Paris sans voiture : le rêve d’Anne Hidalgo serait un cauchemar

OPINION : à force de mesures sectaires et discriminatoires, la capitale flamboyante se renferme sur elle-même et la ville-lumière pourrait bien s’éteindre à petit feu.

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Paris sans voiture : le rêve d’Anne Hidalgo serait un cauchemar

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 5 août 2021
- A +

Par Pierre Chasseray.

Voilà bien longtemps que la voiture n’est plus en odeur de sainteté dans la capitale française.

Les décisions politiques à l’encontre de ce qui fut et reste encore pour une grande majorité de Français un fantastique outil de liberté se multiplient depuis l’arrivée d’Anne Hidalgo à la tête de la municipalité :

  • limitations de vitesse sur le boulevard périphérique puis dans l’ensemble des rues de Paris intra-muros,
  • développement des voies réservées aux vélos et aux bus au détriment de la circulation automobile,
  • schéma de circulation alambiqué générateur volontaire d’embouteillages,
  • interdiction de circulation pour les véhicules jugés les plus polluants avec la mise en place de la zone à faibles émissions (ZFE),
  • suppression des places de stationnement.

Et depuis le 1er août dernier, augmentation inédite des tarifs de stationnement dus par l’usager pour garer son véhicule…

Tous les pans de la politique de mobilité – ou, devrait-on dire plutôt « d’immobilité » – menée par les édiles parisiens visent uniquement à bouter hors des murs la diabolique boîte métallique motorisée à quatre roues.

La ségrégation par l’argent

Jusqu’alors les mesures mises en œuvre pour exclure l’automobile utilisaient l’interdiction pure et simple, la dissuasion ou dans le meilleur des cas l’incitation à utiliser un mode de transport alternatif. Avec sa dernière trouvaille, l’adjoint aux Transports, l’écologiste David Belliard, ambitionne désormais de frapper les automobilistes au portefeuille pour remplir dans le même temps les caisses de la mairie.

Il faut dire qu’à Paris, dans tous les domaines, on a fait depuis des années le choix de la ségrégation par l’argent : ceux qui ont les moyens de payer s’acquittent du prix demandé pour obtenir ce qui s’apparente à des privilèges, les autres n’ont qu’à aller voir ailleurs ou souffrir en silence.

La mobilité n’y coupe pas et la définition de la nouvelle grille tarifaire pour le stationnement des véhicules motorisés (qui concernera aussi bientôt les deux-roues) ne dit pas autre chose. C’est un élément même pas déguisé de la politique fiscale de la ville, un impôt local prélevé dans la poche des non-résidents locaux (le tarif du stationnement résidentiel, lui, reste inchangé), qui a connu il y a quelques jours une augmentation sans précédent : le prix de l’heure de stationnement a été porté de 4 à 6 euros dans les onze premiers arrondissements et entre 2,40 et 4 euros dans les neuf suivants ; le montant des amendes a mécaniquement suivi la même trajectoire (de 50 à 75 euros dans la première zone et de 35 à 50 euros dans la seconde).

L’affaire est belle. Et elle l’est d’autant plus pour les élus municipaux qu’elle va peser principalement sur les usagers venant de l’extérieur de la capitale et non pas sur leurs administrés et électeurs.

Les Parisiens sont en effet les ménages ayant de loin le moins recours à une voiture pour se déplacer parce qu’ils disposent – reconnaissons-le – d’un réseau de transports en commun inégalé en France par sa densité. Ainsi le taux de motorisation des foyers parisiens n’atteint même pas 34 %, lorsque celui de l’ensemble de l’Île-de-France se porte à 65,5 % et le reste de la France à plus de 84 %.

De plus, pour un Parisien, posséder une voiture revient le plus souvent à la laisser prendre la poussière dans le box d’un parking privé souterrain et la sortir le week-end ou à l’occasion des vacances, pour aller rouler… chez les autres.

Ceux qui roulent en voiture dans Paris sont en fait les banlieusards qui viennent travailler quotidiennement dans la capitale et qui n’ont pas trois heures à perdre chaque jour dans des RER bondés. Ce sont aussi les habitants des banlieues en périphérie qui profitent une fois de temps en temps de leur proximité avec la capitale pour sortir le soir, aller au restaurant ou au cinéma et ne se sentent pas en sécurité dans le métro après 23 heures.

