Cannabis : encore un long chemin avant la légalisation

Alors que les lois se sont plutôt assouplies en Europe, la France privilégie toujours la répression pour les consommateurs de cannabis.
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Cannabis : encore un long chemin avant la légalisation

Publié le 22 janvier 2021
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Par Théophile Gacogne.

S’il y a un débat qui reste encore assez fermé en France, c’est celui sur la légalisation ou la dépénalisation du cannabis. Alors que les lois se sont plutôt assouplies un peu partout en Europe et dans le monde, la France privilégie toujours la répression pour les consommateurs.

L’interdiction du cannabis en France date de 1970 et de nombreux observateurs estiment que ces 50 années de pénalisation sont un échec. Il faut bien avouer que le bilan est difficile à défendre, puisque d’après l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies, nous sommes les plus gros consommateurs d’Europe.

Le gouvernement est-il en train d’avancer sur la question de la légalisation du cannabis ?

Depuis l’arrivée à l’Élysée du président Macron, on peine à voir une évolution. Depuis mon dernier papier sur le sujet, un Conseil d’analyse économique rattaché à Matignon avait pourtant apporté des éléments au Premier ministre en faveur de la légalisation en 2019…

Le rapport, purement financier, pointait du doigt l’échec des politiques actuelles. On pouvait notamment lire que « la prohibition a favorisé l’expérimentation du cannabis du fait de sa très grande disponibilité, et cela en dépit d’investissements massifs dans la répression ». Depuis 1970, les interpellations pour une simple consommation ont été multiplié par 50, sans pour autant que la courbe du nombre de consommateurs ne cesse de monter.

Cette répression coûte cher, puisque le rapport indiquait que 568 millions d’euros sont dépensés chaque année pour lutter contre le cannabis.

Les économistes voient surtout une manne fiscale énorme échapper aux poches de l’État. Ils estiment qu’une consommation de 500 à 900 tonnes chaque année en France pourrait rapporter entre 2 et 2,8 milliards de recette fiscale, tout en créant jusqu’à 80 000 emplois dans la production ou la vente de cannabis.

De plus en plus de convaincus…

Les économistes rattachés à Matignon ne sont pas les seuls à penser que la politique de répression devrait être abandonnée. Toujours en 2019, une tribune plubliée dans L’Obs et signée par 70 personnalités, dont des économistes, des médecins et des politiques, appelait à la légalisation du cannabis.

Parmi les signataires, on retrouvait notamment Bernard Kouchner, Benoît Hamon, Raphaël Glucksman, Yannick Jadot, mais aussi les députés LREM Pierre Person et François-Michel Lambert. La tribune rappelait notamment que tous les voisins de la France ou presque ont assoupli leur législation, que le Canada ainsi que certains États des USA ont complètement légalisé le cannabis, mais que « la France est à la traîne ».

Ils expliquent également que l’alcool et le tabac sont beaucoup plus dangereux et font bien davantage de morts chaque année. Enfin, ils estiment que comme le cannabis n’est pas une substance neutre et qu’il peut être nocif pour la santé, un contrôle des produits serait opportun.

Un gouvernement qui reste inflexible ?

Pour l’instant, le gouvernement semble encore très loin de penser à la légalisation. Matignon a simplement cherché à désengorger les tribunaux, en mettant en place une amende forfaitaire de 200 euros pour toutes les personnes en possession de moins de 100 grammes de cannabis sur eux.

C’est effectivement un bon moyen pour « faire du chiffre », tout en réduisant les dépenses de la justice, mais il n’y a aucune prévention et la police laisse repartir le consommateur sans se soucier de la provenance de la marchandise. Cette amende forfaitaire a été critiquée aussi bien par la droite que par la gauche, et par certains syndicats de police qui y voient une dépénalisation masquée.

