Le marché « libéralisé » de l’électricité en Europe : bien réglementé et subventionné

Sur un vrai marché libéral, personne n’investirait dans une éolienne ou un panneau solaire : ils produisent soit tous en même temps, et leur prix est bradé, soit ils n’ont rien à vendre.

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Le marché « libéralisé » de l’électricité en Europe : bien réglementé et subventionné

Publié le 3 octobre 2018
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Par Michel Quatrevalet.

Voici ce que l’on trouve dans « La Chronique hebdomadaire de l’Union française des électriciens » du 30 septembre 2018 : 

« Les mécanismes de capacité sont des instruments permettant de valoriser la disponibilité des capacités de production et d’effacement afin de garantir que la sécurité d’approvisionnement puisse être assurée pour les consommateurs quels que soient les aléas. L’enjeu est de taille : dans un contexte de transition énergétique, les règles de marché doivent faciliter l’intégration des énergies renouvelables, permettre au consommateur d’être plus impliqué dans la maîtrise de sa consommation, et garantir que la sécurité d’approvisionnement soit assurée au meilleur coût pour les citoyens. »

Qu’est-ce que cela signifie pour le consommateur ?

Les ENR, énergies intermittentes, aléatoires et subventionnées, c’est-à-dire l’éolien et le solaire, ne permettent pas d’assurer la sécurité d’approvisionnement. Il n’y a plus guère que Negawatt et le Syndicat des énergies renouvelables qui soutiennent le contraire. Il faut donc un réseau de centrales électriques pilotables à la demande en parallèle avec les ENR.

Mais si on installe de plus en plus d’ENR, ces centrales « en secours » (en réalité, comme la capacité équivalente de l’éolien est de 25 %, celle du solaire 11 %, c’est ce « secours » qui structure véritablement le réseau électrique) produisent de moins en moins, et de façon hachée, ce qui nuit à leur rendement, à leur longévité, et fait exploser leur coût au mWh puisque les frais fixes sont moins couverts. Plus personne ne veut donc investir dans ces centrales.

L’exemple de l’électricité en Belgique

C’est ce qui se passe en Belgique. Electrabel, le producteur nucléaire belge, appartient à ENGIE, dont le business model est de vendre du gaz. Il est évidemment favorable aux ENR, puisque elles nécessitent des centrales au gaz pour suivre les fluctuations rapides du soleil et du vent.

ENGIE essaye de vendre son nucléaire à EDF, qui n’en veut pas : EDF a déjà assez à se dépatouiller du même problème en France. Cette situation est dangereuse pour la sécurité car elle décourage tous les secteurs des services attachés au nucléaire pour investir et progresser. Electrabel a annoncé récemment le report de plusieurs mois du redémarrage des réacteurs Tihange 2 et 3, initialement prévu pour cet automne.

« La ministre de l’Énergie, Marie-Christine  Marghem, accuse l’exploitant de mauvaise gestion. Elle espère pouvoir acheter l’électricité manquante en France, en Allemagne ou aux Pays-Bas, ce qui pose des problèmes techniques non résolus à ce stade ». (Le Monde du 30 septembre)

La Commission européenne veut « laisser faire le marché ». Une thèse « libérale » : c’est à se tordre de rire, vu les milliards d’argent public engloutis dans la « transition » !

Les électriciens, eux,  ont bien entendu une autre solution : via un « marché de capacités » les producteurs intermittents « achèteront » des capacités (virtuelles, sous formes d’action de réduction de la pointe, ou réelles) aux producteurs des centrales classiques, ce qui revient à les subventionner elles aussi. On aura ainsi un « marché de capacité » qui va vivre sa vie, et à terme, même, être déconnecté du monde physique.

Installer des ENR intermittentes non pilotables en plus des centrales pilotables est un surinvestissement, quel que soit le raisonnement tordu par lequel on les justifie. Cela a deux conséquences : un coût supplémentaire, et un prix de marché qui s’effondre sous la pression de la surproduction. Il faut bien que quelqu’un paye la différence.

« Libéraliser »… en subventionnant !

Prétendre libéraliser le marché de l’électricité en le subventionnant à tout va… L’Union européenne va créer finalement  trois « marchés » qui n’ont de marché que le nom, puisqu’ils sont crées ab nihilo par la réglementation : un marché de quotas de CO2 pour les centrales fossiles, un marché subventionné pour les ENR indépendant des besoins, et un marché de capacité pour corriger les effets pervers des deux premiers.

