Écologie, agriculteurs : gare au mythe d’une campagne idéalisée !

Si certains riverains se plaignent des désagréments à la campagne, ces derniers jouissent gratuitement de services récréatifs en compensation. L’agriculture est à considérer dans toute sa multifonctionnalité.

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Écologie, agriculteurs : gare au mythe d’une campagne idéalisée !

Publié le 13 décembre 2019
- A +

Par Jonathan Dubrulle.

Dépourvus de connaissances agronomiques de base et éloignés du quotidien des agriculteurs, certains urbains devenus néo-ruraux côtoient l’agriculture au quotidien sans la comprendre pour autant. Ainsi, les nuisances sonores, olfactives et visuelles de certaines pratiques agricoles troublent certaines images d’Epinal bien enracinées lors de la remise des clés du pavillon de campagne tant désiré.

Du patrimoine au bien commun : vers une appropriation des espaces ruraux

La notion de paysage renvoie à la patrimonialité des espaces ruraux. Cette conception de la nature, souvent teintée de souvenirs personnels ou de représentations historiques souhaite sa conservation immuable et intangible.

Si certains sites sont classés comme patrimoines, ce n’est pas le cas de la majorité des espaces ruraux français.

À travers la notion d’habitabilité, le grand public, et principalement les locaux se préoccupent de leur gestion et de leur devenir. À travers la spatialité et la structuration de l’espace, les habitants entretiennent un ensemble de relations à différentes échelles, de leur maison jusqu’au monde1.

Ainsi, nul doute que le champ, la pâture ou les bâtiments d’exploitation de l’agriculteur voisin n’échappent à cette prise de conscience du monde qui nous entoure.

Ainsi, certains tels le paysagiste Pierre Donadieu n’hésitent pas à parler de biens communs paysagers, séparant la propriété et l’usage de la gestion, soumise à gouvernance2.

Les paysages ruraux ne sont plus vus comme des patrimoines à conserver, mais comme des biens dont le devenir concerne le plus grand nombre3.

De fait, qu’il s’agisse d’associations environnementalistes, de collectifs de citoyens ou de simples riverains, de nombreux locaux s’intéressent et se mobilisent au devenir des espaces qui les entourent.

L’agriculture productrice d’externalités récréatives non rémunérées

Si certains riverains se plaignent des désagréments causés par certaines pratiques agricoles, ces derniers jouissent gratuitement de services récréatifs en compensation.

En effet, l’agriculture est à considérer dans toute sa multifonctionnalité. Si sa fonction première est sans doute de produire des biens alimentaires, elle rend aussi nombre de services environnementaux et sociaux.

Si les premiers sont en partie rémunérés par différentes mesures de la politique agricole commune, les seconds restent encore peu considérés. Sans dresser d’inventaire des services sociaux remplis par l’agriculture, nous nous intéresserons aux services récréatifs.

Il suffit d’observer le tracé que prennent de nombreux sentiers de randonnées : une grande partie d’entre eux traversent ou longent des agroécosystèmes.

Ainsi, ces paysages agricoles font partie du décor que viennent rechercher les promeneurs, vététistes, cavaliers ou chasseurs. Pourtant l’agriculteur n’est pas forcément rémunéré pour ces externalités.

Certaines subventions, telles que les MAEC permettent de contractualiser des services socio-environnementaux, mais tous les agriculteurs n’y ont pas accès.

En effet, pour prétendre à cette aide, le territoire (souvent la communauté de communes) doit avoir mis en œuvre un PAEC, projet de territoire ouvrant des contrats MAEC.

D’autres dispositifs, tels que le paiement vert où la conditionnalité des aides permet de subventionner des externalités que le marché ne peut rémunérer.

Néanmoins, ces aides rémunèrent avant tout les services écosystémiques rendus par l’agriculture et peu les externalités sociales.