En aout 2020, invité sur le plateau de LCI, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin laissait entendre que le chemin vers plus de souplesse serait encore très long : « Je ne peux pas, en tant que ministre de l’Intérieur, en tant qu’homme politique dire à des parents qui se battent pour que leurs enfants sortent de l’addiction à la drogue, que l’on va légaliser cette m…. Et je dis bien cette m… »

Une sortie pour le moins populiste, avec un argumentaire très pauvre qu’on pourrait, pourquoi pas, utiliser pour demander l’interdiction de l’alcool…

La cour européenne contredit la France pour le CBD

Depuis 2014 quelques boutiques se sont mises à vendre du CBD en France. Il s’agit d’un cannabis doux, avec pas ou très peu de THC, qui est autorisé quasiment partout en Europe et qui n’a juridiquement aucune bonne raison d’être interdit. Pourtant, de nombreuses boutiques ont fait l’objet de perquisitions récurrentes, de blocages de marchandises aux douanes et parfois de gardes à vue pour les entrepreneurs.

La France a même voulu interdire le CBD (cannabidiol), mais en novembre 2020, la justice européenne rejette cette interdiction, jugeant illégale la répression du CBD. Pour la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), le CBD n’est pas un stupéfiant, et les boutiques spécialisées espèrent désormais pouvoir travailler tranquillement.

Une évolution à venir ?

Reprise de volée par la CJUE, la réglementation française n’a pas vraiment d’autre choix que d’évoluer en autorisant la vente de CBD. Désormais de nombreux agriculteurs ou propriétaires de fermes attendent un assouplissement de la loi pour commencer à produire.

Lentement, mais sûrement, les instances dirigeantes semblent vouloir traiter le sujet sérieusement, pour le CBD, mais aussi pour le cannabis classique. Ainsi, le Parlement vient de lancer le 13 janvier 2021, une consultation citoyenne en ligne sur le cannabis récréatif. Il s’agit d’un questionnaire qui va rester sur le site de l’Assemblée nationale pour un mois environ, et qui doit permettre d’aider la mission d’information à rendre un rapport en mars ou en avril prochain.

Difficile donc de prédire comment va évoluer la loi française concernant le cannabis, le débat sera probablement de retour dans les médias d’ici quelques mois lorsque la consultation citoyenne aura été étudiée et que le rapport final sera présenté aux députés.

Faut-il espérer une évolution en faveur de la légalisation du cannabis ?

D’un point de vue purement économique, tous les spécialistes de la question sont d’accord, la légalisation du cannabis permettrait de faire de grosses économies sur les secteurs de la justice et de la police, tout en apportant une manne fiscale non négligeable et en créant au passage des dizaines de milliers d’emplois.

D’un point de vue moral, c’est forcément plus complexe. On peut entendre les arguments de ceux qui soutiennent que la légalisation pourrait être un signal pour les plus jeunes, signifiant que le cannabis est inoffensif et qu’il peut donc être consommé sans risque. Une explosion du nombre de consommateurs est alors à craindre.

Cependant, on voit bien que les pays disposant d’une législation plus souple n’ont pas plus de consommateurs que la France. La question morale se heurte aussi à la légalité de l’alcool ou du tabac, qui sont considérés comme des drogues plus dangereuses que le cannabis, mais qui sont pourtant en vente absolument partout.

Quid également des trafiquants, qui seraient forcément impactés par une vente légale. Que deviendraient alors les centaines de milliers de petites mains qui vivent de ce commerce ? Peut-on craindre une montée de la commercialisation illégale d’autres drogues plus dures, des braquages ou des cambriolages pour compenser le manque à gagner ?

De nombreuses questions doivent être étudiées, mais comme trop souvent, c’est un débat essentiellement politique et assez peu pragmatique qui se déroule en France depuis des dizaines d’années et qui risque de se poursuivre encore quelques temps.

Reste à savoir si Macron aura le courage politique de traiter ce sujet sur le fond. Le cannabis est diabolisé dans l’Hexagone par une grosse partie de la droite et son ministre de l’Intérieur est farouchement opposé à une légalisation. La consultation citoyenne lancée ce mois-ci apparait donc comme une très discrète lueur d’espoir pour les amateurs de cannabis.

