Comment l’agro-écologie va affamer des millions de personnes

L’agro-écologie est la solution lorsque les paysans n’ont pas d’autres moyens. Malheureusement pour elle, nous disposons de technologies qui peuvent facilement être appliquées pour résoudre les problèmes auxquels les petits exploitants sont confrontés.

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Comment l’agro-écologie va affamer des millions de personnes

Publié le 5 mai 2022
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Par David Zaruk.
Un article de Risk-Monger

Le monde est fait de soleil et de papillons, de roses et d’arcs-en-ciel. Si nous pouvons empêcher le Père Profit de violer Mère Nature, nous aurons ce monde dont nous avons rêvé… merveilleux, sans produits toxiques, plein d’amour, de paix, d’espoir et de bonheur.

C’est la maladie du rêveur qui sous-tend l’idéologie de l’agro-écologie. Tout ce que nous avons à faire est de nous débarrasser du mal, de l’humain, et la nature nous fournira en abondance toute la nourriture et la subsistance nécessaires. Cette rêverie se fonde uniquement sur la conviction que la nature est incontestablement bonne et que l’Homme… eh bien… l’Homme n’a rien fait d’autre que de détruire la nature de manière insensée.

Mais dans sa promesse de justice sociale (déguisée en science écologique), l’agro-écologie cache une sinistre faiblesse politique que le monde n’a pas vue depuis Lyssenko.

L’agro-écologie prétend être une science. Ce n’est pas le cas.

L’agro-écologie prétend qu’elle va nourrir le monde. Elle ne le peut pas.

L’agro-écologie prétend qu’elle a les solutions que l’agriculture conventionnelle n’a pas réussi à trouver. Or, ce n’est pas le cas.

Les atouts de l’agro-écologie sont l’activisme politique, des financements et un public qui veut croire à ses affirmations : trois éléments essentiels pour permettre aux zélotes imprégnés du dogme fondamentaliste de s’épanouir en dehors de la raison et des preuves.

Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Qu’est-ce que l’agro-écologie ?

Il existe autant de définitions de l’agro-écologie que de militants qui revendiquent dans leurs biographies le titre d’« agro-écologue/iste » (NdT : ce sera « agro-écologiste » dans la suite du texte).

La version anglaise de Wikipedia la décrit comme « l’étude des processus écologiques appliqués aux systèmes de production agricole », ce qui est un peu tautologique.

L’IPES-Food, l’autorité autoproclamée sur la science de l’agro-écologie, la définit avec des termes plus nobles comme :

« L’agro-écologie représente un paradigme alimentaire et agricole alternatif, qui s’oppose à l’agriculture industrielle. L’agro-écologie est ancrée dans la reconstruction des relations entre l’agriculture et l’environnement, et entre les systèmes alimentaires et la société. Si les pratiques peuvent être très variées, l’agro-écologie se caractérise par la diversification des exploitations et des paysages agricoles, le remplacement des intrants chimiques par des matières et des processus organiques, l’optimisation de la biodiversité et la stimulation des interactions entre les différentes espèces, dans le cadre de stratégies holistiques visant à établir la fertilité des sols à long terme, des agro-écosystèmes sains et des moyens de subsistance sûrs et justes. »

L’agro-écologie est donc tout ce que l’agriculture conventionnelle n’est pas. C’est assez simple. Elle met en avant une sorte d’approche « bio plus » de l’agriculture, soucieuse de reconstruire une relation avec l’environnement que l’agriculture conventionnelle a supposément détruite. Ce « paradigme […] alternatif » se concentre sur la fertilité des sols (agriculture régénérative), la diversification des cultures et le développement d’exploitations agricoles biodiversifiées.

Mais en quoi ce « paradigme » est-il différent de ce que font actuellement de nombreux agriculteurs conventionnels ?

Les agriculteurs conventionnels peuvent-ils être agro-écologistes ?

Selon la définition d’IPES-Food : non !

Pour être généreux, là où l’agriculture conventionnelle serait préoccupée par les rendements, l’agro-écologie adopte une approche plus globale, travaillant au sein de la nature pour équilibrer les rendements avec les conséquences écologiques et sociales de l’agriculture. Mais tous les agriculteurs savent très bien que pour améliorer les rendements, ils doivent protéger leurs sols et conserver l’eau ; tous les agriculteurs reconnaissent leur rôle dans la fourniture d’aliments sûrs et nutritifs, en abondance et à un prix abordable. En d’autres termes, tous les agriculteurs sont des agro-écologistes, de sorte que la tentative d’IPES-Food de dénormaliser des centaines de millions d’agriculteurs est à la fois ignorante et malveillante. Les agriculteurs sont constamment à la recherche de meilleures méthodes de culture et sont très conscients de la fragilité et de la menace de Mère Nature. Tous les agriculteurs travaillent dans le cadre de la nature (mais certains utilisent simplement de meilleurs outils pour gérer les menaces).

En effet, bon nombre des principes revendiqués par les agro-écologistes sont utilisés par les agriculteurs conventionnels depuis des décennies et en ce sens ne sont pas remarquables. Ce que les agro-écologistes appellent l’agriculture régénérative est communément appelée par les agriculteurs conventionnels « agriculture de conservation » (AC).

Parmi les pratiques agricoles typiques de l’AC revendiquées comme agro-écologiques, mais très clairement conventionnelles, figurent :

  • les rotations de cultures bien planifiées,
  • les pratiques de semis direct,
  • les cultures intercalaires,
  • les cultures de couverture,
  • les bandes de biodiversité,
  • les jachères.

 

L’une des principales raisons pour lesquelles j’ai participé à la lutte pour maintenir le glyphosate sur le marché au cours des cinq dernières années (contre les attaques impitoyables et bien financées des agro-écologistes) est que l’herbicide permet à ces pratiques d’agriculture de conservation d’assurer efficacement une agriculture plus durable. Dans certains cas, les agriculteurs conventionnels sont tenus d’appliquer des techniques comme les cultures de couverture ou les rotations, mais c’est surtout une question de bon sens et cela permet d’obtenir de meilleurs rendements et, souvent, de réduire les coûts globaux.

Le fait que des militants pour la justice sociale qualifient d’« agro-écologie » ces pratiques conventionnelles qui développent les sols et protègent la biodiversité – et les qualifient ainsi tout en ignorant que les agriculteurs pratiquent la rotation des cultures, sèment des cultures de couvertures, évitent le travail du sol… depuis des décennies –, est révélateur d’un groupe de militants qui n’ont jamais cultivé ou même été en contact avec des agriculteurs. Le fait que ces militants urbains fassent campagne pour interdire les outils de protection des plantes comme le glyphosate qui rendent ces pratiques « agro-écologiques » efficaces et viables montre à quel point ils sont devenus ridicules. Il est incroyable que les gouvernements et les fondations leur accordent encore la moindre attention.

Cette hypocrisie ne devrait pas surprendre ; c’est ainsi que les fanatiques opèrent. Ma célèbre belle-sœur, Rachel, qui n’a pas d’enfants, n’hésite jamais à me prêcher comment je devrais élever les miens. Les citadins naturophiles ont dicté sans honte la façon dont nos systèmes alimentaires doivent être gérés. Mais devrions-nous planifier des programmes agricoles dans les pays en développement en nous basant sur les conseils de guerriers de la justice sociale qui n’ont aucune idée de l’agriculture et ne s’en préoccupent pas du tout ?

L’agro-écologie n’est-elle qu’un concept de justice sociale ?

