Sarkozy a-t-il raison d’accuser Hollande de sacrifier Fessenheim ?

Selon Nicolas Sarkozy, la décision de François Hollande de fermer Fessenheim n’est qu’une « combine politique ».

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Sarkozy a-t-il raison d’accuser Hollande de sacrifier Fessenheim ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 16 mars 2015
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Par Michel Gay

Nicolas Sarkozy (Crédits : UMP Photos, licence by-nc-nd)
Nicolas Sarkozy (Crédits : UMP Photos, licence by-nc-nd)

 

Nicolas Sarkozy a accusé jeudi dernier le président de la République de vouloir fermer la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) uniquement pour de la « combine politique », afin de satisfaire les écologistes. Il est vrai que l’Élysée tente ces derniers temps de rétablir les relations avec les alliés difficiles d’EELV, comme l’a illustré l’« appel de Manille » aux Philippines au début du mois, organisé en coulisse par Nicolas Hulot, en vue de « verdir » l’image de François Hollande.

Ségolène Royal a sitôt répondu en déclarant que les mises en cause lancées par le président de l’UMP sur la centrale de Fessenheim ne sont pas « très responsables ». Pour la ministre de l’Écologie, la décision de fermer Fessenheim d’ici 2017, rappelée il y a dix jours par le président de la République, n’est « pas du tout » le résultat d’une pression des écologistes.

Alors, la décision de démanteler la centrale nucléaire de Fessenheim est-elle justifiée ?

Des séismes démentiels ont été imaginés dans la région du Rhin. Il se trouve que cette région n’est pas particulièrement sujette aux tremblements de terre et que les centrales nucléaires sont très bien protégées contre les séismes. Les réacteurs de Fukushima n’ont pas été endommagés par le séisme de 2011, qui a pourtant été l’un des plus violents de l’histoire du Japon. C’est le « black-out » électrique dû à la submersion des générateurs de secours par le raz de marée qui a causé l’accident.

On a donc envisagé un tsunami dans la vallée du Rhin. Mais ce n’était pas suffisamment crédible non plus. Alors, quelques esprits brillants ont inventé la fable du coût réel de la construction et du démantèlement, sur le thème : « on nous a menti, le coût du nucléaire est plus élevé qu’annoncé ». Peu importe les arguments rationnels et techniques, puisque la décision d’arrêter la centrale nucléaire de Fessenheim (ou d’une autre…) sera purement politique.

Or, au cœur de l’Europe, « Fessenheim » est un élément important de sécurisation et de stabilité du réseau électrique mis en danger par la folie de « l’énergie verte » allemande. Mais il faut tenir à tout prix la promesse électorale du Président de la République. Une loi votée en catimini, tard dans la nuit du 10 au 11 octobre 2014 lui permettra de fermer une centrale en passant outre l’avis de l’opérateur EDF. Au lieu de Fessenheim, de sombres tractations politico-techniques en cours aboutiraient peut-être à sacrifier un réacteur de Flamanville sur l’autel de la nauséabonde politique politicienne.

En ces temps sombres de chômage et de pauvreté, ce gaspillage délibéré fait, pour le moins, mauvaise impression. Alors, la garde prétorienne écologiste antinucléaire transforme en vrai poids lourd médiatique l’homme qui a consacré sa vie à la sauvegarde de la planète, une des personnalités préférées des Français et aussi de l’industrie de production gazière : Monsieur Nicolas Hulot lui-même, actuel conseiller du Président de la République « pour la planète » !

Il faut en effet justifier à tout prix la destruction de richesse que représentera la fermeture anticipée de réacteurs en parfait état de fonctionnement. Ce sont en effet quelques dizaines de milliards d’euros que l’on s’apprête à jeter par la fenêtre en décidant de réduire la durée de vie des réacteurs du parc 900 MWe pour satisfaire des fanatiques antinucléaires et quelques élus complices.

En France, il n’y a pas de durée de vie imposée lors de la construction des réacteurs nucléaires. Mais nos élus font semblant de ne pas le savoir. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) renouvelle, ou pas, tous les 10 ans et pour une même durée l’autorisation d’exploitation de chaque réacteur. La limite de 40 ans, parfois citée par certains médias, avait été fixée par la commission de régulation américaine de l’énergie (NRC). C’était une mesure conservatoire prise au début du programme Westinghouse, dans les années 1970, en l’absence de retour d’expérience sur la résistance à l’irradiation des matériaux de structure. Depuis, avec l’expérience, la NRC a repoussé cette limite à 60 ans, au moins… (actuellement, elle étudie… 80 ans).

Or, sur 58 réacteurs en activité en France, 33 vont bientôt atteindre la visite décennale des 40 ans. Si l’autorisation de prolongation de l’ASN est refusée pour des raisons « politiques », sous couvert de travaux dispendieux à réaliser par exemple, ce sera un gaspillage monstrueux de l’argent public.

Les lourdes subventions, et l’impact environnemental désastreux des énergies « nouvelles » (éolien et photovoltaïque) risquent pourtant de rendre ces dernières impopulaires à brève échéance. Le coût du kilowattheure (kWh) est déjà deux fois plus élevé en Allemagne qu’en France, et la grogne monte lentement, mais sûrement. Le prix du kWh « à domicile » vaut environ 14 centimes d’euro (c€), taxes comprises. Dans cette somme est incluse la provision pour le démantèlement, le coût de production n’étant que d’environ 5c€. Le reste de la somme couvre les coûts de transport et les taxes. Il faut remarquer que, sur ces 14 c€, la taxe « contribution au service public de l’électricité » (CSPE) de 2 c€ est sous évaluée. Destinée à financer le développement inconsidéré des énergies renouvelables, notamment le photovoltaïque et l’éolien, elle va rapidement, et fortement, augmenter.

Afin d’attribuer cette augmentation prévue à l’énergie nucléaire, l’argumentation choisie par les cléricaux antinucléaires tourne donc autour du thème « on nous a menti ». Nicolas Hulot déclare à qui veut l’entendre que « le coût du démantèlement du parc électronucléaire s’élèverait à plusieurs centaines de milliards d’euros ».

Faisons donc les comptes : le coût du démantèlement des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim est évalué à 5 milliards d’euros. Comme nous avons 58 réacteurs en fonction, le chiffre de 145 milliards d’Euros est plausible (et pas « plusieurs centaines de milliards »). Le coût du démantèlement d’un REP 900, ajouté à celui de sa construction, est compris entre 7 et 10 milliards d’euros, ce qui en fait un des moyens les moins chers du marché pour produire de l’électricité, compte tenu de la production massive de kWh pendant sa durée de fonctionnement.

