Il y a des problèmes plus urgents que le covid

Covid : tous ces gens n’ont-ils rien d’autre à faire que nous pourrir la vie à la moindre occasion ?

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Elisabeth Borne By: Jacques Paquier - CC BY 2.0

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Il y a des problèmes plus urgents que le covid

Publié le 3 juillet 2022
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Saviez-vous qu’il y a eu une vague covid en mars-avril, avec un pic hospitalier le 13 avril, c’est-à-dire trois jours après le premier tour des élections présidentielles ?

Sans doute que non.

Mais vous avez sans aucun doute entendu parler de la septième vague qui devrait bientôt nous submerger, puisque tout le monde en parle et que le gouvernement est à nouveau sur ses ergots, prêt à charger à la première occasion.

 

Covid quand on veut bien

La vague de mars-avril n’a bizarrement tellement pas eu lieu, qu’on a même oublié de la compter, c’est pourquoi nous en sommes officiellement à la septième vague, et non à la huitième comme l’indiquent les données hospitalières.

Mais passons. Ce genre de pinaillage déclenche en général une volée de reproches et de qualificatifs fleuris de la part des moralisateurs hypocondriaques décomplexés qui nous ont pourri la vie pendant deux ans.

Même le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique semble en avoir assez de cette comédie et est venu présenter la situation de bon matin au micro d’une radio sans porter de masque et en tentant au mieux d’être crédible quand il voulait minimiser l’affaire.

Mais sortons un peu des discussions d’hygiène (pas que ce ne soit pas important, c’est quand même la première cause des divorces et ruptures) et des consultations de thérapie comportementale et cognitive.

 

Deux ans de perdus

Deux ans et demi après l’apparition du virus zombie, force est de constater qu’absolument rien n’a changé dans le pays : non seulement on semble toujours être totalement incapable d’une quelconque priorisation des problèmes, mais il semble bien que l’on ait été également totalement incapable de corriger quoi que ce soit.

On a arrêté totalement l’économie, vacciné à tour de bras, dans l’urgence et dans la pagaille. Les plus hautes instances du pays ont été mobilisées pour une histoire de logistique de masques à 1,80 euro la boite de 50. Les entreprises et les particuliers ont été arrosés d’argent public. On a multiplié les lois, les arrêtés, les allocutions… Bref, la gestion du covid a coûté une fortune au pays et démontré l’incroyable impréparation et inefficacité des services publics.

Des leçons ont-elles été tirées de cette orgie de mots et d’argent public ?

Eh bien non ! Toute cette pénible expérience n’a visiblement servi à rien. Le problème à l’origine de tout ce bazar (l’incapacité du service public hospitalier à gérer la situation et le naufrage du système étatisé de santé) n’a absolument pas évolué d’un pouce en deux ans et demi.

L’hôpital est toujours à la ramasse et à la merci du moindre soubresaut. Les chefs de services des hôpitaux sont toujours prêts à surgir comme de leur boîte au premier signal pour dénoncer le problème. Les soignants sont toujours aussi débordés, mal payés, mal considérés et pas écoutés. Le gouvernement quant à lui réagit comme toujours par des réunions desquelles il ne sort absolument rien de concret.

 

Réveillons-nous avant que l’on nous réveille

Rien n’a changé ? Rien, sauf le monde autour de nous.

Parce qu’en deux ans et demi, il s’en est passé des choses pendant que les Français passaient des heures à se quereller sur la nécessité ou non de porter un masque dans les transports en commun :

  • La guerre en Ukraine
  • Les déséquilibres dans les marchés agricoles et énergétiques
  • Les conséquences des politiques monétaires non conventionnelles : inflation, spéculations, endettements, sursis d’activités non viables au détriment des autres…
  • La remontée des taux d’intérêt et le poids à venir sur les dettes souveraines
  • Le réarmement de l’Allemagne, de l’Europe
  • Le choix surprenant de la Turquie de se placer dans le camp occidental
  • Les multiples problèmes domestiques rencontrés par la Chine
  • Etc, etc, etc.

 

Et ce n’est qu’un premier jet.

Un jour où l’autre, il faudra bien se réveiller et sortir de ce petit jeu du « j’ai envie d’un truc, je demande aux politiciens de me le donner en le prenant aux autres et en leur faisant la leçon ». Même si ça occupe, même si ça permet de ne pas regarder la réalité en face, même si la grande fiction est bien agréable…

Mobiliser le Premier ministre, son staff, les préfets, les directeurs d’ARS, leurs équipes pour parler pendant une heure d’un rhume… Une fois ça va, mais sérieusement : tous ces gens n’ont-ils rien d’autre à faire que de nous pourrir la vie à la moindre occasion ?