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  • c’est vrai qu’il est tellement mieux de laisser des trafiquants vendrent leur cannabis sans que ça rapporte un euros à l’état ….et puis ça permet d’acheter la paix sociale ….vous remarquerez que malgré tout , l’insécurité et le traffic continuent…..

  • Tout ça c’estv des conneries et la cannabis une vraie merde qui ne doit en aucun cas etre légalisé , faut faire plus de prevention et surtout ne pas attendre la fin du college pour intervenir c’est des la sixiéme voir avant l’entrée au college qu’il faut intervenir auprés des jeunes mais certainement pas faire du cannabis comme c’est le cas avec l’alcool une drogue légale et ou se saouler est entrée dans les mœurs , du coup se défoncer deviendrais normal , oh pecno on va se bourrer ou se défoncer ???

    • C’est marrant, mais votre commentaire ne m’a pas étonné.

    • « Tout ça c’estv des conneries et la cannabis une vraie merde qui ne doit en aucun cas etre légalisé  »
      Donc là on a juste du mépris. Le terme de « merde » étant le seul argument apporté ici. On est donc au niveau du propos de bistrot.

      « aut faire plus de prevention et surtout ne pas attendre la fin du college pour intervenir c’est des la sixiéme voir avant l’entrée au college qu’il faut intervenir auprés des jeunes mais certainement pas faire du cannabis comme c’est le cas avec l’alcool une drogue légale et ou se saouler est entrée dans les mœurs  »

      Et nous avons ensuite un magnifique exemple de « yaka faukon » d’une personne qui pense que « si tout le monde il fait comme je dis tout le monde il ira mieux »

      suivi d’une prédiction à la Nostradamus de bar PMU:

       » du coup se défoncer deviendrais normal , oh pecno on va se bourrer ou se défoncer »

      Steribox est représentatif du niveau d’indigence généralisée dans le coté des anti cannabis. Même les thuriféraires de la prohibition violente avec une véritable caution intellectuelle comme Jean Costentin, un scientifique au CV long comme le bras, produisent des raisonnement fallacieux et condescendants.

      Aucun argument scientifique pour l’interdiction du cannabis ne devrait être retenu sauf à appliquer le même raisonnement à d’autres substances légales comme l’alcool, ou des molécules qu’on prescrit cmme médicament en permanence. Si cohérence il y avait,k alors on devrait soit pouvoir obtenir du cannabis (voire de la cocaïne) auprès du même médecin qui vous prescrit des benzodiazépines, soit pouvoir acheter tout ce bazar chez son caviste. Sans cohérence, point de crédibilité.

      Mais j’ai aussi des sooupçons. Je soupçonne les steribox de ce monde d’être des sadiques en recherche de bouc émissaires. Ils prescrivent de mettre ne pas changer la loi. La loi, c’est un joint, un an de prison. C’est violent. C’est grave. Alors on me dit qu’on est en train de passer à la contravention… Alors quoi? Ils sont passés du sadisme pur à l’extorsion? Nul doute qu’il y a là une amélioration.
      Et puis le laïus sur la prévention… Mais oui! On va confier au marxistes de l’education nationale la tâche d’enseigner la modération aux enfants. Cette institution est obligatoire sous peine de retirer les enfants à la garde des parents. On a donc en l’education nationale une prise en otage nationalisée des mineurs. Et c’est à ce « truc » qu’on devrait confiance?

      Votre « bon sens » monsieur steribox, c’est juste un sophisme malsain pour justifier votre barbarie refoulée.

    • Du coup on infantilise et on pénalise ceux qui aiment se détendre en buvant un verre de vin ou en fumant un joint de temps en temps ? Bien sûr qu’il faut de la prévention, qu’il faut éviter que les jeunes fument trop tôt et fument tous les jours, mais il n’y a aucune bonne raison de laisser des gens boire tous les jours et de condamner des gens qui fument de temps en temps. Interdisons aussi les jeux d’argent qui sont comme des drogues pour certains joueurs.
      La vie est chiante pour beaucoup de monde, et se bourrer un peu la g… ou se défoncer parfois avec quelques amis, c’est pas si mauvais. C’est l’abus qui est mauvais et c’est valable pour beaucoup de choses.

