Un marché libre du cannabis contre les réseaux criminels

OPINION : il faut autoriser l’instauration d’un marché libre de la production et de la vente de cannabis pour balayer les réseaux criminels.

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Marijuana plants by Lindsay Fox (Creative Commons CC BY 2.0)

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Un marché libre du cannabis contre les réseaux criminels

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 16 octobre 2021
- A +

Par Tom Godignon.

Le film Bac Nord, sorti le 18 août 2021 en salle, soulève de nombreux problèmes auxquels la France doit faire face. Immigration, violence, faiblesse de l’État et impuissance policière sont les plus évidents.

Tous ces problèmes majeurs ont cependant comme point commun le trafic illégal de cannabis. Ce film nous rappelle que la lutte menée contre le trafic de cannabis depuis 50 ans est toujours une guerre de tranchées. Les interpellations se multiplient (voir graphique 1) et pourtant la prévalence de l’usage du cannabis continue d’augmenter (voir graphique 2).

Graphique 1 : interpellations pour usage de stupéfiants (dont usage de cannabis)
Évolution depuis 1995
Graphique 2 : évolution de l’usage actuel de cannabis (au moins un usage au cours de l’année) parmi les 18–64 ans depuis 1992 (Source : OCRTIS)

Les policiers et les trafiquants jouent au jeu du chat et de la souris, mais ce sont toujours ces dernières qui ont une longueur d’avance. On peut d’ailleurs lire parfois dans la presse des interviews des représentants des forces de l’ordre faire état de leur démotivation au travers d’expressions du type lutte sans fin ou vider la mer à la petite cuillère.

La politique menée depuis 50 ans est un échec patent qui a un coût pour la collectivité (voir graphique 3).

Graphique 3 : le coût social du cannabis en 2000–2004

Le comble est que c’est bien la dépense publique relative à la lutte contre le cannabis qui coûte le plus cher à la collectivité. Les forces de police, la gendarmerie, les douanes et les services judiciaires et pénitentiaires représentent 523,5 millions d’euros soit près de 57 % du coût social.

À cela s’ajoute le second poste de dépense qu’est l’incarcération. La politique de lutte contre le cannabis coûte donc plus cher que le phénomène qu’elle cherche à combattre. En plus de décourager une partie des forces de l’ordre et de gaspiller les ressources de l’État et donc du contribuable, cette politique engorge plus que nécessaire les tribunaux français car ce ne sont pas uniquement les grossistes qui sont concernés par les arrestations mais aussi les petits dealers de rue et même les usagers.

Il est donc urgent que l’État modifie sa politique de lutte contre le cannabis de sorte que le coût social induit par cette drogue diminue le plus possible.

La solution la plus évidente est la légalisation du cannabis.

Plusieurs modèles ont déjà été testé à l’étranger. Le modèle espagnol, le modèle de l’État du Colorado aux États-Unis et le modèle uruguayen sont les trois modèles connus de légalisation du cannabis. Les Pays-Bas et le Portugal sont quant à eux basés sur le modèle de la dépénalisation de son usage. Chacun d’eux présente des avantages et des inconvénients.

Le marché libre du Colorado est le modèle le plus prometteur. Dans cet État, le commerce et l’usage de cannabis à des fins récréatives ont été légalisés. Nul besoin d’insister sur la manne financière et fiscale que représente l’instauration de ce marché du cannabis. Les revenus des taxes sur le cannabis sont d’autant plus multipliés grâce aux narcotouristes en provenance des autres États. Connaissant la place de la France dans les classements des destinations touristiques les plus populaires, je vous laisse imaginer les bénéfices économiques et financiers si un modèle similaire venait à voir le jour en France. Bien entendu le marché du Colorado est encadré : licence d’installation des commerces, interdiction de vente aux mineurs (moins de 21 ans aux États-Unis), recensement des cultures dans un fichier informatisé…

L’implémentation de ce modèle a entraîné la dissolution des marchés criminels. Imaginez donc l’enfer vécu par nos trois protagonistes de Bac Nord n’être plus qu’un lointain souvenir.