Ce sont les touristes qui viennent de la province pour visiter en famille les musées, faire les boutiques, découvrir les vitrines animées et les illuminations en période de fêtes, et pour qui le prix d’un voyage en train est inabordable. Bref, ceux qui roulent en voiture dans Paris sont ceux qui font vivre la capitale parce qu’ils y travaillent, y consomment. Ils font vivre son attractivité.

L’avenir inquiétant de la ville de Paris

Or, on sait avec l’expérience qu’une municipalité qui fait la chasse à l’automobile prend le risque de perdre toute attractivité économique. Ce phénomène est observé depuis plusieurs années dans de nombreuses villes moyennes qui ont restreint considérablement l’accès des voitures à leur centre-ville : les commerces de proximité privés de leur clientèle qui a préféré se reporter vers les centres commerciaux en périphérie en vertu du stationnement facile et bon marché qu’ils proposent ont fermé un à un. Ces quartiers autrefois dynamiques sont désormais désertés et c’est l’économie de toute la ville qui s’en ressent.

Certes, Paris n’est pas une ville comme les autres, c’est la capitale de la France, ce qui signifie qu’elle ne se dirige pas comme n’importe quelle autre ville, que ses édiles ont des devoirs non seulement envers les Parisiens qui y résident mais aussi envers tous les Français. Plus que n’importe quelle autre ville, Paris se doit donc d’être ouverte à tous.

Or, à force de mesures sectaires et discriminatoires prises en vue de satisfaire exclusivement l’électorat verdâtre qui pullule comme des mauvaises herbes, en dépit du bon sens et au détriment de l’intérêt de l’ensemble des usagers, la capitale flamboyante se renferme sur elle-même et la ville-lumière pourrait bien s’éteindre à petit feu.

Imaginons maintenant un Paris sans voiture, tel que l’appellent de tous leurs vœux les comparses d’Anne Hidalgo…

Vidée des banlieusards, tant on leur a fait comprendre qu’ils étaient indésirables ici : un Paris sous cloche.

Réservée à une élite boboïsante fortunée adepte du vélo : une ville-musée.

Boudée par les touristes qui auront trouvé ailleurs atmosphère plus accueillante pour leurs séjours : une ville morte.

Même plus une ville, l’ombre d’une ville.

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  • Très bonne réflexion sur Paris et le cauchemar Hidalgo.
    A croire que Paris dans le giron de l’État et le rétablissement des voies nationales qui empêchèrent en son temps un nommé Coutenceau de faire ce qu’Hidalgo nous imposent, seraient un moindre mal.

  • La municipalité entretenant les routes et les parking, c’est un prérogative naturelle du maire de gérer le truc..Elle est élue….
    A la rigueur le discours qui justifie ses décisions est secondaire.. on juge les actes..

    Ce discours est permis par la non reconnaissance des bénéfices de la voiture individuelle qui permet de lui taper dessus à loisir en évoquant les problèmes, cout, bruit, gaz , d’echappementaccidents ou autre..
    Il faut bien dire comme le prouve le faible taux de possession de voitures des parisiens la voiture individuelle n’est pas absolument necessaire pour un habitants mais pour ceux qui visitent ou transitent…

    je vais couper l’argumentaire car il est l’heure d’aller voter…
    pro voiture anti voiture kif kif…exproprier des gens pour construire un parking n’etait pas « bien »..

    Prérogative du maire , ça ne se règle pas par une argumentation mais par le vote.. et par l’argent…

    les routes sont municipales ,les nuisances sont réelles mais difficiles à évaluer et
    les bénéfices sont réels mais difficiles à cerner. la bonne balance nuisance bénéfice au point de vue collectif est subjective..

    quand la politique antivoitures sera jugée problématique pour les parisiens…cela changera..

    on sait que ce qui cloche est de dire que la voiture individuelle est JUSTE un problème…
    il y a aussi le problème de la non stabilité du constructivisme municipal qui fout des vie en l’air.. quand une mairie supprime un simple arrêt de bus elle peut changer radicalement votre vie…
    mais…. à part ça….

    • bosser pas voter..lapsus …

    • Le niveau faible de possession de voiture est aussi une conséquence de la politique anti voiture qui date de plus de 20 ans. Même Chirac avait commencé à diminuer les places de stationnement. Les premières victimes ont été les classes populaires. Il ne reste plus que les familles capables de se payer un parking.

      Actuellement la politique anti voiture est plutôt une façon de remplir les caisses de la mairie qui sont vides !

      Le jour où l’état arrêtera de soutenir la ville et la mettra sous tutelle se sera la fin de la partie.