Monsieur Hulot, vous n’avez pas besoin de dire la vérité, ni de tenir un raisonnement cohérent, ni de savoir faire des additions puisque, grâce à votre notoriété et à votre auréole « verte », la complaisance des médias vous est acquise. Vous êtes tranquille, aucun journaliste ne vous demandera jamais de comptes.

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  • L’auteur se plaint des subventions aux énergies vertes, on aimerait bien qu’il en fasse de même pour celles beaucoup plus importantes que le nucléaire a reçu

    • Et en quoi cela rendrait-il moins idiot de subventionner les énergies vertes ?

      • C’est tout aussi idiot. Mais le nucléaire est encore plus suspect de non rentabilité vu l’ampleur des subventions qu’il a reçu en comparaison avec les énergies dites « renouvelables »

        • Bonjour Monsieur
          On est d’accord, l’état ne subventionne aucune énergie, ne taxe aucune énergie d’une manière spécifique et laisse les acteurs privé libre de fournir le marché. L’energie est un marché comme les autres.

        • Les programmes nucléaires ont TOUS reçu des subventions, dans tous les pays qui ont fait ce choix de mix énergétique. Et c’est logique, Ce genre d’action long terme (un plan sur 40 ans et plus) nécessite une entité pérenne et (donc ?) un choix d’état.
          De plus, l’énergie nucléaire est relativement rentable (1 M€/jour/centrale en ordre de grandeur), même si la construction, le remplacement des « pièces » et le démantèlement coûtent chers. Et le fait d’avoir pas mal de centrale permet de diminuer les coûts fixes.
          Pour les énergies renouvelables tel que le photovoltaïque ou l’éolien, le problème est qu’on a les mêmes types de coûts, avec une durée de vie et un facteur d’utilisation ridicule. (la durée de vie d’une plaque photovoltaïque est de 10 ans, avec entretien annuel. Le Kd d’une éolienne est de 0.25, et je suis gentil, le Kd photovoltaïque est forcément de 0.5 ou moins, pour rappel, une centrale française a un Kd de 0.8, voire plus)

          De toute façon, ce débat de Fessenheim avec l’argument que c’est une vieille centrale et qu’elle présente le plus de risque est erroné. Ce n’est pas aujourd’hui la centrale qui « craint » le plus. D’autres méritent pour leur visite décennale (n°4) des changements plus importants.

          • Bonjour Froidemort
            ‘Les programmes nucléaires ont TOUS reçu des subventions’.. pour des raisons militaires et vous le savez très bien (comme l’iran qui veut son nucléaire).
            Toute discussion sur l’énergie nuk est biaisée si on ne prend pas en compte cette aspect de la question (la volonté de puissance des états)

            • Je ne comprends pas. Si on met la question militaire de côté c’est pour essayer d’avoir une analyse à froid au niveau économique. Sinon, ok, l’équipement en centrales nucléaires ne représentent pas la meilleure stratégie en matière de défense. Au niveau diplomatique l’idée de choisir ses relations d’interdépendance est plutôt une bonne idée, je crois que c’est là que ça se joue principalement, mais ça ouvre la porte à tout un tas d’autres questions, notamment notre légitimité à empêcher d’autres pays d’avoir la même stratégie.
              Le fait que le nucléaire soit aussi encadré par le militaire empêche d’avoir une vraie visibilité en matière économique je trouve. Le marché a quand même des avantages indéniables, ne serait-ce qu’en matière de risques : ici l’assurance est prise en charge par l’état et en fait on se retrouve à devoir faire confiance une fois de plus… le marché permettrait d’expliciter un peu tout ça, c’est quand-même la raison pour laquelle c’est si efficace.

              • ‘Je ne comprends pas.’
                Moi non plus je ne comprend pas votre post.
                Dans mon idée le nucléaire n’aurait pas été lié au militaire, que les centrales aurait été différentes. La plupart des centrales sont des réacteurs à eau pressurisée qui dérivent des recherches militaires sur les SM nucleaires.

                • Je reviens à l’argument de Monsieur : si on a un type de production totalement décorrélé du marché je ne vois pas comment d’autres types de production pourraient le concurrencer. Le choix de soutenir un type de production plutôt qu’un autre se retrouve forcément un jour ou l’autre remis en question, puisque c’est un choix.
                  Je pense que la discussion n’a jamais été biaisée comme vous le dites en oubliant que le nucléaire était historiquement lié au militaire, c’est vous qui considérez cela comme une sorte de tabou et qui le retirez de la discussion.
                  « Toute discussion sur l’énergie nuk est biaisée si on ne prend pas en compte cette aspect de la question (la volonté de puissance des états) » Il faut donc le réévaluer relativement au contexte présent, à nos objectifs, ce n’est justement pas un tabou.
                  Même au niveau de la stratégie militaire la structure de notre système de production d’énergie me semble complètement obsolète. Le truc a été pensé en pleine guerre froide, c’était peut-être la meilleure idée. Maintenant, personnellement, je suis dubitatif quant à l’adéquation de cette structure aux exigences actuelles. En tous cas je ne fais pas confiance en l’efficacité de la gouvernance soviétique du bidule, même si cette construction s’explique historiquement.

              • « ici l’assurance est prise en charge par l’état »

                Vous voulez comparer avec l’assurance des pétroliers, qui n’existe simplement pas?

            • Je citerai juste un ancien Directeur de GreenPeace international a propos de la question de la liaison militaire et civile du nucléaire :

              « Nous avons fait l’erreur de faire l’amalgame entre énergie nucléaire et
              armes nucléaires, comme si tout ce qui était nucléaire était mauvais.
              Je pense que c’est une erreur aussi grossière que de faire l’amalgame
              entre médecine nucléaire et armes nucléaires. »

              Patrick Moore,
              Ancien Directeur de Greenpeace International
              Source : David McKay
              http://www.inference.phy.cam.ac.uk/sustainable/book/translate/french/sewtha_20111001_lowres.pdf

              Conclusion, vous faites fausse route en faisant cette liaison dans vot’ p’tite tête.
              D’ailleurs, ils suffit de regarder ce qu’ont fait les canadiens avec leurs CANDU a l’uranium naturel pour fabriquer de grandes quantités de plutonium a des fins militaires.