Ainsi, avant de s’insurger contre les nuisances provoquées par l’exploitation du voisin, tout riverain devrait prendre conscience qu’il jouit gratuitement (sans financement par les produits achetés ou par les subventions issues de sa contribution fiscale) de services récréatifs.

Comble de l’histoire, le « passager clandestin » a parfois acheté sa maison à la campagne pour ces services, recherchant un cadre de vie champêtre, des chemins de randonnée, le spectacle d’animaux pâturant en plein air, ou le bruit de haies remplies d’oiseaux.

La valeur du bien acquis est d’ailleurs en partie liée à son environnement, et notamment aux paysages mis en valeur par les pratiques agricoles.

Réfléchir à l’échelle du système alimentaire pour une reconnexion citoyens/agriculteurs

En 1954, les ménages agricoles représentent 25 % des ménages français, pour une population à 40 % rurale.

À l’aube de l’an 2000, le nombre de ménages ruraux a été divisé par cinq et la population rurale ne s’établit plus qu’à 25 % de la population totale.

En 2017, les agriculteurs représentent moins de 2 % de la population active française.

Ces chiffres parlent d’eux-mêmes : la part des agriculteurs dans la population française s’effondre, y compris dans les espaces ruraux. Cela s’explique notamment par la formidable hausse de la productivité globale du travail, permise par la révolution agricole de la deuxième moitié du XXe siècle.

Les Français ne côtoient plus forcément les grands-parents ou le voisin agriculteur.

La baisse des travaux collectifs tels que les chantiers de moisson, de battage ou d’abattage du cochon ont contribué à isoler l’agriculteur dans son exploitation.

Le XXe siècle a provoqué une transformation de la place occupée par l’agriculture dans la société, avec le passage de l’état de paysan au statut de l’agriculteur4. Celui-ci n’est donc plus forcément le paysan qui se définissait par la place occupée dans la société, il met désormais en avant une profession.

Afin de recréer des liens la France et ses agriculteurs, il est nécessaire de se placer à l’échelle du système alimentaire, qui concerne tout individu.

Diverses actions associent ce dernier à des réflexions sur l’alimentation d’un territoire donné, à l’image des Projets alimentaires territoriaux qui

sont élaborés de manière concertée avec l’ensemble des acteurs d’un territoire et répondent à l’objectif de structuration de l’économie agricole et de mise en œuvre d’un système alimentaire territorial. Ils participent à la consolidation de filières territorialisées et au développement de la consommation de produits issus de circuits courts, en particulier relevant de la production biologique.

Cette conception multi-acteurs associe l’ensemble des parties concernées, du producteur au consommateur. Il est nécessaire de ne pas considérer ce dernier comme un « porte-monnaie », mais comme un demandeur de biens et de services agricoles pouvant influer sur l’offre.

En associant les citoyens aux questions alimentaires, ces derniers seraient reconnectés aux préoccupations des agriculteurs, évitant sans doute nombre de comportements hors-sol.

L’agriculture et le citoyen doivent se réconcilier.

Si le second souhaite davantage s’investir dans une gestion partagée des paysages ruraux, il est également nécessaire d’étendre cette prise de conscience à l’échelle du système alimentaire. Par une meilleure connaissance du quotidien des agriculteurs, l’habitant se rendrait également compte de la valeur des nombreux services récréatifs dont il jouit gratuitement.

Néanmoins, ce vœu pieux ne s’exaucera pas dans qu’un « contrat social agricole » ne verra pas le jour.