      • Paris se vide de ses habitants et ce n’est pas pour rien. Il est toujours utile pour une famille d’avoir au moins une voiture le temps d’un week-end end ou des vacances. Je subodore donc que ceux qui ont quitté la capitale sont des possesseurs de voiture qui n’avaient plus les moyens de la conserver et devaient faire un choix.

        • Non je ne pense pas que ceux qui partent sont ceux qui n’ont pas les moyens d’avoir un parking. Ce sont plutôt ceux qui n’ont pas les moyens de loger décemment une famille juste de 2 enfants.
          Pour avoir vécu à Paris et avoir bien connu des Parisiens (mais je vous l’accorde c’était de 1990 à 1996 donc situation totalement différente y compris côté sécurité, et j’étais pourtant proche de Stalingrad) la voiture n’est effectivement pas utile du fait des bus et métros. Et pour partir en vacances, ou juste en week-end, on loue une voiture tout simplement, c’est ce que nous faisons parfois quand nous y allons (5€ par jour au Leclerc du coin, pas de galère d’entretien, pas de frais annuels d’assurance et entretien justement, franchement c’est LA bonne solution).

          • Je préfère aussi les transports publics quand je le peux et il est certain que Paris est tres bien pourvu.

            Cependant, si justement la voiture n’était pas à ce point repoussé, qu’il y avait plus de place de stationnement et une meilleure circulation, est ce que vous n’auriez pas préféré tout de même d’avoir un véhicule ? Pas simplement pour des raisons familiales mais pour aller à son travail en zone 3 , 4 ou 5 là où justement il n’est plus possible de compter sur un système de transport dense et encore disponible passé 19h ?

          • exact ; déjà en 1968 je faisais comme çà !!!et depuis les arguments ont du se multiplier !! Donc en 1968 à Paris pas de voiture mais dès que mes activités m’ont fait migrer en province la voiture est devenue indispensable !!!

        • Pour petite Fraise. Vrai et faux. Les loyers certes mais pas que car ne pas oublier que la grande majorité des Parisiens moyens se sont installés dans l’appartement de leurs Parents et surtout pour les plus jeunes Grands Parents. Au manque d’espace (mais qui est vrai pour 90% de la Population parisienne), s’ajoutent aujourd’hui le coût de la vie en général et effectivement la difficulté d’y vivre, se déplacer, circuler, se garer etc Essayez le Métro avec 2 jeunes enfants (pousettes etc) et/ou quelques paquets ….

      • peut être mais compte tenu que les routes sont en gros municipales.. eh ben c’est les prerogatives des maires…

        question c’est quoi la ville avec un bon nombre de voitures.??????

      • la politique anti voiture n’est pas tombée sur les parisiens par hasard…
        cet article pourrait se résumer à moi je vote pas hidalgo…

        le problème d’hidalgo n’est pas sa politique pour diminuer le trafic urbain qui n’est pas une fin en soi… comme si vouloir augmenter le trafic urbain était souhaitable…

        il est qu’elle vient d’un position idéologique contre la bagnole…en général. reposant sur un argumentaire douteux.. sur les nuisances..
        avec en outre une approche non pragmatique.. où les automobilistes sont emmerdés ..sans véritablement changer les nuisances..

        • du con qui met moins un ..explique pourquoi une politique PRO bagnole..toi yen a comprendre? explique pourquoi vouloir multiplier les voitures serait une bonne chose…

          les voitures polluent bel et bien font du bruit écrasent des gens.. …
          pourtant elles sont necessaires..mais ce que font les voitures est utile… c’est une question de mesure de balance.. qui peut changer..

          il est idiot d’être anti bagnole..il est idiot d’etre pro bagnoles les voitures ne sont pas une fin en soi…

          le problème est qu’hidlago n’est pas une pragmatique mais une idéologue..

  • Il fut un temps pas très lointain ou la voiture était synonyme de LIBERTE. Elle est devenu aujourd’hui un délit écologique pour la mairesse de Paris quand 7 milliards de personnes dans le monde la considère toujours comme symbole de la liberté, ou est le problème?

  • Cela fait des années que je dis que Paris est en train de se transformer en ville musée. De mon coté, c’est clair que je ne veux pas aller diner à Paris et me retrouver avec une note de parking supérieure à la note de resto ! Malheureusement, Paris devient infréquentable. Par tous les moyens, j’essaie de ne plus y aller. Les pastèques ont pour l’instant gagné, mais la dette de la ville augmente. J’espère que l’on ne va pas mettre à contribution tous les Français pour la renflouer…

    • Vous pouvez toujours espérer !