            • Le nucléaire civil n’a pas reçu les subventions militaires pour la création de l’arsenal de dissuasion. Le général De Gaulle (entre autre) a privilégié l’indépendance énergétique en gardant en tête nos anciennes colonies pourvue en uranium.
              Les programmes de nucléaire civil se devait d’être non proliférant, et donc ne pas servir à des fins militaires.

              L’Iran désire les deux, le nucléaire civil et militaire. Ce sont deux technologie exploitant le même phénomène physique et les mêmes matières premières (et encore !), mais reste deux filières trèèèèès différentes. C’est très difficile de faire du nucléaire militaire autre que des bombes dites « sales ».

              Ce n’est pas tant la volonté de puissance dans le cas du nucléaire civil, mais d’indépendance énergétique, et de valorisation d’un mix énergétique varié (sécurité énergétique). Je suis d’accord avec vous pour l’aspect militaire.

        • On peut les regretter, mais les subventions qui ont été versées ne reviendront pas dans la poche du contribuable si on arrête Fessenheim. Il faut donc regarder au temps T la rentabilité à venir en fonction des seules dépenses et recettes futures.

          • Qui ? Comment ?
            Si c’est à l’état tout-puissant de décider, à Hollande ou Sarkozy de mouiller le doigt pour dire « j’ai raison », il y a peut-être mieux comme technique. Sarkozy mesure sa popularité auprès des syndicats et des travailleurs de Fessenheim, c’est peut-être bien mais en tous cas ce n’est pas votre approche.

            Regardons au temps T la rentabilité en fonction des seules dépenses et recette futures, je suis tout à fait d’accord avec cette approche. Nous ne pourrons pas être dans ces considérations en tendant le micro à Sarkozy, Hollande, et autres représentants soviétiques.

        • Non, énergies INTERMITTENTES! Bon d’là d’bon d’là!

        • Il serait bon de citer quelles sont les subventions qu’aurait reçu l’énergie nucléaire.
          En revanche il faudrait rappeler que la France n’avait payé que 52% de Supephénix. Une société privée allemande n avait payé 15% et l’ENEL (Italie) 33%.
          La décision unilatérale française de démanteler cette centrale a conduit la France à rembourser ses partenaires. Ce qui a doublé pratiquement pour la France le coût de Superphénix.
          La France assume seule le coût du démantèlement, soi environ 3 milliards d’euros.

    • Si c’est pour avoir chaud l’hiver, je préfère des subventions efficaces. Il vaut mieux que l’Etat mette de l’argent dans des bottes fourrées Timberland que dans des talons aiguilles Prada.

      • Il vaut mieux que l’Etat ne mette de l’argent nulle part car, bottes fourrées ou escarpins, à la fin de son intervention, vous aurez froid dans tous les cas de figure.

      • l’état ne pourrait-il pas nous donner une subvention pour que l’on s’exile dans l’hémiphère sud … en hiver ?

        ce serait encore plus écologique.

        • Et on subventionne les écolos pour qu’ils aient faire du canoë au pole nord en été :mrgreen:
          cela amusera bien les russes ❗

    • Pourriez vous nous expliquer cher « Monsieur » quelles subventions importantes a reçu le nucléaire ?
      L’Etat, actionnaire principal d’EDF, n’a pas mis de capital pour la construction du parc nucléaire français. Celui ci a été autofinancé par EDF par des appels à emprunts qui étaient interdits en France par l’Etat pour ne pas perturber les marchés financiers français et a donc conduit à emprunter en dollars, au taux élevé sur les marchés financiers étrangers !
      Vous appelez cela des subventions ?
      Autre exemple, aujourd’hui l’Etat doit un arriéré de paiement de la CSPE de 5 Milliards d’Euros à EDF, en ne voulant pas compenser l’écart qu’il maintient artificiellement entre le vrai prix d’achat de l’électricité renouvelable que l’Etat lui impose et le prix réellement payé par les ménages pour cette CSPE afin de ne pas leur créer de pertes de pouvoir d’achat supplémentaires. Et voilà, en faisant subventionner les renouvelables par les ménages, l’Etat accentue les difficultés financières d’EDF et lui impose d’emprunter pour payer les dividendes de 2,5 Milliards d’Euros qu’il a ramassé au passage en 2014.
      Vous appelez toujours cela des subventions ?

  • si ils voulaient vraiment arrêter cette centrale , cela aurait déjà été fait , a quoi bon attendre , les pertes d’exploitation sont tellement considérables ( 40 ans de plus !) qu’une année de moins ne compte pas

  • Fessenheim est une des centrales les plus anciennes qui a été modernisée au fur et à mesure : c’est une des plus simples et donc des plus fiables.

    le problème : sous les neuf mètres de béton, la nappe phréatique…

    • comme a Tchernobyl…et il n’y a pas eu de problème malgré un véritable accident nucléaire (impossible avec nos centrales) !

  • Vouloir fermer cette centrale, pourquoi pas mais qu’est ce que l’État a mis en place aujourd’hui pour remplacer ce manque d’énergie ? D’où viendra-t-elle ?

  • Celui ci ferait bien de savoir se taire …

  • D’après ce que j’ai compris l’estimation du coût du démantèlement est aujourd’hui très théorique, il n’y a quasiment pas de retour d’expérience sur le sujet. Le coût de la dette technologique sur le maintien d’anciennes centrales ne me semble pas non plus évalué : est-ce le même coût de démanteler une centrale de 50 ans que de démanteler une centrale de 80 ans ? ne serait-ce pas rentable de construire dès maintenant une centrale moderne pour remplacer Fessenheim ?
    Le fait de reculer systématiquement les durées de vie des centrales sans qu’on n’en démantèle jamais une seule laisse croire à une fuite en avant. Peut-être que ce n’est qu’une impression, mais vous parlez très rapidement de la prise en compte du coût du démantèlement dans le prix de vente… je n’ai peut-être pas compris vos explications techniques : en quelle proportion ? l’argent en question va-t-il bien dans une réserve déblocable si nécessaire ?
    Si on démantelait une centrale et qu’on s’apercevait que finalement ça ne coûterait pas 5 milliards, mais 1 milliard seulement, ce serait plutôt une bonne nouvelle, si on s’apercevait que ça coûte finalement 50 milliards, ce serait plutôt une mauvaise nouvelle. Je crois qu’il serait quand même bon de mettre les estimations un peu à l’épreuve de la réalité, non ?

