Commerce extérieur : une bataille mal engagée

Un certain nombre de signaux sont en rouge pour le commerce extérieur français. Une situation qui laisse des perspectives inquiétantes.
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By: Olivier Letourneux - CC BY 2.0

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Commerce extérieur : une bataille mal engagée

Publié le 12 décembre 2021
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Par Pierre Robert.

Dans sa note en date du 7 décembre dernier,  le Haut-Commissariat au Plan part à la « reconquête de l’appareil productif » et lance « la bataille du commerce extérieur ».

C’est une louable intention mais si on s’astreint à la lecture de ce document au titre grandiloquent on s’aperçoit très vite que la stratégie volontariste qu’il recommande de suivre a toutes les chances d’aggraver encore les maux que l’on prétend soigner.

Un constat édifiant sur le commerce extérieur

En s’appuyant sur les statistiques détaillées des douanes, la note recense 914 postes dont le déficit commercial dépasse 50 millions d’euros en 2019 et en 2020. Elle confirme que depuis 20 ans le solde de nos échanges de biens et de services ne cesse de se dégrader. Au début des années 2000, ils étaient presqu’à l’équilibre.

Mais en 2021 les importations dépassent les exportations d’un montant de 86 milliards d’euros, un chiffre qui devrait passer à 95 milliards en 2022 et friser l’équivalent de 4 % du PIB. Vis-à-vis de l’Allemagne, le déficit a doublé en deux décennies. Dans le même temps, la part de notre industrie dans le PIB s’est réduite comme peau de chagrin.

Elle ne contribue plus désormais qu’à 10 % de la richesse produite, ce qui est le signe le plus manifeste de la désindustrialisation du pays, une désindustrialisation qui l’oblige à importer toujours davantage ce qu’il ne produit plus.

Le mirage de la « grande nation »

Or comme aime à le rappeler Bruno Le Maire « une grande nation se mesure à son commerce extérieur ». Manifestement la France n’en est plus une si on se réfère au noir tableau de son système productif que dressent la note et ses annexes quantifiées.

S’y dessine le portrait d’un pays qui vit au-dessus de ses moyens et est en voie de paupérisation. L’évolution de sa position extérieure nette le confirme : les actifs que détiennent les étrangers en France ne cessent d’augmenter et ceux que les Français possèdent à l’étranger ne cessent de diminuer.

De cet affaiblissement de notre économie les signes sont multiples, comme le souligne François Bayrou dans l’interview qu’il a donné au journal Les Échos le jour où la note a été mise en ligne. Les échanges de produits agricoles et agroalimentaires, autrefois un point fort de notre économie, font effectivement apparaitre un déficit de 22 milliards d’euros.

En évoquant ce point délicat François Bayrou constate benoitement :

Nous avons une économie de pays sous-développé. Nous exportons les matières premières et on nous revend les produits transformés.

Très juste, mais à qui la faute si l’Hexagone ne semble plus en mesure de valoriser ses avantages comparatifs, y compris dans un domaine où ils sont a priori incontestables ?

Si on descend dans le détail de la nomenclature on s’aperçoit par exemple que plus de 80 % des plantes d’ornement et des fleurs qui se vendent en France sont importées, ce qui se traduit par un solde négatif de l’ordre de 700 millions d’euros (rubrique 907 à 919).

Notre territoire serait-il impropre à la culture des fleurs ? De fait il l’est devenu, non pour des raisons naturelles, mais sous la pression de facteurs dont l’État est directement responsable : le coût du travail et la sur-transposition des normes européennes. Disposant d’atouts bien moindres et soumis à la même réglementation européenne, la Hollande dégage pour les mêmes produits un excédent de plus de 6 milliards d’euros.

Ce qui n’est en apparence qu’un détail dans l’océan de nos déficits est en fait l’illustration caricaturale de ce dont nous souffrons : le poids d’une administration pléthorique qui justifie son existence en intervenant à tous propos, ici pour prélever, là pour redistribuer, partout pour produire un empilement ahurissant de normes qui étouffent l’initiative privée.

Une certaine paresse intellectuelle

Dans une de ses réponses aux Échos, François Bayrou imagine que si le ministère des Finances récupérait la tutelle du commerce extérieur aujourd’hui assurée par le Quai d’Orsay, cela irait beaucoup mieux. Il n’y a que dans la tête d’un technocrate ou d’un homme politique coupé des réalités que peut germer une telle proposition.