    • « Se défoncer deviendrait normal ».
      Mais bien sûr…
      La preuve, depuis qu’on a légalisé l’alcool, tous les gens sont bourrés H24 en France. Et au Canada, depuis qu’ils ont légalisé le cannabis, ils sont tous défoncés, même Trudeau plane pendant ses réunions internationales, les rues sont pleines de zombies aux yeux vides, la moitié de la population est victime des ravages de la drog….. ah bah non, en fait, ça se passe très bien, y’a pas plus de consommateurs, y’a un peu moins de violence, beaucoup moins de trafic, et beaucoup plus d’argent dans les caisses.

      Pffff lire un commentaire comme le votre en 2021, c’est d’une tristesse. Aussi au ras des pâquerettes que Darmanin et son « c’est d’la merde ». Mais bon, au moins vous avez le mérite de nous offrir une belle preuve du fait qu’il reste un sacré long chemin à parcourir en France pour sortir des mentalités du siècle dernier.

    • « Au lieu de cela, monsieur fume du hackique avec les
      biknites!
      Fais attention, Géraard, tu es sur une pente savoveu…
      sevonneu… savonneuse aujourd’hui!
      Aujourd’hui, c’est un petit verre qu’il te faut, mais demain
      tu en fumeras tout un paquet!

      Sans parler de la honte qui retombera sur ta pauvre mère.
      Moi? T’occupes pas!
      Je m’arrange avec la honte directement. J’ai l’habitude!
      J’ai pas besoin de tes conseils!
      Géraard!

      Et pis le pinard, c’est pas interdit que je sache!
      Alors, il doit quand même y avoir une raison, hein!
      Ah, elle est jonie la jeulesse! »

      • C’est hallucinant à quel point ce sketch est en fait complètement indépassable par les prohibitionnistes. D’ailleurs ça les fout « en pétard » en permanence quand on leur rappelle ce sketch.

  • N’étant pas consommateur, ce non problème ne m’intéresse pas surtout qu’il est seulement pénalisé d’une amende, mon tabac est largement plus surtaxé !

    • C’est faux. Si vous avez 200 cigarettes (une cartouche), vous êtes taxé. Si vous avez 200 joints vous allez en prison (en théorie) ou vous payez 200 contraventions: 40 000 Euros. Vous voulez toujours soutenir que vous êtes plus surtaxé? Admettrez vous votre erreur ou allez vous aller encore un peu plus loin dans la mauvaise foi?
      Par ailleurs si vous pensez que ce problème ne concerne pas les non consommateurs à mon avis vous manquez de perspective:
      Les stups, vous les payez. Les places en prison pour les fumeurs de joints qui font qu’on laisse les pédophiles dehors par manque de place, vous les supportez. Les contrôle douaniers, vous les subissez et vous les payez dans votre consommatioj de tous les jours: Quand un conteneur est contrôlé par les douanes, le contrôle est facturé au propriétaire de la cargaison, qui vous le refacture.
      L’insécurité des quartiers chauds minés par la violence de l’argent sale de la drogue est en grande partie le fruit de la prohibition. Vous vivez avec.
      Paradoxalement, je trouve que la prohibition est encore plus injuste pour les non consommateurs. Ils font l’effort de la vertu et sont récompensés avec des taxes de la violence de la suspicion des contrôles etc… C’est assez lamentable.

      • Vous mélangez dealer et consommateur, ce n’est évidement pas le même tarif. Donc, cette futur loi permettra aux dealers de faire leur job honnêtement.. Ça ne changera rien aux règlementsde comptes, ça n’empechera pas le squat d’immeubles, ça exonére les dealers de toutes peines, et voilà.

        • heu… non, si on légalise, le trafic illégal restera interdit. Les clients n’auront aucune raison d’aller dans une cage d’escaliers pour acheter un peu d’herbe, puisqu’il en trouvera dans la boutique de son village à côté de la cave. les dealers ne seront exonérés de rien du tout, leur trafic risque de s’écrouler en revanche, où ils vont devoir casser les prix.