  1. Levy, J. 2012. Sur les conditions d’habitabilité de l’espace / The necessary conditions for the habitability of space. Annales de Géographie. 111. 626. 395-405.
  2. Donadieu, P. 2014. Paysages en commun : pour une éthique des mondes vécus. Presses universitaires de Valenciennes. Valenciennes. 238 p
  3. Sgard, A. 2010. Le paysage dans l’action publique : du patrimoine au bien commun. Développement durable & territoires. 1. 10. 1-18.
  4. Barthez, A. 1996. Les relations de l’agriculteur avec son travail. Une longue histoire, de forts changements actuels. Travaux et Innovations, 25, 15-17.
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  • Ceux qui se se sentent pas bien a la campagne on ne les retiens pas , qu’ils retournent là d’ou ils viennent merde
    je suis un neo rural , j’appuie de toute ma considération ce monde fait de valeurs de travail et de respect!
    Ceux qui se pensent en terrain conquis au prétexte que leur retraite d’urbains dorés leur a permis d’acquérir une propriété a la campagne n’ont qu’un seul effort a faire , s’adapter point!
    sinon qu’ils retournent dans leurs banlieues ils sont libres d’y vivre comme ils l’entendent

    • claude henry de chasne , vous me l’avez enlevé du clavier ; la ville a des avantages et des inconvénients , il en est de même avec la campagne , dont je ne peux me passer d’ailleurs , avec ses odeurs , ses bruits , ses mentalités….

    •  » Ceux qui se pensent en terrain conquis au prétexte que leur retraite d’urbains dorés leur a permis d’acquérir une propriété a la campagne n’ont qu’un seul effort a faire , s’adapter point!  »
      Et pourquoi donc les urbains ne pourraient pas influencer les ruraux ?
      Ca ressemble au discours sur l’immigration , d’ailleurs aller de la grande ville au petit village ……on n’est pas des boat,people mais c’est tout comme !

      -1
      • Ils peuvent très bien influencer leur cadre de vie, dans la limite de leur propriété. S’ils veulent que la prairie d’en face reste une prairie, avec pas trop de vaches (pour les mouches), pas de coqs (ça chante le matin)…, ils n’ont qu’à l’acheter pour en faire ce qu’ils veulent.

      • oui , quand on arrive quelque part on essaye pas de faire appliquer des regles qui viennent d’ailleurs..
        on s’adapte aux regles locales ou on retourne là d’ou on vient.. c’est simple

        • La campagne est soumise à l’état de droit !

          • Certes. Mais pour l’instant, le chant du coq, le meuglement des vaches et l’odeur de la bouse de vache ne sont pas réglementés.
            Remarquez, cela ne saurait tarder si cela permet de récolter des voix ou de nouvelles taxes…

        • Il y a des coutumes locales acceptables et d’autres qui doivent évoluer avec l’environnement, un parisien qui débarque est une modification de l’environnement du pequenot ,le pequenot peut sortir le fusil et le parisien le bazooka..ou vivre intelligemment .
          Il y a des parisiens idiots mais aussi des pequenots .l’histoire du coq ou des cloches…ca se règle autour d’un apéro ..par contre prendre le terrain ou la masure convoité par l’autre fini toujours mal ..meme en ville ce genre de problème arrive ,si n’est pas un coq c’est un chien, si ce ne sont pas des cloches se sont des gosses , ce n’est pas particulier au monde rural !

          • nb il y a plus de pequenots avec des calibres 12 que de parisiens avec des bazookas

          • Euh, le coq, la bouse de vache, le bruit des animaux de ferme et les activités agricoles, c’est propre à la campagne! Et c’est la source principale des conflits avec les néo-ruraux.

      • Pourquoi…, Peut-être parce que leur ignorance crasse de la ruralité ne peut pas leur donner les éléments pour le faire d’une manière positive ? Que diriez vous de quelqu’un qui viendrait chez vous et vous dirait que vous devez vivre comme lui? Pour moi,la réponse est simple…dégages!!!

  • Les consommateurs sont naturellement « associés » dans un marché libre. Nul besoin d’associer les « citoyens » dans des instances fumeuses aux mains des politiciens elus et associatifs, bureaux d’études, sociologues, qui n’ont de cesse que d’intervenir dans les affaires des autres.

    • Bravo, vous me l’enlevez du clavier.