Elle est toutefois en accord avec l’idée centrale du haut-commissariat au Plan qui est de mettre en œuvre une stratégie volontariste avec l’État comme chef d’orchestre.

Cette manière de voir dénote un manque total d’imagination. Si ça ne marche pas, c’est qu’on n’a pas été assez loin dans l’application des recettes du passé. Cela relève d’« une sorte d’immense insistance dans le navrant » comme aurait pu le dire Céline.

Monsieur Bayrou ne propose rien d’autre que de poursuivre dans la direction qui nous a conduit dans une dangereuse impasse : attendre toujours plus d’un État supposé stratège et mettre au pas le secteur privé, avec le label  French Tech pour amuser la galerie et la start-up nation pour faire diversion.

Le modèle étatisé et planifié qui a prévalu pendant les Trente glorieuses et auquel François Bayrou continue à se référer a pu ne pas être nuisible dans la phase de reconstruction de notre économie, soit il y a plus de 60 ans. Mais il est aujourd’hui complètement dépassé. Le passage à une économie de l’innovation l’a définitivement invalidé car il élimine la concurrence devenue le moteur du processus.

Soutenir sa pertinence aujourd’hui c’est persister dans l’illusion que l’État peut être un bon guide en oubliant tous les déboires de la politique industrielle dirigiste du passé. Le plus souvent ce fameux stratège se trompe. C’est lui qui a adoubé à la tête de nos grandes entreprises industrielles des dirigeants issus de la sphère publique et qui les ont bradées (Pechiney vendu, Alcatel coulé, Alstom démembré, Sanofi financiarisé).

Issus du sérail, ces purs produits de nos élites ont trop longtemps été obnubilés par un modèle fabless (sans usine). La France s’y réservait la conception et la diffusion des produits en laissant à d’autres leur fabrication, activité subalterne, polluante et source de conflits sociaux. On voit aujourd’hui les incommensurables dégâts provoqués par une si mauvaise stratégie.

Le haut-commissaire au plan n’en soutient pas moins que grâce aux réformes menées depuis 2017, toutes les conditions seraient désormais réunies pour que la planification de notre économie obtienne enfin de bons résultats grâce à un coût du travail stabilisé, à un ISF amendé et à des capacités de financement restaurées.

Des arrangements avec la vérité

C’est pour le moins une déformation des faits. Le coût du travail a été allégé mais n’a pas cessé d’être un handicap. Selon les données d’Eurostat, il est de 32 euros en moyenne dans la zone euro et de 28,4 en Italie mais de 37,5 en France (soit un écart de 32 % avec l’Italie et 17 % de plus que la moyenne). Il est aussi plus élevé qu’en Allemagne (37 %) qui dispose d’une main-d’œuvre plus productive et plus qualifiée.

L’impôt de solidarité sur la fortune a été réformé mais des impôts de production beaucoup plus lourds que ceux de nos concurrents continuent à peser sur les entreprises.

Pour ce qui est de leur financement, elles supportent toujours un handicap considérable en l’absence d’un système de retraite par capitalisation. Le meilleur moyen pour « orienter l’argent privé vers l’investissement de production » comme le souhaite le haut-commissaire, ce n’est pas de restaurer les prérogatives de son administration, c’est de rendre aux entreprises privées leur liberté d’action et aux Français celle de financer leur retraite par leur effort d’épargne.

Ce n’est qu’en suivant cette voie que notre pays a une chance de rattraper le retard accumulé en matière de robotisation, un processus crucial qui requiert des investissements importants.

Un petit doigt qui ne cache rien

Dans son interview aux Échos monsieur Bayrou rappelle que le gaz de Lacq c’est fini, ce qui est bien dommage. Mais il faudrait ajouter qu’on s’interdit d’envisager toute possibilité d’exploiter du gaz de schiste sur notre sol.

Par ailleurs, il souhaite à juste titre que la France s’engage à fond sur la voie des nouvelles technologies et de la transition énergétique. Mais ce sont deux orientations grosses consommatrices de terres rares. Sans elles, il n’y a ni éoliennes ni voitures électriques.

Or à la seule pensée qu’il faudrait peut-être un jour mettre en œuvre nos ressources dans ce domaine pour ne pas être pieds et poings liés face à la Chine, la majorité de nos concitoyens frissonne d’horreur (trop polluant !).