Selon une brochure de campagne non datée (!) de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’agro-écologie est unique en son genre :

« Plutôt que d’ajuster les pratiques des systèmes agricoles non durables, l’agro-écologie vise à transformer les systèmes alimentaires et agricoles, en s’attaquant de manière intégrée aux causes profondes des problèmes et en fournissant des solutions globalistes qui s’inscrivent dans la durée. Il s’agit notamment de mettre explicitement l’accent sur les aspects sociaux et économiques des systèmes alimentaires. L’agro-écologie accorde une place centrale aux droits des femmes, des jeunes et des peuples autochtones. »

Ainsi, selon la branche agricole des Nations Unies, l’agro-écologie est une question de justice sociale (et apparemment pas du tout une question d’agriculture)… Mais la FAO veut promouvoir l’agro-écologie en tant qu’outil de transition permettant d’apporter des changements aux systèmes agricoles.

Dire que l’agro-écologie est « un mécanisme de transition », « transformatrice » ou un « système alternatif » est une erreur d’appellation. Repousser l’agriculture à une époque antérieure au développement des outils de protection des plantes et des technologies de sélection des semences n’est guère transformateur. Ce n’est qu’une application de plus de la maladie du rêveur, rejetant la technologie et retardant l’horloge à des jours plus simples (bien qu’ils essaient de conditionner ce vieux vin dans de nouvelles bouteilles). Les agro-écologistes affirment ensuite qu’il s’agit simplement d’une question de bonne éducation (c’est dit comme par un vrai colonisateur).

Cet outil « de transition » améliorera-t-il l’agriculture dans les pays en développement ou nous ramènera-t-il à des pratiques anciennes et inefficaces ? Cette question est évaluée dans un excellent article du conseiller agricole ougandais, Nassib Mugwanya [en français ici]. Il conclut de son expérience que l’agro-écologie ne fera qu’asservir les agriculteurs africains à davantage de lutte pour une vie décente et plus de pauvreté, alors que ce dont ils ont besoin, c’est de plus de choix et d’opportunités pour une vie meilleure. Mugwanya déclare :

« Cependant, plus je me suis immergé dans la vie et les difficultés des petits exploitants de semi-subsistance en tant qu’agent de vulgarisation, plus j’en suis venu à conclure que l’agro-écologie est une impasse pour l’Afrique, pour la raison plutôt évidente que la plupart des agriculteurs africains suivent déjà ses principes. Comme Daisy, les agriculteurs avec lesquels je travaille n’ont pas accès à des engrais de synthèse ni à des pesticides, ils ne sont pas en monoculture et n’ont pas les moyens d’acheter des tracteurs ou des pompes d’irrigation. Ainsi, les divers raffinements suggérés par les défenseurs de l’agro-écologie ne sont guère susceptibles de les aider à augmenter considérablement leurs rendements ou à réduire les pertes de récoltes, et encore moins de leur offrir une vie au-delà de l’agriculture s’ils choisissent de la pratiquer. »

Toutefois, Mugwanya évalue l’agro-écologie en fonction des normes de performance agricole, et conclut qu’elle n’offre rien de plus que le statu quo : la pauvreté et la misère.

Plutôt que de prétendre que les systèmes agricoles actuels sont injustes pour les pauvres, puis de bloquer les pratiques conventionnelles tout en laissant les agriculteurs plus vulnérables, ne faudrait-il pas améliorer le système progressivement ? Comment l’institutionnalisation des agriculteurs appauvris réduit-elle le risque d’accaparement des terres ? L’Afrique, en particulier, a désespérément besoin de plus que d’une simple augmentation de la même chose.

Ce qu’il est intéressant d’observer ici, c’est que, contrairement à d’autres campagnes anti-agro-techniques, l’astuce utilisée par les agro-écologistes dans les pays en développement n’est pas le principe de précaution. Ils ne jouent pas sur l’incertitude des OGM ou sur les risques inconnus des pesticides pour imposer des interdictions réglementaires – c’est le jeu des campagnes des riches en Occident. Ces militants rejettent les technologies agricoles sur la base de la justice sociale : nous devrions être en colère parce que les riches capitalistes blancs asservissent les paysans pauvres et de couleur. Bien que les agro-écologistes propagent des cas anecdotiques et massent les chiffres, les agriculteurs conventionnels ont des rendements plus élevés, et donc leur argument se déplace pour essayer de montrer que céder des droits et libertés à ces « sociétés néocoloniales » ne vaut pas la peine pour les agriculteurs.

« Vous ne pouvez pas faire confiance à l’homme blanc capitaliste ! » (dit l’homme blanc socialiste).

Les coûts sociaux de l’agro-écologie

Ainsi donc, si elle n’améliore pas les conditions et les rendements, l’agro-écologie contribue néanmoins à la justice sociale pour les petits exploitants agricoles… en particulier les agriculteurs de subsistance dans les pays en développement, n’est-ce pas ?

Eh bien… non !

La pauvreté est peut-être la plus grande injustice sociale, et ne pas donner aux agriculteurs les moyens d’améliorer leurs rendements, de réduire le travail et la souffrance tout en faisant progresser leur vie sur le plan économique et financier n’est guère digne d’éloges. Si vous ne permettez pas aux agriculteurs d’avoir accès à des insecticides ou à des semences résistantes à des parasites et des maladies, vous condamnez davantage de femmes à passer de longues heures courbées, au soleil, à arracher les feuilles atteintes. Si vous refusez aux petits exploitants l’accès aux herbicides de base, le travail pénible du désherbage manuel sera confié à leurs enfants alors qu’ils devraient être scolarisés.

On dit souvent que les coûts de la protection des cultures en Ouganda sont mesurés en fonction du coût des jours de travail des femmes. Et si Vandana Shiva peut pépier sur le plaisir d’entendre « la joie » des voix des enfants qui travaillent dans les jardins, je pense que nous ne partageons tout simplement pas le même concept de justice sociale… ou de progrès et de développement.

En favorisant un système à forte intensité de main-d’œuvre, où les paysans travaillent sur des parcelles d’un demi-hectare, les agro-écologistes ignorent l’histoire du développement économique : la croissance se produit lorsque les rendements augmentent suffisamment pour libérer la main-d’œuvre pour d’autres activités lucratives, non agricoles. L’agro-écologie condamne les agriculteurs et leurs familles à une vie enchaînée à la terre, dans des sociétés soumises chaque année aux aléas de la récolte. Je suppose que j’ai une compréhension différente de ce que signifie une « approche holistique ».

De nombreuses sociétés occidentales de protection des cultures ne sont plus actives dans certains pays africains parce que les pratiques locales et corrompues vont à l’encontre de leurs codes de conduite éthique internes. Les agriculteurs risquent donc de se retrouver avec des produits de moins bonne qualité ou contrefaits, des intermédiaires opportunistes et de mauvais conseils agronomiques. Comme le dit à juste titre Mugwanya, on ne peut pas transformer l’agriculture africaine sans d’abord transformer/moderniser l’Afrique.

Les agro-écologistes ne parlent pas beaucoup de l’amélioration des infrastructures (routes, irrigation, marchés…) car c’est ce que font les colonisateurs. L’agro-écologie est une solution simpliste imposée aux pauvres par de riches activistes occidentaux avec des arrière-pensées. C’est le vrai colonialisme et il maintiendra les Africains dans la pauvreté.

