plus autant d’intérêts.

      • Pour la notion de nationalité, elle fixe le cadre des règles appliquées dans la « zone » où cette nationalité s’exerce… Car il faut des règles, le libéralisme, ce n’est pas le chaos non plus. Donc si un pays choisit la peine de mort quand un voleur est arrêté, ou refuse les femmes dans les bars, c’est son choix ; être d’accord ou pas avec ces pratiques n’est pas le sujet.

    • La double nationalité est d’autant moins un problème qu’on doit pouvoir montrer, sans trop forcer, que la nationalité est un monopole d’Etat… Hé hé !

  • Bonjour pour répondre à votre question concernant l’eau, je travaille dans une usine d’eau potable. Bien que la qualité de l’eau soit là même en sortie d’usine de potabilisation partout en France, celle-ci étant normé, la qualité de l’eau en entrée de l’ai pas du tout (où plutôt on fait avec se qu’on a). Il existe différents paramètres à propos des eaux qui arrivent en usine, que celle-ci viennent de sources souterraines ou de rivières, de région calcaire ou non, de milieux agricole ou non, que les eaux soient gravitaire ou non,… Tout ces paramètres influent beaucoup sur le procédé de potabilisation, et les différentes étapes qui la composent. Par conséquent sur les infrastructures, les réactifs mis en jeu, les coût de maintenance, ou encore la technologie mise en place. C’est pour ça qu’il me semble impossible de déterminer un prix national pour l’eau potable, chaque endroit étant spécifique, et ayant son propre procédé, réglementé le prix de l’eau me semble être un sacré casse tête.

  • Plus que la liberté de choix, je plaide pour la liberté de soi. Dit autrement : la propriété de soi.

  • Votre ami de gauche, Mr Didier, n’a pas les idées claires. L’eau n’est ni plus ni moins un bien public que l’air qu’on respire.
    J’ai chez moi une eau tout ce qu’il y a de plus gratuit. Mis à part le prix de la pompe et son entretien.
    On ne paie en réalité que le service de l’eau (traitement, amenée, traitement) d’où le nom service des eaux. Voilà pourquoi la facture de votre ami ne saurait être la même partout.

    • Mais vous n’avez pas les idées plus claires que lui.
      Par exemple, le pantouflage des agents publics. Quel vilain mot, et ô combien surprenant. Le privé n’est pas une sinécure. Un agent public qui y part se met en dispo. Pourquoi lui interdire de revenir, alors que :
      – l’administration a tout à gagner de ces AR
      – un salarié du privé peut être embauché par l’administration (en tant que contratuel) et repartir ensuite dans le privé.

    • Un petit mot sur la production électrique.
      Il fut un temps où c’était un marché libre.
      Avant la création d’EDF, qui a concentré, depuis, et pour longtemps, le monopole de fait de la production et de la distribution.
      Rien n’interdit d’y revenir, pour peu que les acteurs du marché deviennent des producteurs.
      Si la téléphonie est devenue un vrai marché, c’est parce que plusieurs opérateurs ont developpé leurs propres réseaux.
      Pour l’instant, en matière d’électricité, nous n’avons pas cet équivalent. EDF produit la quasi totalité de ce que nous consommons. Sa concurrence tient du surréalisme. Cf loi NOME.

      • Il en découle que votre remarque :
        – Et de toute manière nous obtiendrons un marché qui n’en sera pas vraiment un mais plutôt un partage des capacités de production
        n’est pas pertinente.
        Avoir de multiples producteurs, même avec un gestionnaire du réseau unique, en ferait un vrai marché.
        C’est exactement la situation des constructeurs automobiles. Dont personne ne niera qu’il s’agisse d’un vrai marché, alors que toutes les voitures roulent sur les mêmes routes, construites et gérées par les pouvoirs publics.

  • Quel mauvais texte et quelle mauvaise réflexion !

    Internet et le téléphone qu’il soit fixe ou mobile est le contre-exemple parfait de tous les exemples cités dans le texte (eau, électricité, transport).
    La concurrence joue plein pot dans les télécoms et a permis de réduire considérablement le coût tout en améliorant prodigieusement les performances. Dans les faits, c’est encore l’Etat qui jugule la concurrence en autorisant que 4 opérateurs mobiles et en obligeant les opérateurs fixes à mutualiser leurs installations.

    Rien n’empêche d’avoir deux ou trois compteurs d’eau ou d’électricité, rien n’empêche -sinon l’Etat- à laisser la concurrence mutualiser son réseau. Encore faut-il laisser les entreprises imaginer et proposer leurs offres.
    Pour en revenir à l’eau, pourquoi diable faudrait-il que le prix de l’eau soit le même partout alors que la quantité et la qualité de l’eau n’est pas la même partout?

    Parlons électricité; oui, les investissements, notamment dans le nucléaire, sont importants. Mais qu’on ne viennent pas me dire que TotalEnergie, pour citer le champion national, n’est pas capable de financer cela.

    Quant aux transports et notamment au train, l’auteur oublie qu’avant d’être fortement contraints puis nationalisés, les compagnies de trains étaient nombreuses en France.

    Ce n’est pas parce que l’auteur est incapable d’imaginer la France sans service public qu’il n’est pas possible de privatiser.

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