    • Ville musée ? Vous voulez rire ? Demandez aux étrangers ce qu ils en pense quand ils le découvrent. Demandez à des européens de l est , des portugais, les japonais qui en font même un syndrome. Paris c est un musée d un côté et un dépotoir de l autre , un bobo en trottinette et un sans abris qui traîne son gourbi .

  • De plus chassant les voitures ils ont donc aussi gêné et interdit les camions des éboueurs, d’où la saleté à Paris. Le ver vert dans le fruit socialo l’a pourri. Et le pire d’autres grandes villes agissent de même. Le seul espoir qu’ils partent tous, d’ailleurs j’apprends qu’ils commencent à faire leurs paquets de départ: voyez l’Arc de Triomphe est emballé par le sauveur ChristO.

    • Sérieux ! Les camions des éboueurs sont interdits à Paris !
      Cette équipe municipale parisienne est enduite de bêtises crasses.

      ( bon, je dubite un peu quand même ? pour les camions, pas trop pour l’enduit de l’équipe )

  • En effet, j’ai vécu 6 ans proche de Stalingrad, rien à voir avec aujourd’hui, même si en 1996 c’étaient les prémisses de ce que c’est devenu.

  • Pour avoir visiter Florence et surtout Londres, l’hypercentre d’une ville peut être sans voitures, mais à la condition de transports en commun sûrs et propres et 24/24 (ce qui est le cas à Londres).

    • @fraise il faut se méfier les choses changent très vite. J ai habité Londres jusqu’en 2005 c etait le cas. Ma fille l a quittée il y a 2 ans : transports saturés, petit exemple : la piccadilly est tellement saturée que la rame est plus grande que le quai : il faut penser remonter la rame pour pouvoir en descendre, le soir ma fille devait marcher 2 stations pour pouvoir seulement descendre dans le métro ie. accéder au quai , pour se retrouver une fois à quai à laisser passer plusieurs métros bondés avant de pouvoir en prendre un… . La ville de Londres n a pas pu gérer l immense afflux de population.

  • Le banlieusard c est le mal aimé, il est haï des provinciaux car assimilé aux parisiens, méprisé par les parisiens. Un jour un ami parisien m a dit , « oh non on ne sort pas samedi, samedi « la banlieue » débarque » . L ironie étant que ces « parisiens » sont comme Hidalgo tombés d un avion, d un train , d un voiture de fraîche date , qu ils renient leur passé et se gargarisent d autant plus qu ils sont arrivés récemment. En ce qui me concerne mes ancêtres populaires habitaient Paris , un Paris qui n existe plus et que nous fuyons à présent, habitant en banlieue.

  • Paris, sans les parisiens écolos bobos et surtout les politiques décérébrés, pourrait être pas trop mal.

    • Idem.
      J’y suis né, mais je déteste y retourner.
      J’essaie d’esquiver autant que possible les sorties sur Paris.

  • Tous en charrette à bras tirée par par soeurs Anne et Audrey….et le tout gratis….bien sûr….Audrey ne sera pas dépaysée…..

  • on va en arriver à voir la duègne à dos d’âne avec 3 ou 4 ponctionnaires pour ramasser les effets des besoins de l’animal, à moins qu’elle ne laisse ces déchets en place pour embaumer . . . .

  • Idem pour moi, bien que né à Paris, je l’ai quitté il y a maintenant 32 ans, sans regrets et j’y ai même trouvé plus d’avantages que d’inconvénients. Quand il m’arrive d’y revenir, je suis consterné par la dégradation « physique et morale » de notre capitale.

  • « Le socialisme ne dure que jusqu’à ce que se termine l’argent des autres. »
    Margaret Thatcher