Pire encore, les agro-écologistes semblent se concentrer sur les mots « juste » et « équitable », laissant entendre qu’ils soutiendraient le « commerce équitable ». Mais c’est tout le contraire. Pour se conformer aux exigences de certification du commerce équitable, les agriculteurs ont besoin d’une certaine masse critique, d’éducation et d’organisation. En mettant l’accent sur l’idéal des petits paysans qui essaient de se nourrir eux-mêmes, l’agro-écologie prive les agriculteurs de l’accès à de meilleurs marchés, à de meilleurs revenus et à un meilleur développement.

L’agro-écologie est tout sauf socialement juste.

Danser avec les charlatans

Je n’ai jamais vraiment écrit sur l’agro-écologie jusqu’à présent parce que, franchement, je ne l’avais jamais prise au sérieux. Menée par d’ambitieux avocats, des militants écologistes, des naturophiles et des militants d’une seule cause, l’agro-écologie était devenue la panacée pour bien des militants politiques.

Pour l’écologiste, l’agro-écologie résoudra le problème du changement climatique. Pour le naturophile, elle supprimera la dépendance aux produits chimiques et fournira des ressources pour une production alimentaire plus biologique. Pour le défenseur de la justice sociale, elle contribuera à mettre fin au capitalisme, à l’industrie et à notre dépendance à l’égard des modèles de croissance économique. Pour les avocats militants, elle fournit un modèle alternatif qu’ils peuvent utiliser pour propager leur concept potentiellement lucratif d’écocide. Pour les végans et les mouvements de défense des droits des animaux, elle fournit les bases d’un changement de cap par rapport à la « viande industrielle ». Pour les néo-malthusiens, elle constitue le meilleur outil pour une stratégie de décroissance démographique. Avec toutes ces merveilleuses opportunités qui se présentent, est-ce que l’effet réel de l’agro-écologie sur les agriculteurs (en plus de leur donner plus de difficultés, d’incertitude et de pauvreté) est vraiment important ?

Les agro-écologistes affirment qu’ils mettront fin aux inégalités en se débarrassant des riches ; à l’agriculture industrielle en éliminant les technologies innovantes ; à la mondialisation et au développement international en encourageant les petits exploitants pratiquant une agriculture de subsistance. Aucune personne raisonnable ne voudrait de tout cela ; sauf si elle a d’autres intérêts qu’elle veut exploiter.

Mais récemment, la communauté agro-écologique a reçu de l’argent de quelques riches donateurs, elle a des alliés à la FAO et des soutiens d’acteurs peureux dans certains gouvernements occidentaux qui tentent d’apaiser cette faction du lobby vert. Ainsi, bien qu’ils jouent un jeu différent de celui des precautionistas qui tentent d’interdire toute agriculture conventionnelle, ils ont trouvé un grand nombre d’amis dans le monde de l’activisme qui seraient heureux de faire de l’agro-écologie la voix de leur conscience et de leur raison d’être.

L’agro-écologie a également attiré certains des acteurs de la justice sociale les moins crédibles. Prenez mon amie, Vandana Shiva, qui se définit comme une « agro-écologiste de la souveraineté alimentaire ». L’Université de la Terre de Shiva permet à des pèlerins activistes occidentaux de lui donner (beaucoup) d’argent en se rendant en Inde afin d’apprendre l’agro-écologie dans sa ferme pilote paradisiaque. J’aimerais bien fabuler ici, mais là-bas, elle enseigne à des citadins aisés les clés de l’agriculture biodynamique, qui consiste à ne faire qu’un avec la terre, à remplir des cornes de fumier et à se mettre dans la bonne direction mystique. (La biodynamie a été développée par Rudolf Steiner au début du XXe siècle, puis adoptée par les nazis dans les années 1930 et il est donc parfaitement logique qu’elle soit aujourd’hui adoptée par un groupe d’agro-écologistes de l’extrême).

Au sein du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies a été créé un poste symbolique (rapporteur) pour parler du droit à l’alimentation. Depuis qu’Olivier De Schutter a assumé cette fonction cérémoniale, le poste offre une rampe de lancement aux militants de l’agro-écologie pour des campagnes se prévalant de la crédibilité de l’ONU. À la fin de son mandat, De Schutter a mis en place le Groupe International d’Experts sur les Systèmes Alimentaires Durables (IPES-Food, à ne pas confondre avec l’IPBES de nature intergouvernementale) – une sorte de talk-show agro-écologique des riches. Ils disposent d’un « panel d’experts de haut niveau » et d’un petit secrétariat composé de lobbyistes qui organisent des symposiums et publient des articles sur l’agro-écologie et la souveraineté alimentaire… mais ils ne font pas (encore) partie des Nations Unies.

L’agro-écologie est-elle une science ?

Non.

Le professeur de Berkeley, Miguel Altieri (qui aurait inventé le terme), trace la voie scientifique de l’agro-écologie :

« Dans cette optique, une nouvelle approche technologique et de développement est nécessaire pour répondre aux besoins agricoles des générations actuelles et futures sans épuiser notre base de ressources naturelles. L’approche agro-écologique fait justement cela parce qu’elle est plus sensible aux complexités de l’agriculture locale et qu’elle a un large critère de performance qui inclut les propriétés de durabilité écologique, de sécurité alimentaire, de viabilité économique, de conservation des ressources et d’équité sociale, ainsi que l’augmentation de la production. »

Ce site est un peu dépassé et ne propose jamais réellement ces nouvelles technologies (je suppose que cette nouvelle approche holistique adopte la méthodologie scientifique). Dire que les chercheurs en agro-écologie sont « plus sensibles » à l’agriculture locale dénigre les agronomes conventionnels qui ne sont qu’une bande d’hommes blancs imposant une oppression coloniale à des pauvres parfaitement capables de se nourrir eux-mêmes. Comme nous l’avons vu, ces acteurs de la justice sociale non seulement n’interagissent pas avec les agriculteurs, mais encore ne parlent pas non plus aux agronomes locaux. Je ne suis pas sûr que Norman Borlaug se soit senti comme un oppresseur colonial lorsqu’il a déménagé au Mexique, mais les révisionnistes travaillent à « interroger » cette histoire.

Être une science implique d’adhérer à une méthode scientifique qui remet sans cesse en question ses théories, ses concepts et ses paradigmes. L’agro-écologie est basée sur le principe incontesté que l’agriculture doit suivre des solutions naturelles et non industrielles. C’est à peu près aussi scientifique que de dire que l’agriculture est libre d’utiliser n’importe quelle technologie tant qu’elle est écrite dans la Bible.

J’ai déjà écrit à ce sujet ailleurs. La science ne se soucie pas de savoir si la solution est naturelle ou synthétique, si elle a été développée dans un centre d’innovation industrielle à Saint Louis ou par un agronome dans une ferme kenyane, si elle a été financée par des actionnaires, des petits exploitants ou des détenteurs de brevets. La science se préoccupe uniquement de savoir si quelque chose fonctionne, permet à l’agriculture d’être plus durable et offre une vie meilleure aux agriculteurs et aux consommateurs. Dès que vous commencez à ajouter des réserves telles que : « Cela doit être naturel » ou : « Cela ne peut pas être lié au financement par des entreprises », vous abandonnez le domaine scientifique et embrassez la religion.

Cela ne veut pas dire que la religion est une mauvaise chose ou qu’elle n’apporte pas un certain réconfort, mais simplement que les gens ne peuvent pas prétendre que leur religion (par exemple, la naturophilie) est meilleure que les solutions scientifiques. Si elle est meilleure, alors la science, de par sa nature même, l’adoptera parmi ses pratiques. Si elle exige une humilité aveugle à genoux devant une Église de la Nature toute-puissante, alors la science se défera de ce dogme fondamentaliste.