    Ensuite… notre parc est ce qu’il est, avec toute une histoire. La majeur partie des centrales ont été construites en même temps : que ce soit dans 5 ans, dans 10 ans ou dans 50 ans, sommes-nous en mesure de les démanteler toutes en même temps ? ça me semble très incorrect. Pour calculer notre capacité de démantèlement il faudrait mettre à l’épreuve nos estimations de sa durée en plus de son coût.
    Je suis désolé mais je trouve que faire appel à notre confiance en l’état sur sa bonne gouvernance sur le sujet alors qu’il a démontré par ailleurs qu’il en est parfois indigne, c’est un peu surprenant. Peut-être que sur ce coup-là tout est super bien préparé, calculé, géré, contrôlé, et dans ce cas-là il faudrait peut-être essayer de copier ce système de gouvernance ultra performant dans les autres domaines, de loin c’est justement l’impression que j’en ai et les résultats ne sont pas exactement à la hauteur des « estimations » (ce ne sont généralement pas du tout des estimations, juste des arnaques et des mensonges… un peu comme la baisse du chômage, personne n’y a jamais cru).

    • J’ai trouvé ça sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Site_nucl%C3%A9aire_de_Brennilis
      Les anti-nucléaires peuvent être considérés comme faisant partie du problème (c’est sûr qu’à empêcher la couverture des risques ils ne peuvent que démontrer le risque lui-même) : ça n’enlève pas qu’il y ait bel et bien un problème et beaucoup d’incertitudes. Il faudrait réussir à aller au bout de la procédure. Il me semble normal d’avoir une confiance limitée envers des institutions qui ne donnent pas beaucoup de garanties, le devoir de convaincre est incontournable.

      • bonjour ropib
        c’est vrai que l’hypocrisie de ces gens est stupéfiante; ‘les militants du réseau sortir du nucléaire ont obtenu de la justice l’arrêt du démantèlement de la centrale de Brennilis’

        • Voir MichelO ci-dessous : peut-être que c’est très bien de ne pas démanteler et de s’en tenir au confinement, je ne sais pas (même si je suis dubitatif encore une fois).

        • Ils freinent le démantèlement afin de pouvoir dire que le démantèlement prend énormément de temps, tout simplement.

      • Brennilis, c’est tjrs le même cirque : des antinucléaires qui bloquent le chantier et qui accusent EDF de na pas avancer. Ce qui ne dérange pas plus que ça EDF dans la mesure ou c’est l’état qui paye.
        http://energie.edf.com/nucleaire/deconstruction/carte-des-centrales-en-deconstruction-51233.html

        • Oui. Maintenant ils sont là : comment faire ? Il doit y avoir un moyen quand même. Évidemment il y a le passage en force, mais on en revient à se demander si ceux qui passeraient en force serait meilleurs. Il doit y avoir une possibilité de mettre tout le monde en position de responsabilité.

    • D’où sort ce besoin de démanteler ? De donner plein de contrats juteux aux copains démanteleurs ? Quel serait le coût d’interdire le site sans démanteler, au cas qui pour le moment semble inexistant où il serait impératif d’arrêter l’exploitation ?

    • Il y a déja 9 réacteurs en démantèlement en FRANCE !
      http://energie.edf.com/nucleaire/deconstruction/carte-des-centrales-en-deconstruction-51233.html
      Et Maine Yankee n’a couté que 300 millions de $ aux états-unis.

      • Dans une centrale il y a plusieurs rèacteurs. La question est donc où vont les composants radioactifs? En Russie? dans l’ocèan? Car en France , la question est sensible et la transparence se regarde dans une fibre optique bombardée par des neutrons…

        • Les aciers et bétons sont décapés. Seuls les résidus de décapage sont stockés à long terme.
          Le reste peut être réutilisé à court ou moyen terme.

      • Alors la question est : est-il rentable de garder Fessenheim ? de la faire évoluer ? de la remplacer ? Sarkozy propose un discours aux syndicats sur la sauvegarde de l’emploi et caresse les ouvriers dans le sens du poil en leur disant qu’ils servent la Nation. Il s’agit-là quand même de discours un peu dépassés.

        300 millions de $ (je trouve 570 millions sur Wikipedia, et ça a duré 10 ans) c’est déjà plus sympa que 5 milliards. Le truc c’est que si on doit se retrouver à devoir sortir 10 x 300 millions de $ on se retrouve à parler en milliards.
        Vous en savez peut-être pas mal sur le sujet : y a-t-il un plan pour étaler les coûts de maintenance du parc nucléaire ?

        • « en leur disant qu’ils servent la Nation »

          Ils produisent de l’énergie là où il y a besoin d’énergie.

          C’est déjà ça.

        • Fessenheim sera tjrs rentable jusqu’à ce que l’on (les soi-disant élites du pays) décide de la fermer pour des raisons politiques a 2.6% des voix…La remplacer, certains politiques locaux ne demandent que ça, mais, comme l’ASN a donné son autorisation pour 10 ans de plus sur chaque réacteur, le projet fait flop. Le tout avec le risque que ce soit remplacé par du gaz, avec de la machinerie allemande ou étasunienne (Siemens ou GE au hasard).
          Les antinucléaires gardent ainsi leur centrale épouvantail de puissance (en plus de Brennilis) et refuseraient aussi sec le remplacement par du nucléaire, puisque pour eux, l’objectif est de faire croire que cela va enclencher le démantèlement de toute la filière nucléaire française. Alors même qu’il est déjà en cours sur 9 réacteurs dans le pays, dont Superphénix qui est un chantier autrement plus complexe que ceux sur les REP a caloporteur eau…
          (cf mon lien sur le site EDF (que personne ne lit jamais, dommage) dans d’autres commentaires ici)

          Je suis d’accord avec vous a propos de Sarko et de ce qu’il dit pour faire plaisir aux ouvriers et du tappage médiatique. Je pense qu’il est réellement pro-nucléaire, mais aveuglément, et qu’il ne comprend pas vraiment comment tout cela fonctionne. Même pb avec l’énergie en général (donc pas seulement l’électricité, hein !) en ce qui le concerne a mon avis. une simple question des ordres de grandeurs en question dans le monde énergétique suffira a le déstabiliser immédiatement. En général, ils répondent en unité de puissance et pas en unité de volume comme le MWh, la TEP, la BTU …etc Il n’est même pas sûr qu’il sache combien débitent la plupart de nos REP, sauf peut être en €, et encore.