Malheureusement, en cas de légalisation du cannabis, les marchés criminels se reporteront sûrement sur d’autres substances comme la cocaïne dont le nombre de consommateurs en France a triplé entre 2000 et 2010. La situation est déjà explosive. De plus, la cocaïne n’est pas aussi facile à distribuer que le cannabis puisqu’elle provient d’Amérique du Sud alors que le cannabis est importé de pays proches de la France ou bien directement produit en France, parfois même par des particuliers lambdas (près de 12 % du marché français en 2005). Enfin, libérer les ressources policières dédiées à la lutte contre le cannabis permettrait d’abord de faire des économies mais aussi de lutter plus efficacement contre d’autres substances illicites comme la cocaïne.

Le marché libre du Colorado n’est pas parfait cependant. La publicité et les campagnes marketing agressives de cette nouvelle industrie privée rendent difficile la prévention de l’usage du cannabis. C’est pour cette raison qu’à l’instar du tabac, si la légalisation du cannabis devait voir le jour en France, la publicité des produits à usage récréatif à base de cannabis devrait être interdite.

À cette légalisation, un problème de justice se pose

Nous savons que la consommation de cannabis est dangereuse pour la santé et que les risques sont multiples. Parmi ces risques, nous savons que même consommé pur, la combustion de cannabis crée des carcinogènes pouvant conduire au cancer du poumon, de la vessie, de la bouche et de la langue ou encore des voies aérodigestives supérieures… De plus, des risques de pathologies vasculaires ont été décrits pouvant aller jusqu’à un risque accru d’infarctus du myocarde. Cette dangerosité n’impacte pas uniquement le consommateur lui-même mais aussi la collectivité puisque les frais de santé sont mutualisés en France. Les non-consommateurs sont donc doublement pénalisés puisqu’ils contribuent financièrement au travers des prélèvements obligatoires au coût social du cannabis et tout comme le tabagisme passif, paient de leur santé lorsqu’ils respirent la fumée de cannabis des usagers. Les consommateurs de cannabis sont des égoïstes qui s’ignorent.

Face à cette injustice il est primordial de revenir aux fondamentaux du libéralisme et de l’utilitarisme.

Pour paraphraser John Stuart Mill, la liberté des uns s’arrêtant là où commence celle des autres, l’intérêt du collectif doit primer sur l’intérêt individuel. La liberté de consommer du cannabis doit cesser là où les autres souhaitent rester en bonne santé.

C’est d’ailleurs sur ce principe que la loi de prohibition du 31 décembre 1970 s’est justifiée. L’article 5 de la Déclaration des droits de l’Homme énonce :

La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société.

Autrement dit, la loi ne vous autorise pas à fumer du cannabis seul chez vous car à une époque où le droit à la santé et aux soins est progressivement reconnu à l’individu — en particulier par la généralisation de la sécurité sociale et de l’aide sociale — il paraît normal, en contrepartie, que la société puisse imposer certaines limites à l’utilisation que chacun peut faire de son propre corps.

Heureusement il existe un moyen de conjuguer l’usage du cannabis à des fins récréatives et la liberté, le droit de rester en bonne santé. Il est aujourd’hui possible pour l’usager de consommer son cannabis sans tabac et sans combustion puisqu’il existe des sortes de pipes qui chauffent le cannabis et permettent sa vaporisation. Ce sont en quelque sorte des cigarettes électroniques pour le cannabis. Avec ça, plus de carcinogènes inhalés.

En 2014, à la proposition d’autoriser le cannabis sous certaines conditions, 60 % étaient d’accord.

Selon Abraham Lincoln « La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. »

Cette fois le peuple est désormais favorable à une autorisation encadrée. Il faut autoriser l’instauration d’un marché libre de la production et de la vente de cannabis pour balayer les réseaux criminels, bénéficier des avantages fiscaux et enfin faire profiter des avantages thérapeutiques du cannabis aux personnes malades qui ne demandent qu’à soulager leurs douleurs.