Pourquoi devons-nous tolérer cette dichotomie en noir et blanc en matière d’agriculture ? Pourquoi doit-il s’agir uniquement d’agro-écologie (sans outils agricoles conventionnels) ? Si l’agro-écologie pouvait être améliorée avec des substances comme le glyphosate pour permettre des cultures de couverture plus complexes et une meilleure conservation des sols sans labour, alors il faudrait abandonner le dogme et utiliser les meilleurs outils disponibles. S’il ne s’agit que du label biologique, alors laissez tomber les revendications de justice sociale et de durabilité – vous n’y êtes que pour les prix plus élevés que vous pouvez obtenir de consommateurs inutilement effrayés. Certains agriculteurs comme « FarmingGeorge » au Royaume-Uni parlent avec passion d’agro-écologie et, bien que nous ayons besoin de ces pionniers, il continue à pratiquer l’agriculture conventionnelle (tout en admettant qu’il utilise encore du glyphosate). Cela ne devrait pas poser de problème et il ne devrait pas avoir à s’excuser.

Si l’agro-écologie pouvait être améliorée avec des substances comme le glyphosate pour permettre des cultures de couverture plus complexes et une meilleure conservation des sols sans labour, alors il faudrait abandonner ce dogme et utiliser les meilleurs outils disponibles. S’il ne s’agit que du label biologique, alors laissez tomber les revendications de justice sociale et de durabilité – vous n’y êtes que pour les prix plus élevés que vous pouvez obtenir de consommateurs inutilement effrayés.

Des scientifiques crédibles étudient-ils l’agro-écologie ? Oui, et on me dit souvent d’être poli avec eux. Compris ! Et bien qu’il existe un programme à l’université du Wyoming (qui se fond également dans de nombreuses pratiques agricoles conventionnelles), étant donné le nombre de dingues comme Shiva et De Schutter qui se prétendent « experts» en agro-écologie, tout universitaire crédible devrait trouver un autre nom pour son domaine d’étude.

L’agro-écologie utilise une équation plutôt perverse où les moyens justifient les fins. Rejeter les moyens conventionnels de produire des aliments (en faveur de pratiques basées sur la nature) entraînera des rendements plus faibles, des famines probables et des changements imposés dans les pratiques alimentaires. Et ces fins horribles sont acceptées pour propager une vision de justice sociale naturophile idéalisée dans l’Occident riche et bien nourri. Ne prétendez jamais que l’agro-écologie est scientifique.

L’agro-écologie peut-elle nourrir le monde ?

Non.

Mais pour être juste, cela n’a jamais été l’objectif.

Le but de l’agro-écologie n’a jamais été de nourrir les populations urbaines croissantes. Au mieux, son ambition est plus modeste : produire suffisamment de nourriture pour nourrir l’agriculteur qui a planté les graines. Vandana Shiva et son ONG, Navdanya, ont remporté le prix Midori en 2016 pour avoir enseigné l’agriculture agro-écologique, principalement à des femmes. Parmi ses réalisations, on peut citer le fait que 55 % d’entre elles ont pu produire un surplus. Malgré l’évidence – près de la moitié d’entre elles n’ont pas réussi à se nourrir –, il semble irresponsable d’encourager une mentalité paysanne-agricole au XXIe siècle alors que plus de la moitié de la population mondiale vit en milieu urbain.

Million Belay, le chef de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique, un groupe de pression agro-écologique panafricain, définit la souveraineté alimentaire comme « la capacité des communautés à se nourrir elles-mêmes ». Cet abaissement de la barre pour les agriculteurs (juste assez pour se nourrir) à un moment où la population africaine augmente, s’urbanise et exige une meilleure qualité de vie est dangereusement myope.

Si les agriculteurs ne sont pas mis en capacité de produire plus, mieux et de manière plus fiable, si le seul objectif est la subsistance individuelle, si la justice sociale a la priorité sur un rendement adéquat, alors c’est la recette de la famine. Ne parlez pas de développement et d’agro-écologie dans la même phrase. Une mauvaise sécheresse, un essaim de criquets, une défaillance systémique et des millions de personnes en souffriront. L’agro-écologie, malgré sa prétention occidentale à la justice sociale, favorise la vulnérabilité, la pauvreté et l’insécurité alimentaire.

L’histoire se répète

Toute analyse de l’agro-écologie devrait s’appuyer sur les écrits et les conséquences tragiques de l’agronome soviétique Trofim Lyssenko, dont le mélange de recherches fondées sur des motifs politiques et une idéologie impitoyable a conduit à la mort et au déplacement de millions de personnes. La plupart de ses affirmations étaient davantage d’ordre social (soviétique) que scientifique, et reflétaient une ambition et une partialité politiques. Un article à venir comparera le lyssenkisme dogmatique (et le steinerisme) à certaines des affirmations que les agro-écologistes font aujourd’hui pour montrer comment l’histoire se répète (tragiquement).

Pour l’instant, retenons deux points fondamentaux : vous ne pouvez pas forcer une idéologie politique à s’opposer aux découvertes scientifiques pendant une période prolongée – le système échouera. Lorsque ce système défaillant concernera la production alimentaire, les gens mourront de faim.

Une chose est sûre : l’agro-écologie est plus proche du lyssenkisme que de la science. Les gouvernements devraient s’efforcer de donner aux agriculteurs des pays en développement de meilleures routes, de meilleurs marchés et une meilleure irrigation, et cesser de financer les agro-écologistes occidentaux qui ne font que promettre à ces agriculteurs davantage de pauvreté, de souffrance et d’incertitude.

Et avec les criquets qui pullulent dans la Corne de l’Afrique, la baisse des rendements agricoles en 2020 dans de nombreux pays occidentaux et l’effondrement économique qui a suivi la pandémie de Covid-19, la vulnérabilité économique et l’insécurité alimentaire n’ont pas été aussi élevées depuis des décennies. Les agro-écologistes sont-ils prêts à accepter les famines pour prix de la pérennité de leur dogme de justice sociale ? L’histoire n’est pas de bon augure à cet égard.

Comme la plupart des idéologies motivées par la maladie du rêveur, les conséquences sont généralement bien pires que leurs intentions (vertueuses). L’agro-écologie est la solution lorsque les paysans n’ont pas d’autres moyens, opportunités ou choix. Malheureusement pour elle, nous disposons de technologies qui peuvent facilement être appliquées pour résoudre les problèmes auxquels les petits exploitants sont confrontés (si seulement les lobbyistes agro-écologistes ne se mettaient pas en travers du chemin). L’agriculture deviendra plus difficile (plus rapidement), ce qui entraînera une demande accrue de solutions technologiques.

Je pense que j’ai eu raison de ne pas prendre au sérieux cette maladie de rêveur de la justice sociale.

Article publié initialement le 25 septembre 2020

Traduction par Wackes Seppi de The Dreamers disease, how agroecology will starve millions

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  • la méthode c’est le foisonnement.. vous ne dites pas un truc vous en dites plein ..tous sympathiques mais tous erronés..en cas de critique on passe de l’un à l’autre..
    et comme le discours a des fins politiques et qu’il s’agit de convaincre des citadins..

    le lyssenquisme est advenu et la raison n’en est pas que les scientifiques russes étaient des imbéciles .. le biais de confirmation, les placebo , les conflits d’interets..on sait que ça existe.. mais il y a un truc…les gens éduqués et intelligents sont persuadés que ça ne concerne que les idiots.

    et on a le scepticisme dénoncé par des tas de chercheurs..

    on a pu annoncé depuis longtemps que l’écologisme était un totalitarisme en puissance, les gens riaient…

    on peut faire le constat que déjà la science commence a pourrir.. chaque fois que l’argument d’autorité est utilisé, chaque fois qu’on vous explique que le but de la science est le progrès…et les chercheurs rient…ils sont trop intelligents pour ça… non orgueil et pouvoir..on SAIT scientifiquement et historiquement que peut faire dérailler tout le bazar..

    la première chose a faire est de mettre est d’introduire de puissants garde fous contre la corruption par l’argent public..la notion de conflit d’interet concerne AUSSI le financement public..