          Bon, 570 Millions $ si vous voulez, mais l’ajustement est a la marge quand on fait un chantier sur 10 ans et que cela n’influence que très peu le KWh produit en sortie… Oui, 270 millions, c’est peu, relativement a ce que cela rapporte et ce qui a été investi. Il me semble que ce n’est pas très loin des investissements qui ont été faits a Fessenheim pour épaissir le radier (A vérifier)
          Et puis wikipédia, sur un sujet aussi controversé que le nucléaire, on ne peut pas parler de fiabilité des chiffres. A moins que l’auteur cite lui même ses sources, et que celles-ci soient fiables. J’entends par là, que les chiffres a rallonge sont souvent un moyen utilisé pour grossir le trait (comme l’auteur de cet article l’a démontré avec l’argument de NHulot).
          M’enfin je préfère les études de la cours des comptes françaises qui va jusqu’à multiplier par 5 les couts les plus élevés et qui donne un ordre de grandeur largement inférieur a ce que disent les antinucléaires. le tout avec un impact bien moindre que ne le disent les antinucléaires sur le cout total dit « cout caché » par ce même énergumènes.

          Après vous posez la question d’un éventuel démantèlement simultané (10!), sauf qu’elle ne se posera pas comme ça. Même si nous avons été capable de les construire dans un temps record encore plus vite. Et c’est d’ailleurs un pb qui s’appelle l’effet falaise.
          La maintenance et le démantèlement sont deux choses différentes. Mais, sans avoir travaillé dessus, ce que je peux vous dire c’est que les plannings de maintenance nucléaire sont fait dés la mise en service et pour plusieurs décennies. Bien sûr, comme dans toute entreprise, les plannings changent et bougent, en avant, en arrière, mais sur les taches lourdes et fondamentales, c’est rares que ça bouge tant que ça.
          Pour le démantèlement, il faudrait aussi compter sur l’effet de serie qui nous a profité jusqu’à présent. Peu de gens le savent mais le fait que nos réacteurs sont des modèles et un parc très homogène (peu de modèle différents), nous fait gagner sur de nombreuses taches de maintenance et réparation. Je vois le verre a moitié plein, mais d’autres vous parlerons du verre a moitié vide (un certain Denis.B par exemple, ou le président actuel de l’ASN Pierre Franck.C (il s’en sert pour se donner un peu de légitimité auprès des antinucléaires, et aussi pour moins se piquer contre eux)

          • Il faudrait aussi s’interroger sur les partis pris de l’IRSN : antinucléaires à l’horizon?

          • C’est bien de faire remaquer que les pièces de rechange sont compatibles car c’est bien le but d’une industrie de faire de la sèrie. Pour ma part j’ai des doutes sur l’exactitude des plans  » as built » . Dans le cas de dèmentellement le problème se trouve dans l’archivage non informatisé, et le personnel qui ètait en charge des installations parti en retraite. Parler d’emplois c’est une priorité. Je peux le comprendre dans un pays qui emploie 2 fois plus de fonctionnaires/ habitant qu’en Allemagne. Il y a tellement de doublons en France , que les gens qui font le travail sont rares. Cela me rapelle un foto où un ouvirer creusait avec sa pelle ,et une dizaine de chefs portant de casque et la cravatte discutant autour de lui. La France c’est l’opposé de l’Allemagne sur le modèle d’effacité, prix. Il y aurait du travail pour dèmenteler la centrale, mais parsonne pour retourner les manches pour le faire. 90% des fonds pour Tchernobyl ont servi aux experts à profduire des rapports. 10% pour ceux qui ont fait le travail..

        • La question de la sauvegarde de l’emploi est une «mauvaise question» en ce sens qu’il adviendra bien un jour où il faudra arrêter les 2 réacteurs de Fessenheim.
          La question qui prime toute les autres est : ces réacteurs sont ils en état de fonctionner avec un bon niveau de sûreté. A cette question, seule l’autorité compétente est à même de répondre et sa réponse à été favorable pour les 10 ans à venir.
          La deuxième question qui pourrait également aboutir à son arrêt est : compte tenu des travaux à réaliser et de ces coûts de fonctionnement la centrale atteint elle un coût du MWh concurrentiel. A cette question ce n’est pas au politique de répondre mais à EDF avec une réponse éventuellement vérifiée par la cour des comptes.

          Concernant sa rentabilité, je n’ai pas de doute, la centrale est amortie, et ses coûts de fonctionnement sont connus.

          Quand aux subventions reçues par EDF, elles n’existent pas. EDF s’est financé sur les marchés et n’a reçu aucune aide de l’état pour mener à bien la construction des centrales.
          C’est plutôt EDF qui a été racketté certaines années par différents gouvernements. Et actuellement EDF reverse des dividendes à son actionnaire majoritaire, l’état.

          Quand à la rentabilité d’EDF, connaissez vous beaucoup d’entreprises sommées de revendre à perte 25% de leur production à leurs concurrents ?

          Il faudrait aussi s’interroger sur les 6 milliards d’€ versés en 2014 aux producteurs d’ENR et ponctionnés aux consommateurs au travers de la CSPE.

          • Il faudrait savoir le cout réel du MègaWatt produit.. Selon des ex de Framatom en 1990 c’est 10% du prix de base vendu avant toutes taxes. Et Framaton se faisait une très bonne marge sur le piles à combustible qu’il vendait à EDF. Combien de milliards EDF a perdu dans les marché sud amèricains? La main mise des syndicats à EDF n’est pas une garantie dela fiabilité des chiffres. Cela rapelle la fermeture des mines très modernes pour manque de productivité, alors que la falsification des chiffres consistait à redistribuer leur productivité sur des mines peu rentables pour ne pas les fermer! Les mines des Cevennes qui mettra des jeunes de 40 ans à la retraite…

            Rien n’est certain aussi avec le nuclèaire pour la bonne raison que la recherche et le dèveloppement fut du monopole du CEA civil et militaire. Dans les années 80, EDF avait des èquipes d’ingènieurs travaillant sur les energies nouvelles. On peut supposer qu’elles ne devaient pas ètre très motivées sinon on aurait une industrie sur l’energie dite verte comme en Allemagne sans objectif de dèmenteler le nuclèaire. Mais qu’elle aurait été l’interet de EDF si les citoyens fabriquaient de l’energie?