      Qu’on foute la paix aux agriculteurs. Dès lors qu’ils respectent les lois en vigueur, en matière de qualité de leurs produits et de respect de l’environnement – et la grande majorité le font – ils sont maîtres chez eux, et ceux qui veulent leur demander des comptes sur l’esthétique de l’environnement ou autres fadaises de ce genre ne sont jamais que des marxistes ne respectant pas la propriété privée ; qu’ils s’en aillent, personne ne les oblige à venir.

  • Pour les histoire de coq ou de chien qui « em. » le voisinage ,quand j’étais gosse dans mon village cela ce réglait si non accord par un coup de fusil pour la bestiole… Pour les histoires de coq chantant joliment , mon souvenir quoique les paysans ce levant tôt(mais pas plus que l’urbain) quand ils avaient un animal un peu pénible très tôt le matin ,il finissait avec sauce au vin . La sentimentalité et l’esthétique atteignait vite ses limites . Les fadaises et les poncifs évitons les, de grasses . Les lourdaud de la campagne et les casses noisettes urbains n’ont pas fini d’alimenter ce genre de pantalonnade .

  • « l’agriculteur n’est pas forcément rémunéré pour ces externalités »

    Le principe d’une externalité, c’est de n’avoir ni prix, ni quantité. Dès lors, il est hautement farfelu d’en déduire une rémunération ou une taxe, selon qu’on se trouve alternativement du côté de l’offre ou de la demande.

    Rappelons par exemple aux agriculteurs friands de subventions que leurs champs sont nourris par les automobilistes ayant la gentillesse d’émettre du carbone à foison et qu’ils serait temps de rémunérer cette externalité positive sans laquelle le rendement agricole chuterait lourdement. Inversement, l’automobiliste profite d’un paysage pittoresque agréable à l’œil, éminent service pour lequel il n’a jamais déboursé le moindre centime. On pourrait multiplier les prétentions à l’infini, chacun étant fondé à réclamer son lot d’externalités positives ou négatives à son voisin, inextinguible source de conflits puisque jamais le prix ne pourra être déterminé.

    Le plus sage en la matière consiste à choisir la neutralité, considérant que les externalités des uns compensent les externalités des autres. C’est probablement pourquoi le gouvernement français, jamais en retard d’une connerie à dire ou à faire, s’est empressé d’établir la taxe carbone, accueillie avec enthousiasme par les Français.

    -1
    • Vous trollez ? Sans le CO2 des voitures, les rendements chuteraient ?

      • Relisez lentement,vous allez comprendre

      • Même si c’est excessif, le CO2 des voitures fait partie de ce qui est favorable à la végétation . Je n’ai pas connaissance de plantes ayant la capacité de choix entre les origines diverses du CO2 qu’elles absorbent . La pollution par les moteurs thermiques n’est pas due au CO2 mais à divers autres produits de combustion

      • enlevez le lourdement…et appréciez l’argument pour ce qu’il est…
        le calcul exhaustif d’externalités est une impasse… et pour que les choses soient juste il faut que ça le soit…

        taxer le petrole vraiment,,,CAR IL NOUS COÛTE,,, VRAIMENT???

      • 1/4 d’augmentation du taux de C02 depuis le début du XXè siècle (et 1/4 de cette augmentation est d’origine humaine). Or on estime que cette augmentation de CO2 a augmenté la productivité agricole de 10% (ainsi que de toute la végétation en moyenne).
        Ce n’est pas pour rien que certains maraîchers enrichissent l’atmosphère de leurs serres avec du CO2.

      • Les externalités négatives ou positives sont indéfinissables. Elles reposent sur des opinions subjectives, non des faits objectifs. Pas de prix, pas de quantité, seulement des opinions. Les externalités, ce sont des objets indéfinissables, parfaits pour les idéologues et les politiciens corrompus, mais pas pour les vrais économistes.

      • J’ajoute que le développement du concept d’externalité (forcément négative) est concomitant avec celui du vivrensemble à base de nombrilisme forcené et de victimisation hystérique à laquelle il sert d’argutie, le tout dans un environnement de redistribution obsessionnelle, chacun s’efforçant de vivre aux dépens de tous.