    • Il ne concerne QUE le financement publique parce ceux qui dépenses ne sont pas ceux qui paient…ça n’est que dans ce cas là qu’il peut y avoir corruption.

    • le bon fonctionnaire de l’ed nat voit les chômeurs…et il se dit bon sang mais c’est bien sûr , si pas d’ herbicide voila du travail pour ces gens..

      c’est beau comme un champ de coquelicots, d’un coté, il faut diminuer le temps de travail..de l’autre la productivité c’est caca… et enfin il faut augmenter le pouvoir d’achat.. et en même temps ;en tenant un discours sur la surconsommation…

      si au moins ils admettaient qu’ils proposent l’appauvrissement comme objectif par le choix de limitations techniques obligatoires baissant la productivité… ça tiendrait la route.. mais ça ne serait pas populaire…

  • Ça va surment pas affamer les gens seulement obliger le retour à la terre.des citadins . Ça tombe bien en France puisque l’industrie disparaît et que s’ouvre une convention citoyenne de 134 membres tires au sort sur le futur de l’agriculture .. On va encore bien se marrer..iront ils jusqu’à interdire la traction animale et le tracteur à mazout ?

    • à l’echelle du monde..on peut penser que si..à l’échelle de la france, se passer des pesticides et engrais … en fait aussi..

    • En cas d’intempérie ou de sécheresse votre récolte sera détruite… et vous mangerez quoi? Pour nourrir les citadins il faut que l’agriculteur produise des excédents pour eux et les vendent. Sinon famine!

    • Le retour à la terre de millions de citadins : c’est la mort de la belle nature des écolos. Il suffit de calculer la surface cultivé qu’il faudrait utiliser pour nourrir la population mondiale « à l’ancienne »…

      • Il suffit surtout de calculer le temps qu’il faudrait à un citadin pour produire sa seule consommation personnelle de carottes, de patates ou de lait.

      • Seuls les plus capables survivront…
        Probablement aucun écolo dans le lot 🙂

        • Alors là j attends de voir, un agriculteur ecolo, comme vous dite, n’auras plus besoin des semences de l agro industrie, ni de ses engrais et pesticides, donc bon courage aux nons écolos en cas de crise majeure, privés des produits qu’ils achètent en masse ils sont ruinés à la moindre crise d approvisionnement. D ailleurs ça c’est déjà vu a l échelle d’un pays même, l Inde, ils ont fait le bon choix en choisissant l autonomie. A vous d ouvrir les yeux ou de dépendre du système monsanto etc et mourir. Bon courage avec vos convictions mdr.

          -2
          • Merci d’essayer de les sauver. J’ai l’impression que mm les documentaires ne les fonts pas changer d’avis… Ne serait ce que le film Demain… A moins qu’ils ne regardent rien de tt ça… J’achète mes legumes bio qui viennent d’a côté de chez moi, production locale, laissons les couler, c’est comme ca que le changement se fera…

  • C’est toujours le même souci avec ce type d’article, il est juste pour dénoncer mais incomplet pour comprendre. C’est à dire que le point de départ est la situation actuelle sans donner d’indication sur les raisons qui ont conduit à cette situation. Or l’histoire est une continuité et parler des conséquences futures sans les causes historiques est hasardeux.

    1/ l’agro-écologie n’est rien d’autre qu’une appelation politique de l’agronomie en tant qu’agrosystème à l’échelle d’un champs, et donc élargit à sa dimension sociale (chacun sa place);
    2/ c’est avant tout un phénomène des années 80 en Amérique Latine, repris par l’écologisme actuelle des occidentaux riches qui se donnent bonne conscience;
    3/ pourquoi ? voir le cas du Mexique : la révolution verte avec les techniques modernes a sortit le pays de la famine et l’a rendu exportateur, cependant il y a eu logiquement une sélection impitoyable parmi la nombreuse population de paysans qui ont tous fini dans les bidonvilles. Appliquer une révolution verte sans révolution industrielle c’est à coup sûr favoriser un retour de bâton socialisant.
    4/ nous voilà prévenu, la vérité est sans doute l’ajustement intelligent du modernisme agricole avec une situation donnée, variable pour chaque pays. C’est un équilibre délicat à trouver mais à mon sens une étape indispensable pour la cohésion politique et sociale tout en permettant un décollage économique.

    • « les raisons qui ont conduit à cette situation » : Les français étaient au bord de la famine en 45, ça vous suffit comme raison?

      • la situation décrite dans l’article évidemment et PAF un biais en pleine figure..

      • C’est dans les années 1935 que les paysans français ont réussi à faire les premières « soudures » agricoles (https://fr.wikipedia.org/wiki/Soudure_(agriculture)), ce qui consiste à avoir suffisamment de récoltes de l’année précédente pour couvrir la période du printemps ou la récolte suivante n’a pas encore poussé. Les années de guerre ont fait régresser la situation et les progrès n’ont repris leur cours qu’autour des années 1950. Il est évident qu’à ces époques-là, guerre et après-guerre, la situation alimentaire n’était pas du tout brillante. L’utilisation des farines animales dans les années 1950-60 a probablement empêché de grandes famines et les experts de l’époque évoquent le sauvetage d’environ 10 millions d’Européens (production laitière augmentée,…).

  • Je reviens d’un petit voyage d’étude au Burgenland (Autriche) et voilà ce que j’ai vu dans le pays le plus bio d’Europe:
    -un exploitant qui ayant hérité de la ferme parentale il y a 30 ans exploite aujourd’hui 2000 hectares dans 3 fermes (1 au Burgenland avec 275 hectares, 1 en Hongrie avec 400 hectares, 1 en Roumanie avec 1300 hectares). Moderne, bien équipé, rationnel et rentable!
    -un exploitant dont le père était fonctionnaire qui exploite 80 hectares d’ail bio
    -un vigneron partant de 4 hectares de vignes en exploite aujourd’hui 40 avec des équipements ultra-modernes
    -un éleveur sur 30 hectares et 30 vaches laitières a monté une fabrication de glaces et a installé un parc de loisirs pour enfants sur 5 hectares avec 2 restaurants, un parcours pédagogique du lait.
    Ces 3 exploitation sont 100% bio et se portent bien!
    36% des terres cultivables en Autriche sont bio et 60% au Burgenland.
    Par ailleurs, l’Autriche possède 250 leaders mondiaux ou dans le top 3 de leur spécialité.
    Toute la grande distribution autrichienne joue avec succès le mode bio…
    Il est donc des concepts bio qui fonctionnent à grande échelle mais cela sous-entend moins de contraintes administratives que chez nous et surtout laisse libre cours à l’entreprise…
    Chez nous on fait tout pour décourager l’entreprise et l’autonomie de la responsabilité de chacun. 6 millions de fonctionnaires empêchent cette libre entreprise car ce sont eux qui pensent et ordonnent notre quotidien dans la bonne logique de l’Etat qui gère tout…
    Il en découle la logique de la main tendue et de la déresponsabilité de l’individu.
    Contrairement de ce qu’affirme l’auteur, le mode bio est viable à condition d’utiliser les méthodes modernes et de libre entreprise!
    Les modèles que la presse et les médias nous présentent en France ne le sont pas car trop petits et économiquement pas viable. C’est le règne des rêveurs et des idéologues…

    • Vous pouvez nous expliquer comment ils défendent leurs cultures contre les prédateurs, herbes parasites et agents pathogènes sur d’aussi grandes surfaces? Je doute qu’ils désherbent à la main! Il y a comme un loup dans votre exemple.