          • Ils vont finir sur la paille! C’est pas des bosseurs les petits dealers. Ils n’arriveront jamais à survivre. Les traficants internationaux connaissent bien leur métier mais ils sont tributaire du réseau de gagne petit qui bossent dans les fours ou qui font de la petite distribution au détail. Et si le trafic ne peut plus rémunérer ces gars là, bye bye trafic.
            On nous parle aussi des hyper violents qui vont cramer les coffeshops légaux, taper leurs clients etc… Bullshit! Les traficants se la racontent gangsta, mais quelle est la réalité de leur presison? Que’est ce que c’est un règlement de compte?
            Deux clampins qui se prennent un gun au marché noir et dégomment un gars sas défense dans sa bagnole c’est pas des gros durs. C’est des gars qui pissent la trouille de se faire choper ou de se faire dégommer en premier. On est loin de Bonnie and Clyde, ou de Pablo Escobar. C’est de la petite racaille qui n’affrontera pas un vigile armé de G4S. Et puis avec quoi vont ils payer leur pétoires quand il n’y aura plus la queue au quartier de la Busserine? Non… Ils ne survivront pas 3 mois à la légalisation.

        • Donc j’ai ma réponse à ma question: « Admettrez vous votre erreur ou allez vous aller encore un peu plus loin dans la mauvaise foi? »
          Fidèle à une part significative du rest de votre oeuvre sur ce forum: Mauvaise foi.

        • Dons les gens qui achètent des cartouches de clops sont forcément des… Buralistes? Des traficant de clops? Pourquoi 200 cigarettes c’est un consommateurs et 200 joints c’est un dealer?
          Mauvaise foi!!!

      • Pour le coût du contrôle conteneur, il faut préciser que ce montant est de l’ordre de 200 à 1000 TTC par conteneur contrôlé, ce qui sur la paire de chaussette transportée doit faire de l’ordre de 0,01 euro, ce qui est encore amorti par le fait que tous les conteneurs du transporteur ne sont pas contrôlés.
        Pour les pédophiles en liberté par manque de place, cette légende est tenace, mais je suis assez d’accord avec le reste de votre commentaire.

  • L’autorisation du cannabis est équivalente à l’autorisation d’un poison. On fait la comparaison alcool, tabac… pour justifier cette autorisation, soit, mais c’est stupide de s’appuyer sur d’autres poisons pour autoriser un poison, c’est hasardeux pour rester poli.
    Bon, maintenant combien de gamins ont raté leur scolarité et leur vie à cause de cette merde et pour quel coût, combien sont restés percher et pour quel coût médical. Je parle de coût comme cela semble votre argument principal avec le problème des banlieues que votre texte laisse croire insolubles.
    Il semble que vus vouliez faire du cannabis et de la dégénérescence de nos banlieues des mèmes de notre pays.

    • Tany, votre commentaire exprime votre grande méconnaissance du sujet. Les études scientifiques montrent à quel point le cannabis peut avoir énormément de vertus médicinales (autisme, anti-vomitif, anti-douleur… ). De plus tout est une affaire d’échelle, un verre de vin le WE ce n’est pas plus nocif qu’un join ou une cigarette de temps en temps (quid du sucre et produits chimiques présent dans notre alimentation ?), cependant je vous l’accorde une consommation excessive de ces produits est un poison. Lorsque vous évoquez « les gamins ayant ratés leur vie » vous oubliez que dans le cadre actuel le cannabis est justement accessible aux mineurs et jeunes, car les dealeurs n’en n’ont rien à faire de l’age de leurs clients. Cependant dans un marché légalisé, empêcher la consommation aux mineurs est bien plus simple, par exemple au Colorado depuis la légalisation du cannabis, la proportion de mineur ayant consommé la dite substance à diminué de façon non négligeable. Lorsque vous citez « sont restés percher », cela n’as pas de sens du fait que les effets du cannabis ne peuvent bloquer la psyché d’un individu… Mais bon, vous semblez être un spécialiste du sujet. Quant à « la dégénérescence de nos banlieues », vous seriez surpris par le nombre de consommateurs parmi les CSP+ (qui sont le plus ouvert à la légalisation du cannabis en passant).