    On vit une expérimentation en grandeur nature de cet aphorisme de Margaret Tatcher.
    Non seulement, comme tout bon socialiste, Hidalgo dépense bcp plus que les rentrées d’argent de la ville mais en plus ses mesures tarissent progressivement les sources de revenus de la ville:
    – diminution des visiteurs (touristes ou banlieusards) venant dépenser dans la ville.
    – fermeture progressive des commerces ne trouvant plus leur clientèle (donc baisse des taxes et impôts perçus).
    – déplacement des sièges sociaux et entreprises en extra-muros pour palier à l’augmentation des taxes et impôts locaux et aux pertes de temps (retards et fatigue) et donc d’argent induites par les déplacements de plus en plus problématiques de leur salariés.
    – multiplication des programmes de logements sociaux augmentant son électorat mais diminuant les populations plus « rentables », payant plus d’impôts et engendrant plus d’activité économique locale.
    – subventionnement des pas de porte et locaux commerciaux pour essayer de palier à la fermeture des petits commerces (via la SEMAEST par exemple) ce subventionnement entrainant une distorsion de concurrence vis-à-vis de commerces analogues les poussant à la fermeture.
    – augmentation des taxes et redevances diverses pour combler le déficit (par ex sur les parkings restants) ne faisant qu’aggraver la désaffection des visiteurs.

    Il arrivera un moment où cela ne fonctionnera plus.
    En particulier, quand la Mairie perdra le soutient de l’Etat à l’occasion d’un changement radical de gouvernance…
    Ou lorsque que l’ardoise deviendra ingérable car fortement et brutalement alourdie suite à un évènement dispendieux… comme les JO de 2024.
    Ce sont ces mêmes JO qui ont été le seau d’eau qui a fait déborder le vase grecque…

    • Dans le lot, vous avez oublié entre autre : En vrac. L’augmentation des taxes pour les Parisiens, l’augmentation du coût de la vie (dû en partie aux taxes diverses et variées) La grande marchandisation des trottoirs et même des rues (places de stationnement justement) par la création de terrasses de cafés/restaurants innombrables qui pourrissent la vie de milliers d’habitants moyennant des redevances à la Mairie, la crasse, la saleté, les tags omniprésents, la déliquescence (non entretien) du mobilier urbain au sens large et des soi-disant « nouveaux » espaces verts.; la liste est longue.. D’où effectivement l’accélération du départ de la classe moyenne parisienne, la désaffection grandissante de la « clientèle » banlieusarde, provinciale, et.. à terme touristique (pour une partie, classe touristique) sans oublier la disparition rapide des commerces de proximité. Et quant aux JO, le budget prévu est de 4,6 Milliards sachant que les 2 avant derniers (soit Hors Tokyo) ont coûté au bas mot 15 Milliards, on ne peut que se demander s’ils n’ont pas oublié un 1 devant le 4.

  • Sous Hidalgo les immeubles de bureaux on eu l’interdiction de construire des places de parking en sous sol…
    J’ai résolu le problème, j’ai vendu pendant qu’il était encore temps, et j’ai quitté Paris, j’y étais né, j’y avais fait mes études, et ma carrière professionnelle. Je ne sais pas combien d’années il me reste à vivre mais je ne veux pas qu’une politique stupide me les gâche. Du coup j’ai même quitté la France et je dépense mes retraites et paye des impôts ailleurs….
    Un peu triste que mon pays me chasse mais il faut savoir prendre des décisions…

  • ça c’est à l’équipe municipale de se poser la question, d’étudier le problème sans à priori, et de soumettre les solutions possibles aux choix de la population. On a l’impression que comme avec Macron, les décisions importantes sont le fait d’une seule personne ou d’un tout petit groupe d’activistes.

  • On a toujours le choix, à chaque instant de sa vie.

    • Mais la vie ne repasse pas les plats deux fois! quand on a manqué l’instant du choix, c’est fini, on ne l’a plus ( ou tout au moins plus le même).

      • C’est vrai, mais il y l’instant d’après et sa multitude de choix, encore et encore.
        Croyez pas, mais c’est épuisant ?

        Et comme j’ai envie d’être responsable de mes choix et de mes actes, j’aime les choisir et les accomplir moi-même, au risque de me tromper.

        • Oui effectivement à partir d’un certain âge, ça devient épuisant!
          Le choix devient un rêve, sa réalisation…. un challenge qui aboutira …. ou pas?

  • Je ne comprends pas les plaintes de l’auteur.
    Bicyclettes, trottinettes, zones réservées aux piétons, Madame Hidalgo nous propose un monde merveilleux ou tout le monde a 30 ans, personne n’a de baggages, personne n’a d’enfants et ou il fait toujours beau.

    Ca me parait idéal.

  • Hidalgo réalise le rêve bobo : faire de Paris un ghetto de privilégiés, avec des barrières financières interdisant son accès aux banlieusards. Le parti socialiste n’en a plus que le nom, c’est le parti des nouveaux riches, bien plus nuisibles que les vrais riches !