Sur un vrai marché libéral, personne n’investirait dans une éolienne ou un panneau solaire : soit ils produisent tous en même temps — et leur prix est bradé —, soit ils n’ont rien à vendre.

Et comme de toute façon, pour assurer l’approvisionnement, il faut leur joindre un réseau obligé de centrales pilotables, pour que ces ENR participent à une quelconque création de richesse, leur coût complet devrait être inférieur au coût marginal des centrales pilotables.

Dans le cas du nucléaire, dont les coûts sont majoritairement fixes et indépendants du CO2, le coût marginal est très faible. Par nature, éolien et solaire ne peuvent donc être rentables sans subvention et obligation d’achat.

On espère qu’il ne faudra pas aller jusqu’au black out pour que le public, les médias et le monde politique sortent de leur monde  fantasmé.

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  • l’aberation d’un système ,absurde .Que l’on impose, des subventions et de l’autre que EDF acheté du courrant plus cher qu’il ne le revend !!! il me semble que la loi interdit de vendre à perte ?? pendant ce temps quelques
    malins profitent de ce système !!!

    • Certains ont même vendu à prix négatif, donc ont payé pour écouler leur production, parce que les subventions rapportaient plus (dans un autre pays que la France même le principe même du « libre marché » contraint est là).

  • Une seule question est a se poser , est-ce que le renouvelable permet d’atteindre le but de baisser le co2…l’aspect économique n’a aucun interet la preuve avec la disparition du diesel du parc automobile ,un non sens économique pour les gros rouleurs.

    • La réponse est clairement non.
      Il suffit de regarder le fiasco de la transition énergétique du côté de l’Allemagne et de voir la tendance qui se dessine en France avec la part croissante que prend la filière gaz et notre bilan carbone, le meilleur d’Europe avec la Suède et la Norvège, qui commence à se détériorer!
      L’aspect économique est encore plus alarmant mais les français peuvent déjà s’en apercevoir en regardant leur facture.

      • Le fiasco allemand…ils brûlent leur charbon ,ils noient l’Europe avec leur renouvelables….leur finances vont bien .

        • Leurs finances vont bien, pour le moment. Mais surtout parce la France saccage ses finances, remettant l’urgence au lendemain qui déchantera.

          • Le fait qu’on importe plus qu’on n’exporte n’a pas grand chose a voir avec l’endettement d’Etat… la qualité des produits peut-etre ? 😉 … et d’accepter que le commerce n’est pas une tare ?
            Quand on voit que le fantasme des petits français est de devenir fonctionnaire et de râler, faut pas s’étonner qu’on n’exporte rien… pas grand chose a voir avec le déficit d’Etat , qu’il faut traiter par ailleurs…

        • Je parlais essentiellement du fiasco de leur transition énergétique que nous voulons bêtement imiter et qui coûte chère aux allemands!

      • Le CO2 n’étant pas un polluant et encore moins un gaz à effet de serre, OSEF.

        Le parc diesel ne disparaît pas, il est simplement ramené à la raison, ne bénéficiant plus de l’avantage fiscal idiot dont il a été affublé trop longtemps. En outre, un biturbo 3 litres essence est tellement plus amusant à conduire qu’un vulgaire tracteur de course diesel.

        Le diesel est intéressant pour les utilitaires devant tracter de lourdes charges. L’électrique est opportun pour les flottes captives (lignes de bus, distribution au dernier kilomètre…) Pour tous les autres besoins de mobilité, l’essence est idéale, issue du pétrole fossile incorporant progressivement plus de pétrole synthétique des biocarburants, pétrole fossile qui sera totalement remplacé par ce dernier d’ici quelques décennies.

        N’est-il pas symptomatique que l’Etat socialiste obèse incite à faire précisément le contraire de ce que le bon sens commande ?

        • Comme le CO2 présente 2 pics d’absorption étroits dans l’infrarouge vers 4µm et vers 15µm, il peut -être catalogué gaz à effet de serre mais c’est un très mauvais gaz à effet de serre! Il ne doit ses galons qu’à la bêtise et l’ignorance de certains qui arrange bien les ambitions et la cupidité de certains autres. Mais s’il ne fallait compter que sur le CO2 pour chauffer notre bonne vieille atmosphère, je crois que nous devrions prendre un abonnement chez Damart.