            Il faut toujours se souvenir que l’utilisation du combustible nuclèaire a un usage militaire. L’Etat qui reste un mauvais client pour EDF, a toujours fait des lois pour faire payer l’electricité plus chère pour soutenir EDF sur le principe du prix libre fixé par le marché européen . Sachant que dans les pays voisins ils utlisent le gaz le charbon soumis à la bourse, pour un prix supèreir au nuclèaire. Notre indèpendance ènergètique , à un faible cout, soutenu par un Etat dèpensier nous ne protège pas sur le prix de vente, alors que notre industrie nuclèaire fut payée souvent par l’impot, la dèvaluation et le control des salaires. En fait nous avons indirectement payé EDF sur des gènèrations de français depuis 1946!

            • Cette logorrhée c’est du n’importe quoi.

              • Et pourtant comme Ex agent CEA qui a contoyé avant leur retraite des cadres dirigeant pour la pile Zoé en liaison auprès du pouvoir, comme petit fils d’un ex cadre mineur qui fut à l’ècoute de son grand père ècoeuré des magouilles des cocos et du gaspillage de l’argent public pour les mines à ciel ouvertes non rentables, dètruisant des beauté naturelle;, une soeur comme ex agent EDF en charge de faire payer les administrations de l’Etat des collectivité locales, qui ècoeuré du manque de volonté de ses collègues à bosser, aura choisi de devenir prestataire pour former le personnel des pays de l’Est , lors de l’achat par EDF des entreprise des pays de l’Est, je suis très inspiré pour ècrire du n’importe quoi…

  • Oui Sarkozy a raison ! La fermeture du CPN de Fessenheim faisait partie du deal électoraliste entre le PS et EELV. Ceux qui nient cette évidence sont soit pro PS soit pro EELV, les pires opportunistes que la France ait connu depuis des siècles … Quant à Nicolas Hulot, opportuniste N° 1, il a émargé sur les subventions de Rhône-Poulenc pendant des années pour souffler dans un micro à bord d’un avion ou d’un hélicoptère dûment payés par RP pour réaliser des émissions à dormir debout tant elles désinformaient …  » Avec RP Vivons dans un Monde Meilleur » tel était le slogan colporté par Hulot qui se fichait pas mal des pesticides et de la pollution au sol et dans les rivières des usines du conglomérat chimique français de l’époque !
    Finalement la politique est un jeu de dupes mais ceux qui sont dupés au final ce sont les contribuables qui paieront pour le manque à gagner d’EDF qui pourrait exploiter cette centrale pendant peut-être encore 40 ans, et dans 40 ans ce sera quand justement on repensera sérieusement à l’énergie nucléaire car le pétrole sera devenu hors de prix et strictement réservé à la chimie quant aux EnR elles auront depuis bien longtemps été versées aux oubliettes en raison de leur manque de fiabilité et de leur coût. Bonjour l’avenir avec des charlots pareils …

    • Sarkosy n’est pas un model de transparence. Fessenheim fut construite sous des critères qui n’ont rien à voir avec la connaissance des risques d’aujourd’hui et surtout sans les matèriaux inventés depuis lors. On rèsumerait par, la centrale est rouillée, et les politiques ne peuvent pas se contenter de l’anti rouille pour la conserver. Ce n’est pas un problème politique. Mais dans un pays où les gens acceptent que l’Etat s’occupe de tout, et que tout est politique, la bètise serait le monopole des Prèsidents? Imaginez que vous rouilez avec des carburateurs de 40 ans impossible à dèmonter, ètes vous sùr de trouver le garagiste ? Et bien Fessenheim c’est cela, sans les ingènieurs qui l’ont fabriquée et les composants qui n’existent plu!

      • La transparence de Sarkozy, qu’est-ce que ça peut vouloir dire? Sarkozy n’est pas une usine, une société ou une institution.

        Ce n’est pas Sarkozy qui contrôle les centrales nucléaires, c’est l’ASN.

        • Une simple question , qui nomme le patron de l’ASN? Le pouvoir c’est surtout celui de nominer ceux qui ont les devoirs de rapporter à ceux qui les ont nommé. Et pourtant les exemple de la dèsinformation ne manquent pas. Il y a qu’un pays qui n’a pas rèpondu aux demandes de Bruxelles sur l’expositions des populations aux radiations. Vous devinez lequel!
          Les gens de Cadarache qui ont dècouvert le problème de Tchernobyl ont dù agir dans la plus grande discrètion pour ne pas engendrer un problème sur la crèdibilité de nos centrales nuclèaires. La raison d’Etat. Les hoptitaux n’ètaient pas prèparés pour traiter des contaminés, pas de pastilles pour saturer la tyroide,.
          En France, tout est question de menaces du moment que vous ne faite pas ce que l’autorité vous impose… Jusqu’à menacer les jeunes adultes qui ne souhaitent pas completer les tests pour la journée pour la dèfense nationale…voir pour la radio de vos poumons que vous refusez… L’Etat est au dessus de vos droits!

          • Ah, le coup du nuage de Tchernobyl, ça faisait longtemps…

            Alors, combien de victimes?

            • de cancers de la tyroide? demander aux anciens directeurs des hopitaux de la règions PACA? le message sera  » Vous ètes fou je tiens à ma tranquilité ». J’ai testé personnellement le comportement des nominés en France. la France c’est un pays qui utilise la menace pour agir. La peur du gendarme. Le modèle de notre système èducatif a pour but de nous soumettre, de ne jamais nous faire sortir nos qualités personnelles. Le seul objectif, c’est celui de modeler des citoyens qui gueulent mais qui n’utilise jamais le droit ecrit pour se dèfendre. Le faire c’est se rebeller.

              • Pourquoi les cancers de la thyroïde sont surtout à l’ouest?

                • À cause du (méchant) granit pardi 😀 !

                • Et qui controle vos sources d’information? Franchement il semble bien que le français croit au père Noel si l’Etat l’a dècidé. Une certitude en France c’est le control de l’information, et la prescription pour ceux qui ont èté responsable. Si on devient trop bavard, tout cera fait pour vous compliquer la vie… C’est ce que l’on appllee la dèmocratie m’avait dèclaré un ex avocat pour avoir porté des preuvres de la corruption d’un juge …

        • Sarkosy a bien trop d’amis qui ne veulent pas de la transparence. Quand on accepte que les entreprises du CAC ne doivent pas dèclarer leur compte dans les paradis fiscaux pour permettre de soupoudrer les clients, alors que c’est la course aux sorcières pour les particuliers, je peux penser que Sarkosy mème pour le nuclèaire a des arguments bien plus politiques que fiables,

          Pour les voisins allemands cette vieille centrale fait peur, ayant été informés du nuage de Tchernobyl qui s’était arrêté à la frontière française…Pourquoi cacher la vèrité à la TV sinon que les niveaux étaient très bas, il n’y avait aucun danger pour la santé publique, et les directeur d’hopitaux furent menacés si la presse ètait informée sur l’èvolution du nombre des cancers de la thyroide…

          Le nuclèaire doit rester qu’un sujet industriel, Nos dirigeants doivent prouver à nos acheteurs que nous sommes capable de contruire des centrales pour une utilisation de 60 ans afin d’accepter les devis français. Alors si on fermait la centrale on mettrait le doute. Pour Hollande du moment que la centrale très agée construit pour une durée de 30 ans de radiatiosn intensives, la maintenir à un cout confidentiel n’est pas 100% garantie sans risque pour la population.