    • S’il y a plus de jeunes en France qui fument, c’est peut-être justement parce que c’est un interdit. La répression ne fonctionne pas, nous sommes le pays où on consomme le plus. Et puis il y a des gamins qui sniffent de la colle ou d’autres produits chimiques, bref, il y aura toujours des gamins mal accompagnés qui feront n’importe quoi et qui se mettront en danger.
      Le problème c’est qu’on pénalise tous ceux qui voudraient juste fumer un joint de temps en temps, comme d’autres fument un verre de vin. Tout est poison, le sucre, le sel, l’alcool, le tabac, et au final, il n’y a que les fumeurs de joints qui sont considérés comme des délinquants. ça n’a aucun sens.

      • Fumer un verre de vin, ce n’est pas évident. Et, ce n’est pas parce que d’autres produits nocifs sont tolérés, qu’il faut en ajouter d’autres!

        • Oups, désolé, jolie coquille 🙂 . Le problème c’est que des nouveaux produits nocifs, trop sucrés, trop salés, trop alcoolisés, sortent tous les jours et rien n’est fait. Et on voudrait condamner celui qui fume une herbe bio, dont la science dit que c’est bien nocif que le tabac et l’alcool. Il n’y a logique à cela.
          On tolère tout ou presque, mais on s’acharne pour un produit bien moins nocif que tant d’autres.

    • « Il semble que vus vouliez faire du cannabis et de la dégénérescence de nos banlieues des mèmes de notre pays. »
      Pour info on trouve du cannabis dans tous les coins les plus paumés de France, même dans les petits villages de montagne. Ce n’est pas le cannabis qui transforme les banlieues, c’est une gestion calamiteuse de l’immigration, un manque de moyens et sûrement trop de laxisme. Dans mon village d’Ariège, il y a beaucoup de fumeur et pourtant les gens bossent et il n’y a pas de délinquance. Il y a parfois quelques bagarres dans les fêtes de village, mais c’est plutôt à cause de l’alcool que du cannabis…

    • C’est pas tant le hakik qui est un poison que les saloperies qu’on y met dedans ! Pneu, cire, etc.
      La libéralisation aurait au moins l’avantage de mettre sur le marché des produits sains.
      Pour le reste, tout a été dit.
      Juste un truc pour finir : la prohibition des drogues est uniquement un problème politique… Guerre de l’opium, fin de la colonisation, etc. Avec la mondialisation, tout ceci n’a plus de sens. D’autant moins que les States, très portés sur l’interdiction, font machine arrière.
      Les questions sanitaires, c’est pour amuser la galerie dans la grande tradition hygiéniste : sans danger affiché, pas de répression possible !

    • « L’autorisation du cannabis est équivalente à l’autorisation d’un poison. On fait la comparaison alcool, tabac… pour justifier cette autorisation, soit, mais c’est stupide de s’appuyer sur d’autres poisons pour autoriser un poison, c’est hasardeux pour rester poli. »