Quant à la production d’énergie nucléaire, qui a l’immense avantage d’être décarbonée, la France des années 1970 y avait acquis une très confortable avance. Mais à force de tergiverser l’État a saboté cet atout essentiel.

On ne dispose plus aujourd’hui des compétences nécessaires, ne serait-ce qu’en soudure et chaudronnerie, pour construire des centrales de nouvelle génération à un coût acceptable et dans des délais raisonnables.

Notre pays a hérité d’une ancienne et forte tradition industrielle qui a fait sa prospérité, mais cet héritage culturel a été dilapidé, ce dont notre système d’enseignement étatisé est largement responsable. C’est sur le terrain éducatif que la reconquête devrait commencer.

Des perspectives inquiétantes

Le résultat est que la France ressemble de plus en plus à une économie sous-développée. Elle connaît une véritable fuite des cerveaux, comme un pays dit en développement (PED).

Elle manque de capitaux endogènes et doit s’endetter pour s’en procurer comme un PED. Sa main-d’œuvre est insuffisamment qualifiée comme celle des pays sous-développés, tout comme son administration proliférante est peu productive.

Elle a régressé d’un modèle de production à un modèle de consommation financé à crédit, ce qui est le cas de la plupart des PED. À quand la sortie de l’euro, la subvention des produits de base et le recours humiliant aux crédits du FMI ? Allons-nous suivre le contre-exemple de l’Argentine ?

Le Petit cheval et le mauvais temps

La posture du haut-commissaire fait penser au fameux air de Brassens :

« Le petit cheval dans le mauvais temps,
Qu’il avait donc du courage !
C’était un petit cheval blanc,
Tous derrière tous derrière,
C’était un petit cheval blanc,
Tous derrière lui devant. »

Peut-être monsieur Bayrou se rêve-t-il en petit cheval de la chanson de Brassens, « tous derrière lui devant », mais on peut ne pas avoir envie de le suivre.

 

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  • « Petit cheval blanc » qui contredit « Nous exportons les matières premières et on nous revend les produits transformés » ; produit par un poète français, Paul Fort, et transformé par le tout aussi Français, mais un peu anarchiste, Georges Brassens, et largement exporté.

    Mais, pas de chance, c’était en 1960…

  • Notons que l’essentiel de notre déficit commercial provient de nos échanges avec nos « partenaires » européens (la Chine pour moins de 10 %). Tant que la France maintiendra ses exigences sociales et fiscales (coût du travail, taux de prélèvements sociaux, coût de la retraite, droit du travail, impôts de production..) sans tenir compte du niveau de celui de ses voisins, nous plongerons. C’est juste mécanique.

  • il faudrait avoir une politique pus volontariste, on pourrait commencer par imposer un revenu minimum pour les travailleurs étranger tout en forçant les industriels étrangers à baisser leur marge pour diminuer le déficit.

    il ya des solutions, on pourrait aussi limiter la taille des élevages en Allemagne.

    • Si on enfonçait les autres, effectivement notre position s’ameliorerait. Cela me rappelle l’idée s’appauvrir les riches pour que tous les monde soit pauvre, et donc, relativement que l’on soit plus riche…

    • Je suis d’accord avec vous. On devrait exporter la CGT dans tous les pays qui nous concurrencent.
      Forcer les industriels à baisser leurs marges, c’est ce que le Gvt a voulu faire avec les revendeurs de carburant…. Vraiment trop fort ce Gvt qui garde le monopole du record des taxes !

  • Aaah ces interventionnistes, constructivistes, de la trempe d’un Bayrou confit d’avantages et de douceurs républicains*, continuent de nous infliger ce besoin dévorant de croire que le cerveau humain est l’organe à l’origine de tout!

    Pourtant, « C’est se fourvoyer que de se figurer le cerveau ou l’esprit de l’individu comme le faîte de la hiérarchie des structures complexes produites par l’évolution, qui aurait imaginé alors ce que nous appelons culture ( ici, culture industrielle).
    Le cerveau est un organe qui nous permet d’absorber la culture mais non de l’inventer. » Hayek

    Le Haut-commissariat au Plan…pfiou! Je ne sais pas vous mais moi, lire ce truc c’est direct une poussée de fièvre ortiée >< Eew!!