 

Voir les commentaires (19)

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  • alors évidemment …pour qui?
    pour le type en réa..non…

    ça devrait être le sujet..de quoi peut se mêler le politique?
    on voit ‘l’idée..fixer la limite quand ça nuit aux autres… mais là quand on creuse le politique peut se mêler de tout… reste que quand le nuisance est subtile..involontaire. et faible, le politique est très facilement plus nuisible que ce qu’il prétend combattre…
    humilité, transparence, et pragmatisme.. avoir un objectif , pouvoir l’évaluer, connaitre les couts,

    on a l’arrogance, le secret et le refus de faire un bilan…

    la premiere question à poser est de savoir si on va pouvoir faire un bilan…!!!! et lequel..

    tiens au fait le nutriscore…

    on val e répéter quand macron a dit qu’il fallait éviter les morts du covid « à tout prix »…l’affaire était pliée…

  • Le Covid tout comme les méga canicules qui durent 3 jours ne sont qu’un prétexte pour masquer l’incompétence de nos dirigeants à traiter des grands problèmes qui nous attendent.
    La vacuité de nos élites donne le vertige !
    Le pensais que la guerre en Ukraine nous obligerait à prendre à bras le corps nos problèmes d’indépendance énergétique et alimentaire.
    Quelle est notre réponse ? La fin du moteur thermique et la réduction des pesticides et engrais chimiques.
    Cette période est déprimante !

    12
    • Les questions alimentaires et énergétiques ne seraient que mineures si certains n’y accolaient pas le mot « indépendance ». Supprimez les droits de douane et les interdictions, pour voir.

    • C’est pire qu’une incapacité à traiter les problèmes.
      Ils sont la source de nos problèmes.

    • Entièrement d’accord. Mais le covid ne sert pas qu’à servir de diversion pour les enjeux futurs. Ça sert aussi à éviter de parler des problèmes actuels.
      Darmanin s’est à peine excusé pour les incidents du Stade de France qui masquent pourtant le manque de dialogue sociale à la Ratp/sncf, la brutalité policière, la délinquance en Seine St Denis, l’impreparation des services de l’état pour accompagner les grands événements,…

  • Souvenez-vous: nous avons élu le chef des Emm.., il fait très bien son job ainsi que les fines équipes de tous bords.

  • Il y a un moyen simple d’éviter que l’Etat nous fasse la leçon à tout bout de champ : en apprendre assez par nous-mêmes pour que le principal caractère de la leçon ne soit pas sa pénibilité irritante, mais son absurdité et son inutilité évidentes. Cependant, beaucoup prennent tellement leur pied à faire la contre-leçon…
    Choisir de porter un masque dans certaines situations est en principe une décision anodine relevant du bon sens personnel, à l’exemple du Japon. Refuser de le porter ou y obliger sont des réactions franchouillardes typiques qui ne valent pas mieux l’une que l’autre.

    • Je suis d’accord sur ce que vous dites sur le masque, le manque de discernement général, les français…
      Je porte le masque quand j’estime que la situation le demande, donc très rarement pendant les premières vagues, voire jamais en ce moment OU quand j’y suis obligé -perso j’évite d’être obligé, donc c’est rare – comme la plupart des gens .
      Mais en quoi le fait de ne pas être stupide et ignorant permet-il (1) de ne pas être irrité par la leçon de l’Etat et (2) d’éviter qu’il nous la fasse si l’on constate son caractère absurde et inutile ?
      (1) au contraire, les ignorants sont beats et gobent les leçons de l’Etat. Je suis irrité par l’Etat et par les ignorants. C’est mal de l’être pour les seconds, ce n’est pas très charitable.
      (2) le caractère absurde et inutile de ses leçons est ce qui m’irrite, si sa leçon était « démerdez-vous les français », je ne le serais pas. Je n’ai besoin de personne pour savoir ce que je dois faire, et personne ne sait mieux que moi ce qui est bon pour moi et je ne fais pas aux autres ce que je n’aimerais pas qu’on me fasse et je ne fais pas aux autres ce que j’aimerais qu’on me fasse, on ne sait jamais, les autres n’ont peut-être pas les mêmes goûts.
      Les gens sont ignorants, égoïstes et pas très malins ET l’Etat s’en donne à cœur joie pour leur raconter nimp.
      Désolé mais je trouve cela très irritant, voire même j’ai peur.