    • Le rééquilibrage essence vs diesel au détriment du dernier est aussi un non sens du point de vue de la chasse au CO2.

  • Tout à fait d’accord avec ces lignes ( non électriques celles là )mais il existe quand même une différence fondamentale entre éolien et solaire mais seulement dans un cadre privé et individuel; à savoir que l’on peut faire poser à coût réduit des panneaux solaires ( les chinois ont bien évidemment pris le marché en grande partie ) alors que poser dans son jardin une éolienne de 100m de haut parait beaucoup plus aléatoire !

    • C’est l’évidence. Le PV est idéal pour l’autoconsommation dans les maisons individuelles ou sur les toits des usines, à condition de définir correctement le besoin. En revanche, il faut cesser de subventionner le rachat à prix d’or de l’électricité PV qui n’est pas consommée localement, subventions qui se retrouvent ensuite sur nos factures. Si un particulier veut s’équiper, c’est son problème. Le réseau n’a pas à le savoir, encore moins à le financer.

      Quant aux éoliennes, elles ne servent à rien. Cet investissement est réalisé en pure perte. L’investissement dans l’éolien, c’est l’équivalent de l’investissement dans la ligne Maginot, extrêmement coûteux dans les années 1930, totalement inutile en 1940. L’éolien est un immense gâchis de ressources rares et précieuses. Il convient de cesser de subventionner les éoliennes déjà installées, de leur retirer leur priorité sur le réseau et d’empêcher les nouveaux projets d’aboutir.

    • Solaire, éolien, hydro, sont pas nature des sources d’énergies diffuses, et n’ont aucune vocation a être concentrées. Chacun s’en débrouille. Les éoliennes géantes sont donc tout aussi stupides que des champs de PV…
      Couvrir ses murs de solaire thermique baissera les importations de fossile ;
      Compléter par du PV en remplacement de son toit ou ses murs , en pilotant sa consommation en phase est une démarche de liberté ;
      Une éolienne verticale dans le jardin ? pourquoi pas, ca produit un peu dans des périodes indéterminées, donc en stockage ;
      Pour les plus chanceux, 2 ou 3Kw d’hydraulique… c’est ça la vraie liberté…
      Et on va laisser les baratineurs pseudos libertaires soviétiques improductifs glapir dans leurs HLM d’Etat, avec leur RSA d’Etat pour payer leur becquée nucléaire d’Etat… ils n’ont pas un seul échantillon de liberté sur eux… a part celle de cracher de jalousie sur ceux qui se déconnectent de la pieuvre géante 🙂

  • Le solaire et l eolien est subventionne, mais le nucleaire aussi. A part le gaz (ou le charbon) je vois pas ce qui est pas subventionne dans ce domaine …

    PS: le nucleaire est subventionne a plusieurs niveaux:
    1) construction (on a du renflouer Areva pour eviter qu ils fassent faillite). EDF peut se permettre de lancer un projet en grande bretagne seulement car tout le monde sait que c est le contribuable francais qui assumera les derapages (sinon aucune banque ne preterait un sou)

    2) Qui serait assez fou pour engager des milliards pour construire quelque chose qui produira de l electricite dans 10 ans a un prix totalement inconnu ?
    C est pas pour rien que l Etat guaranti un prix (cf Hinkley point ou le prix est de £92.50/MWh pendant … 35 ans (https://en.wikipedia.org/wiki/Hinkley_Point_C_nuclear_power_station#Cost_to_consumers)). Ce point n est evidement pas specifique au nucleaire mais vu le cout des centrales, il est bien plus sensible pour un EPR que pour des panneaux solaires sur un toit …

    3) evidement c est le contribuable qui paiera en cas d accident (vous pouvez verifier sur vos contrat d assurance. en cas d irradiation vous ne serez pas rembourse pour votre voiture ou maison). Et je passe la cas ou on doivent regler le probleme « a la russe » avec des liquidateurs qu on sacrifie

    4) les dechets sont evidement a la charge du contribuable. Qui pense qu EDF existera encore dans 1000 ans …

    • cdg
      donnez nous les preuves de ce que vous affirmez …
      vous etes completement à coté de la plaque, vous affectez aux contribuablex ce qui est financé par la commercialisation des Kwh donc des clients, ce qui est somme toute ce qui se passe dans n’importe quel système d’offre et de demande.