    Einstein soutenait que la folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent…

    *Emprunté à H16 😉

    • A priori le cerveau humain a commencé sa dégénérescence , on finira singe et dans les arbres si il en reste.. Faut se chauffer l’hiver, sans énergie reste le bois.

  • Très bon article, peu rassurant pour notre avenir.
    Bayrou et les siens dont son « ami » Le Maire devraient sortir du paysage politique et nous rendre notre liberté!

  • Bayrou, qui comme chacun le sait, est un novice en politique vient de découvrir l’eau tiède.
    Il y a bien longtemps que tous ceux qui travaillent dans l’industrie savent qu’on ne produit plus grand chose en France et que la plupart des pièces détachées, en hydraulique par exemple, proviennent d’Allemagne.
    Bayrou comme son ami Macron, observe et constate des dysfonctionnements dans notre pays.
    Quand on est aux manettes, on ne se contente pas de constater, on agit.
    Quant à notre ravi de la crèche, Bruno Le Maire, il fait le constat que, grâce à lui, tout va déjà mieux.
    On ne peut pas attendre des solutions de ceux qui sont à l’origine des problèmes.

  • Merci à Mitterrand d’avoir montré la voie à suivre pour déclasser une grande puissance : pousser par la spoliation (nationalisation) l’industrie à s’expatrier et pousser la population à ne pas travailler (35h + RSA + fonctionnaires) est LA MÉTHODE la qui avait déjà fait ses preuves en URSS à son époque.
    Le peuple français l’a voulu, il l’a eu.
    Et il en veut encore : il n’a pas encore touché le fond de la pauvreté.

  • Sur les plateaux télévisés, Bruno se gargarise de la supposée « renaissance de l’industrie française ». Et les journaux du 20h se plaisent à montrer l’exemple de telle ou telle frabrique de textile qui croule sous les commandes. Cocorico ! Et pourtant, notre solde commercial ne cesse de se dégrader.

    On nous dira aussi que les investisseurs étrangers plébiscitent la France. Et pourtant, Tesla a choisi l’Allemagne pour sa gigafactory, tout comme Intel pour sa fonderie de semi-conducteurs.

    On nous dira enfin que la FrenchTech est en train de décoller. Et pourtant, derrière le mirage des levées de fonds records (phénomène mondial), l’expansion des start-ups françaises à l’échelle européenne reste très modeste. Surtout si on les compare à leurs homologues allemandes, scandinaves ou britanniques.

    Le déni français dans toute sa splendeur.

  • Le désastre commence par la formation insuffisante en nombre d’ouvriers qualifiés , des ingénieurs. Ce qui fait fureur actuellement auprès des étudiants ce sont les filières de la com’ , du blabla (type Sciences po), du tertiaire en général.
    Cf : https:/ /www.letudiant.fr/etudes/fac/parcoursup-les-licences-les-plus-demandees-en-2021.html

    La suisse a une filière d’apprentissage qui n’a jamais disparue. Elle existait en France jusqu’à ce que la volonté socialiste de « 80% d’une classe d’âge avec le baccalauréat », obtenue par la baisse généralisée du niveau, soit mise en oeuvre.

    On n’apprend pas à 18 ans (voir plus pour les plus mauvais ou ceux ayant continué dans des impasses en terme de débouchés) à se lever tôt, à travailler (« pour de vrai »).
    L’assistanat, « roue de secours » pour les fainéants en sortie de leurs pseudo-études, majore encore le problème.

    L’absence de fonds propres de nos entreprises, entre autre pour des raisons fiscales (transmission des entreprises entre autre) , à la différence de l’Allemagne et de la Suisse, de l’Italie ou l’actionnariat familial est très important ,fait que l’actionnariat est souvent majoritairement étranger (fonds de pensions qui veulent du rendement à court terme délétère pour les investissements « de fond et à long terme »). La volonté de continuer de produire en France est alors forcément très minime voire nulle si une alternative à bas coût est possible.