En ce qui concerne l’usage récréatif, seule la consommation par vaporisation doit être légalisée. La santé de tous en bénéficiera. Enfin, ceux qui refuseraient de se conformer à cet usage encadré devraient être interpellés et punis de sorte que le coût social du cannabis serait excédentaire. Le seul moyen pour cela est de taxer la vente légale et de contraventionnaliser l’usage non conforme (consommation par combustion) au lieu d’envoyer l’usager dans des parcours de sensibilisation inutiles ou en prison. C’était d’ailleurs une proposition du député UMP Laurent Marcangeli en 2014 qui souhaitait une contravention d’un montant de 450 euros. Bien sûr cette recommandation est restée sans réponse…

Sources :

  • OCRTIS
  • Ben Lakhdar, Christian, et Pierre-Alexandre Kopp. « Faut-il légaliser le cannabis en France ? Un bilan socio-économique », Économie & prévision, vol. 213, no. 1, 2018, pp. 19–39
  • Ben Lakhdar Christian. De l’intérêt de sortir le cannabis des réseaux criminels. France : Le Bord de l’Eau, 2016
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  • Libéralisons tous les produits stupéfiants, si les gens veulent se droguer, c’est leur liberté.

  • Dans les quartiers sensibles habités par les CPF, le trafic de drogue représente toute une économie. Comment ses acteurs vont-ils se recycler ? Tous ne pourront pas commercer des drogues dures. Augmentation de la criminalité ? J’ai un doute permanent. Je me dis que le pouvoir tolère de fait et module le trafic de cannabis pour acheter la paix sociale dans les zones tribales.

    • Le pouvoir se sert de supplétifs non rémunérés pour répandre la terreur dans les zones tribales et ne pas fournir ses obligations sociales.

  • L’article commençait bien mais finit mal.
    Dommage !
    Un libéral, par exemple, ne pouvait que buter là dessus : « la société puisse imposer certaines limites à l’utilisation que chacun peut faire de son propre corps ».
    Tant que cette approche de l’Etat nounou ne sera pas éradiquée, rien ne changera. On doit faire appel ici comme ailleurs à la responsabilité individuelle. L’Etat n’a rien à faire dans les restrictions de nos conduites qui ne nuisent pas à autrui. Donc oui à tout usage du cannabis si la fumée n’incommode personne. Oui à la cocaïne et autres drogues. Oui au retour du monde d’avant, avant que les States se mettent à régenter la drogue au niveau planétaire.
    La seule drogue que l’État serait légitime à interdire, si elle existait, est celle qui transformerait son consommateur en meurtrier, car alors elle nuirait évidemment et forcément à autrui.
    Il faut d’urgence considérer que la drogue est un produit comme l’alcool, en vente et consommation libre dans tous les pays civilisés.

    • Oui c’est exactement ça la logique s’applique à l’ensemble des substances (également à la prostitution) ce que disait d’ailleurs Ludwig von Mises qui expliquer que la prohibition est basée sur des préjugés sociaux
      et elle implique bien évidemment la fin du monopole de l’État sur la santé et donc la suppression de la sécu ou son ouverture à la concurrence

      • Vous adhèreriez à une assurance privée indemnisant ceux qui ruinent leur santé par la consommation de drogues ?

        • Et vous vous êtes marié à une compagnie d’assurance auto qui indemnise aussi les mauvais conducteur

        • Adhereriez…
          Une assurance est tout à fait libre d’indemniser et d’assurer qui elle veut du moment que son compte de résultat est équilibré c’est tout ce que qui lui importe. Vous souscrivez pour une assurance et vous avez un comportement qui est le vôtre pas celui du voisin c’est tout l’intérêt justement de l’assurance c’est qu’elle mutualises les risques de tous les adhérents et vous fait payer le risque correspondant à votre profil d’assuré

  • « pour balayer les réseaux criminels, » : l’auteur y croit vraiment à cette fable ?

  • Autoriser le canabis pour en supprimer le trafic entrainera automatiquement l’autorisation des autres drogues pour les mêmes raisons.
    Par définition les drogues rendent addict, donc par manque de moyens pour en acheter, augmente la violence pour les acquérir.
    L’impact des drogues sur la santé n’est pas négligeable. Dans un état où c’est la collectivité qui paye les soins, cela signifie une augmentation des dépenses : plus un produit est bon marché, plus il est consommé (ex les soda sucrés qui entraînent indirectement le diabète).
    Aux USA, chacun fait ce qu’il veut avec sa santé puisqu’il paye individuellement ses soins (même via ses contrats d’assurance qui sont personnalisés et qui excluent la consommation de drogue).

    • Pour l’heure, le produit le plus addictif, le plus meurtrier et le plus coûteux est… le tabac !
      Il est en vente libre, et les soins de nos cancéreux sont remboursés par la Sécu…
      De ce point de vue, l’interdiction du cannabis est un non-sens total.