    • @tradition:
      Si c’était un voyage d’étude, il y a certainement un rapport technique. % bio qu’est-ce que cela veut dire sur d’aussi grandes surfaces et des monocultures comme l’ail?
      C’est quoi les concepts bio qui fonctionnent à grande échelle?
      Je ne crois pas un mot de tout cela

    • Les exploitants agricoles bio peuvent très bien s’en sortir. Ils surfent sur la vague bio. Ce qui en soi est louable. Mais est-ce que ce concept est reproductible à l’échelle de la planète ?
      Pourra t’on nourrir la population mondiale qu’avec du bio ?
      Le coût des produits bio n’est pas abordable pour les plus pauvres.
      Pour la classe moyenne, le budget alimentation va grêver leur niveau de vie.
      Sans parler, bien sûr, de l »argumentaire de  » Virgile  » sur la défense de leurs cultures.
      Biologiquement vôtre. JEAN

      • C’est en effet une vision par le trou de la lorgnette. Car il s’agit d’un marché secondaire qui existe et, est rendu viable, parce qu’il est accoté au marché principal d’une agriculture moderne bon marché et d’une manière générale à une économie prospère.

        Le renversement est non souhaitable et aura en réalité peu de chance de se réaliser : on peut voir le bio par sa sobriété productive comme une réaction au trop du succès de l’agriculture productiviste et ses excédents. De fait par retour cette agriculture traditionnelle est influencée par la gtendance de l’agriculture bio tandis que celle-ci de par son développement rejoint le réalisme économique donc industriel de l’autre ce qui, au final, aboutira à un résultat sans grand chamboulement juste quelques évolutions.

        Sauf si on impose une révolution pastèque comme disent certains.

    • l’auteur ne remet pas en cause le bio en tant que niche économique..
      il parle d’agro écologie ..essentiellement l’agriculture vue de façon dogmatique.

    • 1- le bio autrichien est moins contraignant que le bio français (pas difficile, les cahiers des charges « bio » français sont les plus contraignants au monde). En d’autres termes, quel est le cahier des charges du bio autrichien ? Il n’est pas impossible qu’il se rapproche plus de notre agriculture dite conventionnelle que de notre agriculture bio.

      2- Non, le bio n’est pas viable en tant qu’il ne peut pas assurer l’alimentation de l’humanité. Ce n’est pas difficile à comprendre, dès lors qu’on a les chiffres en tête, notamment concernant les céréales, aliment de base des Occidentaux : le rendement par hectare est en moyenne d’un bon -50% par rapport à la production conventionnelle de céréales. -50%, cela signifie qu’il faut diminuer la population d’autant.

      Par ailleurs, le fait que les exploitations que vous avez vues en Autriche sont viables ne démontre rien – j’ai longtemps été spécialiste en gestion des exploitations agricoles, en passant : vous ne donnez pas le contexte, en particulier les aides publiques, directes ou indirectes.

      • Non seulement le bio n’est pas viable à grande échelle, il est simplement impossible: les apports en azote ne peuvent être qu’organiques, pas d’azote de synthèse. Donc, d’origine animale: la quantité disponible est limitée, très inférieure aux besoins, si on veut nourrir tout le monde.
        Le bio en France a le droit d’utiliser du fumier de l’agriculture « conventionnelle » (ou des produits animaux type farine de sang, plumes), ce qui revient à un « blanchissement » de l’azote de synthèse.
        Perso, je ne l’autoriserais pas, le système s’effondrerait tout seul.

        • Le bio est effectivement le retour à l’époque où les engrais de synthèse n’existaient pas ; et la France à cette époque – avant 1820-1840 – c’était 30-35 millions de personnes, soit deux fois moins qu’aujourd’hui. À aucun niveau le bio ne peut prétendre nourrir l’actuelle population, française ou mondiale.

          • A la différence que l’on a étudié les plantes depuis et que l’on sait produire plusieurs especes sur un metre carré en mm temps, il y a des exemples d’exploitation qui embauches plusieurs personnes et qui n’ont pas de tracteur tellement le terrain est petit et les rendements bons… Tout en etant bio. Et ca sans parler des plantes que l’on sait faire evoluer rapidement comme Pascal Poot le fait… Vous comparez la voiture a cheval avec la tesla, elles ont toujours quatres roues depuis le début oui…

        • le bio n’ets pas impossible tout comme une production 100% intermittent est possible..

          il est aussi parfaitement possible de manger des amanites phalloïdes..

          • Un estomac d’écolo supporte tout. Vous invitez vos amish écolos et vous leur cuisinez des amanites. Vous vous excusez en prétextant une allergie…

        • Se pose alors le problème des agents pathogènes, raison pour laquelle je refuse de consommer des produits bios poussés dans de la merde animale qui gouille de microbes et de virus!

  • Article écrit sous le coup de l’émotion.

    C’est écrit dans un style tellement décousu en passant du coq à l’âne que ça été pénible d’arriver au bout de l’article.

    Du coup on ne sait pas trop où l’auteur veut venir et quel est le message clair… ?

    La figure de style est très radicale, mal argumentée donc peu convaincant…

    • Si vous êtes incapable de comprendre alors que c’est pourtant clair. L’agro-écologie c’est revenir à l’agriculture de subsistance, donc à ses conséquences: pauvreté et famine en cas d’intempérie ou de cataclysme. Comme c’est la pauvreté qui oblige les enfants à travailler, pas d’école pour eux! Les écolos s’opposent au développement des pays pauvres pour conserver leur prédominance!

  • Ce sont bien les ecolos qui s’opposent à la construction de barrages hydroélectriques en Afrique et Asie. Tous ces pauvres qui voudraient avoir envie de s’installer chez eux et piller leur frigo, vous n’y pensez pas !

  • Wahou… Tout est faux là dedans. Au delà de l’incohérence et de la stupidité de vos idées, je remarque simplement que vous n’avez pas bien cerné les définitions d’agro-ecologie et d’agriculture conventionnelle (d’agriculture tout court d’ailleurs). Vous confondez plusieurs notions et plusieurs pratiques. Votre vision est étriquée et votre analyse biaisée et incomplète. Vous ne voyez pas les choses de manière globale ni dans l’espace ni dans le temps. Vous ne confrontez pas vos « idées » avec la réalité, avec le passé, et avec les signaux du futur. Et vous raisonnée l’agriculture comme un radeau alors qu’il s’agit en fait d’un paquebot. Je suis moi même agriculteur dans le Maine et Loire, je suis en contacte avec de nombreux syndicats, groupement de producteurs, membre d’une CUMA, et amis avec d’autres exploitants de ma régions (maraîchers et éleveurs en tout genre). Je suis aussi en relation avec des organismes de formations. Permettez moi donc de vous dire cher ami, que l’agro-ecologie est déjà devenue le modèle conventionnel. Elle est le modèle de référence. Elle s’applique dans toute ma région et au delà qu’on le veuille ou non. Elle se retrouve dans les pratiques et dans les politiques (je vous conseille de regarder de plus près la PAC européenne actuelle et sa prochaine réforme). On parle agro-ecologie même lorsqu’il s’agit d’étudier des techniques de traitement phytosanitaire. On parle agro-ecologie même lorsqu’il s’agit de planifier une production polyculture/élevage sur de grandes surfaces. Énormément d’efforts sont encore nécessaires. Beaucoup de débats et de combats auront encore lieu. Mais pas celui-ci. Vous êtes en retard pour mon plus grand plaisir. Votre article semble daté des années 1980, à l’époque où les dimensions environnementales et sociales de l’agriculture peinent à être considérées.
    Bref, un beau torchon que voilà.