          • La légende que le nuage se serait arrêté à la frontière est une pure invention d’un journal.
            Noël Mamère te madame Rivasi ont été condamés pour diffamation envers le professeur Pélerin.
            Voir éventuellement ici : http://tinyurl.com/os2udrq

      • Tus les composants existent encore. Il n’y a aucune difficulté à remplacer un quelconque des composants, hormis ceux qu’il n’a jamais été question de remplacer telle que la cuve du réacteur.

        • J’apprècie « aucune difficulté ». Vous connaissez Phèbus? Est ce que vous avez porté des dosimètres? On n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces. Entre le discours officiel rassurant, et le danger mortel de l’atome , il a des gens qui malgré toutes les mesures de sècurité seront irradiés…Une seconde de trop et une garantie pour un cancer. Quand on a bossé dans le milieu, on devient très suspect devant telles affirmations…

          • Je suis allé près des réacteur et même sur un réacteur en fonctionnement.
            Quand on a bossé dans le milieu on reste sidéré devant les affirmations de ceux qui n’y connaissent rien.

            • C’est drole quand une commission de la sècurité vous convoque et vous demande d’oublier cet entretient en èchange de ne rien divulguer. Etre Euratom impose quelques droits de reserve. Pathetique

  • L’équipe au pouvoir n’est qu’une équipe de charlots crétins.

    Elle tente de conserver des électeurs dans la frange bobo-écolo (+ socialauds)

    Il faudra se passer de courant dans le futur, surtout en hiver. Manger à midi ❓ Paf trop tôt : pas de jus.
    Laver le linge ❓ d’abord vérifier la vitesse du vent.

    • Il n’y a pas une èquipe qui mèrite notre confiance. Les français votent contre celui qui ne plait pas. Il n’y apas de reprèsentation nationale, mais des magouilles de camps politiques qui imposent les candidats. Les rebelles sont les seuls qui mèritent un soutient, car ils sont l’essence mème de notre volonté à se dèfendre contre la tyrannie dans la rèpublique…

  • Ce qui est scandaleux, c’est surtout que des politiques incompétents et électoralistes imposent leurs décisions à EDF ou AREVA (ou l’une ou l’autre des sociétés où l’État a des participations)

  • Où vas-t-on enterrer la centrale ? Qui va accepter cet entrepôt même en sous-sol ?
    Enfin l’opposition donne son avis sur une décision du Gouvernement ! Enfin !

    • Vous êtes mal informé. Non seulement il y a avantage financier à recycler les résidus des centrales, pour les ré-utiliser dans le nucléaire de nouvelle génération.

      Mais, pour ne citer qu’un exemple, le groupe Solvay entretient méticuleusement d’immenses galeries d’anciennes mines de sel, dans le nord de l’Allemagne, et nettement sous la nappe phréatique, qui pourraient contenir les résidus de plus de 500 ans de toutes les impl

      • EDF n’est pasu une rèfèrence pour sa transparence. AREVA c’est une société qui a eu l’habitude de travailler sans documents genre certification de son ciment! Il faut comprendre que ces 2 grands groupes ont souvent été protégés par des èlus, avec aucune possibilité pour les citoyens d’avoir des rèponses sur des vrais question de fonds. Les enquètes publiques se limitent à les faire, mais pas à rèpondre. Alors laisser faire ses groupes c’est ignorer le risque. Recycler les rèsidus. Il faudrait des surgènèrateurs.. Le plutonium c’est extrèmement dangereux. Le groupe Solvay qui fabrique les anti-hypertension pour les exces de sel comme second producteur européen de sel, cela donne une bonne image d’un groupe qui depuis 30 ans sait parfaitement qu’elle se fait de l’argent sur des milliers de morts pour l’abus de l’agro alimentaire de sa production. Bien voyons, vous n’imaginez pas le cynisme de tels groups industriels pour l’interet de notre santé

        • « AREVA c’est une société qui a eu l’habitude de travailler sans documents »

          source ou ça n’existe pas

          • l’EPR finlandais coûtent cher à Areva….problème de control qualité le ciment poreux non conforme.. Le groupe finlandais affirme que les français « ont vendu l’EPR et c’est seulement ensuite qu’ils ont commencé à faire les plans d’ingénierie précis ». Et le français rappelle que pour répondre aux exigences de l’autorité de sûreté nucléaire finlandaise, des tests et échanges de documents sont encore en cours.
            J’ai travaillé dans le nuclèaire, et la documentation c’est bien plus important pour les autorités que les prouesses techniques. Non seulement il faut tout verifier jusqu’au Cv des gens qui vous fournissent les analyses avant de refaire d’autres analyses pour vèrifier au hasard les analyses. Il faut analyser sur site, tester une èpreuve , èventuellement obtenir un accord écrit sur chaque diffèrence avec le design approuvé , concerver un exemplaire, le tout devant ètre raqpporté sur une base de données accessibles sur les dessins pour garantir après simulation virtuelle la maintenance , le remplacement par les rebots…
            Entre le taboo et la transparence totale, il y a un cout

  • La France est gouvernée comme un marché persan, les marchandages et les calculs électoraux servant de cerveaux aux petits génies en place.

    Tout similitude avec un choix de simple bon sens serait purement fortuite …

  • Vous parlez de stocker les résidus nucléaires, moi des restes du nucléaires : ces cheminées, les structures métalliques, ces ciments, les sols, l’eau, les cables électriques, la centrale ce n’est pas que l’uranium c’est tout le reste ; le nucléaire est important, mais il ne faut pas aussi nier le reste : comme en Polynésie où on est partis avec les résidus nucléaires et on a laissé tout le reste. Il faut bien planifier tout cela.
    Pourquoi ne va-t-on pas chercher ces restes hautement contaminés : structures et ciment en Polynésie en plein air, pour les stocker dans ces fameuses mines de sel ? Car il n’y a que de la place pour le résidus et pas pour les restes….

