Interdire la voiture à 70 % des Français risque de relancer les Gilets jaunes

Embouteillage voitures (Crédits epSos.de, licence Creative Commons)

OPINION : 70 % des Français n’accepteront pas de mettre au rebut leur voiture sous le prétexte que quelques bobos en ont décidé ainsi.

Par Pierre Chasseray.

Mais où est passé notre bon sens ? notre mémoire ?…

Le confinement aurait-il eu pour effet de déclencher une forme d’amnésie gouvernementale au point d’oublier la France de la colère ? Pour quelques centimes de plus d’une taxe carbone poussée médiatiquement par une frange de bobos-écolos nourris au caviar bio à la louche, la France s’embrasait. On touchait à la voiture, à la mobilité…

Nous ne sommes que quelques semaines plus tard si nous mettons entre parenthèses cette période de crise sanitaire, et revoilà nos Verts, fidèles à eux-mêmes : ridicules. Des Verts vides, pas tout à fait mûrs… Mais persuadés qu’en interdisant à 70 % des voitures de circuler, ils sauveront la planète, tels des capitaines Flam des temps modernes.

Ils se trompent et leur combat ressemble davantage à celui de Don Quichotte, pris dans son délire d’une lutte contre des moulins à vent.

Le constat est pourtant évident : jamais 70 % des Français n’accepteront de mettre au rebut leur voiture sous prétexte que quelques bobos en ont décidé ainsi.

Évidemment, l’interdiction ne sera pas effective tout de suite et malgré les actions de l’association « 40 millions d’automobilistes » la plupart des automobilistes ne mesurent pas encore les conséquences catastrophiques de cette mesure. La France se réveillera le jour J, comme à son habitude.

Ce jour-là, nous ne pourrons peut-être plus stopper cette colère d’usagers qui n’en peuvent plus d’être les victimes directes de politiques hygiénistes toutes aussi ridicules que leurs porte-parole. Alors que ferons-nous ? Piégés entre un gouvernement qui n’osera plus revenir en arrière et une France qui s’embrasera.

L’association « 40 millions d’automobilistes » est un lanceur d’alerte, et les pouvoirs publics – qu’ils soient ministres, Président ou bien parlementaires – gagneraient à ne pas entrer dans un bras de fer avec nous. Ce n’est pas notre rôle. Messieurs les élus, contentez-vous d’écouter et d’entendre notre message, que nous vous avions déjà adressé à l’époque de l’envolée des prix des carburants.

La voiture, la liberté des Français

La voiture d’un Français, on n’y touche pas. C’est sa liberté, son autonomie, son lien social. C’est le chemin de l’école des enfants, celui des vacances, c’est son lien médical et bien d’autres choses encore.

Alors que ferons-nous le jour où la France s’embrasera, privée de tout cela ? Que nous répondra-t-on ? Que l’on sauve la planète depuis Paris avec une mesure dont la stupidité n’a d’égale que celle de ceux qui la profèrent ?

Nous nous orientons vers un épisode Gilet jaune puissance 10 et nos dirigeants, abreuvés d’un discours maniaco-psychotique, finissent par penser que ces mesures sont bonnes et justes, alors que nous courons droit dans le mur.

Outre les conséquences sociales, évoquons les conséquences économiques de cette mesure d’interdiction des véhicules. Souhaitons-nous vraiment voir crever nos commerces ? No car, No business. Ce n’est pas en privilégiant une poignée de Don Quichotte à vélo avec deux sacs de quinoa bio en vrac et un steak de soja ultra-transformé sur le porte-bagage que nous développerons notre économie !

La décroissance partout

Ces illuminés souhaitent la décroissance et se passer de tout. Ils feraient le bonheur et la fortune de tous les psychiatres, mais mettent à genoux notre économie.

Pourtant, n’en déplaise au quotidien Le Monde qui s’évertue à me faire passer pour un imbécile, jouant son rôle de rouleau-compresseur de lavage de cerveau vert : les chiffres sont clairs et démontrent bien que nos dirigeants mentent outrageusement sur la part de la pollution émise par le parc automobile des particuliers. À moins que ce ne soit de l’incompétence, tout est possible…

Lors du confinement de 2020, la baisse de consommation de carburant a été chiffrée à plus de 70% et les trajets quotidiens ont chuté de près de 87 % selon les études de trafic ; et toute l’activité industrielle en France était au ralenti ou bien à l’arrêt. Pourtant, la baisse des émissions de particules fines n’a été que de 7 % !

De quoi, en une seule affirmation, remettre en question tous les mensonges des pseudos-verts. À nous automobilistes de nous faire entendre aux côtés de notre association en participant à nos actions de mobilisation gouvernementale via notre site internet « ZFE : Non aux zones à forte exclusion ». Car pour le moment, le Vert est dans le fruit.

Vous souhaitez nous signaler une erreur ? Contactez la rédaction.