    -2
    • « dans toute ma région » , « On parle agro-ecologie … », « Beaucoup de débats et de combats auront encore lieu. » …

      Pendant ce temps, d’autres s’activent à réduire la mortalité infantile et les maladies dans les pays pauvres et d’autres du sort des réfugiés.

      Les pays pauvres on besoin de développement, donc d’une économie moderne et d’un confort bourgeois pour faire 2 enfants par couple.

      Alors on peut causer de Gaïa dans les pays riches, mais la planète c’est le monde vue par l’humanité et la population des pays riches n’en représente qu’une petite partie. Et ça, on n’en cause pas beaucoup.

      • Bonjour Alan, je me permet de souligné que dans beaucoup de ces pays pauvres, l’agriculture conventionnelle est rejetée au profit d’une agriculture vivrière. Même en Chine, la population entière s’est nourri jusqu’au début des années 1990 sans jamais s’inspirer des modèles uniques occidentaux (je ne sais pas trop ce qu’il en ai aujourd’hui mais c’est suffisant pour illustrer). Vous pouvez lire à ce sujet l’introduction du livre de Bill Mollison qui est, contrairement à ce qui pourrait vous traversé l’esprit, très objectif à ce sujet.

        • Vous pouvez réciter votre bréviaire écolo cela ne change rien à la réalité! Tous ceux au courant savent que la Révolution verte a permis de supprimer les famines en Inde, Chine et pays du Tiers-monde. Et c’est justement par la modernisation des techniques agricoles qu’ils y sont parvenus. Comme tous les écolos vous étalez votre ignorance sur les sujets que vous abordez. Quand à la permaculture elle ne permet pas d’obtenir les rendements nécessaires pour fournir les excédents qui permettraient de nourrir les citadins bien plus nombreux que les paysans. C’est une agriculture idéologique! Bien dans la ligne actuelle du rêve bucolique des bobos!

          • « Les citadins sont plus nombreux que les paysans » hihi… L’inverse aurait été un peu bête… Et il travaille pour qui du coup le paysan? Si non on peut produire chacun dans son jardin et virer les paysans… La commune de Detroit qui a fait faillite aux etats unis se débrouille très bien sans paysans et la culture se fait en plein centre ville. Le gars a des idées anciennes et remet en question l’ordre établit, faudrait savoir…
            Les citadins bobos vont couler ton vieux monde, et tout ira bien pour eux…
            Alors, on prend le train en marche ou non?

    • Bref, on mets ces mots à toutes les sauces et c’est bien normal, c’est devenu une obligation quasi religieuse.
      Sur la réalité des choses on n’en saura pas plus.
      J’ai la liste des produits autorisés en bio sous les yeux, j’ai mon petit avis sur la question.

      • Bouillie bordelaise composée de sulfate de cuivre et de chaux, excellent pour la santé puisque le cuivre étant un métal lourd non bio-dégradable il s’accumule dans l’organisme! Sans parler des extraits de Neem ou de Datura, poisons violents, etc… Dans les faits le bio n’est PAS bio il est même plus dangereux pour la santé. Nos ancêtres qui ne mangeaient que bio ne vivaient pas longtemps et étaient sujets à des intoxications alimentaires provoquées par les agents pathogènes qui infectaient les aliments!

    • @Nunja
      Cessez donc de nous faire chier avec votre idéologie à la con et vos phobies de paranoïaque. L’agriculture est parvenu à nourrir les 7 milliards d’humains de la planète tout en réduisant les surfaces cultivées! Vos clichés écolos ne sont que des âneries, vous êtes libre de faire ce que vous voulez sur vos champs mais évitez nous vos diatribes militantes!

      • Cher ami, navré de voir que vous n’avez pas compris mon propos. Vous aboyez facilement. Je suis bien militant parfois, mais pas ici. Je suis idéaliste parfois, parfois non. Quand je lis vos autres commentaires ailleurs je ne les trouve pas pertinents non plus. Et vous n’avez pas compris le sens des mots employés dans « l’article » ci dessus. De même, je ne juge pas mes confrères et mes voisins qui ne partagent pas ma vision des choses. Au contraire, nous discutons et échangeons de manière constructive car nous comprenons le monde de l’agriculture. Pas vous qui que vous soyez. Le passé, le présent, l’avenir. Vous êtes énervé contre une secte écolo imaginaire en pensant qu’elle s’oppose à la réalité. Vous pensez que deux camps bien distincts sont formés et qu’il faut choisir pour ensuite s’affronter. C’est terriblement désolant mais bon ça ira mieux un de ces quatre…
        Quoiqu’il en soit, cette « idéologie a la con » n’est pas la mienne j’en serai bien fier.
        Amicalement quand même.

        -1
        • Modération : pas d’insultes

        • Mais vous, cher ami, quand vous dites de l’auteur que ses idées sont incohérentes et stupides, vous n’aboyez pas.

          Je vis en Maine-et-Loire, en Anjou. Beaucoup de producteurs sont passés au bio et même à la biodynamie. Ils ne sont cependant pas majoritaires en termes de surfaces exploitées, contrairement à ceux qui pratiquent l’agriculture raisonnée défendue par l’auteur de l’article.

          Les premiers ont souvent tendance, au moyen de pressions politiques, à vouloir que l’on force les seconds à se plier à leur idéologie. C’est là que le bât blesse vraiment, du moins à mon sens.

        • Modération : commentateur banni pour insultes

    • ben voyons moi je connais l’agriculture…

      qui a parlé d’agriculture bio qui a parlé d’agrcviulture conventionnelle..
      qui a choisi l’absurdité pour définir…qui a choisi l’a confusion? de distordre le sens?

      je vois QUI est dogmatique..les bio et ceux qui jouent avec les mots..

      qui veut faire d’un métier un terrain idéologique..

      l’agroécologie…le concept .. et je parle des termes pas des techniques..a du être défini quand un gars a remarque eh les mec, l’agriculture c’est pas naturel..
      ah zut..prôner a nature c’ets prôner la fin de l’agrciluture… donc il a fallu pouvoir duper es gens en inventant une agriculture sans impact écologique..un truc comme ça..

    • agro écologie c’est comme agriculture biologique;.

      l’agriculture est forcement biologique et sauf exception agroecologique!!!

      c’est dit dans l’article..

      donc l’agricutlure biologique et agro écologie existantes sont une escroquerie intellectuelle…

  • La visite par des membres de l’AFIS d’Ardèche (association française pour l’information scientifique) sur un site d’agroécologie.
    Édifiant, comme on dit.
    http://afis-ardeche.blogspot.com/2012/09/humanisme-notre-visite-chez-des.html

    • Je ne vois pas ou le problème on ne leurs met pas le couteau sous la gorge à ces visiteurs au contraire pour certain c’est formateur travailler 6 heures, se lever à 6h du mat commencer le travail le plus tôt possible pour éviter les heures les plus chaudes. Désherber à la main être courbé plusieurs heures pour ramasser des cornichons par ex c’est cool les premiers jours c’est moins sexy sur plusieurs semaines. Une très bonne expérience.