      • @jérémie et donc vous souhaitez en rajouter un de plus ? Sinon l alcool n est pas mal non plus mais bon ça met plus de temps à vous ruiner qqn

        • Votre vision de la drogue est morale. Le plaisir, c’est mal. La drogue peut être festive, comme l’alcool et l’ivresse. Regardez la culture romaine et grecque, avec ses bacchanales.

    • Les moyens manquent aussi car étant un produit illégal, son prix est sans commune mesure avec son coût de production.

  • Légalisé, l’État vendra « x » grammes de cannabis à 10% de THC pour 10€. Les trafiquants vendront la même quantité pour le même prix, mais à 30% de THC. Que préfèreront les consommateurs ?

    • Légalisée la drogue ne sera plus vendu par les trafiquants et effectivement la meilleure offre rencontrera la plus grosse du monde comme sur tous les marchés mais d’État ne vendra pas de cannabis sauf à considérer que la nationalisation des entreprises soit une bonne chose

    • La meilleure offre rencontrera la plus grosse demande

  • Pou balayer des réseaux criminels qui se rabattront sur un autre produit toxique, vous êtes prêts à décerveler les populations? Non, je ne vous suis pas. Le cannabis fait des ravages.

  • Je ne sais plus où je l’ai lu, mais le trafic illicite n’a pas totalement disparu au Colorado du fait de l’interdiction de vente aux mineurs. Or, si nous voulons que nos jeunes ne soient pas totalement abrutis…

    • L’alcool est interdit au mineur, et pourtant il y en a quelque uns qui se torchent bien. Mais cela ne reprèsente pas la majorité de l’espèce.

  • YAKAFOKON !

    Penser que ces gens vont céder leur monopole est compléter illusoire et naïf . Leur faire céder par la force ? Mais la police n’ose même plus se déplacer dans des arrondissements parisiens . Il y a vraiment des perchés pour imaginer ces gens faire leur petite déclaration de TVA , de paie en cas de légalisation ? réveillez vous ..

    • Ils n’ont pas de monopole. Ils se contentent de prospérer sur la prohibition.
      Si l’Etat libéralise la vente, la concurrence se fera naturellement, car les honnêtes gens préféreront aller au tabac du coin (ou son équivalent) que fréquenter de petites frappes, des quartiers « sensibles » et prendre le risque de consommer des produits frelatés.

  • libéralisons la cannabis, et toutes les interdictions. Les interdictions, donc les lois (édictés par l’Etat) ne servent à rien, ne dissuadent de rien, et poussent même certaines personnes à les enfreindre comme un jeu, surtout dans les pays latins. libéraliser la détention d’armes n’accentuera pas le nombre de meurtres, libéraliser la prostitution n’accentuera pas le nombre de prostituer (C’est même presque l’inverse. Alors que même que la prostitution est interdite depuis des décennies, celle-ci connaît une recrudescence, ce qui prouve l’inefficacité des lois débiles) Et pour le cannabis, c’est la même chose.

    Les seules limites qui puissent exister, c’est la morale. Et la loi n’est pas la morale. La loi est humaine et temporel, la morale est universelle et éternelle. La morale est la loi du divin. la morale ne soumet personne. C’est la libre-arbitre. Contrairement à la loi, la morale n’effraie pas, car celui qui est amoral en à cure de la morale.

    La Loi est à foutre au chiotte. La loi est coercitive par essence, la morale ne l’est pas. Alors que la loi est souvent forgée par une classe dirigeante pour dominer les masse; la morale n’est pas la loi et n’impose rien; elle résulte de l’éducation familiale ou communautaire que l’on acquiert dès l’enfance et que l’on conserve comme une trésor jusqu’à la tombe.

    La loi ne dissuade de rien, un pervers sexuel restera un pervers sexuel car c’est un malade, il y aura beau y avoir des lois à en plus finir, rien de l’empêchera à commettre ses méfaits.

    La loi ne sert à rien et ne sert que ceux qui nous dirigent. L’enfer fiscal incite à l’évasion fiscale et l’évasion fiscale entraîne la coercitions fiscale. ET PAS L’INVERSE! la loi est une déesse anthropophage, appartenant à la mythologie étatique. Les hommes n’ont pas besoin de la loi; mais la loi, elle, vit des hommes.

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