      • Largement d’accord avec vous. Je mets de moi-même le masque dans la salle d’attente du médecin, par exemple. Je suis irrité par les consignes étatiques. Comme je suis irrité par les moqueries de ceux qui me reprochent de mettre le masque dans le tram. Oui, beaucoup d’ignorants sont béats avec les consignes d’ l’Etat. Mais qui essaie de les rendre moins ignorants ? Le seul discours que j’entends, c’est « le masque est désagréable à porter, il ne permet pas de voir le visage des gens, donc ne le portez pas ». Ces raisonnements-là m’irritent très profondément, parce qu’ils ne font justement pas appel à mon raisonnement, qu’ils donnent l’impression que la priorité n’est pas le raisonnement logique, et que ce faisant, ils offrent un boulevard non seulement à l’Etat, mais à tous ceux qui veulent les ameuter contre ceci ou cela et les arnaquer en fin de compte.
        Ca n’est pas gentil non plus, mais il y a plein de gens dont je pense qu’ils méritent une bonne leçon. Que l’Etat leur en donne une autre que celle qu’ils méritent, ça n’est pas tant le problème que le refus de reconnaître qu’ils en méritent une.

  • Vu dans la presse locale ( le JSL) de ma région ce matin:
    « Le taux d’incidence continue de monter légèrement et s’établit à 580 cas pour 100 000 habitants sur la semaine du 22 au 28 juin (contre 520 la veille), soit une augmentation de 70% en une semaine. Au niveau national, le taux monte également, passant à 894 cas pour 100 000 habitants sur la même période (824 cas la veille), soit une augmentation de 57% en sept jours. »
    Aligner des chiffres soi-disant tirés de Santé publique France et mettre au bout de % qui font peur semble être devenu la méthode de manipulation des français (fâchés avec la règle de trois). 70% serait plutôt 11,5% et 57% plus proche de 8,5%.
    Et avec des pourcentages pareils, ( entre 60 et 70%) on nous dit que « ça monte légèrement »? On nous mentirait?

    • On ne nous ment pas, mais on mélange habilement les comparaisons avec la veille et avec la semaine précédente…

      • Avatar
        Azoulay.denis@orange.fr
        3 juillet 2022 at 12 h 40 min

        Il y a effectivement des problèmes plus importants que le rhume et comme d habitude c est l arbre qui cache la forêt. Il y a au moins 30 pathologies plus graves et en attente de décisions qui n arrivent pas depuis 30 ans et qui doivent se sentir bien seuls en voyant les milliards dépensés et les urgences débordés au moindre bobo.
        On a effectivement rien appris et rien construit. C est affligeant

      • Habilement! habilement! comme vous y allez! Autant de désinvolture venant de la presse mainstream me fait plutôt l’effet d’un gros « bras d’honneur »! Le moquage de figure porté à ce niveau, c’est du grand art façon caniveau!

        • Rasoir d’Hanlon ! La presse cherche à attirer le client, ça ne va pas plus loin. Si la comparaison la plus évidente ne donne pas un pourcentage suffisamment impressionnant, on compare avec qu’il faut pour avoir des chiffres spectaculaires. Autre exemple : 3.5% de hausse des loyers, ça fait 210€ par an pour un loyer mensuel de 500€. Le lecteur retient 210 / 500, crie au scandale et appelle à punir les propriétaires.

  • La Turquie ne s’est placé dans aucun camps si ce n’est le sien. L’OTAN a crié victoire mais l’intégration de la Suède et de la Finlande n’est pas encore faite: la Turquie n’a pas l’intention de jouer au cocu et peut encore bloquer la suite du processus. Comme la Finlande a déclaré refuser d’estradier ses citoyens pour quelque raison que ce soit (sous-entendant les Kurdes visés par la Turquie) et que d’une manière générale c’est vu comme un couteau dans le dos des Kurdes, quelques discussions musclées auront encore lieu

  • La septième compagnie veut faire diversion !

  • Si on reparle du covid, c’est que l’Ukraine ne domine plus le temps de cerveau disponible.
    Et vu que Macron a été lamentable sur ce dossier, il préfère changer de sujet.

  • J’ai 80 ans, non vacciné et je viens d’attraper le COVID pendant vingt jours. Mon épouse, 12 ans de moins, pass sanitaire en règle l’a eu en même temps et tout autant… sinon plus!. J’ai le sentiment qu’elle ne va pas se ruer vers les dernières créations des laboratoires dont les Etats se sont chargés d’être les professionnels de la vente…

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