    • Un simple panneau interdisant l’accès au site est suffisant. Pour le reste des services de santé très controlés pour ne pas affoler la population. En France, il n’y a pas d’enquète quand l’Etat à des responsabilités, dixit un officier de la police nationale…

  • Si c’est pour suivre l’exemple de la vertueuse l’Allemagne qui a fermé ses centrales nucléaires mais
    qui ouvre ses centrales à charbon et pollue toute la planète, la France devrait s’abstenir

    « En Allemagne, la fin du nucléaire et les besoins en énergie ne riment pas forcément avec l’idée d’environnement et de développement des énergies renouvelables. En témoigne ce reportage de l’AFP (lire ici) qui raconte comment le producteur d’électricité RWE agrandit une gigantesque mine de lignite dans la Ruhr, obligeant les habitants à déménager »

    http://www.wikistrike.com/2015/03/la-nouvelle-mine-de-lignite-allemande-de-48km-responsable-de-la-pollution-parisienne.html

  • La loi d’octobre 2014 (ou plutôt son projet, car elle n’est pas définitivement votée en raison de l’opposition des sénateurs) ne permettra à l’Etat de fermer « pour des raisons politiques » une centrale nucléaire que si elle est conforme à la Constitution qui, chacun le sait, est au-dessus des lois.
    Et cette Constitution protège la propriété privée ; or EDF-SA est devenue en 2004 une société de droit privé.
    Et même si le Conseil Constitutionnel n’était pas saisi, EDF devra être indemnisée du préjudice subie par une mise à l’arrêt prématuré de deux réacteurs : deux députés dont un de la majorité ont évalué cette indemnisation à 5 milliards d’€. Or l’Etat n’a pas cette somme et ne se risquera pas à lever un impôt spécifique pour la collecter.
    Déjà que l’Etat nous fait financer « à l’insu de notre plein gré » le développement inconsidéré des énergies renouvelables au travers de la taxe CSPE qui majore nos factures EDF de +15%, les opérateurs d’effacement, et le mois prochain ceux de capacité (ces deux opérateurs étant la conséquence du développement des énergies renouvelables)…
    La folie Verte nous appauvrit, et va nous plonger dans la précarité car ces énergies n’offrent aucune garantie de fourniture, car dépendantes de la météo.
    Ne nous laissons pas faire !
    Refusons d’être taxés et de voir notre patrimoine industriel sacrifié pour de sombres magouilles politiciennes.

    • « EDF devra être indemnisée du préjudice subie par une mise à l’arrêt prématuré de deux réacteurs »

      et pas seulement EDF!

      La centrale a été construite avec la participation financière de trois sociétés : Électricité de France (67,5 %), la société allemande EnBW (17,5 %) et un consortium suisse (NOK, EOS et BKW) (15 %). Ces sociétés disposent d’un droit de prélèvement d’électricité proportionnel à leur participation financière27.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_de_Fessenheim#Construction

    • Une simple question. Est ce qu’à la conception de la centrale, les futures propriètaires devaient fournir une planification complète de son dèmentelement? La mise en danger des populations pour un usage n’ont programmé voir autorisé n’est pas à la charge de l’Etat. Je voudrai faire payer mon remplacement des pneux à l’Etat qui me l’impose alors que les pneux lisses donnent une meilleure adhèrence et de freinage sur une route sèche. L’Etat n’a pas à payer des entreprises qui n’ont pas un aggrèment d’exploitation. Le prèjudice au delà d’un usage non autorisé par les autorités ne donne aucun droit. Des prèlèvements sur des composants très irrèdiés pour l’analyse des transuraniens afin de s’assurer que le dèmentellement est possible ou non dans une echelle de temps rèaliste doit ètre la rèponse qui dètermine la Responsabilité des exploitants mème si cela peut engendrer des pertes d’explotations…

  • Quelques remarques en vrac:
    1- Si l’on est aussi sûr que çà qu’il y aura un tremblement de terre  » big one » qui détruira la centrale de Fessenheim qui se mettra alors à pisser du césium 137 dans la nappe phréatique, dans les 30 ans à venir (de toutes façons elle ne dépassera par çà), il y a lieu aussi en urgence de sécuriser tous les bâtiments de la vallée du Rhin y compris la cathédrale de Strasbourg, et en particulier les industries chimiques et pharmaceutiques susceptibles de rejeter à cette occasion dans la nappe phréatique des produits autrement dangereux que le césium 137. Le seul fait que les antinucléaires n’évoquent jamais cette question montre la profondeur abyssale de leur hypocrisie.
    2- Si l’on ferme la centrale de Fessenheim, par quoi sera-t-elle remplacée? Il n’y a guère de vent, ni beaucoup de surface hors habitations en Alsace, et il y a aussi une forte opposition aux éoliennes. Il n’y a pas non plus énormément de soleil. Eoliennes et PV demanderaient de toute façon un back-up en centrales à gaz et à charbon. Le gaz, c’est la soumission à Poutine, le charbon, c’est la soumission à la pollution atmosphérique des centrales à charbon, et ses dégâts de plus en plus évidents. L’Alsace est déjà suffisamment polluée comme çà, en particulier quand les émissions des centrales allemandes traversent la frontière par vent de Nord-Est. Gaz et charbon, c’est aussi la soumission à l’effet de serre.
    Sans Fessenheim, et sans centrales à gaz et à charbon, l’Alsace se trouverait dans la situation ridicule de la Bretagne qui est obligée de compter à 85 % sur l’extérieur, en fait au frais de la collectivité nationale ( les autres régions) via la péréquation tarifaire, pour son alimentation électrique. Ce sera même pire, puisqu’il n’y a pas assez de vent, contrairement à la Bretagne.
    Tout cela a-t-il été expliqué aux Alsaciens par les médias. Surtout pas bien sûr !
    3- Le démantèlement et le stockage des déchets: il est évident que ce n’est pas ruineux. Sinon les Allemands qui comme chacun sait dominent toutes ces questions n’auraient pas entrepris de fermer prématurément des centrales nucléaires leur fournissant une électricité à 3 ou 4 cts d’Euros le kWh ! Et si nous ne sommes pas capables de démanteler nos centrales (9 en cours actuellement en France!) au même prix qu’eux, demandons leur de le faire pour nous. Je suis sûr qu’ils seront ravis de le faire!

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