      • Voici les preuves
        1) recapitalisation d areva

        https://www.lemonde.fr/economie/article/2017/01/10/bruxelles-accepte-la-recapitalisation-d-areva-par-l-etat-francais_5060487_3234.html

        l EPR qui explose delai et budget : http://www.europe1.fr/economie/epr-de-flamanville-une-delai-de-mise-en-service-repousse-a-2020-2532979

        2) il y a deja un lien (sur Wikipedia en anglais certes). Dire que c est pas le contribuable mais le client est assez specieux, vu que le client est assez captif (difficile de se passer d electricite). Supposons que tous les clients vont vers un fournisseur moins cher (en admettant qu il existe), ca voudra dire qu EDF sera incapable de vendre son courant et donc fera une belle perte (et qui va payer ? le contribuable (francais certes))

        3) lisez vos contrats d assurance, vous verrez que vous avez une exclusion de garantie en cas d emeute, de guerre civile ou d irradiation

        4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Radioisotope

        la demi vie est la duree Necessaire pour perdre la MOITIE de la radioactivite. Vous avez par ex 245 500 ans pour Uranium 234. Vous devez donc attendre 245 sciecles pour perdre 50 % de la radioactivite initiale. Si vous attendez 245 sciecles de plus (soit quasiment 900 sciecles), vous avez pas une radiocativite de 0 mais un decrement de 75 % de la valeur initial (50% /2 = 25 %)

        • C’est sur qu’une exposition de de 1 milliseconde à l’U234 vous transforme en squelette. Breeee quelle horreur ❗

          Et puis, vous êtes drôlement patient : attendre 245 siècles…. Non, vous avez une soucoupe pour voyager dans le temps ❓

          • comment vous avez une exposition de juste une milliseconde ?
            En cas d incident, ca va etre répandu dans l atmosphrere et donc etre partout jusqu a une decontamination eventuelle (et vu l etendue touchee, le cout et le manque probable de volontaires ca risque de durer longtemps avant d etre decontamine).
            Et si c est des dechets (dont on ne sait quoi faire a ce jour) vous avez interet a les garder dans des sarcophage etanche durant des centaines de sciecles (ce qu on sait pas faire a ce jour)

            • Non, ce n’est pas Tchernobyl avec son graphite. En cas d’incident, ce sont les gaz qui sont expédiés dans l ‘air. genre césium.

              Vous exagérer avec vos pyramides égyptiennes. Après 300 ans, plus grand chose n’est très dangereux, sauf chimiquement suivant les matériaux.

    • 1/ Areva a été démantelée pour l’essentiel, pas renflouée.
      2/ Le prix garanti protège le producteur des délires escrologistes, si jamais un prochain gouvernement lui imposait de gérer l’intermittence des moulins à vent par exemple. Le prix de l’électricité à 35 ans est un invariable, l’électricité nucléaire étant indubitablement la moins chère à produire en masse bien au-delà de l’horizon des 35 ans. Si vous connaissez le moindre projet permettant de produire moins cher avant cette échéance, n’hésitez pas à nous prévenir.
      3/ Agiter la peur de l’accident est pathétique et ridicule : le nucléaire civil occidental est l’industrie la moins dangereuse de l’histoire.
      4/ La gestion des déchets représente un coût marginal et il est déjà financé par le prix de vente.
      5/ Au-delà du domaine civil, le nucléaire nous a apporté la paix. Avec Samuel Colt par exemple, les ingénieurs nucléaires occidentaux sont des bienfaiteurs de l’humanité. Ils méritent collectivement le Nobel de la Paix, infiniment plus que certains criminels notoires, fauteurs de guerres, primés récemment.

      • Si vous connaissez le moindre projet permettant de produire moins cher avant cette échéance, n’hésitez pas à nous prévenir./i>

        Il ne vous préviendra pas, sans hésitation, parce qu’il n’existe pas d’autre énergie meilleur marché que le nucléaire.
        Si d’aventure, il devait trouver mieux, genre transmutation du plomb en or, il ne préviendra personne, se mettant les bénéfices dans la poche.