  • Semis de couverts après les vendanges et cultures et destruction par roulage au printemps. C’est la diversité des systèmes racinaires tant au niveau physiologique de la rhizosphère qu’au niveau de la diversité des exsudats qui génère la fertilité et la formation d’une bonne structure du sol.
    Je ne vais pas vous faire un cours d’agronomie mais la révolution à réaliser pour réussir le bio est de passer du stade d’agriculteur à celui d’agronome!
    Cela dit personne ne prétend que seul le bio va sauver/nourrir la planète…

  • Maintenir les Africains dans leur sous-développement, leur pauvreté et leur obscurantisme, tel est le rêve de l’agroécologie!

    • Maintenir l’Afrique dans le sous-développement l’obscurantisme l’église catholique de Rome s’en ait chargé avec un taux de fécondité à 4,4 enfants par femme bientôt des hordes de ventres affamés déferleront sur l’Europe . 1,3 milliard en 2019 et peut-être une projection de 2,5 milliards d’habitant en 2050.

      -1
      • L’église n’a rien à voir la dedans. Toutes les familles dans les pays pauvres ont beaucoup d’enfants, quelle que soit la religion. Seule la prospérité fait baisser le taux de fécondité!

  • Les écologistes comme S. Rousseau où E. Pioche, où Y. Jadot connaissent bien le problème. Ils défendent la « rééducation de l’homme par le retour aux champs ». Comme le firent Mao, Ho Chi Minh, Staline.
    La destruction de la démocratie passe par l’appauvrissement de la population qui converge alors vers une révolution bolcheviks, amenant au pouvoir la dictature du prolétariat.
    Il suffit de regarder l’histoire pour connaître les objectifs des écologistes. Ils suivent la voie tracée par Lenine.
    Là où le PCF a échoué, les écologistes français peuvent réussir. Ils tiennent déjà l’éducation, ont le soutien des syndicats et de la presse, jouent à fond le principe de précaution, culpabilisent la population et s’insèrent petit à petit dans les partis politiques classiques.

  • L’agro-écologie est une fumisterie, le pendant en agriculture des ENR en énergie. Invention fumeuse des écologistes qui n’ont aucune connaissance en biologie et agriculture! Et qui comme d’habitude se mêlent de ce qu’ils ignorent.

  • Voici quelques citations d’écologistes célèbres qui donnent une bonne idée de leurs intentions véritables:
    Le seul espoir pour la planète n’est-il pas l’écroulement des civilisations industrielles ? Notre responsabilité n’est-t-elle pas d’agir pour y arriver ? Maurice Strong.

    Si nous n’annonçons pas de désastres, personne ne nous écoutera. Sir John Houghton (Premier président du Giec)

    La durabilité globale demande une recherche délibérée de la pauvreté, une réduction de notre consommation des ressources et le maintien d’un niveau élevé de mortalité. (Maurice King)

    Nous avons besoin du support de la population. Nous devons capturer l’imagination du public. Pour cela, nous devons présenter des scénarios effrayants, faire des déclarations dramatiques et simplistes et ne pas laisser le doute s’installer. Chacun de nous doit décider quel est le juste milieu entre être efficace et être honnête. J’espère que ce sera les deux. (Stephen Schneider).

    Il n’est pas important que ce soit vrai ; la seule chose qui compte est que les gens croient que c’est vrai. (Paul Watson, cofondateur de Greenpeace).

    Nous devons nous appuyer sur la question du réchauffement global. Même si cette théorie est fausse, nous ferions le bon choix pour l’économie et pour les politiques de l’environnement. (Timothy Wirth).

    Peu importe si la science du réchauffement global est de la fantaisie. Le changement climatique nous fournit la plus grande opportunité d’apporter la justice et l’égalité dans le monde. (Christine Stewart, ministre canadien de l’environnement).

    La seule façon d’amener notre société à un changement radical est d’effrayer les gens avec la possibilité d’une catastrophe. (Daniel Botkin).

    Nous demandons un principe de réorganisation centralisée – à accepter sur base volontaire. Des changements mineurs de politiques, des améliorations modérées des lois et des règlements, de la rhétorique proposée au lieu de vraies réformes – toutes ces mesures ne seraient que des formes d’apaisement conçues pour satisfaire le désir du public de croire que des sacrifices, des luttes et des retournements drastiques de la société ne seront pas nécessaires. (Al Gore, La Terre dans la balance).

    Les modes de vie et la soif de consommation de la classe moyenne aisée – d’énormes rations de viande, des énergies fossiles dilapidées, de l’électroménager superflu, du conditionnement d’air, et des résidences en banlieue – ne sont pas soutenables. (Maurice Strong au sommet de la Terre à Rio, 1992).

    Toutes les formes de technologies compliquées sont des attaques contre la dignité humaine. Il serait désastreux pour nous de découvrir une source d’énergie, propre, peu chère et abondante à cause de ce que nous pourrions en faire. (Amory Lovins).

    Un succès de la mise au point économique de l’énergie de fusion serait la pire chose qui puisse arriver à la planète. (Jeremy Rifkin).

    Donner à notre société une énergie peu coûteuse, propre et abondante, serait l’équivalent de donner une mitrailleuse à un enfant demeuré. (Paul Ehrlich).

    Mes trois buts principaux seraient de réduire la population à environ 100 million d’humains, de détruire toute infrastructure industrielle et de voir la vie sauvage, avec son plein contingent d’espèces, revenir dans le monde. (Dave Foreman, cofondateur de « Earth First »).

    La grande menace sur la planète est sa population : Il y a trop de gens, réussissant trop bien et consommant trop de pétrole. (Sir James Lovelock, interviewé par la BBC).

    Une population limitée de 250 à 300 millions, c’est-à-dire, un déclin de 95%, serait idéal. (Ted Turner, fondateur de CNN).

    Je crains que l’éradication de la variole ait été une erreur. Elle jouait un rôle important dans la régulation de notre écosystème. (John Davis).

    L’extinction de l’espèce humaine n’est pas seulement inévitable mais c’est un bien en soi. (Christopher Manes).

    Avoir des enfants devrait être punissable comme un crime contre la société, sauf si les parents détiennent une licence du gouvernement. Tous les parents potentiels devraient être contraints d’utiliser des contraceptifs chimiques, le gouvernement ne distribuant des antidotes qu’aux quelques citoyens choisis pour avoir des enfants. (David Brower, premier directeur du Sierra Club).

  • Article manifestement très orienté et pour cette raison très incomplet. On a l’impression d’avoir un choix entre agro-ecologie et agriculture intensive. Le choix n’existe pas pour plein de raisons, dont : 1) la destruction des sols par l’agriculture chimique, le labours profond : il n’y a plus beaucoup de surfaces arables qui peuvent être cultivées sans engrais 2) les engrais seront de moins en moins disponibles et de plus en plus chers, réfléchir au futur de l’agriculture en pensant que toutes choses seront égales par ailleurs est une grave erreur. 3) l’énergie nécessaire à l’agriculture actuelle n’est pas soutenable 4) il faudra que des gens reprennent les outils à main pour produire la nourriture… Mon Dieu comme c’est vil ! Il faudra que plus de monde vienne se salir les mains et mette les pieds dans des bottes en caoutchouc… Mais qui sait, ils découvriront peut-être quelque chose..

    -1
  • Modération : pas d’insultes

  • Le problème c’est que ces ONG agro-écologistes sont financées par nos impôts. Ils ont les moyens de nos états pour rependre leurs « projets ».

  • Les commentaires sont fermés.

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