Énergies : ils ont tout faux, mais ils persistent !

Il est suicidaire de se figer dans des postures irréalistes sur l’energie. Subir de douloureuses restrictions par manque de clairvoyance débouchera sur de violentes explosions sociales.

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La centrale nucléaire de Cattenom By: Gilles FRANCOIS - CC BY 2.0

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Énergies : ils ont tout faux, mais ils persistent !

Publié le 9 octobre 2022
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Par Jean-Claude Rémondet et Michel Gay.

Avec la catastrophe énergétique et sociale annoncée, les fautes des politiques énergétiques menées par nos gouvernants depuis plus d’une vingtaine d’années apparaissent au grand jour. La guerre en Ukraine n’est qu’un révélateur de leur impéritie.

 

Un aveuglement coupable

L’erreur stratégique a été d’investir des dizaines de milliards d’euros dans les ruineuses énergies renouvelables intermittentes (EnRI) au détriment nucléaire depuis 20 ans.

De plus, les lois 2011-835 et 2017-1839 (votées par des Parlements de couleur politique différente) ont banni l’extraction, l’exploitation et l’utilisation des énergies fossiles en France, dont le gaz de schiste, que la France importe à présent aussi des États-Unis.

Le gouvernement et les parlementaires ont oublié le rôle essentiel joué par les hydrocarbures dans le formidable développement du monde moderne grâce à une énergie abondante et bon marché.

Mais au nom du réchauffement climatique anthropique, ils ont voulu mettre la charrue avant les bœufs en développant des moyens de productions bancales (éolien et solaire) pour remplacer trop rapidement, et à tort, un système qui avait fait ses preuves.

Depuis plus de 20 ans le nucléaire doit subir les coups de boutoir de l’écologie politique et de la Commission européenne où les Verts, principalement allemands, semblent faire la loi.

Ainsi, dès 1997, la centrale de Creys-Malville a été arrêtée sur un ordre politique. Elle abritait Superphénix, le premier prototype industriel mis en service en 1986 de la filière des réacteurs à neutrons rapides (RNR) refroidi au sodium.

Depuis le début des années 2000, les (ir)responsables politiques ont refusé de développer de nouveaux réacteurs nucléaires.

En 2019 il a été mis fin au programme Astrid visant à démontrer la possibilité d’un passage au stade industriel de la nouvelle filière des réacteurs dits « à neutrons rapides » (RNR) au sodium, dont l’intérêt est de consommer 100 fois moins d’uranium naturel et aussi de recycler certains déchets des centrales actuelles.

Uniquement pour de basses raisons électorales afin de cajoler les Verts pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2012, le futur président François Hollande promet l’arrêt des deux réacteurs nucléaires de la centrale de Fessenheim. Mis en service en 1978, ils ont été arrêtés en 2020 en parfait état de fonctionnement.

Par ailleurs, décider de réduire de 75 % à 50 % la production d’électricité nucléaire dans le mix national sort du chapeau politique sans aucune justification ni étude technique, sinon qu’il fallait diversifier les sources d’approvisionnement pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. La formule à l’apparence du bon sens paysan, mais elle est simpliste et fausse concernant l’électricité.

Il est en effet idiot et coupable de remplacer des productions pilotables disponibles selon le besoin par des EnRI dont la production aléatoire manquera certainement dans certains cas, notamment les nuits froides et sans vent !

Des pertes de compétences 

La construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville lancée en 2007 a pâti de la perte de compétences causée par les tergiversations politiques sur la filière nucléaire en France. La date de mise en service de l’EPR, prévue initialement en 2012, est maintenant annoncée en 2023. Ce réacteur fonctionne pourtant parfaitement bien à pleine puissance (1600 mégawatts) en Chine depuis décembre 2018 et en Finlande depuis cette année.

Les EnRI éoliennes et solaires ont montré partout leurs limites pour remplacer les énergies fossiles et nucléaires dans la production d’électricité. Elles ne sont même pas complémentaires entre elles comme certains voudraient le faire croire. Elles nécessitent d’être adossées à des centrales au gaz réactives pour répondre aux besoins importants pendant les périodes sans vent et sans soleil.