    Stop à ces filières d’enseignement « en carton-pâte » , coûteuses (fac chauffées, entretenues, profs payés etc…) pour former de futurs chômeurs !.
    Concours d’entrés partout sans « sélection » à l’oral (comme en médecine désormais) permettant la « note de bobine » voire la discrimination dite positive.
    Stop au collège unique.
    Remise en place de filières professionnelles permettant l’ascension interne (comme en Suisse).
    Libération des entreprises etc…

    Comme aurait dit Charles de Gaulle » : « vaste programme » (en réponse à une inscription « Morts aux cons » 😉 )

    J’adhère totalement au paragraphe « Des perspectives inquiétantes »…

    Cette période, globalement, me fait penser à la chanson « Nous irons pendre notre linge sur la ligne Siegfried »…c’est cela oui ! On a vu… (BLM est super content de lui !)

    • Très vrai. Un dirigeant d’une entreprise pétrolière chinoise m’a dit un jour : « En France vous formez des ingénieurs pour faire de la finance ou de la politique, alors que nous formons des ingénieurs pour faire du boulot d’ingénieur ».

      • a qui la faute ?
        un francais n est pas stupide. il regarde le salaire qu on lui offre et les perspectives de carriere. Si vous avez +30 % dans la finance d un cote et la perspective de vous retrouver au chomage a 50 ans de l autre (ce qui va arriver par ex dans l automobile) le choix est vite fait

        • Ce n’est pas faux.
          Mais la solution pourrait être de revaloriser les salaires des ingénieurs de production.

          Vous avez non seulement raison concernant le présent, mais aussi le passé. Les salaires des années « 60 » des « commerciaux », des « financiers », étaient supérieurs à ceux des ingénieurs de production…

          Après il faut que la fabrication de produits de qualité, avec le prix en conséquence, devrait être remise aux goûts du jour car c’est aussi parfois pour cela que l’on achète « étranger ».

          A cette heure j’ai une machine à laver le linge, d’une marque allemande connue pour sa qualité, achetée en 1979 qui fonctionne toujours (moyennant un changement d’électrovanne il y a 15 ans pour un coût de la pièce de…42 francs) !

          La qualité n’est finalement souvent pas chère…et pour le coup (côut) durable !

  • Lire le compte-rendu de l’exposé de Loïk Le Floch-Prigent dans cette newsletter de la SEII (Société Européenne des Ingénieurs et Industriels) : https://mailchi.mp/43939f3f81e1/draft-newsletter-seii-mai-4904706?e=4ef628582a

    • Intéressant le lien :
      « …Il faut commencer par bien saisir l’ensemble des entreprises qui existent aujourd’hui et savoir comment on va faire pour revenir au premier plan, en s’associant d’abord avec les gens qui savent faire, construire les usines avec eux, travailler avec eux comme on a fait au début pour le nucléaire avec Westinghouse, et puis à un certain moment on aura reconstitué l’écosystème qui va permettre de revenir. »
      Cela a été la méthode de la Chine et cela a très bien fonctionné. Acheter le « Know how » en même temps que des produits (sine qua non pour leur vendre) . Créer des filières nouvelles grâce à cela (Airbus fabriqués en Chine). Et finir par ne plus avoir besoin d’acheter du « Know how… »

  • Et le petit cheval est mort par un éclair blanc…sans voir le beau temps.

  • Il faut voir un peu plus loin, l’exemple des fleurs hollandaises est un bon exemple: cela fait des siècles qu’ils dominent le secteur (se rappeler la spéculation sur la tulipe) et à cette époque les éléments actuels n’existaient pas. Il y a donc aussi l’historicité du savoir faire

  • Il est fort probable que la cinquième du Covid, n’est pas lieu

  • On seulement on s’interdit d’exploiter du gaz de sujets, mais on s’interdit AUSSI d’en évaluer les réserves!

  • Sur le gaz et les ressources naturelle c est typiquement une mauvaise idee: ca ne fait que developper une rente et des parasites qui vont essayer de capter celle ci. regardez les pays exportateurs de petrole : lequel a developpé quelque chose de viable avec l argent ? vous connaissez une entreprise saoudienne ? une algerienne ou nigeriane ?

  • C est bien de pointer le cout du travail. Ca serait mieux de dire que si la France est plombee c est pas tant parce qu un ouvrier francais gagne plus qu un suisse ou allemand (c est meme le contraire) mais parce qu on a des prelevement sociaux trop elevés
    L auteur evoque rapidement ce qu il faut faire (fond de pensions) mais ne va helas pas assez loin: il faudrait sabrer dans notre teta providence et mettre a la diete les retraités actuels (soins medicaux moins remboursés et pensions reduite afin que les actifs puissent investir dans les fameux fonds)

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