        Tout ceci est franchement très bas de gamme, en un mot minable.

      • @ Pantone : ceci était à l’évidence un raisonnement par l’absurde. Le CO2 consommé par les plantes l’est sans vérification de l’origine dudit CO2, mais il est vrai que l’augmentation de CO2 de l’atmosphère (comme le rappelle Cyde) depuis quelques décennies a contribué à augmenter les rendements agricoles.

  • La Campagne, ce sont des espaces conçus et aménagé, pour que nos Écolos citadins se sentent comme Alice au « Pays des merveilles ».
    Ce n’est donc pas aux agriculteurs et aux quelques ruraux survivants de décider de l’avenir de nos espaces.

  • hmmm…. trop complexe..

    il faut des principes de vie en commun…

    bon les moeurs changent…les règles de vie en commun peuvent changer…

    on est passé d’une société où se plaindre de la fumée d’une clope était ringard à l’interdiction de la clope… l’argument de santé publique est véritable mais secondaire.

    il y a toujours de l’arbitraire dans ce qu’on tolère ou pas de la part des autres..

    dans les règles de vie en commun il y a un truc qui a un certain poids..
    être là avant… si tu viens t’asseoir dans mon ombre…ne te plains pas de mon ombre…
    grosso modo.. c’est une règle qui pose que la situation qui existe doit être plus ou moins tolérée ou discutée de façon civilisée..on a le droit de demander poliment à la personne qui porte l’ombre de bouger un peu…

    mais les explorations agricoles changent.. les riverains ont le droit d’utiliser l’argument conservatif aussi..

    en France les libertés ne sont pas garanties. les agriculteurs étant minoritaires, leur activité peut être effectivement interdite..aussi énorme qu’ ça puisse paraître c’est ainsi, des industries ont délocalisé!!!

    • L’agriculture est délocalisable.
      Et de par le monde, il ne manque pas de territoires pour accueillir des exploitants agricoles prêts à développer des exploitations source de richesse pour le pays d’accueil et d’emplois pour la population locale.

      Les néoruraux découvriront le charme des territoires « rendus » à la Nature au contact de leur habitat. Avec également leurs petits inconvénients: augmentation du nombre d’habitants naturels « non négociables » (moustiques, insectes divers, rongeurs…etc), bruit de la faune nocturne, et surtout l’entretien!!
      Car une forêt s’entretient.
      Si elle est sur votre terrain, c’est à votre charge et obligatoire. Si c’est sur un terrain de la Commune, c’est également à votre charge via les impôts (forcement augmentés, les exploitations agricoles ayant de plus disparu)…
      Je ne suis pas sûr que tous les néoruraux apprécieront cette confrontation au réel… 🙂

      • les choses sont pourtant simples.. pour vivre en harmonie avec la nature il faut deja la comprendre, puis s’en accommoder, puis l’aménager sans trop la contraindre..
        mais pour çà il faut travailler.. c’est ce que ne comprennent pas les citadins pour qui pousser un bouton c’est travailler

      • oui… mais …si un pays veut payer pour une agriculture qui ne produit rien mais entretient des paysages de carte postale grand bien lui fasse..

        mais les syndicats agricoles sont en partie responsables de ce qui arrive..ils n’ont pas voulu résister à l’appel de les politiques de les « aider »..

  • Voir certains urbains se plaindre des bruits de la campagne me fait rire … ces soi disant amoureux de la nature ne connaissent pas vraiment justement ce qu est la nature et la campagne si belle et paisible… qu ils retour et dans leurs villes si ils se sentent mal à la campagne mais qu’ils ne viennent pas nous faire des leçons de morale aux campagnards souvent très respectueux de leurs environnements ! Vive la campagne! ( je vis dans une petite ville à titre personnel non loin des champs )

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