L’Allemagne, pays pourtant longtemps considéré par nos élites politiques comme le modèle à suivre, en fait la douloureuse expérience. Les EnRI ne peuvent pas assurer l’équilibre indispensable du réseau électrique sans l’appui de centrales au gaz ou au charbon qui, pour cette raison, n’ont pas été fermées en Allemagne. De nouvelles centrales au charbon y ont même été construites !

 

Une étrange passivité

Nos dirigeants n’ont pas combattu les directives de la Commission européenne lorsqu’elles allaient à l’encontre de nos intérêts et qu’elles favorisaient outrageusement l’Allemagne. L’entreprise EDF, autrefois fleuron technique et économique national, a ainsi été conduite au bord de la faillite sous la pression européenne.

Aujourd’hui, face à une crise énergétique douloureuse, nos dirigeants pétris d’idéologies favorisant à l’extrême les EnRI ne semblent pas comprendre les enjeux, ni voir les solutions sous leurs yeux depuis 20 ans.

Le gouvernement pourrait revenir sur les lois scélérates anti-hydrocarbures précitées, mais cette éventualité est encore exclue. Pourtant, le pétrole et le gaz seront encore nécessaires dans les 50 prochaines années au moins pour les transports, le chauffage, les engrais et notre appareil industriel.

Redémarrer les réacteurs de Fessenheim est, parait-il, une option encore techniquement possible mais politiquement incorrecte.

Le courage et la volonté manquent pour retourner une opinion publique conditionnée à avoir peur du nucléaire, et pour affronter des écologistes ne proposant qu’un modèle punitif déconnecté des réalités.

 

Et ils persistent !

De ruineux programmes éoliens continuent à être lancés à marche forcée alors qu’il faudrait au contraire tout arrêter d’urgence.

Au lieu de remettre en question les politiques fondées sur des idéologies déniant les réalités depuis 20 ans, nos dirigeants semblent tétanisés. Ils ne proposent qu’un ridicule plan de sobriété énergétique et une chasse au gaspillage… que la plupart des Français pratiquent déjà par économie. Ces mesures d’urgence devenues nécessaires aujourd’hui masquent mal les pénuries prévues et donc l’envolée des prix qui en est la conséquence. Elles ne sont pas en mesure de faire face à la crise qui attend les particuliers, les artisans, les industriels et l’ensemble de l’économie.

À l’incapacité d’anticiper les crises (comme celle liée au covid) succède celle d’un monde politique inapte à construire un modèle raisonné pour la transition énergétique. L’approche culpabilisante actuelle cherchant des « coupables symboliques » (aéronautique et notamment les jets privés, voyageurs,…) pour les « punir » au détriment d’une action efficace sur le long terme est dangereuse pour la société car elle échappe à toute rationalité.

Il aurait certes mieux valu anticiper il y a 20 ans, mais maintenant que la crise propice aux remises en question est là, et pour longtemps, il faut agir.

Il s’agit de favoriser le nucléaire, de cesser le développent des EnRI et d’admettre que les hydrocarbures sont incontournables pendant encore au moins 50 ans, malgré la peur du réchauffement climatique, en attendant une arrivée massive d’électricité nucléaire bon marché qui leur succédera partiellement.

Il est suicidaire de se figer dans des postures irréalistes en faveur des EnRI. Subir de douloureuses restrictions par manque de clairvoyance débouchera sur de violentes explosions sociales.

Pourtant, nos gouvernants imprévoyants, aveugles et sourds, persistent dans leur fuite en avant.

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  • Excellent résumé .

  • Entièrement d’accord, mais malheureusement il y a une raison à tout cela. Les Français veulent qu’on fasse quelque chose pour le climat. Et ça fait des années qu’on leur ment. D’abord, ce n’est pas certain que le changement climatique soit réel et causé par l’activité humaine. Et si c’est le cas je ne vois pas comment les Français peuvent faire quoi que ce soit puisqu’ils sont responsables de moins de1 % des émissions de CO2 mondiaux. les mesures qui sont prises vont contribuer à augmenter l’empreinte carbone de la France…
    On leur ment depuis des décennies sur le nucléaire, on est même jusqu’à aller prétendre que ça fabriquait du CO2. Depuis Superphénix, les politiques n’ont pas hésité à sacrifier des outils industriels payés par les impôts des Français pour leurs intérêts personnels. J’aimerais tellement que ça puisse être punissable par la loi.
    Maintenant, si un parti politique propose d’abroger la loi criminelle sur la transition énergétique et de redémarrer Fessenheim (même si ça prend du temps, c’est moins cher, et plus rapide que d’en construire une neuve) je commence à croire qu’ils pourront gagner les élections et ce sera un bien, pour la première fois, depuis longtemps pour la France. Ils seront obligés de se désengager de l’emprise écologique allemande et c’est ce que la France aurait du faire depuis longtemps.

