Troisième dose obligatoire : arrêtons la panique sanitaire

Vaccines by Matt Allworth (creative commons) (CC BY-NC-ND 2.0)

La troisième dose obligatoire est une mauvaise idée. L’image des vaccins, comme celle des laboratoires médicaux qui nous ont en partie sortis de là, va en pâtir longuement.

Par Denis Dupuy.

Troisième dose obligatoire, obéissons tous…

Le gouvernement doit rayonner. Enfin une crise, enfin l’occasion de démontrer son utilité, enfin l’heure de justifier son interventionnisme. Vous connaissez la chansonnette : pas de passage piéton et tous les braves gens se jetteront sous les roues des autos. Pas de gouvernement, pas de vie ici-bas.

Ah, pour le libéral, quelle souffrance de contempler ces ânes à la manœuvre sur des lions… Vivement l’heure des bilans. Il se dit que l’on recompte, en Espagne ou en Italie mais gare… Les fausses informations sont un peu comme les mauvaises décisions politiques : elles prolifèrent…

Chacun ayant encore le droit d’exprimer une opinion, voici mes tendances personnelles : déchainez-vous en commentaires si vous ne les partagez pas. La covid ne nous a pas privés de millions d’êtres aimés mais pour l’essentiel d’une frange de nos plus fragiles anciens, déjà largement menacés.

Les services de réanimation, hormis certaines régions en mars 2020, n’ont pas été en majorité submergés dans le pays. Comme toutes les épidémies, celle-ci se meurt après deux à trois années. Le vaccin protège du risque d’insuffisance respiratoire mais il n’empêche nullement le vacciné d’être contaminé ou contaminant, d’où la stupidité du passe.

La panique sanitaire a trop duré

Chaque nouveau variant est une forme dégradée d’un virus que l’immunité humaine est en passe de décaniller. Il est temps de se réveiller, d’affronter l’existence et de faire face aux catastrophes engendrées par le pouvoir, l’une étant la colossale dette dont hériteront nos jeunes générations.
Continuer d’affoler est criminel, à l’heure où les patients ont longuement déserté les centres de soins, retards aux conséquences évidentes, en termes de coûts humains comme financiers.

Les prédictions des autorités de santé publique ont jusqu’alors systématiquement été invalidées. Je rappelle que selon les ARS, l’Occitanie en plan blanc devait être submergée en septembre 2021 par une quatrième vague dont la substance nous a échappé. Quant à l’OMS, si ses 500 000 décès avancés sont faux, cela devra justifier des actions judiciaires. En quoi les annonces actuelles seraient-elles plus crédibles que les précédentes ? Ne l’oublions jamais : ici bas, strictement personne ne connait l’avenir. Le passé récent nous le démontre dès à présent…

La troisième dose, donc…

Eh bien je vais vous l’avouer : médicalement, je ne sais pas et je ne suis sûrement pas le seul. Alors que certains affolent sans avoir la capacité de fournir la moindre preuve, je souhaiterais rester médecin, c’est-à-dire attaché à l’Evidence Based Medecine. Est vrai ce qui est prouvé.

Cette évidence n’empêche pas les gouvernants de fonder leurs politiques publiques sur ces prophéties dont l’Histoire se rira. De l’aveu même de leurs concepteurs, les simulations de répartition des épidémies par compartiments ne sont pas fiables au-delà de deux semaines. J’ai beau vénérer la science et louer ses prometteurs systèmes informatiques, gare : ne nous laissons pas gouverner comme des bits… Ces machines ne valent parfois pas mieux que le marc de café ou la tripe de poulet. En l’absence de visibilité, ne pourrait-on se montrer optimiste et rassurant ? Aujourd’hui, nous savons soigner la covid.

Nous en avons les moyens et nous approchons de la conclusion de la crise… Certains confrères se sont fait prédicateurs de l’apocalypse… « Et nous nous vaccinerons à jamais et nous subirons l’épidémie au-delà des frontières des temps »… Et le blé pourrira sur pieds et les fœtus sècheront dans le ventre de leur mère… J’ajouterais : et les médecins piétineront l’éthique, qui veut que l’on n’affole pas sans preuve…

Laissons les médecins gérer la vaccination

La troisième dose peut donc se discuter mais je la réserverais volontiers aux plus faibles car la seule perspective médicale ne suffit plus à se déterminer. Je précise que je ne partage pas les craintes à propos de ces 2 cc de solution. En l’absence de preuve, ou bien montrez-les moi, je livre là des opinions.