    • Pour le moment, la première partie du rêve se réalise, Paris (et pas mal d’autres villes hostiles aux voitures) devient bien un ghetto. Pour la partie privilégiés, c’est de la myopie édilique.

    • @roven ce n est pas exactement ça, leur rêve c est le filtre Bourdieu : les élus et les sans grade. Exit le peuple , classe moyenne honnie, haïe, bannie
      d autant plus qu ils en viennent. La classe moyenne c est la mouche dans le lait des gauchistes : trop riche pour avoir besoin d eux, menaçant leurs positions et surtout c est elle qui les fait vivre, et à cause de cela pas de pardon possible.

  • Limiter la circulation Oui ! Mais décréter « militairement » son arrêt sans avoir étudier au préalable les impacts, les impératifs, c’est suicidaire et maniacototalitaire. Démerdez-vous ! Trottinette ou crève ! Ferme ou crève ! Mais surtout fait la fête ou tire-toi !
    PS: Hidalgo se vante que désormais on ne peut plus traverser Paris d’Est en Ouest en voiture. Pour une Capitale qui voit plusieurs Dizaines de Millions de personnes qui y habitent; y travaillent, y étudient, y transitent, s’y déplacent comme touristes, congressistes etc.. Chapeau !

  • Imaginons maintenant un Paris sans voiture, tel que l’appellent de tous leurs vœux les comparses d’Anne Hidalgo…

    Il restera le plug géant vert, rien que cela attirera les foules goguenardes.
    Quant à la ville-musée, il ne faudra pas pousser les portes du village Potemkine. le rêve se briserait.

  • Paris est une ville très dense, où l’espace est très cher. Aucun élu parisien ne propose plus de places pour les voitures car chaque espace de stationnement n’est pas utilisé pour des trottoirs plus larges ou pour des pistes cyclables. Le vélo reste beaucoup moins protégé à Paris que la voiture.
    Certes il faudrait en même temps que les transports en commun surtout ceux venant de banlieue soient sûr, propres et fiables et il faudrait des parking aux gares de RER pour que se garer en dehors de Paris avant de finir le trajet en métro ai sens.

    Une place de parking peut couter 30000 euros à Paris. 6 euros de l’heure c’est élevé si on se gare régulièrement, mais par rapport au cout d’achat c’est raisonnable.

  • Les touristes viennent en train ou en avion, ils se moquent des restrictions automobiles et au contraire cela les arrange de visiter une ville sans circulation. Surtout que les cars pour les tours organisés de la ville seront maintenus

    • Sauf que la circulation de moins en moins fluide fait perdre du temps à tous et même aux cars de touristes diminuant le nombre de sites visités pour un prix croissant.
      N’oubliez pas que nombre de cars de touriste ne peuvent se garer et continuent de tourner en attente que leur passagers terminent leur visite surchargeant d’autant la circulation…
      Tout cela a un cout financier et en temps perdu. Au bout d’un moment Paris deviendra moins attractive que d’autres capitales.
      Les touristes sont comme tout le monde: ils échangent sur le web. Ce n’est pas à l’avantage de Paris bien souvent…

  • De toute façon, Paris, à l’image de la fRance, a toujours fait des choix hasardeux en matière de politique de transports.

    Rien que la première ligne de métro pensée comme un tramway souterrain – donc du petit gabarit incompatible avec d’autres moyens de transports, au tarif du gros – pendant que les Allemands privilégiaient à la même époque les S-Bahn ! Et des lignes de métro construites comme des tramways souterrains, il y en a un paquet à Paris.

    Ensuite, il y a eu la ligne 14 : une belle vitrine technologique qui ne répond en rien aux besoins des Franciliens. J’en sais quelque chose ! Que de temps et d’énergie perdus par des correspondances à Saint-Lazare et à la Bibliothèque Tonton qui auraient pu être évitées si le bon moyen avait été choisi, à savoir un RER (qui aurait également pu être automatisé sur la partie intramuros).

    Après, il y a eu les couloirs de bus extra-larges aussi mal foutus qu’inutiles : faire gagner du temps aux bus ? Bien joué ! Avec des vélos qui empruntent ces couloirs car prévus comme tels, et qui font que les bus sont encore plus lents que s’ils n’avaient pas de couloir !

    Pas étonnant que les transports publics parisiens ne répondent pas aux besoins de ses habitants.

    Alors maintenant, Âne Hi-Han-dalgo fait la guerre aux voitures !

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