  • On pourrait très bien imaginer Hollande traduit en justice pour abus de bien social, puisqu’il a explicitement proposé la destruction d’un bien public pour son élection.
    En plus, peut-être que ça pourrait faire réfléchir les autres qui se servent du bien public pour leurs intérêts personnels.
    Je ne suis pas tout jeune, mais ça va me motiver pour essayer de vivre encore quelques temps si jamais par bonheur ce genre de choses pouvait arriver.

    12
    • Oui, bien sûr, mais voyez vous d’en l’ensemble du paysage politique de l’extrême droite à l’extrême gauche l’homme ou le parti providentiel qui pourrait renverser la vapeur sans se servir du bien public, puisque aucun politique n’est capable de sortir du schéma actuel et à plus forte raison proposer des actions nuisibles à leurs intérêts A COURT TERME?

  • Ce qui est rassurant, notre charmant voisin est encore plus dans la panade que nous…. Il ne peut même plus compter sur notre nucléaire pour se sauver.

  • Je souscris à votre analyse, on ne peut se passer des hydrocarbures pas plus que du nucléaire.
    Une attitude raisonnable de notre pouvoir serait d’admettre ses erreurs et surtout de les corriger.
    Mais ce serait beaucoup demander à la macron sphère, tellement sûre d’elle-même et immodeste.
    La crise énergétique ressemble à la crise sanitaire, ça ne marche pas mais on continue jusqu’à ce que ça marche.
    Faites-vous vacciner, aérez votre logement tout en faisant des économies de chauffage, acceptez les éoliennes dans vos villages, achetez un véhicule électrique, croyez au plan hydrogène, consommez bio…
    « Si collectivement nous acceptons ces efforts, ensemble nous y arriverons. » nous dit notre président.
    La vérité c’est qu’il ne sait plus comment faire pour nous sortir de là et qu’il a bien compris que nous courons à la catastrophe.
    C’est pourquoi il invoque l’Europe à tout propos et qu’il préfère filer les clés du camion à Ursula pour se dédouaner de ses responsabilités.
    Nous avons élu des irresponsables.

    13
  • Que deviennent également les milliards dépensés depuis 20 ans pour la fusion nucléaire dans le projet ITER ? Y a t il eu une avancée technologique marquante? Alors que Superphenix et Astrid étaient bien plus prometteurs et à court terme.

    • « Y a t il eu une avancée technologique marquante »
      Pas que je sache, l’Europe fait marche arrière sur l’énergie et espère produire son énergie avec des sources incapables d’assurer les quantités nécessaires à ses folies écologiques! Les chinois développent actuellement un prototype de réacteur au thorium, à sels fondus, bien plus prometteur que les technologies à l’uranium.
      La seule avancée technologique qui serait nécessaire ( en admettant que l’on produise l’électricité en quantités suffisantes par tous les moyens à notre disposition actuellement) serait dans le domaine de la supra conductivité à température ambiante, permettant de transférer l’énergie électrique sans pertes, des bornes vers les batteries des véhicules en quantité suffisante pour une autonomie correcte et dans un temps suffisamment court de recharge. Car même si l’on invente des batteries plus légères, de grande capacité, c’est bien le transfert de la quantité d’énergie qui va poser problème non ?

    • Le projet ITER est un projet de recherche à très long terme. Il est géré de plus comme les grands projets transnationaux avec les systèmes des contrats industriels garantis et les budgets extensibles dépendants des politiciens. De plus sa conception est maintenant dépassée par les progrès dans les aimants. Au point qu’un projet privé, SPARC, devrait arriver à des performances similaires pour 10 fois moins cher.
      La viabilité de le fusion nucléaire n’est pas encore garantie scientifiquement (bien que très probable), et la viabilité économique est elle très douteuse, en particulier face à la fission.
      Mon avis est que la fusion pourra devenir économiquement rentable que si l’on interdit la fission en raison des risques. Mais les écologistes sont aussi contre la fusion, et donc ils y trouveront des risques, faisons leur confiance.