Des groupes se sont constitués afin de combattre les vaccins et ça bouillonne dans les forums. Il est ignoble d’exploiter les listes déclaratives d’effets secondaires et de prétendre que des millions de morts découleront de la vaccination : il nous manque le lien, l’imputabilité, la preuve de la nocivité, sa voie.

Et une fois établis ces éléments, nous définirons les conduites à tenir mais le projet de jeter au rebut ce vaccin est dommageable. Selon ces procédés, nous ne disposerions d’aucun de ces vaccins qui ont permis de faire croître l’espérance de vie : que d’âneries, toutes démenties, circulent sur les vaccins de l’hépatite ou du papillomavirus… La littérature est assez pauvre au sujet du lien vaccin covid-décès-complications non pas en conséquence d’un complot médical visant à étouffer un scandale mais par absence de matière à analyser.

Écrivez poison sur un flacon de NaCl et perfusez cent personnes : vous observerez toute l’étrangeté de l’effet nocebo. Si tous les traitements faisant l’objet de déclarations sont supprimés… tous les traitements seront supprimés.

Certains confrères se sont fait les chantres de ce combat antivaccin et ils sont certainement sincères mais je ne partage pas leur opinion. Au contraire, je pense que ces thérapeutiques sont porteuses d’espoir. Reprenez les discussions des années 1990 au sujet du transgénique. Tout le discours des opposants a été déconstruit par la science mais nous avons tout perdu en ce domaine : expertise, emplois, brevets… Et le pays se fournit auprès de laboratoires étrangers. Merci José… Je le dis avec d’autant plus de satisfaction que je l’écrivais déjà, alors : le véritable oracle, c’est donc Bibi !

Ces vaccins méritent toute l’attention de mes confrères, toutes les précautions mais également tous les égards. Publions, démontrons, soyons transparents. Et puisque le principe de précaution, étendard des faibles à l’heure où la peur s’est imposée en tout domaine comme principe directeur, est sans cesse brandi, évitons de vacciner les mômes. Avoir peur pour de mauvaises raisons, c’est avoir peur quand même. J’en reviens à mon NaCl… Se faire injecter un poison avant de passer à ses propres enfants relève de la torture mentale.

Socialement, la population est à bout, fracturée entre névrotiques apeurés et frustrés, lassés des contraintes injustifiées. L’État a beau affirmer que sans ses interventions nous aurions connu la géhenne, la comparaison de sa politique avec d’autres démontre combien l’assertion est fausse…

La mauvaise idée de la troisième dose obligatoire

Imposer cette troisième dose pourrait engendrer des effets délétères. L’image des vaccins, comme celle des laboratoires médicaux qui nous ont en partie sortis de là, va en pâtir longuement. Entre ces derniers, vitaux pour notre santé et les politiques publiques, à l’occasion toxiques pour cette dernière, mon choix est fait : intelligence versus matraque. Je laisse les coups de bâton aux amateurs de fessées…

Je songe à la sécurité routière : des inventions géniales ont véritablement bouleversé la donne, airbags, ceintures, châssis mais des vantards politiciens brament encore partout que leurs points et leurs radars sont la seule explication à la baisse de mortalité. Les mêmes sont parvenus à ce tour de force : la population vénère un État qui l’a maltraitée mais conspue les laboratoires et vaccins qui l’ont sauvée.

J’aurais presqu’envie de suggérer une nouvelle voie, particulièrement audacieuse et novatrice pour l’époque. Je la nommerais courage. Personne ne sait ce qui va advenir et personne ne peut le déterminer mais chacun a le pouvoir de se montrer digne, courageux, résolu.

Laissons passer un peu de temps afin d’analyser la donne. Mettons ce temps à profit pour convaincre rationnellement plutôt que par la contrainte les populations exposées à se vacciner. Des millions sont dépensés par le ministère de la Santé afin de communiquer : pourquoi ne pas dilapider intelligemment l’impôt ?

Et, maintenant, vivons, existons avant d’amortir la rame à Charon… Cela suppose de résister aux âneries gouvernementales. Ne l’oublions jamais : ils sont moins nombreux. Ce que nous exigerons collectivement, nous l’obtiendrons… Allez : on éteint la télé, on oublie le forum du grand complot, on réconforte les enfants et on reprend le contrôle. Au tour des vendeurs de peur d’en subir les tourments…

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