      Et la cohérence? C’est trop demander de la cohérence? Parce que justifier de l’arbitraire comme vous le faites, même en y mettant de la politesse comme vous dites, c’est pas joli non plus.
      Par ailleurs sous couvert de politesse, j’aimerai qu’on rentre dans le détail de ce que vous presecrivez:
      La prohibition c’est l’enfermement de personne a priori non violente. C’est la justification de fouille, c’est des taxes payées par les non consommateurs pour payer les stups. C’est du trafic avec la violence minablement lâche mais néanmoins barbare qu’elle engendre. C’est la corruption de notre police. Alors vous savez, vous pouvez être aussi poli que ce que vous voulez, ca ne change pas ce que vous soutenez: Vous soutenez qu’une personne qui se fume un joint chez elle devrait être dépouillée financièrement trainée et humiliée devant des tribunaux, incarcérée pendant une année complète, perdre son métier au passage, et subir l’horreur des prisons françaises. C’est ça le prohibition. Vous soutenez la barbarie, la persécution, la violence tout simplement.
      Bous vous faisons remarquer que votre indignation est à géométrie variable: Militez vous pour l’interdiction de l’alcool? Pourquoi tolérez vous un poison est pas un autre?
      Je vais vous donner ma position: Celui qui ne peut pas choisir sa mort ne peut pas choisir sa vie. Le poison devrait être autorisé. Parce que mourir ne devrait pas être interdit. Et si j’ai envie de me suicider à coup de cannabis, d’héroïne ou de coke, qui êtes vous pour me l’interdire par la violence? Et si vous êtes prêt à m’imposer de la violence, comment justifiez vous que je ne puisse pas aussi légitimement que vous vous imposer la mienne à coup d’AR15? Vous rendez vous compte que votre position soit disant raisonnable est en fait le premier domino d’une cascade de haine? Mais non, vous restez dans votre confortable immusion du mec qui veut protéger la jeunesse (elle ne vous demande rien la jeunesse!) et qui se sert de ça pour persécuter toute la population. Et les vieux? Si vous voulez protéger la jeunesse, pourquoi interdisez vous le cannabis aux retraités? Ils n’ont pas le droit d’être protégés aux aussi?
      Votre protection est un mensonge. On ne protège personne en initiant la violence. On ne protège que son égo, sa subjectivité arbitraire, son constructivisme politique malsain. La prohibition c’est puéril, superficiel, violent et j’ose le dire: Sadisque. Ca fait plaisir aux prohibitionnistes de voir les « chichonneurs » se faire persécuter. Ils vous soutiennent le contraire, mais donner leur deux bières et laissez les parler. Ils se réjouissent de la souffrance des chichonneurs qui se font chopper. « Bien fait pour sa gueule »!

      Oh poui vous restez poli. Mais votre prose reste une horreur violente et barbare, parée de dentelle. Je trouve ça abject.

  • Macron et courage politique ?
    C’est comme espérer préparer un bon plat avec une dinde et un pot de Nutella….

  • Le cannabis ne pose que peu de problèmes s’il est pris occasionnellement…Il devient très problématique sur des pathologies addictives et source de troubles cognitifs non négligeables….Mais cela reste une minorité de cas dont on parle plus car souvent associés à l’alcool et autres substances avec des accidents de la voie publique etc etc…Le risque pour cette population est d’aller vers d’autres substances plus nocives et nos « chimistes » trouveront bien des produits encore plus toxiques et rendant plus dépendants.. faut pas s’inquiéter pour les dealers..par ailleurs les dérivés du cannabis sont remarquablement efficaces sur des algies chroniques ..alors que tout a échoué..aucune raison de ne pas le légaliser

  • Personnellement, j’espère que la route sera encore très longue car j’ai vu les ravages du cannabis.

    • J’ai vu les ravages du sucre, ceux d’une mauvaise éducation, ceux de l’alcool bien sûr, ceux des accidents de voiture, ceux d’une prise de médicament trop importante, etc, la liste serait interminable.
      Et justement, on trouve du cannabis à tous les coins de rue actuellement, sans prévention, sans explication de la part des vendeur, avec des produits de mauvaise qualité. On voit bien que la répression ne fonctionne absolument pas alors pourquoi continuer comme ça ? Si vous voulez vraiment aider les gens qui tombe dans une addiction, il va falloir évoluer.