  • On a du mal a comprendre que L’EPR de Flamanville ne puisse pas etre achevé et mis en route. Soit, il y a des ratés enormes et il faut le recommencer a zéro. Soit des saboteurs physiques ou controleurs vendus, sont infiltrés dans la boutique. Il n’est pas possible qu’apres des années de retard, on n’ait aucune infos objectives qui nous donnent la date de mise en divergence. Le vers (Vert) est dans le fruit !

    • perte de compétences : quand il n’y a plus d’industrie, c’est la conséquence logique.

    • pour l’EPR vous pouvez vous référer aux informations présentes sur le sire de l’IRSN – les dossiers généraux commencent à être un peu anciens (la dernière mise à jour semble être 2017), mais on peut y trouver l’ensemble des rapports d’expertise réalisés jusqu’en 2022. Ça sera plus fiable que tout ce que vous pourriez trouver dans un journal (publications de monsieur Gay incluses)

  • Personnellement , il y a une chose que je ne comprends pas : vu le nombre de pompes à chaleur qu’on installe un peu partout avec des subventions de l’état , le climat devrait se refroidir;; or apparemment d’après ce qu’on nous dit , ce n’est pas le cas; je pense qu’il faudrait multiplier les installations de champs éoliens au sud de l’Aquitaine pour arrêter les progressions des tempêtes sahariennes vers le Nord ; d’ailleurs vu la résistance des banquises et calottes arctiques , je pense que les Danois devraient être remerciés; je pense d’ailleurs que Poutine a fait bien plus que Macron et les dirigeants européens pour réduire notre empreinte fossile et nos émissions de CO2; rien que pour cela , il devrait recevoir une médaille

  • Excellent article. Votre dernière phrase est limpide et résume parfaitement l’incurie de nos gouvernants. Quand vont-ils se réveiller?

  • cela fait… 20 ans que l’on explique, montre démontre,que cela ne marche pas, que ça ne marchera pas demain, ni après demain, mais essayez donc de démonter le message maintenant bien ancré, répété, pontifié
    il nous faut un mix énergétique, avec des renouvelables
    pourquoi?
    parce que
    oui mais..
    il n’y a pas de oui mais
    je suis effaré de constater que quelque soit la domaine, les psaumes verts ont bel et bien lobotomisé Mme Michu
    le secteur énergétique est complètement « mort » pour des années(en imaginant que l’on fasse un jour machine arrière), voici venu le tour de l’agriculture,qui est bien parti pour la ruine totale
    moi je veux bien admettre qu’ils soient idiots, mais au vu des sommes en jeu, … j’me demande

  • Il existe une loi universelle qui peut résumer tous les problèmes : les politiciens n’ont jamais tord.
    Donc ils ne font jamais marche arrière et ne peuvent pas reconnaître leurs erreurs puisqu’il n’en font pas.

  • « Pourtant, nos gouvernants imprévoyants, aveugles et sourds, persistent dans leur fuite en avant. » Erreur. Ils ne sont ni imprévoyants, ni aveugles ni sourds, mais des serviteurs soumis et zélés de Bruxelles, donc de Berlin, donc de Washington, dont le seul but est de détruire les nations européennes. Question annexe : Hitler a tué 50 millions de personnes dans la 2è guerre mondiale, pour à la fin réaliser son programme grâce à La Commission. Il est vrai que, végétarien et détestant l’alcool, c’était l’Ecolo N° 1. Il en avait d’ailleurs l’humanisme triomphant.

  • Et les allemands ont lignite et charbon…

    il faut oser affirmer que pour le moment, et dans les conditions actuelles ,’argument des émissions ne doit pas être pris en compte.. parce qu’en effet les fossiles ne vont pas être abandonnées.. on doit juste spéculer sur leur prix à venir..pour décider quoi faire.. A ce niveau l’argument de produire en en France devient pertinent.. car les voies des fossiles sont impénétrables..

    Pourrait on aussi parler du bannissement de l’exporation des gisements de gaz ?

  • Les commentaires sont fermés.

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