      • 1) Non areva a ete renfloue de 2 milliards (« une augmentation de capital de 2 milliards d’euros réservée à l’État français » cf https://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/2-entreprises-japonaises-vont-investir-500-millions-d-euros-dans-areva-1095464.html
        Evidement pour reduire la facture, on a revendu tout ce qui pouvait etre vendu

        2) je rend hommage a votre perspicacite. Etre capable de prevoir le prix de quelque chose dans 35 ans est pour moi impossible. D ailleurs si l electrice est un marche libre, elle devrait fluctuer (comme par ex le cours des actions. Qui est capable de donner le cours d une action dans 35 ans ?).

        3) Le concorde a vole 20 ans sans accident avant qu on se rende compte qu il y avait un probleme au niveau des Reservoirs. Juste pour info, Fukushima c est de la techno occidentale (USA-Westinghouse)

        4) les dechets sont le probleme majeur du nucleaire. On ne sait pas quoi en faire et ils sont dangereux pour des miliers d annees. Penser qu Areva est capable d estimer le cout des dechets alors qu ils sont meme pas capable de construire un EPR sans se planter d un facteur 3 ou 4 ….

        5) c est le nucleaire militaire, pas civil qui a apporte la paix.

        Vous remarquerez d ailleurs que le nucleaire comme energie se marie tres bien avec des dictatures (chine, russie) et bien moins avec des pays liberaux. Les USA ou la suisse ne construisent plus de nucleaire. Le seul pays liberal qui a un programme nucleaire civil c est la GB. Mais il sera payé par le contribuable francais en cas d Echec (vu qu on ne laissera jamais tomber EDF). C ets pas pour rien que le directeur financier d EDF avait claque la porte avant la validation de Hickley point

        • Alors n’allez pas dans les Alpes, en Bretagne, en Corse, en Lomousin. Vous allez griller comme une saucisse en 5 minutes sous l’effet du radon. Sans compter les mines d’amiantes à ciel ouvert, pour des milliers d’années.

          C’est trop horrible ❗

        • Quand à votre argument de la dictature, Pompidou en était un sacré qui s’ignorait, le pauvre.

        • 2/ Quand le prix de revient du mode de production le plus fiable est moins cher que n’importe quel concurrent disponible en N, il est très improbable (pas impossible) qu’en N+35, ces concurrents puissent devenir moins chers. Le coût de production le moins cher et le plus fiable devient la norme à laquelle les concurrents sont confrontés.

          3/ Fukushima : 1 mort, alors que la centrale a été confrontée au pire tsunami de l’histoire récente ayant fait 20000 victimes et 200 milliards de dégâts. A noter : 3 autres centrales nucléaires à proximité ont subi le même tsunami, sans aucun problème notable. C’est ce qu’on appelle une industrie sûre si les mots ont encore du sens.

    • Les déchets de l’éolien avec quelques 1500 à 2000 tonnes de béton armé par grandes éoliennes seront très probablement aussi à la charge du contribuable!

  • Et si le véritable avenir de l’électricité était plutôt dans le stockage plutôt que dans la production. Cherchez « powerwall DIY » pour voir ce que l’on est déjà capable de faire.

    • Le stockage, pour la revendre quand elle sera plus chère ? Effectivement, avec suffisamment d’augmentation des taxes, ça peut marcher. Autrement, soyez tranquille, si on vendait l’électricité au prix instantané du marché, ça n’est pas sur le stockage qu’on se précipiterait, mais sur la gestion intelligente de la consommation. Et du coup, le grand perdant serait Bercy, sinon je ne comprendrais pas que ça ne soit pas déjà fait…

  • « On aura ainsi un « marché de capacité » qui va vivre sa vie, et à terme, même, être déconnecté du monde physique. »
    Laissez moi deviner : que se passe-t-il quand on se met à créer un marché qui déconnecté du monde physique est censé correspondre à quelque chose dont la valeur est artificiellement gonflé par une intervention étatiste ?
    Ca va forcément bien se passer !

  • Pour les centrale en « secours », Il conviendrait d’inclure aussi le coût supplémentaire induit par la baisse de rendement induite par leur petite taille.

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