    • Moi j’en ai longtemps pris et pas dans des quantités raisonnables. J’en ai souffert, j’ai perdu du temps, de l’argent des opportunités à cause de MON addiction; a cause de MES mauvais choix. Et la raison pour laquelle je m’en suis sorti c’est parce que j’ai fait un travai; sur MOI. J’ai pas rejeté la faute sur une plante. Je suis pas allé demandé à « maman gouvernement » de faire quelque chose pour ma jeunesse. Je me suis sorti les doigts et je me suis sorti de là.
      A quoi m’a servi la prohibition? A ne pas en avoir? Il y en avait partout. Ecole, soirée, bars, balades en montagne, escapades plage, campagne, ville, clubs… Des joint sil y en a partout. Donc merci pour rien à la prohibition là dessus.
      M’aider à arrêter? Ah bon? Quand on est drogué et un minimum organisé on fait des réserves. Ca coûte cher mais bon, c’est plus rationnel d’acheter en gros pour moins cher. Quand vous avez pour 800EUR de came chez vous parce que vous stockez, arrêter c’est pas comme jeter son paquet de clops en se disant « au diable l’avarice! ». Onparle de 800 balles là! Alors vous allez le revendre, et vous devenez un dealer. Et pour le vendre correctement, il faut le vendre en petite quantité. Donc ça prend du temps. Temps crucial pendant lequel vous voudriez vous éloigner de la drogue plutôt que de vous en occuper.
      Et puis quand on est drogué, on s’en occupe de la drogue. Bien qu’il y en ait partout, les bonne sources avec bon rapport qualité prix restent rares. Alors on entretient son réseau de relations de toxicos. Et puis on traine avec des gens qui ne vous jugent pas trop ou qui en tout ca sne vous dénonceront pas: Des toxicos… Donc la prohibition ostracise et marginalise les consommateurs, rendant l’arrêt de la drogue encore plus dur. Quand arrêter la drogue signifie d’abandonner la plupart de vos amis, c’est pas le même choix que juste jeter un paquet de clop.
      Et puis si vous avez un moment de faiblesse. Si c’est légal vous achetez un joint dans un coffeeshop et pui c’est pas si grave. Mais les dealers ne vous vendent pas ça. Il va falloir racheter 3 g minimum et ça fait 15 pétards au bas mot pour 20 EUR. Alors vous rechutez pour la semaine au lieu de la journée…

      La prohibition n’empêche pas vraiment les nouveaux consommateurs de goûter, n’aide pas à décrocher, et décrédibilise la prévention avec de la violence mal placée. Quelqu’un qui vous donne un conseil mais vous laisse faire votre choix est plus crédible que quelqu’un qui vous donne un conseil et vous met une tarte dans gueule si vous ne l’écoutez pas. Pour toutes ces raison, la prohibition est contre productive. Elle produit plus d’effet sanitaires néfastes qu’elle n’en prévient. Elle produit plus de violence qu’elle n’en prévient. Etre prohibitionniste c’est se faire l’avocat de la violence et de la bêtise. Parce que qui veut faire l’ange fait la bête.

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Par Jean-Baptiste Noé.

L'amer Picon d'Algérie

Le Picon nous renvoie à une page coloniale de l'histoire de France, celle où l'Algérie était intégrée au territoire national et où les soldats mouraient de dysenterie et d'eau contaminée. Dans le désert saharien, la soif est une contrainte perpétuelle et les eaux sont très souvent impropres et tuent les corps en transportant de nombreuses maladies. Envoyé en Algérie au début des années 1830, Gaétan Picon découvre le paludisme et les fièvres qui rongent de nombreux soldats.

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Gloria Alvarez, la passionaria libérale, dit tout et c’est dans Contrepoints !

Elle s’exprime pour la première fois en France.

Gloria Alvarez est une jeune femme influente. Auteur de trois livres, conférencière très sollicitée en Amérique latine, en Espagne ou aux USA, hyper active sur les médias sociaux avec 377 000 followers sur Twitter et 242 000 sur Instagram, elle est sans doute l'influenceuse libérale féminine numéro un dans le monde ! Elle prône le libéralisme dans tous les domaines. Liberté, frontières, aide internationa... Poursuivre la lecture

Alors que l’Allemagne devrait légaliser le cannabis très bientôt, tout comme le Luxembourg ou la Belgique, que Malte ou l’Espagne autorisent la consommation et même la culture dans un cadre privé, que l’Italie, la Suisse et le Portugal légalisent le CBD, un petit pays résiste encore et toujours à l’envahisseur…

La France, qui avait été obligée de lâcher du lest suite à un arrêté de la Cour de justice européenne en 2020, décide aujourd’hui de manière brutale d’interdire la commercialisation des feuilles et des fleurs de CBD, qui représe... Poursuivre la lecture

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